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samedi, 09 mars 2013

Chacun sa méthode pour faire ses courses !

Ils braquent une supérette à la kalachnikov

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE SAMEDI 09 MARS 2013laprovence.com
 

 

Trois individus ont surgi ce matin, peu après 10h, dans une supérette à l'enseigne Netto, située chemin de Gibbes, au Canet à Marseille (14e). Sous la menace d'une kalachnikov et d'une arme de poing, ils se sont fait remettre le contenu des caisses, avant de prendre la fuite. Le préjudice est en cours d'estimation. L'enquête a été confiée à la police judiciaire.

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jeudi, 07 mars 2013

Municipales: le compteur national s'affole aussi !

Municipales : premier sondage avant le scrutin

Par Albert ZennouPublié le 07/03/2013 lefigaro


INFOGRAPHIE - Selon le sondage CSA pour Le Figaro-BFMTV, la droite ne profite pas des actuelles difficultés de la gauche, qui totalise 42 % d'intentions de vote au premier tour.

À droite comme à gauche, les municipales réservent autant de motifs d'espérances que de craintes. C'est en tout cas la leçon qu'on peut tirer de notre sondage CSA pour Le Figaroet BFMTV. À près d'un an des élections (on ne connaît toujours pas la date précise des deux tours de scrutin, mais tout porte à croire qu'ils auront lieu fin mars 2014), la gauche ne voit pas la sanction électorale de l'impopularité vertigineuse de l'exécutif, tandis que la droite peut y déceler des motifs de victoires à venir.
Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie

Pas de vague bleue

Le rapport de forces politiques en vue des municipales donne toujours un avantage à la gauche. En regroupant l'ensemble des partis qui ont soutenuFrançois Hollande au second tour de la présidentielle, le bloc gauche - PS et ses alliés (27 %), Europe Écologie-Les Verts (6 %) et le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon (9 %) - recueille selon CSA 42 % d'intentions de vote. À noter qu'en soustrayant le FdG, dont les attaques sont de plus en plus fortes contre le gouvernement, le résultat tombe à 33 %.

 

À droite, les 38 % réalisés par l'UMP et l'UDI sont encore insuffisants pour d'ores et déjà tabler sur une vague bleue. «La défiance majeure de l'opinion ne se mesure pas en intentions de vote pour les candidats de l'opposition», résume Jérôme Sainte-Marie, directeur du département opinion de CSA. Pour autant, le désir de voir la droite l'emporter est légèrement plus fort: 33 % des personnes interrogées préféreraient au second tour qu'un maire de droite l'emporte, contre 31 % pour un représentant de gauche et 13 % pour un candidat du centre.

Fiscalité et sécurité

Si les Français sont unanimes à penser que l'élection municipale se jouera en fonction de considérations purement locales (62 %), seuls 7 % voient dans cette élection un vote de soutien à Hollande. À l'inverse, 19 % voteraient en 2014 pour signifier leur opposition au président de la République. «Cette différence montre que l'électorat de gauche est plus porté à l'abstention que celui de droite dont a la volonté de sanctionner François Hollande est plus manifeste», explique Jérôme Sainte-Marie.

L'ordre des sujets prioritaires établi par le Français révèle quelques motifs d'inquiétude pour la gauche et a contrario d'espoir pour la droite. En effet, c'est le montant des impôts locaux qui arrive en tête des préoccupations (45 %), suivi de la lutte contre la délinquance (37 %), deux thèmes régaliens qui sont plus porteurs pour l'opposition que pour la majorité. Surtout, ce sont deux thèmes qui peuvent être «nationalisés» et donc dépasser les simples priorités locales. Elles rejoignent les préoccupations des Français sur l'excès de pression fiscale et sur la sécurité. «Cela crée un terrain très favorable aux candidats de droite, lance Jérôme Sainte-Marie. Pour ce faire, ils devront appuyer sur la fiscalité et la sécurité, deux thèmes bien plus favorables à la droite.»

Autre enseignement: la percée du FN dans ces élections locales. Crédité de 12 % au premier tour, le résultat montre que la dynamique enclenchée par le parti de Marine Le Pen n'est pas près de se résorber. L'ancrage local pourrait être réel en 2014. En 2008, le FN n'avait récolté que 0,93 % des suffrages. Mais il est vrai qu'il n'avait pas eu de candidats dans toutes les communes de France.

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Le Clos: la Police fait son travail. La Justice fera t'elle enfin le sien ?

