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lundi, 14 juin 2010

Ici, c'est la France !

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Communiqué de presse de Marine Le Pen, Vice-Présidente du Front National

Alors que plusieurs villes de France ont été le théâtre en octobre 2009 de violences anti-françaises lors de la qualification de l’Algérie pour la Coupe du monde, une énième provocation a eu lieu le 13 juin, quelques heures après la défaite de l’Algérie contre la Slovénie lors du premier tour de cette compétition.

A Villeneuve-Saint-Georges, en Ile-de-France, le drapeau français accroché sur la façade de la mairie, a été brûlé et remplacé par le drapeau algérien.

Marine Le Pen, Vice-présidente du Front National, dénonce cette banalisation de la haine et du racisme anti-français auxquels certains s’adonnent en toute impunité.

Elle condamne l’absence, une fois de plus, de toute réaction de la part des pouvoirs publics et des soi-disant organisations antiracistes face à ces outrages répétés au drapeau national.

En riposte à ces attaques scandaleuses contre les fondements de notre identité nationale, Marine Le Pen soutient l’initiative du FNJ, d’une grande campagne d’affiche : « Ici c’est la France » et invite les Français à rejoindre le Front National dans ce combat pour le respect de notre identité et de nos valeurs nationales.

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Sarközy faux diplômé mais véritable escrocde la Ripoublique...

L’histoire universitaire et le rapport malheureux de Nicolas Sarkozy à celle-ci permettent de comprendre la politique de mépris qu’avec constance ses affidés développent à l’endroit de la recherche et des chercheurs, de l’université et des universitaires. Preuves à l’appui.

Les propos de Nicolas Sarkozy sur l’université et la recherche trahissent une implication personnelle qui n’obéit pas seulement à la centralisation présidentielle du pouvoir. Il ne suffit pas de mettre en cause les conseillers et la plume du discours du 22 janvier 2009 sur « une stratégie nationale de recherche et d’innovation » alors que des passages improvisés de cette allocution prennent un ton acrimonieux et que bien d’autres interventions confirment un solide ressentiment. Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’en prenait par exemple à celui qui avait mis la princesse de Clèves au programme du concours d’administration centrale : « Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur la princesse de Clèves. Imaginez un peu le spectacle » (23 février 2007 à Lyon). Depuis, les propos méprisants se sont multipliés contre les scientifiques ou des sciences. En février 2008, la mise en place d’une commission présidée par le professeur Guesnerie, visait à donner une caution académique aux reproches adressés à un enseignement qui négligerait l’entreprise, accorderait trop de place à la macroéconomie et à la sociologie et préparerait, on le devine, à des pensées politiquement subversives. Toutefois, la commission Guesnerie conclut à une excellente qualité d’ensemble des manuels. Les attaques contre la section économique et sociale ont néanmoins continué en prenant parfois le ton du persiflage au nom d’une compétence peu évidente. Ainsi, le 27 janvier 2009, Nicolas Sarkozy ressassait-il son hostilité devant un nouveau public : « Il y a une filière économique pour vos enfants. C’est une blague. Mettez vos enfants dans la filière ES, ils ne pourront pas se permettre de se présenter dans les meilleures écoles économiques ».

Titres de compétence ? Les sociologues savent bien que les jugements en disent souvent plus sur leurs auteurs que sur les choses dont ils parlent. Or les études de Nicolas Sarkozy n’ont pas été si brillantes ni spécialisées qu’elles l’autorisent à juger de haut les questions d’orientation scolaire et de pédagogie. Par contre, elles ont été assez médiocres pour nourrir son ressentiment personnel qui, en affinité avec l’humeur anti-intellectuelle des milieux qui le soutiennent, explique largement la « petite guerre » faite aujourd’hui aux scientifiques et universitaires.

Avant l’élection présidentielle de 2007, les sites officiels (ministère de l’Intérieur, Conseil Général des Hauts de Seine), partisan (UMP) ou professionnel (Cabinet d’avocats Arnaud Claude – Nicolas Sarkozy) indiquaient que Nicolas Sarkozy avait une maîtrise de droit privé, un certificat d’aptitude à la profession d’avocat, un DEA de sciences politiques et fait des études à l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Quelques uns étaient plus précis comme le Ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire indiquant un « DEA de sciences politiques avec mention (mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 » ainsi que celui du Conseil Général des Hauts de Seine qui assurait que « Nicolas Sarkozy décroche un DEA de sciences politiques avec mention, lors de la soutenance d’un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 ».

