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vendredi, 28 janvier 2011

Marseille, Préfecture des Bouches du Rat !

A Marseille, on compte 10 rats pour un habitant

Publié le lundi 24 janvier 2011 laprovence.com

http://www.marchelibre.be/Mammiferes/Ratnoir/rat_noir5.jpg

Depuis la grève des éboueurs, les rats sont partout !

 

Des rats à Marseille ? Ça, c'est pas vraiment un scoop. Du côté du Vieux-Port, on dit même qu'ils sont "gros comme des lapins !"… Ce qui est nouveau en revanche, c'est que les 12 000 tonnes d'ordures accumulées dans les rues de la ville l'automne dernier ont aggravé la situation. "Plus un quartier n'est épargné, constate Yves Levy, directeur commercial de la société ISS-Hygiène services (15e arr.). Depuis octobre 2010, les demandes d'intervention des entreprises et des particuliers ont augmenté de 20% alors qu'on avait connu une période d'accalmie depuis près de deux ans. Il va falloir au moins six mois pour éradiquer le phénomène."

Du coup, des appels au secours provenant du 8e et du 9e arrondissements, jusque-là relativement épargnés, sont de plus en plus fréquents. L'autre facteur aggravant est le chantier du tunnel Prado Sud. "La recrudescence de rats dans ce quartier est très nette, poursuit Yves Levy. Les travaux dérangent les rongeurs qui ils vont se réfugier dans les habitations." Plus voyant, le rat des villes est aussi devenu moins farouche.

Combien sont-ils exactement ? Les spécialistes des maladies infectieuses de l'hôpital Nord avancent le chiffre effrayant de 10 rats par habitant là où on parle habituellement d'un million de bêtes prospérant dans la ville. Et ils ont encore leurs quartiers favoris, comme Noailles, où les caniveaux débordant de détritus font leur bonheur.

"C'est une catastrophe, ça grouille même dans la journée, affirme Lahcene, patron d'une petite épicerie équipée depuis peu de rideaux métalliques pour limiter l'invasion. Un peu plus loin, la pharmacienne a été marquée, elle, par les batailles de rats et de pigeons pendant la grève des collectes. Le tableau n'est guère plus réjouissant à Belsunce. "On est infestés, ce week-end, j'en ai même un qui a fait un ravage dans mes catalogues, peste un commerçant, juste en face du Centre Bourse. Le raticide ? Ils le contournent. Les pièges ? Ils s'en moquent. J'en ai mis un. Le fromage a été mangé. Le piège, lui, il a pas bougé."

Pizzaïolo à la Porte d'Aix, Medhi fait régulièrement le même constat : "Ils ont vraiment proliféré, c'est devenu chaud ! Avant, la Ville, elle mettait des graines, c'est plus le cas maintenant." L'ampleur du phénomène n'a pas échappé à la direction du service santé publique, qui effectue environ 1 500 dératisations et assure le ramassage de 2 200 animaux morts -dont une majorité de rats- chaque année. Pour pallier "des effectifs devenus insuffisants" (ils seraient moins d'une demi-douzaine…) une campagne de recrutement vient d'être lancée.

Le service dit travailler sur deux axes de réflexion : "Une intervention simultanée des équipes en charge du ramassage des ordures, de la propreté urbaine, du nettoyage des avaloirs et de la dératisation." Il voudrait aussi solliciter "des acteurs privés (syndics de copropriété) pour intervenir simultanément sur le domaine privé (dératisation des cours arrière d'immeubles et des parties communes)". Mais le rat a encore de beaux jours devant lui : "La première phase" de ce projet ne devrait pas voir le jour "avant la fin 2011".

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Renaud sera lui aussi Amiral...à l'image d'Escartefigues à bord de son "ferry-boîte"

Muselier tacle Caselli et titille Gaudin

Publié le vendredi 28 janvier 2011 laprovence.com

L'élu UMP dresse un constat à charge du bilan de MPM et s'"autorise tout" pour 2014.

http://www.lesmanantsduroi.com/Images12/muselier.jpg

"On aura du mal à me bâillonner !" avertit le député UMP, vice-président de MPM.

