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samedi, 12 juin 2010

Une nouvelle affaire de niqab au volant

Nouvelle affaire de niqab au volant. Mais la conductrice, contrôlée à Vaison-la-Romaine (Vaucluse) jeudi, n'a pas été arrêtée à cause de son voile islamique mais en raison d'une conduite «erratique», précisent les gendarmes. Elle a écopé de 22 euros d'amende. C'est le troisième cas de verbalisation de ce type après les cas déjà signalés à Nantes et Maubeuge (Nord).

 

«Une patrouille surveillait la circulation en fin de journée et un gendarme a remarqué un véhicule au comportement erratique, qui s'est notamment engagé dans le trafic au mauvais moment alors qu'il aurait pu le faire avant», a expliqué le colonel Charles Bourillon, commandant du groupement de gendarmerie du Vaucluse, confirmant des informations de presse.

«Elle n'y voyait manifestement rien»

Selon lui, la conductrice n'aurait pas immédiatement obtempéré à l'ordre de stationner. Le gendarme aurait alors utilisé son sifflet pour l'arrêter. «C'est là qu'il a vu le niqab, qui gênait la conductrice dans ses manoeuvres. Elle a mis trois minutes pour faire une arrière sur deux mètres et se garer afin de ne pas gêner la circulation. Elle n'y voyait manifestement rien», a poursuivi le colonel Bourillon.

Un procès-verbal de 22 euros a alors été dressé pour sanctionner «la conduite d'un véhicule dans des conditions ne permettant pas au conducteur de manoeuvrer aisément». Le gendarme a ensuite proposé à la conductrice qu'on vienne la chercher ou bien d'ôter son niqab pour élargir son champ de vision et pouvoir repartir, ce qu'elle a fait.

Ces affaires de niqab au volant coïncident avec un débat sur l'interdiction générale du voile islamique dans l'espace public, y compris dans la rue. Le projet de loi a été présenté en Conseil des ministres le 19 mai par la Garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie. Il devrait être débattu devant l’Assemblée au début du mois de juillet, puis devant le à la rentrée.

Source Le Parisien 12 juin 2010

NDLR : C'est le niqab qui cacha la forêt... Finalement un détail car avec ou sans voile, l'Islam désormais se dévoile largement désormais et s'affiche, plus envahissant et conquérant que jamais...

Notons que les gendarmes appliquent à la lettre leur devoir de réserve...

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2012 : Marine LE PEN et DSK au second tour ?

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Toute la semaine les auditeurs de RMC étaient invités à parier sur les deux personnalités politiques qu’ils voient figurer au second tour de l’élection présidentielle de 2012.

Le résultat a été dévoilé aujourd’hui : ceux qui prédisent un duel entre Marine Le Pen et Dominique Strauss-Kahn ont été les plus nombreux (15 % du total des votes). Surpris par ces résultats, les Grandes Gueules ont tenté d’expliquer ce choix : malaise grandissant dans la population, ignorance de la gravité de la situation actuelle par les « élites », Français de moins en moins écoutés, répétition des scandales politico-financiers. Ils n’ont cependant pas encore fait le constat qu’outre un vote de protestation, le vote FN était aussi devenu un vote d’adhésion.

L’un des intervenants, Pascal Perri, « expert en low-cost », n’a pas vraiment supporté les résultats de ce vote et s’est emporté : « comment peut-on imaginer que les recettes du Front National vont sauver le pays ? (…) Sarkozy a traité la crise lui ! » Dommage qu’il ne se soit jamais demandé pourquoi les recettes – toujours les mêmes – présentées par l’UMPS au cours des dernières décennies ont toutes lamentablement échouées, nous enfonçant chaque année un peu plus dans une situation dramatique. Le Front National a l’immense mérite de proposer des solutions radicalement différentes de celles de ses adversaires, c’est avant tout cela qui fait le sérieux d’une éventuelle candidature de Marine Le Pen.

Merci à NPI

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Le Prince Charles futur Emir d'Angleterre...