La mention des Etudes à l’IEP de Paris est problématique puisque Nicolas Sarkozy n’y a pas poursuivi ses études jusqu’au bout comme il est aisé de le vérifier dans l’annuaire des anciens élèves. Or, selon les usages, le titre d’ancien élève ne vaut que pour les diplômés. Il fut donc abandonné. Toutefois, le site de l’Elysée porte toujours cette indication lapidaire : Institut d’Etudes Politiques de Paris (1979-1981). Quant à l’expression « avec mention » accolée à un diplôme, elle indique cette propension à « gonfler » son CV caractéristique des candidatures aux emplois d’aujourd’hui. Si les universitaires savent que tous les diplômés ont au moins la mention « passable », tous les Français ne le savent peut-être pas. L’ensemble des CV est flou à d’autres égards puisqu’on ignore où les diplômes ont été obtenus. Seul le site professionnel du cabinet d’avocats des Hauts de Seine indiquait que Nicolas Sarkozy « est diplômé de droit privé et d’un DEA de sciences politiques de l’Université de Paris X Nanterre ».

C’est en effet là que Nicolas Sarkozy a fait ses études. Faute d’annuaire d’anciens élèves, il était plus difficile de vérifier ce curriculum vitae. Le certificat d’aptitude à la profession d’avocat a bien été obtenu en 1980 avec la note de 10/20 (cf. doc. 1 en annexe). Il y a par contre un problème pour le DEA. Sauf la même défaillance de mémoire des professeurs exerçant en 1979 dans le DEA de sciences politiques de Paris X Nanterre, Nicolas Sarkozy n’a pas obtenu son diplôme. Une petite enquête se heurte à la page noire du réseau intranet de l’université. L’auteur de ces lignes a alors adressé une demande écrite à la présidence de l’université qui a confirmé que le service de scolarité disposait bien d’un document certifiant l’obtention du DEA. Il restait à vérifier avec la pièce qui fait foi en la matière, à savoir le procès verbal de délibération, document autographe au format A3, difficile à contrefaire. Le candidat apparaît bien dans le procès verbal de la première session : il est « ajourné » car absent de l’épreuve écrite terminale et n’ayant pas rendu son mémoire (cf. doc. 2). Il restait à consulter le procès verbal de la deuxième session. Or, le procès verbal a disparu des archives de l’université. Il est même le seul procès verbal manquant de toute l’existence du DEA.

Un conclusion est certaine : les universités protègent mal leurs archives. Si l’auteur de ces lignes a pu y pénétrer pour enquête, on peut supposer que d’autres puissent le faire aussi, légalement ou non, pour des raisons illicites. Voila en tout cas un bon motif de réforme de l’université : garantir l’authenticité des diplômes.

Alain Garrigou Professeur de science politique à l’université de Paris X Nanterre

PS : Le titre de l’article est de la seule responsabilité de la Fondation Copernic.

Source Fondation Copernic

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Le drapeau d'une mairie brûlé

Le drapeau français accroché sur la façade de la mairie de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) a été brûlé dans la nuit et remplacé par un drapeau algérien, a-t-on appris de source policière. Dimanche soir, l'équipe nationale d'Algérie a été battue par la Slovénie, lors de la Coupe du monde de football.

Les faits ont été découverts ce matin à l'ouverture de la mairie, a précisé cette source.
Contactée, la mairie a annoncé avoir immédiatement déposé plainte.

La Chancellerie travaille actuellement à la rédaction d'un décret qui pourrait être publié avant l'été pour punir les outrages au drapeau tricolore. Michèle Alliot-Marie a souhaité que la justice puisse punir les outrages au drapeau tricolore à la suite de la polémique soulevée par la publication d'une photo montrant un homme semblant utiliser l'emblème français comme papier toilette.

Aujourd'hui, outrager publiquement les symboles de la République que sont l'hymne national ou le drapeau tricolore constitue bien un délit, mais uniquement lorsque le méfait est produit « au cours d'une manifestation organisée ou réglementée par les autorités publiques». Le coupable encourt jusqu'à 7.500 euros d'amende et plusieurs mois d'emprisonnement dans certaines circonstances.

À l'avenir, porter atteinte au drapeau français, même en dehors d'une manifestation, pourrait faire l'objet d'une contravention de 5e classe, au même titre par exemple, qu'une partie des violences volontaires (qui ne provoquent pas d'interruption de travail). L'auteur de l'atteinte pourrait risquer une amende allant jusqu'à 3.000 euros en cas de récidive, si le décret ne prévoit pas de spécificité. Les contraventions de 5e classe peuvent également être l'occasion, pour le tribunal de police qui statue, de prononcer des peines complémentaires, comme un stage de ci­toyenneté obligatoire.

