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lundi, 31 mai 2010

De plus en plus de voyageurs agressés dans les transports urbains

Les agressions de voyageurs dans les transports urbains ont augmenté de 7,9 % en 2009 par rapport à 2008, le nombre d'agressions d'employés des transports restant stable, selon l'Union des transports publics, qui réclame une "implication accrue des pouvoirs publics". Le nombre d'agressions signalées aux entreprises de transport par le personnel, les victimes ou la police, est passé de 2 557 en 2008 à 2 760 en 2009, indique l'UTP dans un rapport lundi 31 mai.

Le nombre d'agressions pour un million de voyages a progressé de 1,15 en 2008 à 1,23 en 2009. Ce dernier taux est toutefois inférieur à ceux enregistrés en 2002 (1,52 agression pour un million de voyages) et 2003 (1,6). La fréquentation des transports ne cesse de croître et l'UTP a recensé 2,25 milliards de voyages en 2009, après 2,22 milliards en 2008.

Concernant les agressions sur le personnel suivies d'un arrêt de travail, elles se sont élevées à 737 en 2009, contre 743 en 2008, ce qui correspond à 0,33 agression pour un million de voyages en 2009, comme en 2008, d'après le syndicat professionnel qui a sondé 117 de ses entreprises adhérentes (hors SNCF et RATP), représentant 95 % des effectifs de la profession. Selon l'UTP, les agressions sur le personnel sont "en diminution constante depuis 2001", où le nombre d'agressions suivies d'un arrêt de travail était de 0,57 pour un million de voyages

MÊME QUANTITÉ DE POLICIERS DANS LES TRANSPORTS DEPUIS DIX ANS

Autre indicateur de l'UTP, le coût du vandalisme sur le matériel (roulant et fixe) des sociétés de transport urbain : il s'est établi à 14,6 millions d'euros en 2009, soit "le plus haut niveau atteint depuis treize ans". En un an, ce coût a progressé de 6,2 %. L'UTP souligne que les entreprises mettent en œuvre "des moyens humains et matériels considérables" pour lutter contre l'insécurité, avec "plus de 131 millions d'euros" qui y ont été consacrés en 2009.

Le syndicat demande "un renforcement des moyens, une implication accrue des pouvoirs publics et une meilleure coordination entre les différents acteurs, notamment au sein des contrats locaux de sécurité". "Le nombre d'unités de police nationale spécifiquement dédiées aux transports en commun n'a pas augmenté depuis dix ans", relève notamment l'UTP.
L'UTP regroupe quelque 160 entreprises de transport urbain adhérentes (bus, métro, tramway), employant au total environ 43 000 salariés.

Source : Le Monde, 31 mai 2010

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Photos exclusives : violente attaque d'un fourgon blindé ce matin à Marseille

Un fourgon de la société Loomis a fait l'objet d'une attaque d'un commando armé vers 10 h ce matin bd des bassins de radoub à Marseille.

Les malfaiteurs ont d'abord bloqué les convoyeurs à l'aide de deux camions. Ils ont ensuite fait exploser la porte du véhicule blindé, ont vidé le contenu puis ont pris la fuite à bord de deux voitures.

Les secours ont pour l'instant dénombré un seul blessé. On ne sait pas encore s'il s'agit ou non un convoyeur.

Source pour le texte : La Provence, 31 mai 2010.

CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS POUR VOIR TOUTES LES PHOTOS EXCLUSIVES PRISES PAR ANDRE CHAN :

http://picasaweb.google.fr/fotobox29/MarseilleViolenteAttaqueDUnFourgonDeTransportDeFondsPresDuMarchesAuxPuces?feat=email#5477392407805870018

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Haine anti-français et matraquage francophobe

Les Français aiment moins les arabes, les juifs et les homos.

Un sondage de BVA LE PROUVE !!!!

Par AFP, publié le 30/05/2010 à 12:49 L'Express.

Les préjugés des Français à l'égard des étrangers, des juifs ou des homosexuels a augmenté depuis l'an dernier: c'est la leçon inquiétante d'un sondage dévoilé à l'occasion d'un colloque à Paris.


Prière à la mosquée de Drancy, près de Paris, le 8 décembre 2008

AFP/Archives/Jacques Demarthon

Prière à la mosquée de Drancy, près de Paris.

