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mardi, 28 décembre 2010

Drame de l'insécurité en plein Paris

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Chute mortelle d'une femme percutée par un voleur dans le métro parisien

Une femme de 27 ans a fait une chute mortelle lundi à Paris après avoir été violemment percutée dans le métro par un présumé voleur en fuite, a-t-on appris mardi de source policière.

Selon les premiers éléments de l'enquête, confiée à l'unité de recherches de la brigade des réseaux ferrés (BRF), un homme a d'abord volé, peu avant 16h00, dans une rame à l'arrêt le portefeuille d'une voyageuse à la station Etienne-Marcel (Ier), au coeur de la capitale.

Cette femme a résisté, s'accrochant à l'objet, a été projetée à terre sur le quai, sans être blessée, par le malfaiteur qui a pris la fuite.

Dans les escaliers, cet homme a alors croisé une autre femme de 27 ans, domiciliée en région parisienne, dont l'identité n'a pas été révélée, qui s'apprêtait à prendre le métro.

Il l'a poussée violemment car elle entravait sa fuite. La victime a dévalé cinq ou six marches, a expliqué la source, tombant tête la première en bas des escaliers.

Elle a aussitôt été prise de convulsions. Prise en charge par le Samu afin de recevoir les premiers soins, elle a été admise dans un état comateux à l'hôpital, souffrant d'un grave traumatisme crânien, selon l'enquête.

Elle est décédée dans la soirée des suites de ses blessures, selon la même source.

Des caméras de vidéosurveillance ont enregistré la scène, selon cette source, mais les images seraient de piètre qualité.

Il n'y a eu que peu ou pas de témoins directs, a ajouté la source précisant que l'agresseur présumé n'était pas masqué.

Selon une autre source policière, ce genre de faits est assez rare mais il est en revanche assez fréquent que des personnes décèdent après une agression en tentant par exemple de résister à leurs agresseurs.

Source AFP/Orange le 28 décembre 2010

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lundi, 27 décembre 2010

Tous pourris on vous dit ! ...

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Des notables bordelais bientôt jugés pour la spoliation d'une octogénaire

BORDEAUX — Quatre personnalités bordelaises viennent d'être renvoyées devant le tribunal correctionnel dans une affaire d'abus de faiblesse au préjudice d'une octogénaire fortunée, une affaire qui présente des similitudes avec le dossier Bettencourt, récemment transféré à Bordeaux.

Les quatre personnalités sont soupçonnées de s'être entendues pour spolier Jeannine Terrasson, une octogénaire sans enfant, atteinte de la maladie d'Alzheimer et placée sous curatelle renforcée.

Ces quatre bordelais, dont trois faisaient partie de l'entourage du maire de Bordeaux Alain Juppé, seront jugés dans les prochains mois pour abus de faiblesse, abus de confiance aggravé par la vulnérabilité de la victime et association de malfaiteurs en vue de commettre des faits d'abus de confiance aggravés.

Le 25 janvier 2007, le directeur des Affaires culturelles de Bordeaux, Jean-François Lhérété, l'ex-banquier François-Xavier Bordeaux, une personnalité de gauche devenue proche d'Alain Juppé, l'avocate et adjointe au maire de Bordeaux, chargée du patrimoine Martine Moulin-Boudard et la voyante Nicole Dumont avaient été mis en examen pour abus de faiblesse et vol aggravé. Les faits avaient été dénoncés en 2006 par le tuteur de Mme Terrasson.

Cette affaire, dite "des notables et de la vieille dame", avait à l'époque provoqué un véritable séisme médiatique local.

Seule l'avocate Martine Moulin-Boudard avait été laissée libre sous contrôle judiciaire, tandis que les trois autres mis en examen avaient effectué quatre mois de détention provisoire au début de l'enquête.

En 2004, Mme Terrasson, dont la fortune vient de l'héritage de son compagnon, un riche médecin bordelais, et de sa propre passion pour la collection d'objets d'art, avait fait de Nicole Dumont sa légataire universelle, dans des conditions que le procès devra élucider.

Mme Dumont a argué que toutes les opérations qu'elle avait menées, y compris plusieurs retraits d'au moins 20.000 euros, étaient dans l'intérêt de la vieille dame. M. Bordeaux a mis sur le compte de l'humour des propos sur "la vieille", relevés dans les écoutes.

M. Lhérété a assuré que c'était pour rendre service, lors d'un déménagement, qu'il avait certains meubles en dépôt dans sa maison, argument similaire à la défense de Mme Moulin-Boudard.