Marseille : au "Clos", l'Etat reprend ses droits face aux trafiquants

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE JEUDI 07 MARS 2013 À 07H29
 

La police engage son opération de "reconquête" dans cette cité de la Rose marquée par le sang et les stupéfiants

 

Il tremble comme une feuille et fuit de son regard d'enfant la dizaine de policiers qui se sont massés devant l'entrée 41. L'adolescent est tombé avec un complice. Ils "tenaient" ce hall du Clos la Rose (13e) à Marseille, fréquenté par des dizaines, voire des centaines de consommateurs de Marseille et de la région, où des milliers d'euros circulaient chaque jour.

Un point de vente de résine de cannabis emblématique, où le sang a coulé, en novembre 2010. Le règlement de comptes qui avait coûté la vie à un garçon de 16 ans, a marqué le point de départ d'une longue série d'assassinats liés à la drogue et poussé les pouvoirs publics à mettre en oeuvre de lourds moyens pour freiner la criminalité. Depuis mardi, toute la cité est cernée. L'opération globale de reprise en main par l'État de cet ensemble HLM vient d'y être lancée, comme quatre autres précédemment, dans la zone de sécurité prioritaire.

Le garçon aux cheveux frisés en bataille a été arrêté dans un appartement squatté. Il y vendait de la drogue, en sortant furtivement dans la cage d'escalier, dont l'accès était bloqué par des barrières de chantier métalliques. "Ils utilisent ce système pour pouvoir se réfugier dans les appartements avant que nous les arrêtions", déplorait un fonctionnaire de la Sûreté départementale, sur place.

La locataire, d'abord utilisée comme une "nourrice", celle qui stocke la drogue, a finalement dû quitter son propre logement, il y a plusieurs mois. Les chefs du réseau l'y ont poussé après l'avoir forcée à partager son toit avec les dealers.

C'est donc là, au troisième étage de l'entrée 41 que battait le coeur de ce trafic, qui a causé la mort d'un jeune homme et entraîné toute une cité dans cette ambiance délétère, où la loi du silence s'est peu à peu imposée, malgré la résistance d'une poignée d'habitants.

Après l'interpellation, les enquêteurs continuent à fouiller. Ils n'ont pu pénétrer qu'après 20 minutes acharnées, à coups de bélier sur la porte blindée, posée par les trafiquants eux-mêmes. Les deux adolescents ont eu le temps de se débarrasser de la plupart de leur stock, par les toilettes. Mais dans la chambre, une fonctionnaire a trouvé une peluche. Une couture est défaite. 

Elle plonge sa main dans les entrailles de l'ours brun et ressort plusieurs dizaines de "barrettes" de shit. Dans ce capharnaüm indescriptible, l'odeur d'urine et d'aliments avariés donne la nausée. Une fois l'opération terminée, le bailleur a promis de déplacer les deux derniers locataires du 41 et d'entamer une rénovation complète de cette partie du "Clos", que les dealers s'étaient accaparés.

La cité est loin d'être dégradée. À côté du 41, fief gagné par la terreur, les autres halls restent propres et accueillants. Mais Fatima sait combien il a fallu lutter pour maintenir cette situation. "Je suis là depuis 38 ans. Depuis quelques années, les gens ont peur que les trafiquants entrent de force dans les appartements en cassant la porte. Cela s'est déjà passé, juste à côté. Un couple avec ses enfants. Les dealers, ils étaient chez eux. La famille a fini par partir. Nous, dès qu'il y a ce genre de problèmes, avec des voisins, on descend avec des matraques. Maintenant, ce que fait la police, c'est bien, mais on attend de voir un peu plus."

Le 41 est fermé. Mais d'autres halls pourraient bientôt être investis. Les CRS, arrivés hier, vont rester pendant plusieurs semaines pour tarir le trafic. Après ? Le trafic se sera déplacé, aura trouvé d'autres lieux plus accueillants. La guerre est loin d'être terminée.

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A Marignane:Deux chances pour la DCRI mais pas pour la France..

Deux hommes interpellés par la DCRI ce matin

 
MARIGNANE / PUBLIÉ LE JEUDI 07 MARS 2013 laprovence

Ce matin, les hommes de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), appuyés de ceux du Raid, sont intervenus à Marignane pour interpeller un homme, dans le cadre d'une enquête qui pourrait être à caractère terroriste.  

