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jeudi, 27 janvier 2011

Sarkozy va surement demander une loi sur les sacs arrachés !

Marseille : morte pour un sac à main à 73 ans

Publié le mercredi 26 janvier 2011 laprovence.com

Mercredi dernier, la victime, âgée de 73 ans, avait été jetée à terre pour le vol de son sac à main

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LES PREMIERS RESPONSABLES: CE SONT EUX !

C'est à l'arrêt de bus que Maryse a été lâchement agressée par deux individus à scooter. Elle a chuté lors du vol de son sac à main. La victime, âgée de 73 ans, vivait dans le quartier, dans ce petit pavillon, depuis de nombreuses années.

 

Ils se croient voleurs de sacs. Ce sont des voleurs de vie. De lâches voleurs de vie qui incarnent la banalité du mal qui gangrène Marseille depuis trop longtemps. Leurs victimes portent souvent les prénoms d'une époque révolue. Marie, Marcelle, Josépha... et depuis lundi, Maryse. Une époque où porter son sac en bandoulière n'était pas forcément un signe ostentatoire de richesse. Mais si une société se juge à la manière dont elle traite ses anciens, celle d'aujourd'hui ne mérite pas qu'on la regarde dans les yeux, tant la honte met le rouge aux joues.

À 73 ans, Maryse, comme les autres, était, selon le code pénal, "une personne vulnérable". "Une personne âgée", pour le commun des mortels. "Une sympathique mamie", pour le voisinage. "Une mère idéale", pour son fils. "Une proie facile", "une bonne affaire", pour les voleurs assassins. Maryse, comme les autres, a péri pour une poignée d'euros, martyrisée par le bitume sur lequel elle avait été violemment projetée.

Cette scène, trop banale, s'est déroulée mercredi dernier, au matin, vers 8h30, à l'arrêt de bus du chemin de Bourrely (15e), à deux pas de chez elle. Et à trois pas de l'hôpital Nord, où elle est décédée cinq jours plus tard d'une hémorragie cérébrale. De ses blessures. "Deux individus sont passés devant elle à deux reprises, indique un policier en charge de l'enquête. La deuxième fois, ils ont tiré sur le sac."

Maryse résiste-t-elle ou est-elle entraînée par son sac, prise au piège par la lanière ? Elle se retrouve à terre, traînée sur plusieurs mètres jusqu'à ce que la sangle casse. Les voleurs prennent la fuite et Maryse plonge dans le coma. Elle n'en ressortira jamais. Pétri de douleur, un de ses fils laissait, hier, échapper un cri de colère. "Mais où est-on ? À Chicago ? Il va se monter des milices à Marseille !"

Dans le quartier, le choc a laissé la place à l'inquiétude. "Mais où ça va s'arrêter ?", s'affole un riverain de la zone pavillonnaire des Bourrely, surplombée par le parc Kallisté, La Granière et La Solidarité. "Je lui disais de ne pas sortir avec son sac. Mais elle me disait, 'je le tiens bien'", rapporte une voisine. "Ma mère allait partout. Elle n'avait peur de rien", assure son fils.

Difficile, en effet, d'imaginer que le danger rôde à deux pas de votre maison. Impossible d'envisager que sa vie va basculer en se rendant à la supérette du coin, de bon matin. Impensable de soupçonner que la mort, juchée sur un scooter, va vous frapper à un arrêt de bus. Comme les autres, Maryse n'avait rien vu venir. Et comme les autres, Maryse fera partie des statistiques. À Marseille, vingt-six personnes sont agressées chaque jour.

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mercredi, 26 janvier 2011

Les égouts de la république....