Dans ce dossier complexe, émaillé de procédures croisées ou à tiroir, Me Daniel Lalanne, l'avocat de cette dernière, juge également "inquiétant" que des auditions de police favorables à la défense n'aient pas été versées au dossier.

Au palais de justice de Bordeaux, quelques magistrats et avocats pensent par ailleurs que l'affaire Terrasson pourrait, comme le remarque l'un d'eux, servir "d'entraînement pour une autre affaire autour d'une vieille dame riche".

Les différents dossiers de l'affaire Bettencourt, dont celui d'abus de faiblesse impliquant François-Marie Banier, ont en effet été transférés à Bordeaux par la Cour de cassation le 17 novembre. Dans cette affaire néanmoins, la réconciliation récente entre Mme Bettencourt et sa fille Françoise pourrait éteindre la procédure.

Récemment, la juridiction bordelaise avait aussi rendu un non-lieu dans une autre affaire retentissante d'abus de faiblesse, après que Lily Lacoste, une nonagénaire, héritière de plusieurs prestigieux domaines du Libournais, dont le célèbre Petrus, eut dispersé en quelques années la plupart de ses propriétés à différents amis et associations.

Source AFP le 27 décembre 2010

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Côte d'Ivoire : Pourquoi Alassane Ouattara est préféré à Laurent Gbagbo par l'hyper-classe mondialiste

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Dominique Ouattara , la femme d'Alassane Ouattra et atout majeur de ce dernier

Pour comprendre qui est un homme, il est souvent utile de s’intéresser à… sa femme. Nicolas Sarkozy en est un bon exemple. Alassane Ouattara aussi, et l’on comprend mieux, au pédigree de son épouse Dominique, pourquoi l’hyper-classe a choisi ce haut fonctionnaire du FMI comme président de la Côte d’Ivoire.

Dans le quotidien belge Le Soir, Colette Braeckman nous explique qui est Dominique Ouattara.

« Dominique Ouattara, née Novion voici 56 ans, soutient son mari (…). Alors qu’elle était encore Dominique Folloroux, épouse d’un Français, l’ambitieuse et ravissante jeune femme prit, en 1979, les rênes de la société immobilière Aici, gérant les propriétés immobilières du vieux président Houphouët-Boigny et de son collègue Omar Bongo du Gabon. Comment la présidente d’honneur de la Chambre syndicale des syndicats immobiliers de Côte d’Ivoire n’aurait-elle pas rencontré le jeune et brillant Premier ministre du « Vieux », Alassane Ouattara, chargé de remettre le pays sur la voie de la rigueur et de « faire atterrir » la dévaluation du CFA ?

C’est à Neuilly, en 1990, que le maire de l’époque, un certain Nicolas Sarkozy, célèbre leur mariage et le couple aura deux enfants. Par la suite, Dominique Ouattara, qui est aussi très proche des milieux israéliens, progresse dans le monde des affaires : en 1996, la PDG du groupe Aici devient présidente de la société qui gère l’Institut Jacques Dessange, basé à Washington ; et deux ans plus tard, elle acquiert les franchises de « Jacques Dessange » aux Etats-Unis. Salons de coiffure, instituts de beauté, le groupe acquiert une envergure internationale.

Villa à Neuilly et dans le Midi, relations dans la jet-set internationale, le couple Ouattara est riche, très riche, (…). Alors que Simone Gbagbo, élue du quartier populaire d’Abobo, se concentre sur l’action politique, Dominique Ouattara crée la fondation Children of Africa dont son amie, la princesse Ira de Fürstenberg, sera la marraine (…). Cette année, délaissant provisoirement ses affaires, Dominique, blonde et radieuse, a mené campagne aux côtés d’ADO : devenir première dame est la dernière étoile qui manque au palmarès de celle qui comptait, en 2000 parmi les 40 femmes d’affaires les plus importantes du monde.« 