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10/06/2010 – 18h10
OXFORD (NOVOpress) –
Devant une assemblée d’étudiants au Centre d’études islamiques d’Oxford (OCIS), le prince Charles, l’héritier du Trône anglais, vient d’appeler la communauté internationale à adopter les « principes spirituels » de l’islam.
Le Prince Charles, qui sera à la tête de l’Eglise anglicane à la mort de la reine Elizabeth II, a déclaré que la destruction du monde par l’homme était contraire aux préceptes de toutes les religions mais particulièrement à ceux de l’islam.

Déjà, lors de deux discours officiels, en 1993 et en 1996, le Prince de Galles avait rendu un vibrant hommage à l’islam, en prônant une plus étroite collaboration entre la civilisation musulmane et l’Europe. Parrain de l’OCIS, la nouvelle déclaration de l’héritier du trône d’Angleterre en faveur du monde musulman relance la polémique de sa possible conversion musulmane, dans un pays en proie à une vive islamisation de son quotidien.

Source Novopress

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Coupe du monde de football: Wahiba Ribéry, supportrice de l'équipe de ...

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Toutes les épouses des joueurs de l'équipe de "France" de football étaient dans les tribunes hier pour encourager les "bleus " qui affrontaient l'équipe d'Uruguay.

Mais si Madame Ribéry, dont la coupe de cheveux n'est pas sans rappeler celle d'une certaine Zahia ( pour faire plaisir à Franck sans doute )  portait le maillot de l'équipe de France de football, elle restait enveloppée du drapeau national algérien !!!

Demain dimanche l'équipe si chère au coeur de Wahiba et de Franck affrontera de la Slovénie. Rendez vous dans les tribunes, sur le Vieux Port de Marseille et dans toutes les villes de la divers-cités françaises !

S.R.




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Grand banditisme marseillais et politique(s)

Marché de la sécurité : les affaires florissantes de la compagne de Bernard Barresi

Publié le vendredi 11 juin 2010 à 17H58. La Provence.

Basée à Gardanne, sa société fournit notamment à l'OM les stadiers pour encadrer les matchs et assure la surveillance de l'Hôtel du Département 13.

En s'intéressant au train de vie et aux avoirs de la compagne de Bernard Barresi, notamment pour dépister des mécanismes de blanchiment et d'éventuels détournements, les enquêteurs vont se pencher sur le marché très disputé de la sécurité privée. Ils auront en effet à décrypter le fonctionnement d'une société très active dans les Bouches-du-Rhône, Alba Sécurité.

Ecrouée mardi, après avoir été arrêtée dans les Alpes-Maritimes en compagnie des frères Campanella et de son compagnon en cavale depuis 18 ans, Carole-Evelyne Serrano gère cette entreprise depuis 2004. Créée en 2001, disposant de l'agrément de la préfecture qui a été renouvelé chaque année (1), cette entreprise est basée à Gardanne. Elle possède des antennes à Marseille et une petite soeur, Alba Evénement. En 2008, elle revendiquait 143 salariés et un chiffre d'affaires de 4,4 millions d'euros.

En moins de 10 ans, Alba s'est taillée une place de choix. L'OM lui a confié la gestion des stadiers qui encadrent les matches: "Ils sont très compétitifs sur les prix et leur prestation est de qualité", indique le club. Si l'OM refuse de communiquer le montant du marché, secret d'une transaction privée oblige, il est particulièrement conséquent : Alba fournit plusieurs centaines de stadiers par match, chiffre qui peut approcher du millier comme pour un OM-PSG de 2008 où l'on comptait 758 stadiers.

Alba a-t-elle pris pied à l'OM au temps où Jean-Luc Barresi, frère de Bernard et agent de joueurs comme Jérôme Leroy, bénéficiait d'une influence décriée dans les coulisses du club ? "Pas du tout, nous avons fait appel à cette société bien après cette période, il y a 5 ou 6 ans", répond le service presse de l'OM. Associé à Gilbert Sau, le frère de Bernard Barresi a toutefois eu ses entrées au club jusqu'en 2005, année où il avait jeté son dévolu sur de jeunes espoirs olympiens comme Ahmed Yahiaoui et Samir Nasri. Ce n'est que par la suite que Pape Diouf a définitivement coupé les ponts.