"Après un an de matraquage stigmatisant envers les populations arabes et musulmanes, les préjugés ont plus que doublé par rapport à l'an dernier": c'est ainsi qu'Arielle Schwab, présidente de l'UEJF, explique que les préjugés exprimés par les Français sur les Arabes, les Juifs ou les homosexuels soient aujourd'hui en augmentation, selon un sondage de l'institut BVA pour son association et SOS Racisme, dévoilé ce dimanche. La jeune femme fait référence, notamment, au débat lancé par le gouvernement sur l'identité française.

Les Arabes sont perçus comme "plus souvent délinquants que les autres" par 27,6% des sondés. Pour près d'un Français sur deux (49%), "les étrangers savent mieux profiter du système de protection sociale que les autres". Selon l'enquête, 28% des Français considèrent que les Noirs sont plus forts physiquement que les autres et 30% que les Juifs ont plus d'influence que les autres dans la finance et les médias. Quand aux homosexuels, 12% des Français (contre 8% l'an dernier) pensent qu'ils "sont plus obsédés par le sexe que les autres".

Ndlr: Un sondage commandé par l'UEJF et SOS Racisme: il faut bien que ces officines "justifient " l'argent qu'elles percoivent du contribuable raciste, antisémite et homophobe  ... Français à vos portefeuilles et gare à vos choix politiques !!!

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Le poids de la dette et celui des mots

Conserver la note de la dette française, un "objectif tendu" pour François Baroin


"L'objectif du maintien de la note AAA est un objectif qui est tendu et qui est un objectif qui conditionne pour partie, en effet, les politiques d'économie que l'on souhaite avoir", a expliqué le ministre du budget.
AFP/FRED DUFOUR

"L'objectif du maintien de la note AAA est un objectif qui est tendu et qui est un objectif qui conditionne pour partie, en effet, les politiques d'économie que l'on souhaite avoir", a expliqué le ministre du budget.

Les agences de notation ont dégradé la note des dettes souveraines de plusieurs pays européens dont la Grèce, le Portugal et l'Espagne, empêtrés dans la crise économique. La dette de la France bénéficie pour l'heure de la meilleure note possible, la note AAA. La conservera-t-elle ? "L'objectif du maintien de la note AAA est un objectif qui est tendu et qui est un objectif qui conditionne pour partie, en effet, les politiques d'économie que l'on souhaite avoir", a expliqué le ministre du budget François Baroin sur Canal+.

La France promet de réduire son déficit public dans une proportion et à une vitesse sans précédent depuis au moins un demi-siècle. De 8% du produit intérieur brut (PIB) en 2010, le gouvernement prévoit de le réduire à 6% en 2011, 4,6% en 2012 et 3,0% en 2013 ou au plus tard 2014.

"Au début des années 1980, 80% de l'accès au crédit qui permettait de financer ses projets pour une entreprise, un particulier ou un Etat se faisait auprès des banques ou des banques centrales. Aujourd'hui 80% de l'accès à ces crédits pour financer nos investissements s'effectue auprès du marché", a précisé le ministre du budget.

Etre noté AAA permet à la France de financer ses déficits et ses dettes à un coût minime, à peine supérieur à celui exigé de l'Allemagne, la référence en Europe."Nous devons maintenir notre AAA, réduire notre endettement pour éviter d'être trop dépendant des marchés, et nous devons le faire dans la durée, d'où l'idée de la révision constitutionnelle, pour bien montrer que c'est pas simplement un coup pour rien pour faire plaisir à des marchés, mais vraiment une nouvelle inflexion, une nouvelle tendance, une nouvelle discipline budgétaire française", a expliqué M. Baroin.

L'entourage de François Baroin a ensuite tenté de minimiser la déclaration du ministre en insistant sur le fait qu'"objectif tendu", devait se comprendre comme "exigeant, qui ne se relâche pas".

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On a trouvé dux "jeunes" qui honnorent notre Nation !

Incendie: 2 ados sauvent 2 personnes

AFP Le Figaro
30/05/2010 | Mise à jour : 12:45

Deux adolescents ont sauvé une jeune femme et sa fille de deux ans piégées par l'incendie de leur immeuble à Tarare, dans le Rhône, dans la nuit de vendredi à samedi.

Majid T., 18 ans, et Samir H., 17 ans, originaires de la commune, rentraient à pied d'un concert lorsqu'ils ont "aperçu de la fumée" s'échappant d'un immeuble. Ils ont "aussitôt appelé les secours", a raconté l'adjudant Eric Denis, de la brigade de gendarmerie de Tarare, confirmant une information du Progrès.