Et encore Colette Braeckman ne nous dit pas tout. En effet, le bimestriel Flash, se fait l’écho d’autres détails dont la presse africaine fait ses choux gras en comparant Dominique Ouattara à Carla Bruni : « Née à Constantine, elle est arrivée en Côte d’Ivoire, à vingt ans, comme l’épouse d’un professeur du lycée technique d’Abidjan qui aurait pu sans mal être son père. Resta-t-il longtemps son mari ? On ne le sait pas exactement. Ce qu’on sait par contre, c’est qu’elle fut très vite soupçonnée d’être le « deuxième bureau » (terme par lequel on désigne la maîtresse en Afrique francophone) du ministre de l’enseignement Bamba Vamoussa, puis du gouverneur de la Banque central des États de l’Afrique de l’Ouest, Abdoulaye Fadiga. Tout ceci semble avoir facilitéa grandement son ascension sociale et, dès 1979, elle créa AICI, une société de gestion de biens, s’occupant, entre autre, du patrimoine immobilier du président ivoirien. Dans l’entourage Houphouët-Boigny, elle fit la connaissance d’Alassane Ouattara dont elle devint … la maîtresse, avant de l’épouser en octobre 1990. »

Merci à NPI le 27 décembre 2010

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Un professeur de géographie poursuivi en Espagne : islam ou jambon, il faut choisir !

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Un affaire a soulevé l’émoi en Espagne ces dernier jours, un rappel gastronomique et donc culturel à l’occasion d’un enseignement sur les climats vaut à un professeur des poursuites judiciaires par les parents d’un élève musulman.  Après la cantine hallal, surgit donc au détour de cette histoire, la requête d’un enseignement « hallal ». Les parents ont dû oublier que la Reconquista a eu lieu et que l’époque de Cordoba (Cordoue) la musulmane est bien terminée !

Un professeur de l’institut Menéndez Tolosa de La Línea de la Concepción (Espagne), a été dénoncé par une famille musulmane, car son fils, élève en 1ère année de lycée, se considère offensé par une leçon de géographie.

L’enseignant a dispensé à une classe une instruction sur les différents climats de la planète et utilisé la ville de Grenade Trevélez comme un exemple de climat froid et sec. Pour l’anecdote, l’enseignant a souligné qu’un tel climat était particulièrement propice au séchage des jambons (les meilleurs d’Espagne). Ensuite, l’élève musulman a réclamé au professeur qu’il ne parle pas de jambons se sentant offensé en tant que musulman. 

Le professeur a répondu que c’était juste un exemple et qu’il n’y avait aucune considération religieuse dans cet exemple.

Ce qui n’était qu’une anecdote géographie et gastronomique a pris une toute autre ampleur, car la famille n’a pas hésité à déposer plainte contre l’enseignant auprès du commissariat de police, sans par ailleurs avoir eu la moindre discussion avec le professeur.

Les agents de police se sont rendus à l’école pour entendre le témoignage de l’enseignant. L’enseignant est accusé d’avoir tenu des propos racistes et xénophobes. La délégation provinciale du Ministère de l’Éducation  a seulement indiqué que l’enseignant a été signalé à la police et a refusé de commenter l’affaire.

Les enseignants et les élèves sont scandalisés par la situation faite à un professeur qui jouit d’une expérience de 20 ans, de sorte qu’il a eu des milliers d’élèves et qu’il n’a jamais eu à connaitre un problème de cette nature.

Bien qu’il s’agisse d’une période difficile, l’enseignant continue de dispenser ses cours dans l’école.

Le police maintient l’enquête ouverte sur la base des allégations de la famille de l’enfant et attend la décision de l’autorité judiciaire pour savoir si le délit est constaté ou pas.

Merci à NPI le 27 décembre 2010

 

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Il nous reste le bulletin de vote...

 

Ce qui change pour votre porte-monnaie au 1er janvier

Smic, RSA, prime à la casse, impôts, facture d'électricité, les nouveautés de l'année 2011

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  •   nouvel obs'
La consultation chez les médecins généralistes passe à 23 euros. (Sipa) La consultation chez les médecins généralistes passe à 23 euros. (Sipa)

Smic

Il passe de 8,86 à 9 euros bruts l'heure pour atteindre 1.365 euros pour 35 heures hebdomadaires, soit environ 1.073 euros nets par mois.

RSA (Revenu de solidarité active)

Il sera revalorisé de 1,5% (inflation prévue en 2011) pour atteindre 466,99 euros par mois pour une personne seule sans enfant, 700,49 euros pour un couple sans enfant ou une personne seule avec un enfant.

Allocations familiales

Revalorisation de 1,5% : 126,38 euros pour deux enfants (avant CRDS), 288,38 euros pour trois enfants, 430,55 euros pour quatre enfants. S'ajoutent des majorations selon les âges.

Médecins et médicaments

La consultation chez les médecins généralistes passe à 23 euros.

Les médicaments remboursés à 35% ne le seront plus qu'à 30%.