Fabienne Boulin-Burgeat : "Il est temps que l'opinion publique s'empare de ce dossier"

La fille de Robert Boulin, ministre du Travail mort en exercice en octobre 1979, publie "Le dormeur du val". Retour sur une bataille juridique de 31 ans.

lepoint.fr

Fabienne Boulin-Burgeat : "Il est temps que l'opinion publique s'empare de ce dossier"

Fabienne Boulin-Burgeat, dans la forêt de Rambouillet où le corps de son père a été découvert le 30 octobre 1979. © Houpline Renard / Sipa


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Propos recueillis par Marion Cocquet

On imaginait une femme chétive, amère, recluse dans son passé plein d'ombres. Rien à voir. Fabienne Boulin-Burgeat, très élégante, tout sourire, vous accueille en virevoltant dans son appartement parisien, prépare du café en s'excusant du désordre, le sert en montrant les caisses de vin fraîchement arrivées du Sud-Ouest où la famille le produit. Après 31 années de lutte judiciaire pour rouvrir l'enquête sur l'étrange décès de son père, "suicidé" dans un étang de la forêt de Rambouillet par cinquante centimètres de fond, elle assure avoir été sauvée de la monomanie Boulin par son optimisme, son bon sens paysan et son entêtement gascon. Le 5 janvier, elle a déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme, et publie mercredi Le dormeur du val aux éditions Don Quichotte. Et continue à ne pas désespérer de la justice de son pays.

Le Point.fr : Quand avez-vous décidé de faire ce livre ?

Fabienne Boulin-Burgeat : J'avais des propositions, depuis longtemps. Mais Deleuze disait très justement que ce n'est pas parce qu'on a une histoire familiale qu'il faut écrire un bouquin. Et puis, le 8 juin 2010, sur les marches du palais de justice de Versailles, alors que le procureur venait de m'apprendre qu'une fois encore des scellés dont nous demandions l'analyse pour rouvrir l'enquête avaient disparu, j'ai décidé de faire ce livre.

Pour quelle raison ?

Il est temps que l'opinion publique s'empare de ce dossier. Mon père a été élu sans discontinuer de 1958 à sa mort : c'est une affaire éminemment politique et qui, donc, concerne tous les citoyens. Je dis souvent que j'ai fait le deuil de mon père, mais pas des valeurs qu'il m'a enseignées : je suis prête à défendre jusqu'au bout l'idée d'une bonne justice, la fin d'une impunité, la séparation des pouvoirs. J'ai d'ailleurs été scandalisée d'entendre Michèle Alliot-Marie déclarer en juin, huit jours avant que le procureur ne me reçoive, que le dossier resterait clos. La justice de mon pays sortirait grandie si elle faisait la lumière sur cette affaire. C'est une nécessité républicaine.

Vous avez continué, après la mort de votre père, de fréquenter les milieux politiques ?

Absolument pas. Du jour au lendemain, nous n'avons plus vu personne, ma famille et moi. Il faut dire que les hommes politiques ne m'ont jamais beaucoup intéressée. Mon père est arrivé à la politique par la Résistance. Il faisait partie de cette génération disparue qui entrait en politique par souci du bien commun. J'avais six ans quand il est devenu député, 28 ans quand il est mort, alors qu'il était encore ministre. Le fait politique a été mon berceau, et continue de me passionner. Mais du milieu lui-même je n'ai jamais eu d'aide particulière. On me disait au contraire que cette affaire pouvait faire le jeu du FN... Notre démarche, à ma mère, mon frère et moi, dérangeait.

L'affaire est vieille de 31 ans, vous dites que le dossier Boulin fait aujourd'hui la taille "d'un jeune adolescent". Comment êtes-vous entrée dans l'affaire ?

Quand notre avocat de l'époque, Robert Badinter, a réclamé pour nous, un an après le décès de mon père, l'enquête préliminaire du CRPJ de Versailles, je n'avais pas les codes pour la comprendre. Hormis pour les photos, terribles, de son visage tuméfié. Je ne savais pas, par exemple, que le fait qu'on découvre mon père sur le ventre et qu'il y ait des lividités dans le dos signifiait qu'on l'avait déplacé après la mort. Il a fallu que je plonge dans le dossier, ça a été un gros travail. Et puis, je suis quelqu'un qui, spontanément, a plutôt confiance dans les autorités. Quand les juges et les policiers m'ont dit que c'était un suicide, et que l'enquête avait été minutieusement menée, je les ai d'abord crus.