 

Il aura commencé l'année comme il l'a terminée. Ferrailleur. Voilà donc plus d'un an que le bouillonnant député UMP, Renaud Muselier, porte-parole de la droite à la communauté urbaine, a affûté sa stratégie d'assaut et n'en dévie pas. A tort ou à raison ? Une fois encore, profitant de la figure imposée des voeux à la presse, le 1er vice-président de Marseille Provence Métropole a sonné, hier, une nouvelle fois la charge contre la gestion de cette institution, ébranlée par l'affaire Alexandre Guérini, incarcéré pour fraudes présumées sur les marchés publics, et contre son président socialiste Eugène Caselli.

Ces deux-là s'étant engagés ces derniers jours dans de nouvelles relations épistolaires et acides prolongeant, en quelque sorte, l'échange peu amène qu'ils avaient eu en décembre, lors d'une séance plénière sous tension. Renaud Muselier ayant porté le fer dans l'hémicycle du Pharo. Sur le même ton, il a réitéré tout à trac ses attaques véhémentes contre "la dérive financière" de MPM, "les hésitations coupables et les atermoiements" en matière de transports et surtout, de déchets, là où le bât judiciaire blesse.

Avec pour leitmotiv un "je n'accepterai jamais que Marseille soit otage des petits arrangements ou de l'incompétence et de l'amitié qui se transforme en complicité", de circonstance. Rappelant à ceux que ce gimmick agace, à droite comme à gauche, "qu'on aura du mal à le bâillonner".

La posture est accompagnée d'une petite musique que laisse désormais entendre, sans complexe, l'ex premier adjoint, qui brigue la mairie en 2014, et n'hésite pas à cultiver sa différence. D'abord en revendiquant cette stratégie offensive, presque trois ans après avoir raté la marche à MPM, alors que Jean-Claude Gaudin a toujours joué l'apaisement dans le contexte politico-judiciaire de ces derniers mois. Ensuite en estimant, hier, qu'il fallait "revoir la politique de la ville en terme de police municipale", jetant ainsi un pavé dans la mare, tandis que le maire se veut plus circonspect. Enfin en assurant que si Jean-Claude Gaudin "ne s'interdit rien pour 2014, moi je m'autorise tout".

Jeu de rôle ou envie de se faire entendre ? "Nous avons toujours trouvé un équilibre politique. J'ai une grande affection pour Jean-Claude Gaudin avec qui je suis très lié, je suis loyal et déterminé, on ne va pas prendre la mairie en viager". C'est sa nature : Renaud Muselier n'est décidément pas un taiseux.

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jeudi, 27 janvier 2011

Sarkozy, mieux vaut l'avoir en face que dans son dos !

Pourquoi le Brésil n'a pas acheté les avions Rafales...le nouvel obs' 27/1/11

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La cause du refus brésilien d’acheter les avions Rafale à la France a été rendue publique la semaine dernière au Brésil. Dilma, la présidente de la république, a annoncé que son pays avait renoncé aux avions français. La presse brésilienne, notamment l’hebdomadaire Veja du 26 janvier 2011 (page 48 : "A historia de um negocio perdido"), explique que longtemps pourtant le Rafale (malgré son prix exorbitant) était le favori des forces armées brésiliennes.

Un contrat de 6 milliards de dollars pour 36 avions de chasse.

Seulement voilà, Lula a pris la mouche contre Sarko.

Pourquoi ?

D’après Veja, Sarko aurait secrètement encouragé Lula à développer un canal de négociation avec les iraniens au sujet du programme nucléaire.

Ce que le président Lula a fait.

Seulement voilà, au moment crucial, la France s’est désolidarisée publiquement du Brésil. Sarko a oublié ses engagements passés les yeux dans les yeux avec le président brésilien et a même voté les sanctions contre l’Iran, laissant le Brésil seul au milieu du gué.

Lula s’est senti trahi (il n’est pas encore habitué...) et il a fait passer le dossier français sous la pile.