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Nouvelles mises en examen à Marseille

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Jean-Noël GUERINI
Président du Conseil Général

Un proche d’Alexandre Guérini, frère du président PS du conseil général, est mis en cause.

Lentement mais sûrement, les gendarmes de la cellule « Déchets 13 » progressent dans leur enquête sur les marchés publics des Bouches-du-Rhône. En milieu de semaine dernière, six personnes dont un proche ami d’Alexandre Guérini ont été mises en examen par le juge Charles Duchaine, en raison de leur implication présumée dans une escroquerie commise au préjudice des communautés urbaines « Marseille Provence Méditerranée » (MPM) et « Pays d’Aubagne et de l’Étoile » (PAE).

Selon une première estimation communiquée aux magistrats marseillais, quelque 2 millions d’euros auraient été indûment soustraits aux deniers publics. « Ce décompte demande encore à être complété », précise une source proche de l’enquête.

Mis en examen pour « corruption, faux et usage de faux, destruction de preuves et escroquerie en bande organisée », l’entrepreneur Éric Pascal est soupçonné, quoiqu’il s’en défende, d’être un maillon clé de l’ingénieux système mis au jour par les enquêteurs. À la tête de la société Queyras Environnement, il aurait frauduleusement facturé aux deux collectivités locales la prise en charge et l’acheminement, vers leurs décharges, d’importantes quantités de déchets provenant en fait de sociétés privées. Pour ce faire, les dirigeants de Queyras auraient corrompu trois agents employés par les déchetteries intercommunales de La Ciotat et de Cassis, où ne devaient en principe atterrir que les rebuts produits par MPM et PAE. Moyennant quelques dizaines d’euros par benne, ceux-ci auraient fermé les yeux sur de nombreuses livraisons illicites, acceptant même de signer les faux bons grâce auxquels l’entreprise se faisait ensuite rémunérer par les intercommunalités.

Devant les enquêteurs, Éric Pascal a nié toute intention frauduleuse, affirmant que les livraisons litigieuses étaient régulièrement compensées par l’évacuation de déchets produits par MPM ou PAE vers des décharges privées. Jeudi, à l’issue de sa mise en examen, le chef d’entreprise a toutefois été placé en détention provisoire, au grand dam de son avocate. « Cette mesure, hors de proportion avec les faits qui lui sont reprochés, met en danger la survie de son entreprise et la trentaine de salariés qui en dépendent », déplore Me Sophie Bottai.

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Belgique : victoire sans précédent de la Nouvelle Alliance Flamande

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Bart De Wever
La percée historique des indépendantistes flamands est un coup de pied dans la fourmilière, qui bouleverse les données de la crise politique belge. Cette victoire est sans précédent parce qu'elle fait de la Nouvelle Alliance flamande (NVA), aux aspirations clairement séparatistes, le premier parti en Flandres.
 
Elle est l'œuvre d'un homme, Bart De Wever (photo). Ce partisan d'une « évolution », plutôt que de la « révolution », veut l'« évaporation » de la Belgique. Il entend procéder pas à pas, en passant par l'étape d'une confédération. Son réalisme a permis de marginaliser l'extrême droite du Vlaams Belang, qui déconsidérait la cause nationaliste.
 
Quantité négligeable il y a peu, le NVA est avant tout le parti de Bart De Wever, mais il dépasse désormais les formations traditionnelles du Nord, comme les chrétiens-démocrates de Yves Leterme, sanctionnés pour trois ans de blocage pendant lesquels rien n'a été obtenu qui satisfasse les aspirations de la population flamande.
 
La victoire des indépendantistes flamands accroît la tension dans le pays et place Bart De Wever dans une position incontournable. Elle n'en fait pas pour autant le prochain premier ministre, puisqu'au niveau national son score ne dépasse pas les 15 %. Lui-même ne le souhaite pas.
 
Entre Wallons et Flamands, le fossé ne cesse de se creuser. Cette donnée n'est pas nouvelle. Les législatives d'hier en sont le reflet. Mais elles peuvent aussi servir d'électrochoc : si les uns et les autres ne parviennent pas à négocier sérieusement, la Belgique se dirige inéluctablement, comme le souhaite Bart De Wever, vers l'éclatement.
 
Chacun peut maintenant en être convaincu. Pour sauver le royaume, le transfert de nouveaux pouvoirs vers les trois régions, Flandres, Wallonie et Bruxelles, est nécessaire. Étant donné
la percée des indépendantistes flamands, les Wallons ne peuvent plus se réfugier dans leur refus des concessions. L'art du compromis doit s'imposer de part et d'autre.
 