Vous comprenez que l'idée d'une "vaste conspiration", comme le dit l'ordonnance de non-lieu, puisse empêcher l'opinion d'adhérer à cette démonstration ?

Pourquoi "vaste" ? Il suffit d'un petit groupe de personnes suffisamment puissantes et bien placées. Je ne dis pas que tout l'appareil d'État était concerné, au contraire, dans cette affaire, beaucoup de gens sont de bonne foi. Mais je regarde les faits : les lividités ; le fait que, contrairement à ce qui a été dit et répété, on n'ait jamais trouvé de barbiturique dans son sang et qu'il était donc impossible qu'il se noie dans 50 centimètres d'eau ; le fait que le Raymond Barre, Premier ministre de l'époque, dise, comme plusieurs autres hauts commis de l'État de l'époque, avoir été prévenu de sa mort plusieurs heures avant que les gendarmes ne soient envoyés pour rechercher "une haute personnalité susceptible d'attenter à ses jours". C'est terrible, ça fait peur. C'est pour cette raison que je demande à ce qu'un juge d'instruction se charge de cette affaire : ça fait vingt ans qu'il n'y a pas d'instruction, vingt ans qu'on me demande - parce que c'est une ordonnance de non-lieu en l'état, qui donc permet de rouvrir à tout moment l'instruction sur faits nouveaux - de trouver de nouveaux témoins. J'estime que ce n'est pas à la fille de Boulin de faire ce travail, mais à la justice.

Ce livre associe les éléments du dossier pénal à votre témoignage personnel sur votre père. Ne craignez-vous pas que cela nuise à sa crédibilité ?

Benoît Collombat a fait un livre de journaliste*, très objectif et que je trouve admirable. Quand j'ai commencé à écrire, je me demandais même ce que j'allais pouvoir y ajouter. Mais justement, c'est mon témoignage que j'apporte. Chacun y donne le crédit qu'il veut. Je ne cherche pas à faire un travail de juriste, même si j'ai un dossier en main que je livre en partie, mais je prétends avoir une honnêteté intellectuelle. Ce qui m'importe aujourd'hui, c'est que chacun puisse se faire son opinion, et agir en conséquence.

* Un homme à abattre, Contre-enquête sur la mort de Robert Boulin (Fayard).

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Sarkozy est décidément mauvais en tout !

2010, annus horribilis pour l'emploi

Par Marc Landré
26/01/2011 | 

Le nombre de demandeurs d'emploi a progressé entre 27100 et 32600 en décembre. Le chômage atteint ainsi des niveaux inégalés depuis plus de dix ans.

La décision du gouvernement de placer l'emploi au coeur de ses priorités pour 2011 se justifie de jour en jour. Car, contrairement au message d'optimisme délivré voici un an par Nicolas Sarkozy sur la foi des bons chiffres de décembre 2009 - il assurait que «le chômage baisserait dans les mois à venir»-, la situation est loin de s'être améliorée. Même si 2010 aura été moins dramatique que 2009, le bilan reste très négatif : le nombre de demandeurs d'emploi continue inéxorablement de progresser en France. Au cours de l'année écoulée, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi n'aura au final reculé qu'une seule fois (en octobre) dans les deux catégories de référence. L'hexagone renoue avec des niveaux non atteints depuis plus de dix ans: au 31 décembre dernier, on comptait entre 2,72 et 4,05 millions de chômeurs selon la catégorie retenue. Soit entre 80100 et 202500 demandeurs d'emploi de plus qu'un an plus tôt, des progressions toutefois 2 à 5 fois inférieures à celles en registrées en 2009.

Les données de décembre 2010, publiées hier soir par le ministère de l'Emploi, ne poussent guère à l'optimisme. Avec des progressions du nombre des demandeurs d'emplois inscrits de 27100 en catégorie A et de 32600 en ABC (incluant les chômeurs ayant travaillé plus ou moins de 78 heures dans le mois), décembre est l'un des plus mauvais mois de l'année.