Prime à la casse automobile et bonus écologique

Fin de la prime à la casse (500 euros) le 1er janvier. Elle sera versée aux acheteurs si la voiture a été commandée avant le 31 décembre même si elle est livrée début 2011.

Les bonus-malus écologiques en vigueur s'appliqueront si le véhicule est commandé avant la fin du mois, même s'il n'est livré qu'en 2011.

En revanche, pour les voitures commandées en 2011, le montant des bonus sera réduit et les seuils à partir desquels ils sont versés seront relevés. Le bonus de 100 euros pour l'achat de voitures émettant entre 116 et 125 grammes de CO2/km sera supprimé.

Celui de 500 euros pour les voitures émettant de 96 à 115 g passera à 400 euros. La prime de 1.000 euros pour les véhicules émettant de 61 et 95 g sera réduite à 800 euros. Le bonus spécifique GPL (de 2.000 euros ndlr) sera supprimé et celui pour les hybrides durci.

Fiscalité

Emploi à domicile: suppression de l'abattement de 15 points sur les cotisations patronales proposé aux ménages déclarant leur employé au salaire réel.

 Suppression des déclarations de revenus multiples l'année du mariage, du pacs ou du divorce, qui permettait dans certains cas de réduire ses impôts.

 La tranche la plus élevée d'impôt sur le revenu est relevée de 40% à 41%, pour financer la réforme des retraites.

Niches fiscales : coup de rabot de 10% sur des niches permettant de réduire l'impôt sur le revenu en faisant un choix d'investissement. Sont par exemple concernés le crédit d'impôt sur les équipements en faveur du développement durable, la réduction d'impôt au titre de certains investissements outre-mer ou de l'investissement locatif dans le neuf (dispositif "Scellier").

Réduction d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ramenée de 75 à 50% pour l'investissement direct ou indirect d'un particulier dans une PME, dans la limite de 45.000 euros.

Assurances

Relèvement généralisé des tarifs, compris entre 2,5% et 4,5% en automobile, entre 3% et près de 8% en habitation, et entre 5,3% et 8,5% en santé. En auto et en habitation, les hausses répercutent l'impact des événements climatiques de l'année (Xynthia, Var ...) et la hausse du coût des réparations. En santé, la hausse répercute les déremboursements et l'introduction d'une taxe de 3,5% sur les contrats d'assurance dits responsables.

Energie

Hausse de 3% de la facture, due à une hausse de la contribution au service public de l'électricité (CSPE), qui finance notamment le rachat des énergies renouvelables.

Electricité : Le tarif social, rabais octroyé aux foyers les plus modestes (625.000), devrait varier entre 40 et 60% contre 30 à 50% aujourd'hui.

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dimanche, 26 décembre 2010

La Chine s'est éveillée et les occidentaux se sont endormis...

Pourquoi la Chine veut-elle racheter l'Europe ?

Jean-Louis Denier - Tribune | Dimanche 26 Décembre 2010 Marianne2

L'Empire du Milieu voudrait racheter plusieurs milliards d'euros de dettes portugaises. Lentement, mais sûrement, la Chine «tisse sa toile» en Europe. Selon le journaliste Jean-Louis Denier, l'état asiatique souhaiterait éviter tout protectionnisme de la part des Européens et développer une zone d'influence politico-financière.


La longue liste des « emplettes » chinoises en Europe

Selon un quotidien portugais - le Journal de Negocios - la Chine s’apprêterait à racheter plusieurs milliards d’euros de dettes portugaises. Cette opération prendrait la forme d’une acquisition massive d’obligations d’Etat lusitaniennes et se déroulerait lors du premier semestre de l’année 2011.

Habituellement, les commentaires et considérations d’usage ne rendent compte de ce type de décision que sous un seul angle, celui de l’économie. Ils considèrent - et ils n’ont pas tort - que Pékin poursuit principalement trois objectifs en soutenant les pays de la zone euro :

1° Préserver la situation financière (le pouvoir d’achat) d’un ensemble géographique et économique qui est le premier débouché des exportations chinoises dans le monde et le second partenaire commercial de la Chine après les USA.

2° Rallier l’Union européenne à la cause du Yuan et obtenir d’elle une attitude bienveillante permettant à la Chine de continuer à sous-évaluer sa monnaie et donc de continuer à exporter massivement.

3° Diversifier les placements chinois (1900 milliards d’euros de réserves de change) en achetant de plus en plus d’avoirs libellés en euros et de moins en moins d’avoirs libellés en dollars.