L'aîné des deux adolescents "est directement monté au troisième étage", d'où provenait la fumée, pendant que son camarade "frappait à toutes les portes pour faire évacuer l'immeuble", a ajouté le gendarme. Arrivé au troisième étage, Majid T. croise une jeune femme de 27 ans, qui lui indique que sa fillette de deux ans est restée dans sa chambre, alors qu'une épaisse fumée se répand dans l'appartement. "Aidée par cette dame, le jeune entre pour prendre la petite, qui dort toujours dans son lit. La fumée était tellement dense qu'ils ont eu du mal à retrouver la sortie", a encore expliqué l'adjudant Denis.

"Ils ont agi vite et bien"


Brûlée au dos et aux jambes, la jeune femme a été transportée à l'hôpital Saint-Luc de Lyon tandis que l'adolescent et la fillette, légèrement incommodés, ont été admis à l'hôpital de Tarare. Ils sont tous deux sortis hier.

"Ces jeunes ont agi vite et bien. Quand les pompiers sont arrivés, l'immeuble était quasiment évacué", a souligné le gendarme, saluant leur "réaction inhabituelle, remarquable et courageuse, d'autant qu'ils ne connaissaient pas ces gens". "Je suis très fier de mon fils et son geste ne m'a pas étonné. Mes enfants sont toujours là pour donner un coup de main", a déclaré le père de Samir, joint au téléphone.

Dans un communiqué, l'UMP a rendu hommage aux deux jeunes gens en saluant "cet acte de bravoure et cet esprit de solidarité exemplaire" qui atteste, selon le parti, "d'une jeunesse française forte de valeurs républicaines vigoureuses". "En portant ainsi, au péril de leur vie spontanément assistance à des compatriotes en danger, Majid et Samir font honneur à toute notre nation", a-t-il ajouté. !!!!!!!!!!!!!

Ndlr: Il ne vous aura pas échappé que dans le cas présent les prénoms sont publiés et inchangés alors même que l'un des "jeunes" est mineur ! Quant à l'UMP elle en rajoute dans la flagornerie "ethnico-républicaine" ( pléonasme ) On attend la reception à l'Elysée de ces deux jeunes qui font honneur à toute notre Nation...

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dimanche, 30 mai 2010

Les idiots utiles étaient au rendez-vous !

Aix : l'insurrection silencieuse de 120 (clandestins)sans-papiers


Publié le dimanche 30 mai 2010 à 10H13  La Provence

 

La marche de Paris à Nice de 120 travailleurs sans papiers, qui demandent leur régularisation, s'est arrêtée hier à Aix, où un cercle du silence a rassemblé 500 personnes autour de la Rotonde.

 

Les travailleurs sans papiers  (clandestins) sont partis de Paris le 1er mai pour rejoindre, aujourd'hui à Nice, le sommet France-Afrique organisé pour le 50e anniversaire de l'indépendance d'anciennes colonies. "Esclaves avant-hier, travailleurs de force hier sous les colonies, la servitude persiste aujourd'hui", résumait Benoît Hubert, d'Aix Solidarité, alors que la marche des 120 travailleurs passait hier par notre ville.

Ils travaillent dans la restauration, le nettoyage, le bâtiment ou la sécurité, ils sont souvent déclarés, payent leurs cotisations, mais ces sous-salariés (clandestins) non régularisés n'ont aucun droit. "On nous met dehors et on ne touche pas le chômage, explique Anzoumane Sisseko, porte-parole du collectif qui a fondé, à Paris, le "ministère de la Régularisation". On cotise mais on nous expulse avant la retraite. On bosse pour des micro-entreprises où n'existe aucun syndicat, pour des patrons qui domicilient leur société dans des boîtes aux lettres, si bien qu'on ne peut pas occuper des locaux virtuels, encore moins exercer le droit de grève."

Sisseko travaille en France depuis dix-huit ans. Ses bras ont servi pour plusieurs de ces patrons qui savent où trouver cette main-d'oeuvre corvéable à merci, qui ne saurait se révolter contre les dépassements horaires et les infractions multiples au code du travail. "Je parle français, je travaille et je vis en France, poursuit Mamadou, je demande seulement ma régularisation et mes droits." Lui ne connaît que les devoirs.