 

 

Jeunes et seniors

Les jeunes et les seniors payent le plus lourd tribut avec une hausse mensuelle qui dépasse 1%. Pour les plus de 50 ans, l'augmentation sur douze mois est supérieure à 16%, quelle que soit la catégorie. Quant au nombre de chômeurs de longue durée, il poursuit sa lente et inexorable envolée : + 18,1% en douze mois pour les sans-emploi depuis plus de trois ans et + 38,5% pour ceux qui comptent deux ans de chômage. Même constat pour les offres d'emploi collectées par Pôle emploi qui chutent de 3% en décembre (mais restent stables sur un an) et celles satisfaites qui reculent de 2,5% sur un mois (et de 2,1% en douze mois).

Quant aux motifs d'entrées à Pôle emploi, les inscriptions pour fin de contrat à durée déterminée ou de mission d'intérim finissent 2010 à la hausse, de 5,8% et 2,5% respectivement, soit l'inverse de la tendance enregistrée en milieu d'année. Seule bonne nouvelle : les entrées après un licenciement économique ont reculé de près de 20% sur un an.

Xavier Bertrand, le ministre de l'Emploi, qui a passé une partie de son après-midi au téléphone avec les préfets de région, promet de «mobiliser tous les acteurs de la politique de l'emploi, en particulier les services publics de l'emploi régionaux et locaux, afin que 2011 soit une année de baisse sensible du chômage.» Des mesures concrètes, en direction des publics les plus fragilisés, seront prises dans les prochaines semaines, prévient encore le ministre. Les chômeurs de longue durée auront ainsi «un accès prioritaire aux contrats aidés et à la formation professionnelle» et les entreprises seront incitées à développer l'emploi en alternance pour les jeunes.

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Gaudin et la CGT les deux torpilles qui coulent le port de Marseille

"Ce qui se passe au Port de Marseille est grave"

Publié le mardi 25 janvier 2011 laprovence.com

Le président des armateurs marseillais, lance un cri d'alarme

La situation dans les ports, dont celui de Marseille, se dégrade à nouveau. En grève depuis vendredi, perturbé dans son fonctionnement les autres jours de la semaine, le port de commerce, poumon économique de la ville et de toute une région, souffre. Au terme d'une réunion rassemblant les secrétaires généraux des Grands ports maritimes, dont celui de Marseille-Fos, la Fédération des ports et docks CGT a décidé de reconduire un mouvement de grève de vendredi à lundi prochain. Les dockers seront en grève le vendredi et le dimanche, les agents portuaires le samedi et le lundi.

Vous présidez le Comité des armateurs marseillais. Comment vivez-vous la situation actuelle sur le port ?
Raymond Vidil :
Ce qui se passe est d'une gravité extrême. Les navires qui arrivent encore à Marseille ne sont pas travaillés dans les temps et restent en place; les autres, qui voient ce qui se passe, vont dans un autre port. Autant dire que nous perdons des trafics et que cela arrive, une fois encore, au plus mauvais moment car nos entreprises qui ont subi un long conflit en 2010, sont affaiblies. Nous pensions qu'en ce début d'année nous étions parvenus à un apaisement, que la réforme portuaire allait enfin être appliquée. De toute évidence ce n'est pas le cas. Le message qui est actuellement envoyé est négatif. On ne s'attendait pas à cela. Franchement, c'est dur. Il y a des interrogations pour le futur. C'est très inquiétant.

Il y a une perte de confiancede la part des clients ?
R.V. :
Oui. On a leur a dit que la réforme allait être appliquée, que tout se réglait, qu'on voulait regagner des trafics, bref, qu'on allait redevenir fiable. Et que voient-ils? Que tout est désorganisé.

Il s'agit d'un mouvement national, lié à la question de la pénibilité des métiers portuaires. N'est-il pas aussi lié au heurt entre la loi sur les retraites et ce qui a été négocié entre partenaires sociaux en complément de la réforme portuaire ?
R.V. :
Non et il y a un problème. Pour moi, il y a une confusion entre intérêt général et intérêt personnel. La loi qui a réformé les retraites, c'est l'intérêt général. On est dans un état de droit et il faut s'en féliciter quand on voit ce qui se passe ailleurs. Cette loi doit donc primer. Ce d'autant que le texte sur les retraites admet un cadre dérogatoire pour la pénibilité et que les limites sont définies. La loi est donc la loi. Alors pourquoi cette crise ?