En effet, la police avait déjà été alertée la semaine dernière car l'homme avait installé un drapeau supposé islamiste au-dessus de sa maison. Ce matin, ils sont passés à l'action et ont interpellé cet individu, qui était avec un proche, chez lui. Les policiers auraient retrouvé des explosifs à son domicile.

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mercredi, 06 mars 2013

Nicolas, tu ne nous manques pas !

Le Point.fr - Publié le 06/03/2013 à 12:23

Le vice-président du FN affirme en parlant de Nicolas Sarkozy que "l'outrance du personnage" est "pathétique".

Florian Philippot, vice-président du Front national, a jugé mercredi "vulgaire" et "pathétique" la rupture par Nicolas Sarkozy d'une réserve requise des anciens chefs de l'État.

Dans un communiqué, le proche de Marine Le Pen a jugé avec sévérité les propos de l'ex-président évoquant dans l'hebdomadaireValeurs actuelles un retour en politique ("Il y aura malheureusement un moment où la question ne sera plus : avez-vous envie, maisaurez-vous le choix ?"). "Il rompt de manière particulièrement vulgaire avec les usages républicains qui demandent aux anciens chefs de l'État une certaine forme de réserve", a estimé le responsable d'extrême droite

Surtout, "il affirme pouvoir revenir dans le jeu politique par devoir. Vu la situation catastrophique dans laquelle il a laissé la France après dix ans de pouvoir, dont cinq à l'Élysée, le seul service qu'il puisse rendre aux Français est de ne plus jamais solliciter la moindre responsabilité politique", a-t-il ironisé.

 

"Plus généralement, Nicolas Sarkozy semble être touché par le syndrome de la giscardisation : à peine quelques mois après sa défaite électorale, il utilise tous les stratagèmes de communication pour tenter et retenter un hypothétique retour. Son épouse Carla Bruni est même envoyée en mission, comme Bernadette Chirac", a-t-il poursuivi. "L'outrance du personnage en devient pathétique", a conclu Florian Philippot.

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Andrieux Connection: Fraude aux subventions, racket, violence... Et nous ne sommes qu'au deuxième jour du procès !

Procès Andrieux à Marseille : la fraude aux subventions sous fond de violence

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE MERCREDI 06 MARS 2013 À 13H02
 

Les prévenus dénoncent pressions et menaces avec armes

Les bancs de l'Assemblée avant ceux du Tribunal...ndlr

 

Deux jours d'audience et le procès de l'affaire des subventions du Conseil régional versées à des associations bidons prend, sous les feux du tribunal correctionnel, a pris un tour préoccupant. On y avoue franchement des menaces avec armes, on s'interroge du bout des lèvres sur des fuites de l'argent détourné vers des trafics de stupéfiants. En un mot, on y sent la violence et comme une empreinte criminelle.

Les langues se délient ; les présidents et trésoriers de paille des associations créées pour vampiriser les subventions évoquent les menaces subies par le duo composé de Cédric Doco, un jeune entrepreneur du bâtiment en quête de chantiers dans les quartiers Nord, et de Boumédienne Benamar, qui aurait avoué "avoir dans l'idée de récupérer 250 000  pour construire son avenir et celui de ses enfants".

"Tu vas finir sur un lit d'hôpital"

Dès la première subvention reçue sur le compte de Sport Image, Nicolas Mougel avait "fait des pieds et des mains pour arrêter", pour ne plus être un prête-nom. Lorsque le jeune homme annonce qu'il va clôturer le compte, il aurait été menacé par Doco. "En gros, fallait que je fasse attention, qu'il y avait du monde derrière..." Il évoque un rendez-vous dans une cave où "il m'a montré une arme".

Comme d'autres, il encaisse les subventions puis retire l'argent en espèces pour, dit-il, le remettre à Cédric Doco. Même à la banque où il réclame une attestation de clôture du compte de Sport Image, "une employée est venue vers moi et m'a dit : 'Tu vas finir sur un lit d'hôpital'". Trésorier de trois associations culturelles, Nicolas Mathieu reconnaît que "le bénéficiaire final" des 30 000 € versés par la Région était bien Boumédienne Benamar.

"Il savait les montants alloués, les dates de paiement, il était renseigné par quelqu'un du Conseil régional." Il décrit un homme menaçant, venant sur son lieu de travail, "tout rouge et tremblant de tous ses muscles". "J'ai vécu la pression que Benamar faisait subir à mon ami Pierre Santacreu", le président des trois associations culturelles.