Ils sont 3000 à Paris, de tous les continents, représentants 27 nationalités, à s'être regroupés pour demander leur régularisation. Quatre-vingts d'entre eux, rejoints par des bénévoles d'associations, dont le rang a grossi au fil de la longue marche, appelleront à Nice les chefs d'État africains à ne pas signer les laissez-passer permettant les expulsions.

"On a reçu partout un accueil formidable, poursuit Anzoumane Sisseko. Les citoyens, des politiques, des religieux sur notre passage ont témoigné de leur solidarité. Dans chaque ville, on a été hébergés, nourris. Dix-huit maires, y compris de l'UMP, des présidents de conseils régionaux - dont Michel Vauzelle pour la région Provence- nous ont ouvert leurs salles..."

Vendredi soir, arrivés éreintés au Jas de Bouffan, ils ont participé à la fête de quartier, accueillis par l'Association des travailleurs maghrébins (ATMF). Hier matin, ils reprenaient leur marche vers la Rotonde où les attendaient les bénévoles du collectif aixois. Jacques Desideri, de la CFDT, Hervé Guerrera, pour l'opposition municipale, témoignaient au micro de leur solidarité.

Michel Vial de "Résister aujourd'hui" rappelait combien la tradition française de la xénophobie a désormais pris le pas sur celle de terre d'accueil. "L'insurrection est le plus sacré des droits face aux dictatures et aux injustices." Une insurrection silencieuse, à l'image des cercles éponymes, rappelait Philippe Chouard, de l'Association de solidarité avec les travailleurs immigrés.

Et c'est un formidable cercle qui se formait, tout autour de la Rotonde, les marcheurs (clandestins)sans papiers étant rejoints par des Aixois, formant une chaîne humaine de 500personnes pour protester, en silence.

Carole BARLETTA

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Les momo-dérateurs veillent sur Marseille..

Débordements d'après-match : Marseille mise sur ses 150 modérateurs

Publié le samedi 29 mai 2010 à 12H03 La Provence

150 "modérateurs d'événements populaires" installés hier. Pour en finir avec les débordements d'après-match


Réunis au Centre régional Information Jeunesse, sur la Canebière, les bénévoles ont promis de tout faire pour en finir avec cette "casse des rues" qui obscurcit l'avenir.

 

Qui sait si cela va marcher ? Si Marseille va retrouver la paix sociale, la paix de la rue, après les exercices lamentables de nos "casseurs" d'après-match, qui ont émaillé un PSG-OM annulé, les rencontres Algérie-Egypte et surtout la parade victorieuse de l'OM en championnat que tout désignait pourtant comme festive ?

En installant 150 "modérateurs d'événements populaires" - les mots ayant un sens, et ceux-là ayant été bien choisis -, la Ville de Marseille innove. Elle fait un pari sur l'avenir et sur l'intelligence des plus jeunes.

Issus de diverses associations, ces "modérateurs" auront pour mission d'assurer le lien social avant et pendant les événements de la Coupe du monde. Le groupe aura pour objectif de servir de relais d'information et surtout de sensibiliser les publics à risques à la démarche citoyenne.

"Il n'y a pas à Marseille de phénomènes de bandes. Juste des casseurs isolés, aime à résumer Caroline Pozmentier, adjointe au maire chargée de la sécurité, qui présentait hier le dispositif. C'est encore le moment de prévenir. Il est temps de préparer l'avenir." Un vrai travail de fond.

"Le modérateur est celui qui, par son expérience, va permettre que le message passe", insiste-t-elle. Avec 2000 manifestations festives par an à Marseille, du vide-grenier à la parade de l'OM, le match n'est pas gagné d'avance. "Le risque zéro n'existe pas",reprend-elle. Et pourtant, "quand les banlieues flambaient, Marseille restait un lieu de cohésion sociale", rappelle-t-elle volontiers aux oublieux.

Comment faire que notre ville reste la cité du "bien-vivre ensemble", voire du "mieux-vivre ensemble" ? Les bonnes volontés ne manquent pas. A L'Arche, association qui réunit des femmes, on croit à la magie du "rapprochement entre générations"face à "un centre-ville pris en otage".

A Marseille Footy Volley, on va porter les retransmissions de la Coupe du monde dans les quartiers. A la Maison pour Tous Kléber, on ne perd pas de vue qu'il y a parfois des jeunes en échec scolaire. L'occasion de s'impliquer plus avant. Chaque association porte un projet. Ici, l'organisation d'un tournoi autour du fair-play.

