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dimanche, 06 février 2011

Il y a encore quelque chose de bon dans la perfide Albion...

Cameron dénonce l'échec du multiculturalisme

Par lefigaro.fr
05/02/2011 | 
Les déclarations de Cameron devant la Conférence de Munich sur la sécurité marquent un changement important dans la politique britannique à l'égard des minorités.
Les déclarations de Cameron devant la Conférence de Munich sur la sécurité marquent un changement important dans la politique britannique à l'égard des minorités. Crédits photo : Kai Moerk/AP

Le premier ministre britannique estime que la politique de «tolérance» à l'égard de ceux qui rejettent les valeurs occidentales a échoué dans son pays. Vives réactions au sein des organisations musulmanes.

Le premier ministre britannique, David Cameron, comme la chancelière allemande Angela Merkel en 2010, a dénoncé samedi l'échec de la politique de multiculturalisme dans son pays, en appelant à mieux intégrer les jeunes musulmans pour lutter contre l'extrémisme. Les déclarations de David Cameron devant la Conférence de Munich sur la sécurité marquent un changement important dans la politique britannique à l'égard des minorités ethniques et religieuses.

Le premier ministre britannique a en effet estimé que le fait d'avoir adopté une politique de trop grande «tolérance» à l'égard de ceux qui rejettent les valeurs occidentales, avait échoué. Il a plaidé en faveur d'«un libéralisme plus actif, plus musclé» pour défendre activement l'égalité des droits, le respect de la loi, la liberté d'expression la démocratie, et renforcer l'identité nationale en Grande-Bretagne. «Si nous voulons vaincre cette menace, je crois qu'il est temps de tourner la page des politiques du passé qui ont échoué», a-t-il déclaré, à propos de l'extrémisme islamique dans le pays.

Ces déclarations surviennent après celles d'Angela Merkel, qui avait elle-même estimé en novembre que le multiculturalisme était un échec et que l'Allemagne n'avait pas assez fait pour intégrer ses immigrés. L'extrémisme islamique préoccupe grandement les autorités britanniques depuis les attentats meurtriers du 7 juillet 2005 dans les transports londoniens.

«Avec la doctrine du multiculturalisme d'Etat, nous avons encouragé différentes cultures à vivre séparées les unes des autres» et du reste de la population, a estimé David Cameron. Cela a conduit, selon lui, à un déficit d'identité nationale en Grande-Bretagne qui a amené de jeunes musulmans à se tourner vers une idéologie extrémiste. «Franchement, nous avons besoin de beaucoup moins de cette tolérance passive des dernières années et de beaucoup plus de libéralisme, actif et musclé», a-t-il déclaré.

 

«Offensant et incorrect»

Cameron a clairement fait la distinction entre l'islam en tant que religion et l'idéologie politique des islamistes: «Ce n'est pas la même chose», a-t-il souligné. Il a toutefois dénoncé l'ambiguïté sur les valeurs occidentales de certains groupes non-violents qui se présentent comme un lien avec la communauté musulmane, estimant qu'ils ne devraient plus recevoir de fonds publics et ne plus être autorisés sur les campus universitaires.

Plusieurs organisations musulmanes en Grande-Bretagne ont dénoncé ces propos. «C'est décevant», a réagi Faisal Hanjra, l'un des responsables du Conseil musulman britannique. «Une fois de plus il semble que seule la communauté musulmane soit sous le feu des projecteurs, elle est traitée comme faisant partie du problème, et non comme pouvant faire partie de la solution», a-t-il déclaré à la radio britannique BBC. «Montrer du doigt les musulmans comme il l'a fait ne fait que nourrir l'hystérie et la paranoïa à l'égard de l'islam et des musulmans», a regretté de son côté Mohammed Shaqif, à la tête de la Fondation Ramadan, spécialisée notamment dans l'éducation.

«Les musulmans britanniques exècrent le terrorisme et l'extrémisme, et on a travaillé dur pour éradiquer ce mal de notre pays, mais suggérer qu'on ne partage pas les valeurs de tolérance, de respect et de liberté est profondément offensant et incorrect», a-t-il estimé. «Le jour où l'on voit les fascistes dans la rue (...) , on ne voit pas de condamnation similaire» de la part du gouvernement les visant, a-t-il noté, faisant allusion à une manifestation d'extrême droite organisée samedi à Luton, ville située à 50 km au nord de Londres.

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Ca s'est passé à coté de chez vous...