Vous pensez qu'il s'agit d'empêcher la réforme portuaire de s'appliquer ?
R.V. :
J'espère bien que non ! La réforme portuaire et la réforme des retraites n'ont rien à voir. Cela dit, mon constat est que nous sommes otages d'un nouveau bras de fer. La vérité, c'est que nous allons mal et que tout le monde s'imagine qu'on renaît éternellement de ses cendres. Le port est en train de craquer, nous ne tenons plus les trafics et plus personne ne va croire en nos discours. On a trop répété que tout irait mieux.

Vous êtes inquiet...
R.V. :
Vous savez, ma compagnie, Marfret, réalise l'essentiel de son chiffre d'affaires dans les ports français et Marseille en particulier. Nous payons cette fidélité. Aujourd'hui, les trafics sont détournés et j'ai bien peur qu'un pas définitif soit franchi. Il faut que les partenaires sociaux se remettent de toute urgence autour de la table des négociations et en finisse au plus vite. Il faut rentrer dans le cadre légal, celui de l'intérêt général.

Comment jugez-vous la situation du port de Marseille ?
R.V. :
Il risque de rater une nouvelle prospérité pourtant à porté de main avec le nouveau terminal Fos 2XL qui est apte à capter de nouveaux trafics Est-Ouest. Mais ce qui me frappe le plus, c'est la résignation. J'ai toujours dit qu'il fallait un débat ville-port, une véritable révolution culturelle. Mais là, je sens qu'on est train de se tirer une balle dans le pied. Ces trafics reposent sur des lignes courtes. C'est-à-dire que le bateau est tributaire de son point de rendez-vous et ne peut se rattraper grâce à d'autres escales. Il ne peut toucher un autre port, sauf à tout désorganiser. C'est ce qui se passe et c'est un crève-coeur. Vous savez, la marchandise et particulièrement le conteneur, c'est comme l'eau. Elle coule vers les ports et n'est jamais captive.

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Sarkozy est à la culture ce que Domenech est au football: une imposture !

26/01/2011 - Le Sarkozy cuvée 2011 se veut maîtrisé et cultivé...

Chaque mercredi, Anna Cabana, journaliste au Point, livre une analyse politique pour le 6/7 de France Inter.

lepoint.fr

26/01/2011 - Le Sarkozy cuvée 2011 se veut maîtrisé et cultivé...

Après sa conférence de presse qui a donné le coup d'envoi de sa présidence du G8/G20, le chef de l'État a longuement discuté avec les journalistes de manière informelle © Witt / Sipa


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Anna Cabana

Revenons sur les relations entre Nicolas Sarkozy et les journalistes....

Il s'est produit un événement inouï, lundi midi, à l'Élysée, qu'on n'a pas traité avec toute l'attention qu'il méritait. Après avoir fait une conférence de presse sur le G20 très solennelle, très présidentielle, très maîtrisée, le chef de l'État est descendu de la tribune et il a passé quarante-cinq minutes à fanfaronner devant des journalistes sur ses goûts littéraires et cinématographiques. Il ne faut pas laisser l'Élysée réécrire l'histoire, comme ils le font depuis deux jours : cette séquence-là n'était pas prévue, mais alors pas du tout. Sarkozy a pris de court tous ses collaborateurs, et jusqu'au Secrétaire général, Claude Guéant. Il fallait entendre Guéant dissuader une éditorialiste de s'approcher de Sarkozy en lui disant : "Le président va s'arrêter, de toute façon." Et il a renchéri quand le chef de l'État est venu serrer la main de la consoeur : "Je dis à madame que c'est fini." Guéant aurait aimé que son patron regagne "présidentiellement" son bureau, mais le show improvisé ne faisait que commencer.

Sarkozy a-t-il fait ça pour renouer des relations cordiales avec la presse ?