Cette tendance irrépressible à la trahison de notre président aura cette fois coûté 6 milliards de dollars au budget national.

Et sans vouloir remuer trop le couteau dans la plaie chez Dassault, le coût total du programme Rafale a coûté près de 36 milliards d'euros d'argent public (nos impôts) sans parvenir, pour l'instant, à en vendre à un pays étranger...

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La France sous influence des francs-macros ! Sarkozy ne demande pas loi contre la franc-maçonnerie !

Francs-maçons, la main invisible

La nomination d'Henri Proglio à la tête d'EDF ou les millions versés par l'État à Bernard Tapie, une histoire de frères...

lepoint.fr
Francs-maçons, la main invisible

Cérémonie franc-maçonne, à Dijon, en février 2010. L'omerta est la règle. © Jean-Luc Petit / Gamma


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Par Sophie Coignard

La reconduction de François Fillon à Matignon est une défaite des francs-maçons, dont beaucoup soutenaient ouvertement Jean-Louis Borloo, qui, en tant que chef du Parti radical, incarne la tradition fraternelle au sein de la République. Telle est l'analyse à laquelle se livre un personnage politique français de tout premier plan sur le récent remaniement ministériel. Voici son raisonnement : "Il suffit de regarder qui soutenait Borloo : Claude Guéant, le secrétaire général de l'Élysée, pour une fois d'accord avec Henri Guaino, mais aussi le patron d'EDF, Henri Proglio, qui nie être initié, mais cela fait rire tout Paris."

Notre observateur averti ne souhaite évidemment pas apparaître à visage découvert. "Ce que je vous dis est une évidence pour quiconque s'intéresse aux jeux d'influence au sommet. Mais je n'ai pas envie de passer pour un paranoïaque, s'amuse-t-il. Et puis, les frères sont les premiers à avancer masqués, non ? Dans tous les cénacles, la "main invisible" des francs-maçons anime les conversations. Pourquoi ? Parce qu'elle obéit à une combinaison magique : réseau d'influence plus secret d'appartenance. Le cocktail parfait !

Omerta

D'ailleurs, comme pour illustrer ces propos, quelques jours après sa sortie du gouvernement, Jean-Louis Borloo organise dans les Salons de l'Aveyron, à Paris, un "dîner républicain" de 800 personnes. Traditionnellement, ce banquet réunit des frères et leurs amis défenseurs de la laïcité pour commémorer la loi de séparation des Églises et de l'État. Là, c'est la fête à Jean-Louis ! Les familiers des loges ne manquent pas autour des tables. Ceux qui l'assument et ceux qui le taisent. Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient aujourd'hui conseiller officieux de Nicolas Sarkozy pour les questions de sécurité, Xavier Bertrand, ministre du Travail, Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, Serge Lepeltier, premier vice-président du Parti radical valoisien, Patrick Ollier, tout nouveau ministre chargé des Relations avec le Parlement, Gérard Larcher, président du Sénat...

François Fillon, qui n'est pas franc-maçon, est resté Premier ministre. Preuve que les frères ont perdu la main ? Certainement pas. Mais on ne gagne pas à tous les coups... Les initiés sont d'ailleurs aussi nombreux qu'avant autour de la table du conseil des ministres. Est-ce un problème ? Ce n'en serait pas un si ces hauts responsables, garants de l'intérêt général, ne niaient pas, pour la plupart, leur appartenance avec la dernière énergie. Ils ne sont pas les seuls. Dans la police, dans la magistrature, dans l'Éducation nationale, dans les banques et compagnies d'assurances mutualistes, à EDF, à La Poste, personne n'a jamais franchi le seuil d'un temple, si l'on s'en tient aux déclarations officielles. De cette omerta nourrie par les initiés eux-mêmes résulte un étrange paradoxe : dès qu'une nomination ou une décision semblent inexplicables, chacun, parmi les profanes, songe à la franc-maçonnerie. Comment en serait-il autrement ?