Alba a également séduit des institutionnels. Ponctuellement comme l'AP-Hôpitaux de Marseille : "Nous avons fait appel à eux en 2007, pour une prestation brève, sans doute afin d'encadrer une manifestation". Ou pour un marché unique, comme HMP, le bailleur social de la Ville de Marseille : "Ils ont obtenu en janvier 2009 un marché de 90.000 euros, qui court sur trois ans. Ils s'occupent principalement de notre siège et de nos trois agences".

En revanche, certaines collectivités ont fait appel de manière plus assidue à la société gérée par la compagne de Bernard Barresi, comme le Conseil général des Bouches-du-Rhône. Dès 2004, il lui a demandé d'encadrer "Terroir 13", en fournissant quatre agents de sécurité lors de ce grand rassemblement d'animaux qui attire des milliers de visiteurs à l'Hôtel du Département. Depuis, Alba a remporté des marchés de l'ordre de plusieurs millions d'euros lancés par le CG et par l'Opac Sud, son bailleur social.

"Tout était en règle, tant au niveau des agréments que des marchés", assure le Département, qui précise que la société a récemment perdu la surveillance des Archives départementales : "Ils ont déposé un recours, sans succès. Aujourd'hui, ils ne s'occupent plus que des accès de l'Hôtel du Département et de quelques sites décentralisés". Un marché qui doit être prochainement renouvelé.

Sur chaque dossier, les responsables des structures privées comme publiques soulignent la qualité du travail des agents d'Alba Sécurité et, surtout, les tarifs attractifs pratiqués par la société. Ce qui lui a permis de remporter de nombreux marchés publics alors qu'elle était en compétition avec d'autres entreprises. Et qui pourrait constituer une des clefs de l'enquête actuellement en cours, si jamais Alba Sécurité avait été utilisée dans le cadre d'opérations de blanchiment.

Autre question pour la société et ses salariés, l'agrément accordé par la préfecture et validé par le parquet ne risque-t-il pas d'être retiré ? C'est en tout cas une interrogation avancée par certains de ses clients, comme HMP : "Nous serons très attentifs à la suite de ce dossier. Il est évident que sans agrément, nous devrons trouver une autre solution".

(1) Contactée par LaProvence.com, la préfecture a répondu qu'elle ne pouvait commenter "une procédure en cours

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Kouchner complètement fouillé : Vraiment complètement ?!!

Bernard Kouchner fouillé à l’aéroport Montréal-Trudeau

Marco Bélair-Cirino 10 juin 2010 17h27 Le Devoir.com
Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, au sommet de Montréal sur Haïti en janvier dernier.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, au sommet de Montréal sur Haïti en janvier dernier.

Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a subi mercredi soir une fouille à l’aéroport Montréal-Trudeau qui l’a mise hors de lui, a appris Le Devoir.

Après avoir été applaudi au Forum économique international des Amériques / Conférence de Montréal où il a fait une apparition éclair, hier après-midi, le ministre français des Affaires étrangères et européennes a été soumis à une fouille en règle à l’aéroport international de Montréal.

«Ils l’ont fouillé, complètement», lance Denise Bombardier qui est tombée sur M. Kouchner dans le salon Air France de la zone internationale de l’aérogare peu après l’incident. «Il a pété les plombs. Il était tellement outré», poursuit-elle.


«Là je blaguais [alors que] lui ne blaguait pas encore. Je l’ai calmé, je dois dire. [...] Là, il me dit: “Ce sont des imbéciles”. J’ai compris que ça ne resterait pas là», relate la chroniqueuse du Devoir. «Il a continué [en disant] que c’étaient des imbéciles, que ce n’était pas de la diplomatie, mais de l’imbécillité», poursuit-elle.