Paradoxalement, la victoire de la NVA en Flandres pourrait aboutir à ce que le gouvernement soit formé par un francophone, pour la première fois depuis les années 1970. Ouvert au compromis, Elio Di Rupo, le chef des socialistes vainqueurs en Wallonie et à Bruxelles, est bien placé.
Source Le Figaro 13 juin 2010

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dimanche, 13 juin 2010

Scènes ordinaires à Marseille lors d'un match de l'équipe nationale algérienne...

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Rue Paradis...

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Quai de Rive Neuve...

 

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Vieux Port / Cours Jean Ballard

 

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Et même sur l'eau ! Il ne manquait plus qu'un hélico !

Photos: Stéphane Ravier.

 

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Photo: André CHAN.

 

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Attendrait il le bateau qui le ramenerait dans le pays de son coeur ?..

Photo: André CHAN.

 

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Non, finalement ce supporter comme des centaines de millier d'autres, est resté dans le pays de ses papiers...

Photo: André CHAN.

A noter que la Slovénie a remprté son match face à l'Algérie

sur le score de 1 but à 0.

ONE, TWO, THREE, VIVA LA SLOVENIE !!!!!

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Pendant ce temps sur le Port, des marchands marseillais proposaient  des produits du terroir aux quelques touristes égarés...

 

 

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"Assis, debout mais pas couché" Pourvu qu'ça dure...

« Je suis un juge cow-boy qui s'intéresse aux Indiens »

En prenant la suite du juge Bruguière, Marc Trévidic, ancien du pôle antiterroriste, est devenu la bête noire des politiques. Entretien.

Marc Trévidic (Audrey Cerdan/Rue89).

Marc Trévidic a toujours été un bon élève. Fin juriste, gros bosseur et discipliné lorsqu'il était au parquet antiterroriste. Mais, depuis qu'il a pris la suite du cabinet d'instruction de Jean-Louis Bruguière, il est devenu le juge le plus détesté de la classe politique. Lucide, indépendant et tenace. Entretien.

Lorsqu'il n'a pas envie de répondre à une question, il esquive d'un rire léger, une pirouette ou une gentille blague. Comme pour ne pas froisser son interlocuteur. A 45 ans, il est devenu le nouveau porte-drapeau des magistrats dans la bataille contre la réforme du juge d'instruction.

Le verbe sec et précis, ce « Breton-Basque » tient tête aux politiques avec sa casquette de président de l'Association française des magistrats instructeurs.

Un spécialiste des réseaux islamistes

Dans son bureau, il a conservé des manifestations de l'hiver une affichette qui résume sa vision du juge :

« Assis, debout, mais pas couché ! »

Sur les étagères de la galerie Saint-Eloi (où les caméras sont interdites), environ 45 dossiers s'entassent :

  • parfois très anciens : attentat de la rue Copernic, 1980 ;
  • parfois très sensibles : attentat de Karachi ;
  • parfois aussi très diplomatique : attentat contre le Falcon du président rwandais Habyarimana.

Avant d'arriver à l'instruction, Marc Trévidic a la particularité d'avoir exercé ses talents au parquet antiterroriste de 2000 à 2003. Il « règle » (synthétise) les principaux dossiers islamistes des années 90 et devient un fin connaisseurs de leurs réseaux.

Ses convictions (séparation des pouvoirs, indépendance des juges d'instruction, recherche de la vérité…), il les met au service des parties civiles. Les fameuses « victimes » que le pouvoir politique oublie dès que la « raison d'Etat » affleure dans un dossier judiciaire :

« Je suis un juge cow-boy qui s'intéresse aux Indiens… Pas uniquement pour les avoir dans la ligne de mire, mais aussi pour comprendre comment ils évoluent, comment on devient Indien, qu'est-ce qu'on a dans la tête quand on est Indien.

Intellectuellement, c'est peut-être mieux que les dossiers de touche-pipi qu'on a en droit commun. »

Et de dresser ce double constat :

« Il y a de plus en plus d'Indiens, chez nous, dans nos sociétés. Des jeunes, souvent ce sont des convertis, qui se laissent abuser plus facilement par l'Islam radical.

Parce qu'il y a Internet, parce que c'est aguicheur : le Djihad, l'Irak, l'Afghanistan. Ailleurs, ça ne change pas, il y a autant d'Indiens. »

Sur les causes :

« - Premièrement, nos sociétés ne présentent plus un modèle très attirant pour les jeunes. Ils ne se reconnaissent plus dans les valeurs républicaines. Après un parcours de délinquant (vols, trafics), la religion devient une alternative.

- Cela donne un sens à leur vie ?

- Bien sûr, on voit cela très souvent avec les conversions en maison d'arrêt. Ils abandonnent leurs activités délictuelles d'avant pour un Islam de rigueur.