Notamment. Mais la vraie raison, c'est qu'il était très content de sa prestation devant le pupitre, et, alors qu'il venait de prouver aux journalistes qu'il était capable d'afficher sa maîtrise de soi pendant une conférence de presse, il n'a pas résisté au plaisir de leur prouver une seconde chose tout aussi impensable : qu'il n'était pas l'homme inculte qu'ils décrivent depuis toujours. Parce que c'est à ça qu'il s'est attelé : à exhiber sa culture d'élite. Il n'a pas dit qu'il aimait Bigard, cette fois, il n'a pas non plus dit qu'il était un "gros populaire", comme il le disait avant. Non, il a énuméré fièrement les livres très chics qu'il avait lus. Sur Céline, par exemple, il ne s'est pas contenté de Voyage au bout de la nuit, non, cela aurait été trop attendu. Il a confié que son Céline préféré, c'était D'un château l'autre.

Vous ne le croyez pas ?

Je crois surtout que le Sarkozy millésime 2011 a fait exprès de se placer dans un registre haut de gamme. C'est ça qui est intéressant. Il a raconté qu'il avait lu un livre sur le général Hammerstein écrit par Enzensberger. Comme moi, il a écorché le nom de ce grand intellectuel allemand. Et comme il trouvait qu'on n'était pas assez impressionné par ce choix si élitiste, il a insisté : "Je vous assure, ce n'est pas une blague !" a-t-il dit. Pareil pour les films. Il a affirmé que le prochain qu'il allait voir, c'est La passion de Jeanne d'Arc, de Dreyer, son "cinéaste préféré" s'il vous plaît. Il savait quel Hitchcock serait diffusé le soir même sur Arte. "C'est à peu près la seule chaîne pour ceux qui aiment le cinéma", a-t-il assuré. À trop vouloir montrer qu'il est cultivé, il risque de se fâcher avec son ami Martin Bouygues...

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mardi, 25 janvier 2011

Marseille se vide de son peuple historique au profit de populations exotiques

Comment Marseille se peuple et se dépeuple

Publié le mardi 25 janvier 2011 laprovence.com

En 10 ans, la ville a gagné 53000 habitants. Avec quelques pauses et des différences selon les quartiers

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Evolution annuelle de la population de 1999 à 2008

"Marseille a encore gagné des habitants !", s'est félicité Jean-Claude Gaudin lors de ses voeux à la presse. Dans les faits, tout cela est un peu plus compliqué. La ville progresse sur le long terme, mais connaît aussi parfois quelques ponctuels décrochages. Au dernier recensement (2008), la commune a d'ailleurs perdu 975 habitants en un an. Il s'agissait même de la première baisse démographique depuis 1999. "La population municipale passe de 852 395 habitants à 851 420", confirme une spécialiste de l'Insee, en précisant aussitôt que "ces chiffres ne sont pas comparables".

Depuis 2004, en effet, la méthode de recensement a changé. "Dans les grandes villes, nous recensons chaque année 8% de la population. Les échantillons annuels sont donc variables. Il suffit que telle année, nous tombions sur une zone où une nouvelle résidence s'est créée pour obtenir des chiffres à la hausse. Inversement, l'échantillon peut se situer dans un quartier où un immeuble a disparu pour que la tendance s'inverse."La perte de 975 habitants est donc "marginale" pour le premier adjoint (UMP) Roland Blum, qui concède que "la crise a pu conduire quelques Marseillais à quitter la ville". Les échantillons de l'Insee se recoupant tous les six ans, seule l'évolution sur le long terme est pertinente. "On ne peut comparer l'année 2008 qu'à l'année 1999, dernière édition du recensement global", indique l'Insee.