M. Kouchner, qui était escorté par un agent du Service d’accueil aux visiteurs de marque, pouvait-il contourner les postes de contrôle de l’aéroport?

Les ministres étrangers ne sont plus tenus de se présenter aux différents points de fouille depuis mars, fait remarquer un employé de l’aéroport sous le couvert de l’anonymat. «Les agents de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) ont dû suivre les directives de la compagnie aérienne, Air France. La société aérienne, dans ce cas-ci Air France, peut exiger de faire la fouille de ses passagers», soutient-il. «Le ministre était contrarié», ajoute-t-il.

Le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf, qui avait reçu un accueil cavalier, en mai 2006, à l’aéroport Lester B. Pearson de Toronto était aussi présent, hier soir, à l’aéroport Montréal-Trudeau. Étrange coïncidence. Les agents canadiens ne l’ont pas fouillé, «cette fois-ci», a fait savoir le diplomate de haut rang à Denise Bombardier.

L’ambassadeur de France au Canada, François Delattre, qui accompagnait Bernard Kouchner tout au long de son passage de moins de 10 heures au Canada hier, aurait été témoin de la dispute entre son patron et les agents. Par contre, il se refusait aujourd’hui à tout commentaire, s’en remettant au Quai D’Orsay.

Au cabinet du ministre Bernard Kouchner, on atténue la portée de la fouille effectuée. «Apparemment, il a été fouillé comme tous les ministres. Apparemment, c’est la procédure habituelle. Il n’y a pas eu de souci. Pour nous, c’est un non-sujet», a assuré Aurélia Du Vignau au Devoir. «Mais, vous savez [M. Kouchner] est un homme entier», a-t-elle ajouté.

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Immigration-invasion

Immigration : le Libyen Kadhafi fait chanter l'Europe

Kadhafi, accueilli par Berlusconi à son arrivée à Rome le 10 juin 2009 (Alessandro Bianchi/Reuters).

Mercredi, les représentants du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) se sont vu signifier leur expulsion du territoire libyen pour « activités illégales ».

Au même moment débutait un nouveau round de négociations en vue d'un accord de partenariat entre la Libye et l'Union européenne.

Difficile de croire à une coïncidence : depuis plusieurs années, l'Europe compte sur le soutien de Tripoli pour l'aider à juguler les flux migratoires qui touchent les pays de la façade méditerranéenne. Et Kadhafi ne se prive pas pour faire monter les enchères.

La Libye, plaque tournante de l'immigration en Méditerranée

La Libye est aujourd'hui le principal pays de transit pour les dizaines de milliers d'Africains qui rêvent d'Europe. Selon les estimations des autorités locales, un à deux millions d'étrangers séjourneraient aujourd'hui sur le sol libyen.

Bon nombre d'entre eux sont venus dans l'espoir de traverser la Méditerranée pour atteindre l'Italie. En 2008, la plupart des 37 000 migrants débarqués au sud de la péninsule dans des embarcations de fortune étaient partis des plages libyennes.

Pour mettre fin à ce phénomène, assimilé à une invasion par ses alliés de la Ligue du Nord, Silvio Berlusconi a conclu avec Mouammar Kadhafi un traité d'amitié dont l'un des volets organise la contention des flux migratoires.

L'entrée en vigueur de ce traité au printemps dernier s'est traduite par le refoulement vers la Libye de quelque 850 migrants, au mépris du droit international : la Convention de Genève interdit de repousser des réfugiés potentiels vers un pays où leur vie risque d'être mise en danger.

D'après les témoignages recueillis par Human Rights Watch, les migrants refoulés vers la Libye sont généralement jetés en prison. Quand ils ne sont pas expulsés vers leur pays d'origine, où un sort encore moins enviable attend ceux qui tentaient d'échapper aux persécutions.

Ignorant les accusations des associations et organisations internationales, le gouvernement italien a mis en avant l'efficacité de sa collaboration avec les autorités libyennes : fin 2009, le nombre de clandestins débarqués en Sicile ou à Lampedusa avait chuté de près de 90%.