Réseaux fraternels

Un député important de la majorité reçoit un jeune élu prometteur dans son bureau de l'Assemblée nationale. "Alors, tu es où, toi ?" lui demande-t-il tout de go. Son interlocuteur mettra un moment à traduire ce "où ?", qui signifie "dans quelle obédience ?". Un cadre supérieur bardé de diplômes est embauché dans un grand groupe de distribution d'eau. Au fil des jours, il comprend que ses collègues et ses supérieurs le prennent pour ce qu'il n'est pas : un frère. Doit-il jouer la comédie ? "Les premiers temps, je me suis contenté de ne pas les détromper, sans jamais mentir, raconte-t-il. Au bout de quelques mois, des relations d'estime mutuelle s'étaient installées, ce qui rendait mon silence coupable. Je me suis donc dévoilé, si j'ose dire : non, je n'en étais pas. À mon grand soulagement, cet aveu a été accueilli avec décontraction. Mais on m'a fait comprendre qu'il était utile et intéressant d'y entrer, pour instaurer un climat de confiance avec les clients et même en interne." A-t-il accepté ? Il assure que non. On n'est pas sûr de le croire sur parole.

Ceux qui s'y sont frottés sont prompts, ensuite, à voir des réseaux fraternels partout. Les nouvelles normes qui s'imposent à l'habitat en matière d'environnement ? Une gentillesse faite aux prestataires par le ministère. La difficulté à fusionner les Caisses d'épargne et les Banques populaires ? Une guerre entre maçons d'obédiences différentes et aux intérêts disjoints. La nomination d'Henri Proglio comme P-DG d'EDF, poste qu'il comptait cumuler avec son maintien à la tête de Veolia ? Une revanche des francs-macs. Les assauts contre Anne Lauvergeon pour lui faire quitter Areva ? Une guéguerre entre la maçonnerie et le corps des Mines, dont Mme Lauvergeon est un élément actif... Les millions versés par l'État à Bernard Tapie à l'issue de son combat contre le Crédit lyonnais ? Rien n'aurait été possible sans les frères.

"Abus de pouvoir"

Dans cette longue - et coûteuse - saga de Tapie contre l'État, le mot "franc-maçon" n'est jamais prononcé, mais brûle toutes les lèvres. Dans son livre "Abus de pouvoir", François Bayrou lui consacre un chapitre violent dont certains passages doivent être lus entre les lignes. Le président du MoDem évoque ainsi la manière dont un amendement législatif a été introduit afin de permettre aux établissements publics administratifs d'avoir recours à l'arbitrage pour résoudre leurs conflits. : "Qui avait, dans le secret des cabinets, préparé ce texte ? (...) Était-ce le cabinet du ministère de l'Intérieur, ceux de Nicolas Sarkozy et de Brice Hortefeux ? Ou Bercy, sous la double autorité du ministre de l'Économie, Thierry Breton, et du ministre du Budget, Jean-François Copé ?" Les initiés compléteront d'eux-mêmes : tous francs-maçons ou très proches des loges.

D'ailleurs, un initié, et pas le moindre, réagit lui aussi à l'arbitrage qui couvre Tapie de millions. Dans les colonnes de Libération, Jean-Michel Quillardet, un avocat qui était alors grand maître du Grand Orient, s'indigne. "Je voulais envoyer un signal : montrer que les francs-maçons ne sont pas tous dans les combines, explique-t-il. On sait que des membres de la GLNF ont joué un rôle dans cette affaire, à l'Élysée, à Bercy, mais aussi parmi les avocats d'affaires spécialisés dans les liquidations judiciaires, qui sont à la fois proches de Tapie et impliqués dans des transactions en Afrique."

Il faut louer le courage de Jean-Michel Quillardet, à qui cet article n'a pas fait que des amis dans l'univers maçonnique, où la règle d'or consiste à se taire pour ne pas ternir l'image des obédiences et de leurs membres. Un raisonnement à courte vue : depuis le docteur Freud, chacun sait les ravages opérés par le silence et la violence que peut revêtir le retour du refoulé.

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Il nous reste les "oeuvres" de BHL et de Caroline Fourest...