Reprenons donc les chiffres de 1999. Marseille comptait alors 798430 habitants. Sur 10ans, la commune a donc gagné 52990 habitants, soit en moyenne 5888 par an. Jean-Claude Gaudin n'a donc pas tort lorsqu'il affirme que la tendance est à l'augmentation démographique. En revanche, la municipalité avait faux l'an passé, lorsque, comparant les chiffres 2007 à ceux de l'année précédente, elle claironnait que Marseille avait gagné 13000 habitants en un an: soit un bond de + 1,5% ! Or, si l'on regarde sur 10 ans comme le recommande l'Insee, la population marseillaise n'a augmenté "que" de 0,7% par an en moyenne. Et cette progression est inférieure à celle enregistrée sur l'ensemble de la région Paca (+0,9% par an), dans le Var (+1,2%) et même dans les Bouches-du-Rhône (+0,8%). Marseille connaît un bel élan, donc. Pas un boom démographique.

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Bienvenue à Marseille sur drogue !

L'Etat veut faire front face au banditisme des cités de Marseille

Publié le mardi 25 janvier 2011 laprovence.com

Le préfet a égrené les chiffres de la délinquance. Stups et homicides en tête

http://www.lexpress.fr/pictures/94/48128_une-partie-de-la-cite-le-clos-la-rose-a-marseille-ou-un-adolescent-de-16-ans-a-ete-tue-le-20-novembre-2010.jpg

19 novembre 2010: à la cité Le Clos La Rose (13e ), un jeune de 16ans est tué, un autre de 11 ans blessé grièvement. Ce sera le début de la traque des trafiquants dans les cités.

 

Nom de code : "Brennus". Objectif : terroriser les trafiquants d'armes et les "plans stups", comme jadis Charles Pasqua voulait "terroriser les terroristes". Depuis le 21 novembre, ce sont 156 opérations qui ont été conduites dans les Bouches-du-Rhône, pour l'essentiel dans les cités marseillaises. Avec plus de 3400 halls et caves visités, 86 armes saisies, dont 50 armes à feu, 62 kilos de cannabis, 3,5 kilos de cocaïne, 394 personnes interpellées et près de 26000 contrôlées.

Que cachent ces chiffres ? Une réalité fort préoccupante que les discours éthérés, peuplés du soleil écrasant de Marseille, du rêve transi de l'OM et d'une vie associative forcément dense avaient mis en sommeil. Une réalité qui dit l'ampleur de l'économie souterraine des cités et celle de la tâche qui reste accomplir. "Il n'y a pas de cohésion sociale, si le tissu social est complètement déstructuré par l'économie souterraine, aime à dire le préfet de région Hugues Parant. Il n'y a pas de vie démocratique si la terreur règne dans certains quartiers". C'est bien le problème révélé depuis le 19 novembre par l'affaire de la cité du Clos La Rose (13e ), cet homicide qui a coûté la vie à un jeune de 16 ans et failli en tuer un autre de 11 ans.

Est-ce le fait du hasard ? Depuis la mise en place du "plan Brennus", il n'y a plus eu de règlement de comptes mortel à Marseille. A moins qu'il ne faille songer que les frères Bengler arrêtés ont tari la violence des cités ? Durant l'année 2010, les homicides ont sensiblement augmenté avec 46 morts dans les Bouches-du-Rhône. Sur ce nombre, il faut compter 24 règlements de comptes sur fond de banditisme, même si on en recensait 29 en 2009.

"Ces chiffres sont spectaculaires cette année, analyse Roland Gauze, le directeur interrégional de la police judiciaire. Ils sont marquants par l'âge des victimes comme par l'heure à laquelle les faits sont perpétrés, souvent en plein après-midi." Les auteurs sont lourdement armés. Le port de la Kalachnikov est devenu le dernier sport de combat à risques. Mais police et gendarmerie innovent. "Le souci permanent consiste à mettre en parallèle une enquête économique, financière et patrimoniale, pour aboutir, si possible, à la saisie des avoirs criminels grâce au délit de non-justification de resssources", explique Roland Gauze.

A ceux qui seraient tentés par l'immobilisme, le préfet Parant a répondu hier par la nécessaire mobilisation de tous : "Je lance un nouvel appel aux bailleurs sociaux. On est pour ou contre les trafics de stups. On n'est pas dégagés de toute responsabilité". A bon logeur, salut !