Même exacte, cette vision des choses est partielle et néglige une autre approche, celle qui, géopolitique, rend compte d’intentions chinoises qui ne sont pas uniquement économiques ou qui intègrent le facteur économique dans une stratégie globale et internationale d’Etat où l’économie est la continuation de la politique par d’autres moyens.

Cette instrumentalisation de l’économie la place donc sous la subordination, et de la politique, et d’un Etat, c'est-à-dire d’une puissance publique, qui poursuit des buts et visées « impériales », non seulement concurrentes - mais déjà antagonistes - de celles d’un autre « imperium » ... celui des Etats-Unis. De la sorte, elle présente une particularité : elle constitue un contre-exemple parfait de la théorie libérale qui prétend exonérer l’économie de l’emprise décisionnelle de la politique. Par ailleurs, elle rappelle aux optimistes béats de la sinophilie à tout crin que le libre-échangisme chinois a pour cadre un régime autoritaire qui, de son point de vue, présentent deux vertus dans la mesure où il n’est tributaire, ni de l’instabilité politique (car ignorant les élections libres), ni de l’impatience, ce défaut typiquement occidental...

La longue liste des « emplettes » chinoises en Europe

Cela pourrait ressembler à un voyage organisé par quelque tour-operator mais de Göteborg à Varsovie, de Berlin à Athlone, du Pirée à la vallée du Douro, l’on retrouve des dirigeants chinois publics et privés (le sont-ils réellement ?) pour signer des contrats, conventions et autres accords de partenariat.

Les uns permettent le rachat de Volvo, les autres instaurent des relations privilégiées dans le domaine de la production du cuivre ou de la machine-outil, quand les troisièmes entérinent des partenariats financiers renflouant, qui des armateurs, qui des Etats recherchant aussi ardemment qu’urgemment des liquidités pour boucler leurs fins de mois.

Dans tous les cas, la Chine « tisse doucement sa toile (...) », pour reprendre les termes de Wen Jiabao, premier ministre, ce dernier ayant rappelé, lors d’un voyage en Grèce en octobre de cette année, que l’Empire du Milieu voulait faire un grand effort pour soutenir les pays de la zone euro.

Soutenir ou ... contrôler ?

Ce soutien n’est pas le produit d’une soudaine générosité ou d’une (improbable) conversion de Pékin à l’humanisme ou à une charité très christique à l’approche de Noël ... .

La Chine veut atteindre deux objectifs en Europe :

-  la création d’une vaste tête de pont économique et mercatique la protégeant de toute tentation protectionniste de la part des Européens ;

-  le développement d’une zone d’influence politico-financière, l’argent chinois ayant vocation à acheter les consciences, les choix, les décisions et, en toute dernière extrémité, les dirigeants et dirigeantes eux/elles-mêmes ... .

Ces objectifs font parti d’une dialectique subtile où l’économique renvoie au politique et vice et versa. Elle vise ni plus ni moins, sur le moyen et le long terme, à placer l’Europe sous (forte) influence chinoise, influence - selon la logique de Pékin - tendant à concerner, et le niveau strictement « national », et le niveau « européen », le premier étant traité à coup de partenariats économiques divers, le second relevant du soutien chinois apporté à l’euro, soutien qui va devenir de plus en plus évident et officiel afin de protéger la devise des assaut spéculatifs.
Un but final : rompre le lien Europe-USA

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, et sans doute autant que le Pacte Atlantique, le plan Marshall permit aux USA de transformer une partie non négligeable de l’Europe en protectorat. Ceci fut rendu possible parce qu’à l’époque les États-Unis possédaient une monnaie qui s’appuyait sur la détention, par eux, de l’essentiel des réserves d’or de la planète.

Sans disserter longuement sur la nature de ce protectorat, rappelons simplement qu’il fut politique (la fameuse « solidarité atlantique ») mais également ... culturel. Les USA veillèrent bien, à coup de films notamment, à exporter les valeurs et emblèmes de l’« american way of life » afin de séduire et modeler les esprits européens.

Au jour d’aujourd’hui, les USA tentent de maintenir, vaille que vaille, ce protectorat mais en changeant sa nature toutefois. Il devient essentiellement militaire - l’OTAN en étant la représentation la plus emblématique en Afghanistan ou, peut-être bientôt, dans les cieux, si le bouclier antimissile ou si l’avion de combat F.35 se concrétisent matériellement - et se fonde, non sur le financement mais sur la collaboration et la mutualisation des moyens. Les USA, en effet, n’ont plus les moyens de payer ... .