Je pense que c'est la maladie de nos sociétés à nous. Il n'y aurait pas cette radicalité si l'on offrait une vie agréable, où les gens trouvent leur compte. Une société où chacun se sente bien.

Les gens que l'on voit le plus souvent se sentent méprisés. Il y a toujours ce côté : “Vous méprisez l'Islam…” Ce fonds est en train de gagner du terrain et c'est là-dessus que l'on arrive à recruter. »

Karachi ? « Il faut s'intéresser à l'aspect financier comme mobile »

Marc Trévidic est apparu dans l'actualité il y a un an, après une rencontre avec les familles des onze victimes françaises de l'attentat de Karachi. A Cherbourg, le juge leur dit :

« La piste financière est cruellement logique. »

Dès le lendemain, réplique cinglante de Nicolas Sarkozy : « C'est une fable grotesque. » Aujourd'hui, le juge antiterroriste maintient que cette piste reste au cœur de son enquête :

« Dans les actions criminelles, l'argent est souvent présent comme mobile. Cela fait vingt ans que je fais des enquêtes pénales et, bien souvent, dans un contexte où beaucoup d'argent circule, très juteux, il faut s'intéresser à l'aspect financier comme mobile.

A partir du moment où l'on s'en prend à ceux qui exécutent un contrat, avec tous les millions que cela représente, on peut raisonnablement suivre une piste financière, pour voir où elle mène. Il ne faut pas s'empêcher de suivre ce genre de piste. »

« Plus le judiciaire est faible, plus on se passe de nous »

S'il n'est pas dupe du rôle que les politiques voudraient lui voir jouer, le juge a tranquillement détricoté les dossiers de son célèbre prédecesseur, le très légitimiste Jean-Louis Bruguière.

  • Sur Karachi, il a lâché la thèse d'un coup d'Al Qaeda pour celle des commissions.
  • Sur les moines de Tibéhirine, il a mis en cause le pouvoir algérien.
  • Sur le Rwanda, il a remis à plat un dossier devenu un contentieux diplomatique, etc.

En reprenant à chaque fois les bases d'une affaire, il parvient à montrer que la justice antiterroriste peut être autre chose qu'une justice d'exception. Même si les relations avec les services de renseignements et les enquêteurs ne sont pas toujours d'une limpidité parfaite :

« Le problème est de passer de l'information et du renseignement au judiciaire. Dans une démocratie, il vaut mieux que ce soit le judiciaire que d'autres voies…

Cela ne peut pas être complètement séparé. Il faut que l'on soit efficace en judiciaire, sinon on se passe de nous. Plus le judiciaire est faible dans la lutte anti-terroriste, plus on se passe de nous. »

 

« Les menaces terroristes de demain sont internes »

Est-ce sa longue fréquentation des islamistes radicaux ? Un pessimisme exacerbé ? Ou simplement un constat inéluctable ? En tout cas, Marc Trévidic voit dans les banlieues le terreau des futurs terroristes. A cause des nombreuses conversions de délinquants « classiques » qui, en prison, découvrent les vertus du radicalisme religieux :

« Les menaces terroristes de demain sont internes. Avec une espèce de situation où l'on glisse de mouvements de banlieue à de véritables mouvements terroristes.

Au lieu de quatre/cinq gars dans leur coin, on se retrouve avec de véritables gangs de banlieue qui virent à une idéologie terroriste et pas que lucrative. Parce que là, il y a une puissance potentielle qui peut faire peur.

Quand on voit les mouvements sociaux de 2005, les émeutes, on se dit que ça peut aussi tourner vers du terrorisme à grande échelle, par rapport au nombre de personnes impliquées. Pour moi, c'est le plus grand danger. »




 


 

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La gauche trahit les travailleurs français !

La gauche interpelle Nicolas Sarkozy

Les Indiscrets
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Nicolas Sarkozy a reçu une lettre commune de la part des responsables de onze partis de gauche, lui demandant d’intervenir pour trouver une « issue positive » au conflit des salariés sans-papiers.

Les leaders de gauche ont affirmé qu’« en tant que responsables des principaux partis de gauche et écologistes, nous tenons à vous faire part de notre soutien aux 6.000 travailleuses et travailleurs sans-papiers en grève depuis le 12 octobre 2009 ».
« Ce conflit de travail doit enfin trouver une issue positive
» ajoutent-t-ils.

Cette missive est signée de Martine Aubry (PS), Marie-George Buffet (PCF), Cécile Duflot (Europe Écologie - Les Verts), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Olivier Besancenot (NPA), et par plusieurs petites formations de gauche.

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