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L'Hôpital contaminé par la diversité ...

Violences : sombre tableau pour les hôpitaux français

lefigaro.fr

Par Marion Brunet
25/01/2011 |
Dans un court rapport, le «pôle santé sécurité soins» (PSSS) du Médiateur de la République explique avoir reçu près de 14.000 requêtes, la plupart sur son numéro vert.
Dans un court rapport, le «pôle santé sécurité soins» (PSSS) du Médiateur de la République explique avoir reçu près de 14.000 requêtes, la plupart sur son numéro vert. Crédits photo : FRED DUFOUR/AFP

Patients comme personnels soignants peuvent se révéler agressifs, notamment aux urgences, selon le Médiateur de la République. Son bilan évoque aussi une recrudescence de signes religieux ostentatoires.

Un chirurgien insultant un adolescent obèse, des patients non respectueux des soignants, des étudiants bafouant le principe de laïcitéLe Médiateur de la République dresse un tableau édifiant des tensions vécues à l'hôpital dans son bilan annuel, publié ce mardi. Les manifestations d'agressivité sont courantes en milieu hospitalier, notamment de la part de patients aux urgences. Mais cette attitude peut aussi, de façon surprenante, provenir de personnels soignants. Si certains dérapent, bon nombre de ces professionnels paient toutefois un lourd tribut à l'exercice d'une profession difficile.

Dans un court rapport, le «pôle santé sécurité soins» (PSSS) du Médiateur explique ainsi avoir reçu près de 14.000 requêtes, la plupart sur son numéro vert*. Les plus nombreuses concernent les «événements indésirables, médicaux ou chirurgicaux», devant les «maltraitances et les violences» (20%), «l'insatisfaction des patients et des familles» (14%) et «les infections associées aux soins» (14%). Le PSSS a également «créé en septembre 2010 une cellule d'accompagnement et de soutien des professionnels», qui peut intervenir «après un événement traumatique grave (accident médical, tentative de suicide, accident grave, violences)».

 

«Votre fils coûte déjà bien assez cher à la sécurité sociale»

Parmi les exemples de dérapages du personnel soignant, le rapport cite le cas d'un garçon de 14 ans, violemment pris à partie par son chirurgien après une opération de l'appendicite. «Pourquoi je t'ai opéré ? De toute façon, tu es entouré de graisse et tu vas bientôt crever», lui a lancé le médecin le lendemain de son intervention. «C'est affligeant. Pourquoi cette violence verbale ? On est au delà de la maltraitance, pourquoi ce transfert d'agressivité vers le patient-usager ?», s'interroge Loïc Ricour, directeur du PSSS, alors qu'il n'y avait aucune situation de stress. «Dans cette affaire, le soin a perdu tout sens, c'est une violence incontrôlée, inconsciente et qui a été niée», décrypte-t-il. L'affaire s'est de son côté conclue par des excuses - tardives - du chirurgien.

Tout aussi édifiant, le témoignage de la mère d'un homme handicapé de naissance, mort dans une clinique à la suite d'un retard de prise en charge d'une occlusion intestinale. Elle n'a eu de cesse d'alerter le personnel médical des douleurs intenses de son fils. En vain puisque selon le rapport, elle s'était vue rétorquer : «Votre fils coûte déjà bien assez cher à la sécurité sociale, et ceci depuis sa naissance» ou encore «de toute façon il est condamné».

Autre phénomène signalé par le rapport : une recrudescence de signes religieux ostentatoires, notamment de la part d'étudiantes portant le voile, en contravention avec une circulaire de 2005. «Cela peut être source de malaise. Chacun va gérer son angoisse par une décharge d'agressivité», affirme Loïc Ricour. Si ces situations n'ont pas généré de violences, le rapport recommande toutefois «la mise en place de référents entre les établissements de santé et les différentes obédiences». Il signale également que le personnel soignant «doit souvent s'adapter à certains rites» : retarder des soins en raison de la prière, reporter des prises de sang pour cause de Ramadan ou bien encore trouver des solutions pour les patientes refusant d'être examinées par un homme.

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