Point de vue

Céline dévoilé

LEMONDE.FR | 27.01.11

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Louis- Ferdinand CELINE.

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La polémique qui a conduit le ministre de la culture à interdire que l'on célèbre officiellement en France le cinquantenaire de la mort du plus grand de nos écrivains au vingtième siècle, avec Marcel Proust, m'a fait relire un article remarquable, courageux et définitif publié en janvier 2010 sous le titre "Uncovering Céline" par Wyatt Mason dans "The New-York review of books", aisément accessible sur internet.

Cet article est d'abord fondé sur une analyse littéraire de grande qualité des textes et en particulier des pamphlets de Céline qui font encore scandale, qui ne sont plus publiés officiellement en France et qui ne sont pas traduits en anglais à la différence du reste de l'oeuvre de Céline adulée dans le monde entier. Wyatt Mason cite une lettre adressée avant guerre par Céline à une amie dont le mari avait été déporté puis tué à Dachau et qui exprime toute sa compassion. L'auteur expose pourquoi il faut lire toute l'oeuvre de Céline, y compris ces pamphlets qui sont, quelque aversion que l'on puisse ressentir pour l'antisémitisme, des oeuvres littéraires indispensables à comprendre cet immense écrivain.

La revue "The New-York review of books" n'est certainement pas antisémite. Elle est lue par toute l'intelligentsia de Babylone et son lectorat compte un grand nombre de personnes d'origine juive et sans doute beaucoup de fils et de petit-fils de déportés. Cet article n'a provoqué à ma connaissance aucun scandale dans ce public cultivé.

L'auteur cite Philip Roth et son admiration sans borne pour Céline et en particulier ces phrases: "To read him, I have to suspend my jewish conscience, but I do it, because anti-semitism isn't at the heart of his books, even Castle to Castle. Céline is a great liberator. I feel called by his voice." Une fois de plus la France de la repentance est ridicule. Rien n'interdisait ou n'aurait du interdire de célébrer un de nos plus grands écrivains, quitte à essayer de comprendre pourquoi ce génie a pu être possédé de ce démon ignoble de l'antisémitisme, quitte à dire que la France a été très majoritairement, hélas, antisémite et qu'il nous faut comprendre l'histoire pour éviter qu'elle ne recommence et non pas l'occulter.

Par ailleurs si nous devions ne pas célébrer les grands personnages qui ont partagé des idées ou qui ont commis des actes que notre morale réprouve, nous ne célébrerions plus grand monde. Faut-il parler encore de Jules Ferry dont les discours sur la supériorité de l'homme blanc sont bien plus choquants que les pires dérapages des Le Pen père et fille? Platon était esclavagiste, Napoléon un dictateur aussi irrespectueux des droits de l'homme que Ben Ali, Louis XIV a révoqué l'Edit de Nantes et instauré une odieuse intolérance religieuse, et Mao Zedong était un criminel qui se vantait d'avoir massacré plus de chinois qu'aucun autre de ses prédécesseurs à la tête de l'empire du milieu! En définitive il reste que les études françaises sont plus libres aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne qu'en France, qu'un des meilleurs spécialiste de Vichy s'appelle Paxton, que les passions françaises ont été décrites par Théodore Zeldin, que sans l'immense travail de Philib Kolb de l'Université d'Urbana-Champaign nous ne connaîtrions pas la correspondance de Proust et que beaucoup de nos plus remarquables professeurs de littérature française, d'Antoine Compagnon à Marc Fumaroli, enseignent à New-York...

Parce qu'il est un homme de culture et un homme courageux, Frédéric Mitterrand aurait du défendre cette célébration malgré la difficulté qu'il y aurait eu à expliquer les choses. Il a préféré la facilité, l'esquive, la lâcheté. On me dira que ce n'est pas grave, que rien n'empêche de lire les livres non censurés de Céline, de se contenter de "Voyage au bout de la nuit" et de "Mort à crédit", qu'il est plus tellement plus simple d'occulter, de faire le Tartuffe en voulant cacher ce que l'on ne saurait voir. C'est hélas par la multiplication de ces renoncements, de ces lâchetés qu'un peuple perd sa culture. La France de la censure, de la lâcheté a marqué un point, celle du courage, des batailles culturelles, de la liberté et de l'intelligence a reculé.