Là, la recherche autour d'un logo graphique contre la violence. En espérant que les mentalités vont changer. "Construire l'après" : un mot qui revient sans cesse. Tous les modérateurs sont des bénévoles. Ils parlent de "coup de main", d'"implication nouvelle", d'"insertion". Des bénévoles qui ont de 18 à 65 ans. L'avenir est dans les têtes davantage que dans le temps qui passe.

Denis TROSSERO

Merci à Desouche.

Ndlr: Quel article ! " Le bien-vivre voire le mieux vivre ensemble, la paix sociale, la paix de la rue, sensibiliser les publics à risques à la démarche citoyenne ..." La novlangue et le politiquement correct poussés à l'extrême ! Vivement que la coupe du monde de football débute que afin que "ce pari sur l'intelligence des jeunes" éclate aux yeux de tous, une fois de plus...

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samedi, 29 mai 2010

Quand l'UMP fait sa cuisine électorale...

La décision de François Fillon devrait s'appliquer aussi aux législatives, malgré les craintes des députés de la majorité d'affronter le FN. 

L'UMP en rêvait, mais le gouvernement ne l'a pas fait: il s'est refusé à entériner le scrutin à deux tours «secs», c'est-à-dire avec deux candidats seulement au second tour, pour l'élection des conseillers territoriaux. Ce qui réduit à néant, ou presque, la probabilité que ce régime «sec» soit également appliqué aux législatives. Au grand dam des futurs sortants qui craignent une triangulaire avec le Front national en 2012.

François Fillon a ruiné leurs derniers espoirs mardi, en réunion de groupe. Les députés savaient déjà que Nicolas Sarkozy répugnait à un changement aussi radical dans les habitudes électorales des Français. Il aurait pu s'en remettre à la sagesse des élus UMP, comme l'y incitait leur patron Jean-François Copé, mais il a finalement jugé que la majorité aurait plus à perdre qu'à gagner dans cette aventure. Le premier ministre, convaincu dès le départ que c'eût été une folie, s'est fait un plaisir de l'expliquer aux intéressés. La discussion a été pour le moins animée. «On va perdre la majorité et je serai l'une des victimes!» , s'est exclamé Pierre Lang, qui est menacé par le FN en Moselle. Sur un mode plus posé, son voisin de circonscription François Grosdidier a rappelé que la gauche avait gagné les législatives de 1997 grâce aux triangulaires. «Si on passe ric-rac à la présidentielle , a-t-il prévenu, on risque cinq ans de cohabitation.»

«Oui, mais si on supprime les triangulaires, beaucoup des nôtres en pâtiront», a rétorqué André Flajolet. Cet élu du Pas-de-Calais s'est dit convaincu que «dans plein de circonscriptions, c'est le FN qui arrivera en deuxième position derrière le PS». Le premier ministre a clos le débat en expliquant à ses troupes que la suppression des triangulaires serait «dangereuse politiquement». Il leur a aussi rappelé que l'UMP n'avait «pas la majorité au Sénat», où elle ne peut pas faire adopter de texte sans un apport de voix centristes. Or, le Nouveau Centre est farouchement hostile aux deux tours «secs», qui réduiraient à néant ses velléités d'indépendance par rapport à l'UMP. François Sauvadet, président du groupe NC à l'Assemblée nationale, salue d'ailleurs comme une «avancée réelle» l'arbitrage de François Fillon, même si le projet de mode de scrutin adopté en commission des lois ne convient toujours pas aux centristes (lire ci-dessous).

 

Relèvement du seuil des inscrits

Sauvadet n'a pas protesté, en revanche, contre le relèvement de 10% à 12,5% des inscrits du seuil à partir duquel un candidat peut se maintenir au second tour. Le patron du groupe centriste sait qu'il a échappé à pire: le secrétaire d'État aux Collectivités territoriales Alain Marleix avait évoqué un relèvement du seuil à 15% des inscrits, ce qui aurait rendu les triangulaires improbables, tout en évitant de les supprimer.

La discussion des amendements commencera vendredi. Dans sa version actuelle, le texte contredit la proposition de système à deux tours «secs» adoptée le 5 mai par le bureau politique de l'UMP à l'initiative de Xavier Bertrand. Mais selon toutes probabilités, le secrétaire général du parti s'inclinera devant la décision présidentielle. Tout comme le chef des députés, Jean-François Copé, qui avait perdu les législatives de 2007 en triangulaire avec le Front national.

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