L'accord UE-Libye suspendu à la question des réfugiés

Loin de condamner cette pratique, les autres pays membres de l'Union européenne -France en tête- ont profité de l'initiative italienne pour demander la conclusion rapide d'un accord de partenariat avec la Libye qui règlerait la question migratoire.

Le septième round des négociations, ouvertes mardi, entre la Commission et la diplomatie libyenne est en partie consacré à ce dossier brûlant.

L'été dernier, l'Union européenne envisageait d'ouvrir sur le sol libyen des « points d'accueil », qui permettraient aux réfugiés de déposer leur demande d'asile sans prendre le risque d'une traversée périlleuse.

Le commissaire en charge des questions d'asile et d'immigration, Jacques Barrot, s'était lui-même rendu sur place pour étudier la possibilité d'un tel dispositif.

Mais le haut commissaire pour les réfugiés, qui était du voyage, avait émis de sérieuses réserves au vu des « conditions d'accueil effrayantes » en Libye. Et pour cause : le pays n'a pas signé la Convention de Genève qui régule le droit international des réfugiés.

Pour Cecila Malmström, qui a succédé à Barrot en février dernier, aucun accord sur les migrations ne saurait être conclu tant qu'elle n'aura pas signé ladite Convention.

Dans ce contexte, la décision de fermer le bureau du HCR et d'expulser ses 26 employés apparaît comme un coup dur pour les Européens -mais aussi pour les quelque 9 000 réfugiés dont ils avaient la charge.

Selon un diplomate occidental, la Libye aurait pris cette décision pour limiter l'afflux des réfugiés sur son territoire.

Mais Kadhafi sait pertinemment que l'Europe a besoin d'un accord, dont le volet migratoire devra respecter les formes du droit des réfugiés pour être acceptable. En ce sens, la fermeture du bureau du HCR ressemble à un coup de bluff destiné à faire pression sur les négociateurs européens.

Kadhafi réclame 5 milliards d'euros par an

Depuis qu'il a pris conscience de l'extrême sensibilité des Européens à la question de l'immigration illégale, Kadhafi s'amuse à jouer avec leurs nerfs.

Les pays directement exposés, comme l'Italie, font tout pour ne pas froisser le dictateur, de peur qu'il n'ouvre les « vannes » migratoires.

Dernier exemple en date : le contentieux qui a opposé la Suisse à la Libye au sujet de l'emprisonnement arbitraire d'un ressortissant helvétique -finalement libéré hier après quatre mois de détention. Une affaire rocambolesque, née de l'arrestation du fils du dictateur par la police suisse, qui avait culminé en février dernier avec la décision de suspendre la délivrance de visas pour les voyageurs européens. L'Italie s'était alors rangée du côté de Kadhafi, accusant Berne de « prendre en otage » les pays de l'espace Schengen.

L'objectif de Tripoli est clair : si l'Europe veut s'assurer de sa coopération, qu'elle en paye le prix. La Libye exige de l'UE qu'elle finance la sécurisation de ses propres frontières avec le Niger et le Tchad. La Commission est prête à mettre 20 millions d'euros sur la table. Kadhafi réclame 5 milliards.

Il y a peu de temps encore, Mouammar Kadhafi figurait en bonne place, pour terrorisme, sur les listes noires des pays occidentaux. Maintenant qu'il est dans les bonnes grâces des Européens, il évolue dans le registre des maîtres chanteurs. S'il est redevenu un partenaire soi-disant fréquentable, l'homme n'en reste pas moins redoutable.

Photo : Kadhafi, accueilli par Berlusconi à son arrivée à Rome le 10 juin 2009 (Alessandro Bianchi/Reuters).

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Justice: Sous la robe, le tablier.

« Les magistrats francs-maçons devraient se dévoiler »

Le procureur Eric de Montgolfier dénonce le secret de l'appartenance maçonnique et revient sur le code de déontologie publié jeudi.