Dans le seul entretien télévisé que je connaisse de Céline, on le voit et on l'entend répondre à tous ceux qui l'attaquent que "ces gens sont lourds...", le mot revient pendant plusieurs minutes lumineuses et souriantes où le génie transparaît avec plus d'évidence encore que dans ses livres, avec son humour, sa légèreté, cette agilité féline qui nous fait entrevoir pourquoi le vieillard de Meudon adorait tellement ses chats. Wyatt Mason concluait son article en soulignant que Céline était avant tout un humoriste. Je mets d'ailleurs au défi quiconque de lire sans éclater de rire certains morceaux d'anthologie de Céline comme la description désopilante de l'ascension du ballon aérostatique dans "Mort à crédit" qui s'appelle "Le zélé" et dont l'auteur remarque qu'il ne dépassait guère le niveau du premier étage des maisons...

La France fut, au temps lointain de sa grandeur, la terre d'élection d'une certaine légèreté spirituelle, elle devient lourde, pesante à mesure qu'elle se rapetisse et se traîne au niveau de la boue.

 

Paul Giacobbi, député, président du Conseil exécutif de Corse

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Sarkozy annonce(rait) une loi contre les maladies !

 

Nelson Mandela serait "très malade"

AFP
27/01/2011 | lefigaro.fr

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Le premier président noir d'Afrique du Sud, Nelson Mandela, est "très malade" mais "pas en danger" de mort, (ouf ! la planète va pouvoir reprendre sa rotation autour du soleil... ndlr) a indiqué ce soir une source proche du héros de la lutte anti-apartheid, 92 ans, hospitalisé depuis mercredi à Johannesburg.

"Il n'est toujours pas rétabli mais nous nous attendons à ce qu'il sorte demain (vendredi) de l'hôpital", a ajouté la même source. Aucune information officielle sur son état de santé n'a filtré depuis un communiqué de la Fondation qui gère ses oeuvres caritatives et son nom, mercredi, affirmant que M. Mandela avait été hospitalisé à Johannesburg pour des "examens de routine".

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L'Europe du pognon contre l'Europe des Nations.

Vaucluse : des salariés recasés en Pologne pour 450 euros par mois

Publié le jeudi 27 janvier 2011 laprovence.com

Obligé par la loi de proposer des postes à certains de ses salariés de l'usine du Vaucluse qu'il a fermée, le groupe papetier Schweitzer-Mauduit veut les muter à Lodz, à 1910 kilomètres de Malaucène ! Pour 450 euros par mois...

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Depuis avril 2009, les employés des papeteries de Malaucène se battent pour leur survie. Après les licenciements intervenus en 2010, les salariés protégés restent seuls.

 

"Si on voulait que je refuse le poste, on ne s'y prendrait pas autrement." Joël Charbonnel, 57 ans,a trente ans d'ancienneté aux papeteries de Malaucène, fermées depuis 2009. En tant que salarié protégé, il avait signifié qu'il était prêt à étudier toute proposition, même à l'étranger, pour son reclassement. Il a été convoqué avec d'autres la semaine dernière à Quimperlé, en Bretagne, à la maison-mère du groupe Schweitzer-Mauduit. Il ne décolère pas et lit le descriptif du poste d'imprimeur qu'on lui proposeen Pologne : "Station debout prolongée, bruit, efforts physiques ponctuels", le tout selon la loi locale, c'est-à-dire à raison de 12 heures par jour et pour un salaire équivalent à... 450 euros !