Un circuit court

Invité par le procureur Jean-Luc Blachon à se montrer courageux, Pierre Santacreu explique que, "ses associations étaient devenues des associations taxis, servant à récupérer les subventions reçues par d'autres associations puis à retirer l'argent au bénéfice de M. Benamar". Un circuit court du Trésor public jusqu'au faux plafond de la SARL Doco où était dissimulé l'argent !

Le prévenu détaille "la montée en pression" subie jusqu'à vivre "l'enfer tous les jours. Il fallait faire les retraits à la minute". Pierre Santacreu dit avoir tiré toutes les sonnettes d'alarme. "Le choix d'alerter la police, c'est compliqué quand vous êtes menacé." À Rolland Balalas, bras droit de la députée Sylvie Andrieux au Conseil régional, il aurait révélé la fraude.

"Il était sidéré mais m'a dit que sur les quartiers, il fallait des gens costauds comme Benamar." Une autre fois, le responsable politique lui a confessé vivre les "mêmes pressions, encore pire car ça vient de tous les côtés. Balalas m'explique alors que c'est ingérable, il se demande si les associations n'ont pas servi à financer des choses plus graves, comme la drogue".

En ultime recours, Pierre Santacreu était allé rencontrer Sylvie Andrieux pour "lui faire part de ses suspicions sur Prédinord", l'association de Benamar. Il en avait aussi parlé au directeur de sa banque. "J'ai frappé à toutes les portes pour dire qu'il y a du racket, de la mise à l'amende. Mais on ne m'a pas écouté."

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Le Front National affole, et nous, on en raffole !

Marseille : pourquoi le Front national affole les compteurs

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE MERCREDI 06 MARS 2013 
 

Dans la cité phocéenne, le parti est crédité de 18 à 20 % des intentions de vote pour 2014

Stéphane Ravier et Marine Le Pen lors d'une visite à la savonnerie du Fer à cheval, le 1er février.
Photo Nicolas Vallauri
Stéphane Ravier et Marine Le Pen lors d'une visite à la savonnerie du Fer à cheval,

Ignoré des sondages marseillais en vue des municipales 2014, le Front national a fait une entrée fracassante dans les enquêtes d'opinion. Celle réalisée fin février par Ifop-Fiducial pour Le Journal du Dimanche lui accordait entre 18 et 20 % des intentions de vote et offrait à la ville des perspectives de triangulaires au second tour. 

Où la liste conduite par Stéphane Ravier confirmerait ces chiffres. Même si, à un an des municipales, PS et UMP en sont encore à évoquer des primaires ou à attendre un signal de Jean-Claude Gaudin, la portée du sondage résonne fortement. 

En 2008, le FN déjà emmené par Stéphane Ravier s'était arrêté à 9 %, faisant des pointes à 12 % dans les quartiers Nord où seul Bernard Marandat avait pu accéder au conseil municipal. Depuis, il a atteint le seuil des 30 % aux cantonales 2011 et 20 % aux législatives l'an dernier sur la ville.

"Le fait que le FN soit aujourd'hui à 18 % sur des municipales où il n'atteint traditionnellement pas ces scores n'est pas étonnant",analyse Daniel van Eeuwen, professeur émérite à Sciences Po Aix. L'implantation de Stéphane Ravier joue un rôle"J'ai gagné en notoriété", convient le conseiller régional.

Nommé président départemental de la fédération fin 2012 après avoir lutté au second tour des législatives face à la socialiste Sylvie Andrieux, le chef de file frontiste est le premier à s'être lancé dans la campagne à l'occasion de la venue de Marine Le Pen dans les quartiers Nord le 1er février. "Il est dans la proximité comme l'étaient ceux qui ont été élus à Toulon en 1995", note Daniel van Eeuwen. Mais cela n'explique pas le bond de son parti sur le reste de la ville. Au-delà de l'effet crise qui désespère, des thèmes de l'insécurité et de l'immigration, très prégnants à Marseille et du rejet des partis politiques classiques, deux éléments nouveaux apparaissent. Ils tiennent à la stratégie de Marine Le Pen.

"Elle convainc beaucoup sur l'euroscepticisme et fait de l'Europe un bouc émissaire qui fonctionne, pointe le politologue aixois. Dans ce discours se retrouvent ceux qui rejettent l'immigré non pas parce qu'ils sont racistes, mais parce qu'il peut poser des problèmes économiques." Une évolution qui n'est pas seulement sémantique dans un électorat toujours tourné vers les couches populaires, mais dont l'assise s'est élargie. "Nos adhérents sont à l'image de la société, on n'est plus dans la caricature du facho, sourit Stéphane Ravier. Il y a une volonté chez les gens d'aller au fond des choses, de ne pas s'en tenir aux apparences et aux slogans."