Eric de Montgolfier, à Nice, le 12 janvier 2005 (Eric Gaillard/Reuters).

Un code de déontologie des juges est publié ce jeudi aux éditions Dalloz. Ce texte, élaboré par le Conseil supérieur de la magistrature, doit servir de « guide » aux magistrats. Il pose, de manière implicite, la question de l'appartenance maçonnique, très répandue dans les milieux judiciaires.

Le texte précise :

« Le magistrat s'abstient de se soumettre à des obligations ou contraintes de nature à restreindre sa liberté de réflexion et d'action et de porter atteinte à son indépendance. »

Eric de Montgolfier, procureur de la République à Nice depuis dix ans, combat depuis longtemps le secret de l'appartenance maçonnique. Pour les juges comme pour l'ensemble des fonctionnaires. Un débat qui, en France, reste entaché par la chasse aux franc-maçons pendant la période de l'occupation. Entretien.

Que pensez-vous aujourd'hui des magistrats franc-maçons ?

Mon point de vue s'est renforcé. Ce n'est pas l'appartenance maçonnique qui est gênante, mais son usage. Mais je mets sur le même plan l'appartenance à une Eglise, à une secte ou à une loge maçonnique. Ce qui me pose problème chez un maçon, c'est quand il ne se dévoile pas, car cela ouvre la possibilité à des opérations occultes. Cela vaut pour un magistrat comme pour un tas de gens.

Vous seriez donc favorable à la création d'un registre des franc-maçons ?

Nous avons aujourd'hui des annuaires, électroniques et sur papier. Rien n'empêcherait que l'appartenance maçonnique y figure… On met bien la Légion d'honneur et le mérite.

Moi, je suis catholique. Quand je vais à la messe, ce n'est pas dans les catacombes. J'en informe les autres et cela me protège moi-même.

A Nice, vous savez qui est franc-maçon dans votre tribunal ?

Je le sais parfois, quand ils veulent bien me le dire. Le problème pour nous, magistrats, c'est que toutes nos décisions sont fragiles par la suspicion même qu'elles peuvent soulever, en raison de nos appartenances personnelles.

Révéler sa propre appartenance maçonnique, ce n'est pas une atteinte à la liberté. Je ne comprends pas pourquoi on persiste à dissimuler ce genre de chose. Il ne faut pas fantasmer, nous ne sommes plus en 1940. Quand je vais à la Grande Loge de France, je sais qui est maçon.

Vous êtes contre la maçonnerie ?

Non, pour moi il y a d'un côté la vraie maçonnerie d'initiés, le fait de croire et de respecter les dogmes. Et puis il y a aussi la maçonnerie des dérives, des faux frères…

Vous parlez de « dérives » ; certaines vous ont-elles particulièrement marqué ?

Ici à Nice, je suis bien placé pour savoir qu'il y a des dérives. Regardez l'affaire Mouillot où un magistrat a fini devant le Conseil supérieur de la magistrature. Il faut relire la décision du CSM dans l'affaire Renard.

Mais pour ce genre de dérives, il faut aussi des maçons chez les avocats, non ?

Il y a sûrement plus de maçons chez les avocats que les magistrats, mais eux ne prennent pas de décisions ! Cela concerne tous ceux qui exercent des fonctions d'autorité dans l'Etat et qui prennent des décisions. Ceux-là devraient se dévoiler.

Certains franc-maçons sont-ils d'accord avec vos arguments ?

Oui, y compris certains grands maîtres. Et pour une raison simple : le maintien du secret met leur obédience en danger, à cause des dérives qui ont lieu. En disant qui est maçon, on affaiblira la suspicion dont elles souffrent. Cela n'a rien de scandaleux d'être maçon.

Vous a-t-on déjà proposé de « passer sous le bandeau » ?

Oui, on me l'a suggéré. Mais tant que je serai catholique, cela me semble impossible. Pour reprendre les termes de Jean-Paul II, on ne peut pas appartenir à deux Eglises. Et puis, tant que j'exercerai une fonction d'autorité, ça sera « non ».

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