En outre, la DRH polonaise, présente lors de l'entretien, ne parlait pas le français et n'a apporté aucune précision supplémentaire. "J'ai demandé à me rendre là-bas avec mon épouse, pour voir le poste, comme c'est prévu dans le plan de sauvegarde de l'emploi, mais on m'a envoyé promener !", poursuit Joël Charbonnel, bien décidé à aller au bout de la démarche. Tout comme ses collègues qui voient dans ces propositions une simple procédure pour que le groupe se mette en conformité. Régis de Charrette, ancien responsable des études, s'est vu proposer un emploi d'ingénieur sur un site français, au Mans, avec un salaire amputé d'un tiers de ce qu'il touchait à Malaucène.

"On nous propose des postes inacceptables pour qu'on les refuse afin de nous licencier. "Deux autres emplois ont été proposés à Quimperlé sur une ligne de fabrication de papier Lip (1). Problème, cette ligne est en construction et les salariés de Quimperlé ont déjà posé des candidatures en interne. "On n'a rien pour se faire une idée, et visiblement, ces postes sont déjà pourvus", regrette Thierry Barnier, ancien chef d'équipe. Il dénonce aussi la méthode: on leur a demandé de passer des tests, ce qu'ils ont refusé, et la réponse aux propositions doit être donnée dans les 10 jours.

"S'il y avait un véritable besoin, pourquoi ne pas avoir proposé ces postes à l'ensemble du personnel licencié ?", s'interroge Jean-Marc Moulin, porte-parole des salariés. "Parce que nous avons obligation de donner la priorité aux salariés protégés", justifie la direction jointe par téléphone. Elle confirme qu'elle propose 12postes à Quimperlé et 6 postes en Pologne, "aux conditions locales de salaires, de l'ordre de 450 à 700 € par mois".

Le groupe Schweitzer-Mauduit a l'intention de développer le marché du Lip : la fabrication de ce papier devrait se faire à Quimperlé et à Saint-Girons, quant au découpage et à l'impression, ils se feraient à Lodz, en Pologne. "Nous sommes les seuls au monde à produire ce type de papier mis au point aux États-Unis", assure encore la direction. "Mais la mise aux normes européennes s'est faite à Malaucène, maintient Jean-Marc Moulin. C'est avec notre savoir-faire que le site polonais va se développer."

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Communiqué de presse.

EN BREF…

 

Coincée entre l’annonce de la fermeture de l’autoroute A55, l’indice de la qualité de l’air en ville et la vie de l’Olympique de Marseille en l’absence de l’un de ses joueur clefs,  c’est dans la rubrique « EN BREF » que j’ai appris ce matin le décès de Maryse, 73 ans, victime de deux jeunes salopards qui l’avaient violemment fait chuter pour lui voler son sac.

« EN BREF » c’est donc dans cette colonne du journal que nous découvrons désormais les horreurs de la veille et qui sont chassées de la mémoire et de l’indignation collectives  dès le lendemain par la publication d’une nouvelle brève…

Car, qui se souvient de cette personne âgée et de cet handicapé de la Belle de Mai torturés il y a quelques jours à peine par des « jeunes » pour quelques dizaines d’euros ?

Qui se souvient  de ces centaines de « brèves » qui nous apprenaient il y a peu, les agressions violentes pour arracher quelques grammes d’or accrochés  au cou des Marseillaises ? Qui se souvient de cette « brève » qui en quelques lignes, nous informait qu’une  femme enceinte avait été violemment projetée au sol par son agresseur alors qu’elle lui avait proposé de lui  remettre  son collier  pour protéger la vie de son enfant à naître ? Qui  se souvient du pompiste des Catalans abattu pour sa caisse ? De Sylviane poignardée à la sortie d’une discothèque il y a 10 jours à peine ? …

Diluée dans une société mortifère,  consumériste et amorale, la disparition violente de la vie humaine ne trouve plus de place que dans la rubrique des « Français écrasés » !

Cette banalisation de l’horreur pour tenter de mieux l’oublier,  est la dernière stratégie des Sarkozy, Hortefeux,  et autre Gaudin qui sont les premiers responsables de cette spirale infernale.

Face à cette amnésie organisée, les hommes et les femmes du Front National de Marseille se mobilisent d’ores et déjà pour que le cauchemar de la présidence Sarkozy fasse à son tour partie des brèves de notre Histoire.

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