Au Front, le changement a été perçu, incitant Marine Le Pen à muer un parti de contestation en un mouvement décidé à gouverner. "Elle est allée jusqu'à avancer un programme, quitte à ce qu'il ne soit pas forcément convaincant",relève Daniel van Eeuwen. 

"On ne se contentera pas de dire qu'il faut tourner la page Gaudin et que le PS est au tribunal, 
confirme Stéphane Ravier. Nous voulons montrer ce dont nous sommes capables. On aura des propositions précises." Une révolution par rapport à l'époque Jean-Marie Le Pen, plus adepte des formules que du technique. Reste que les municipales à Marseille ont une particularité, les huit secteurs, qui obligent les partis à additionner les victoires pour toucher la case Hôtel de Ville. Même s'il pourra s'appuyer sur des têtes de pont déjà présentes aux cantonales et aux législatives, Stéphane Ravier est conscient de l'écueil.

 

 

François Tonneau

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mardi, 05 mars 2013

Violence: après le personnel hospitalier, à qui le tour ?

Marseille : menacé, le personnel des urgences Nord est sous le choc

Laprovence 5/3/13

 

"Un taureau en furie, une bête déchaînée" : c'est en ces termes que le Dr Philippe Jean, chef du service des urgences de l'hôpital Nord décrit l'individu qui a déboulé dimanche soir dans les boxes des malades. "Il hurlait dans le couloir, en menaçant de mort l'interne de garde."

Motif de ce courroux : ce patient, soigné pour des blessures au couteau survenues lors d'une bagarre, n'était pas satisfait du certificat médical qui venait de lui être remis : "Il réclamait davantage de jours d'arrêts-maladie..." soupire le Dr Jean. Ce n'est qu'une fois les policiers de la Bac arrivés sur place que le calme est revenu dans le service, l'individu ayant pris la poudre d'escampette.

"On reviendra avec des Kalash'"

Le répit fut de courte durée... Hier au petit matin, le personnel des urgences a été confronté à de nouvelles violences lorsqu'un patient, transporté par les marins-pompiers après un accident de voie publique sans gravité, a estimé qu'il n'était pas pris en charge assez vite. "Il s'est mis à hurler dans la salle d'attente, il a complètement explosé une porte, puis a menacé tout le monde, avant d'être emmené au poste par la police", raconte le Dr Jean, qui témoigne de l'exaspération et de l'angoisse des personnels.

"L'énervement des patients, leur anxiété légitime, ça, on sait gérer, même si on récolte des insultes, explique un agent du service. Mais ce qui nous inquiète, c'est qu'on est de plus en plus souvent confrontés à une nouvelle forme de violence, qui ne semble pas maîtrisable, souvent sur fond d'alcool et de toxicomanie."

Sans oublier les menaces de mort, de plus en plus précises : "On va revenir avec des Kalash', on va vous trouer la peau", aurait annoncé au personnel l'un des patients en furie. Dans un message aux personnels des urgences, le directeur de l'hôpital Nord, Gilles Halimi, a rendu hommage "à la maîtrise et au courage dont les soignants et les agents de sécurité ont fait preuve à l'occasion de ces événements".  Une plainte a été déposée par la direction de l'hôpital, en accompagnement de celle déposée par les agents de sécurité agressés.

Maéva Delaveau, médecin urgentiste depuis 10 ans à Marseille, qualifie ces actes de violences de "complètement délirants""Il y a quelques semaines, un patient n'était pas satisfait de son certificat médical, alors il m'a craché dessus. Il voulait une semaine de plus et a essayé de me frapper", dit-elle. "Une autre fois, se souvient-elle, il y avait un patient qui voulait que je le soigne mais pas que je l'examine. Donc quand j'ai commencé à vouloir regarder son pansement, il m'a frappée".

Les violences en milieu hospitalier seraient en hausse sensible ces dernières années. En 2011, sur les 5 760 faits signalés en France, 26 % étaient des injures et insultes, 18 % des menaces, 55 % des coups, et 1 % des faits ont été qualifiés de crimes. Les services les plus touchés sont la psychiatrie (25 %), la médecine générale (12 %) et les urgences (15 %, en augmentation de 1,5 %).

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