C’est sur cet état de fait que comptent les Chinois. La crise est pain béni pour Pékin. Les difficultés de la zone euro offrent, et comme jamais, la possibilité de racheter, et progressivement, et à vil prix au fur et à mesure que le temps passera, des pans entiers de l’économie européenne, qu’elle soit « réelle » ou « virtuelle » ... c'est-à-dire financière. Et, en bons marxistes qu’ils ont été, les dirigeants chinois savent très bien que la souveraineté politique est toujours conditionnée par la souveraineté économique et financière, celui qui paye, et beaucoup, étant (toujours) celui qui commande  ... .

De la sorte, et en plaçant sous sa coupe l’économie européenne, Pékin entend placer le continent dans sa sphère d’influence afin de distendre, d’abord, de rompre, ensuite, la solidarité atlantique, ciment principal de l’unité occidentale c'est-à-dire du couple Europe/USA.


La guerre « hors limites »

Cette vaste entreprise dépasse donc, et de loin, la sphère économique.

Elle illustre une logique stratégique chinoise formalisée dans un ouvrage des colonels Qiao Liang, et Wang Xiangsui, : « La Guerre hors limites », Payot et Rivages, 2003.

Ce traité énonce sans détour, et avec une franchise pour le moins étonnante, la pensée géopolitique et géostratégique de la Chine d’aujourd’hui. Il souligne que, pour elle, tous les domaines - dont ceux de l’économie, de la finance, de l’information, de la culture, etc. - peuvent devenir, ou champ de bataille, ou système d’arme, ou les deux à la fois, l’action militaire n’ayant vocation ni à l’exclusivité ni à la totalité de l’expression de la puissance armée de l’Etat ... chinois.

Dans cette optique, il faut donc considérer la stratégie chinoise en Europe pour ce qu’elle est, c’est à dire un acte de guerre (non militaire donc hors limite) dirigée contre les USA, et ce, à un moment et dans un domaine où, pour la première fois de leur histoire, et pour raison de surendettement, les USA n’ont sans doute plus la maîtrise de leur destin faute d’avoir encore celle de leurs moyens.

Enjeu de conflictualité, l’Europe a peut-être une carte à jouer en rusant avec l'un et l'autres des Empires pour finalement tirer les marrons du feu.

Le veut-elle ? Le peut-elle ... dans le mental de ses dirigeants ?

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Affaire Guérini: Chacun pour soi et Dieu pour tous !

Encore du mouvement à MPM

Publié le vendredi 24 décembre 2010 laprovence.com

Après le départ de Franck Dumontel, directeur de cabinet du président Eugène Caselli à la Communauté urbaine Marseille Provence, le 13 décembre, c'est au tour d'Armand Mikaelian de quitter l'institution cette semaine. Le conseiller du président, ex-entraîneur au Cercle des nageurs de Marseille, n'a pas encore de successeur à son poste. Il pourrait y avoir encore du nouveau début janvier, ce qui tendrait à confirmer la volonté à la tête de l'institution de "remettre les choses à plat" après l'éclatement de l'affaire Alexandre Guérini.

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Deutschland uber alles ! suite...

La moitié des Allemands mécontents de l'euro, selon un sondage

Selon un sondage, près d'un Allemand sur deux souhaite le retour au Deutsche Mark.

Le Point.fr - Publié le 26/12/2010

 

La moitié des Allemands (51 %) sont mécontents de l'euro, selon un sondage à paraître lundi dans le quotidien populaire allemand Bild.

Selon ce sondage réalisé en ligne entre le 20 et le 22 décembre auprès de 1.068 personnes par l'institut allemand YouGov, seuls 44 % des Allemands se satisfont de la monnaie unique.

Toujours d'après ce même sondage, 49 % des Allemands souhaitent le retour du Deutsche Mark, contre 41 % qui le refusent, écrit Bild, journal à grand tirage volontiers critique envers l'euro.

Le 10 décembre, un sondage publié par la première chaîne de télévision allemande ARD faisait, lui, état d'une large majorité d'Allemands (60 %) souhaitant garder la monnaie unique européenne malgré la crise actuelle en zone euro.

Ces dernières semaines, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble était plusieurs fois monté au créneau pour défendre la monnaie unique. L'euro est avantageux pour tous les Européens et les spéculateurs n'auront pas raison de lui, avait-il déclaré le 11 décembre au journal dominical Bild am Sonntag, qui appartient au même groupe de presse que Bild.

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