Sevran : abandonné sur un balcon, le nouveau-né est sauvé in extremis

Nathalie Perrier et Stéphane Sellami | Publié le 05.02.2011

leparisien.fr

ARCHIVES
Une jeune femme de 19 ans, qui avait caché sa grossesse à sa famille, a accouché au domicile de ses parents, vers 1 h 30, dans la nuit de vendredi à samedi, à Sevran (Seine-Saint-Denis). Après avoir mis son enfant au monde toute seule, la jeune mère l'a ensuite abandonné sur le balcon de l'appartement familial. La grand-mère du bébé s'est rendu compte, une heure plus tard, de la présence de ce dernier sur le balcon avant d'appeler les pompiers.

Transportée en état d'hypothermie à l'hôpital Jean-Verdier à Bondy, le nouveau-né a été secouru à temps. Selon un premier diagnostic, ses jours ne sont pas en danger. Sa mère a également été hospitalisée. Les policiers de la sûreté territoriale de Seine-Saint-Denis ont été chargés de l'enquête.

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Et elle s'accroche, comme les autres, à son poste !

Tunisie : Michèle Alliot-Marie a effectué un deuxième vol en jet privé

LEMONDE.FR | 05.02.11 |


 

Michèle Alliot-Marie a effectué un deuxième vol à bord d'un jet privé appartenant à des proches de la famille Ben Ali, lors des vacances de Noël. La ministre a confirmé ce samedi les informations du Nouvelobs.com, qui relatait que la ministre et son époux ont effectué un aller-retour à bord du jet de l'homme d'affaire Aziz Miled, entre Tabarka et Tozeur, dans le sud du pays. Cet aller-retour aurait eu lieu le 29 décembre, alors que la contestation contre le pouvoir tunisien prenait de l'ampleur dans le pays.

Michèle Alliot-Marie était déjà la cible de nombreuses critiques pour avoir emprunté l'avion d'Aziz Miled, qu'elle connaît "de longue date", entre Tunis et Tabarka. La ministre avait expliqué qu'il s'agissait d'une rencontre fortuite, et que ce vol n'était pas prévu. Des explications qui contenaient plusieurs approximations, et qui n'ont pas convaincu, notamment à gauche ; au micro d'Europe 1, Daniel Cohn-Bendit estimait par exemple ce samedi que la ministre avait été "prise la main dans le sac".

La ministre s'était notamment défendue en expliquant que "[Aziz Miled] n'a à aucun moment mis son avion à ma disposition, je l'ai accompagné pendant vingt minutes de trajet en avion". Une ligne dedéfense en partie contredite par les informations du Nouvelobs.com. Interrogée sur ce deuxième vol sur France Info, Mme Alliot-Marie a estimé qu'il s'agissait d'une "polémique tout à fait artificielle [...] j'ai dit dès mercredi dernier que j'avais fait des excursions". Michèle Alliot-Marie n'avait toutefois pas précisé qu'une de ces excursions s'était déroulée à bord d'un jet privé.

"EN VACANCES, JE NE SUIS PAS MINISTRE"

"Quand je suis allée en Tunisie entre le 26 décembre et le premier janvier il y avait des mouvements sociaux limités à deux provinces à l'intérieur du pays, il n'y avait pas d'émeutes généralisées", a également expliqué la ministre. Les émeutes touchaient cependant une zone géographique située sur la route entre Tabarka et Tozeur.

Prenant acte des vives réactions suscitées par cette controverse, la ministre a estimé que ses vacances constituaient un moment privé. "Quand je suis en vacances, je ne suis pas ministre des affaries étrangères : je suis Michèle Alliot-Marie", a-t-elle jugé, expliquant qu'elle serait dorénavant "très attetntive". "Je pense que je ne quitterai pas la Dordogne si ça continue comme ça", a-t-elle expliqué.

A droite, après avoir reçu le soutien de François Fillon et de Laurent Wauquiez, c'est le ministre de la coopération, Henri de Raincourt, qui a pris samedi fait et cause pour sa ministre de tutelle, jugeant la polémique à son sujet "misérable, indigne et pitoyable". "Est-ce que j'ai le droit de monter dans la voiture qui appartient à un des mes amis, qui est chef d'entreprise ? On va finir par se poser la question, parce qu'on pousse le bouchon tellement loin que lorsqu'on est un élu, on ne pourra plus rencontrer quelqu'un qui exerce dans le milieu médical, industriel ou économique. Ca devient absolument stupide", a-t-il dit.

Une ligne qui ne fait pas l'unanimité au sein de l'UMP : le sénateur Alain Fouché a par exemple jugé que "la morale républicaine" avait été "gravement offensée" avec ce voyage d'agrément en Tunisie, comme "la réputation d'indépendance" de la politique étrangère de la France.

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samedi, 05 février 2011

Immigration ( de pachydermes) l'Union Européenne dit NON !

Ces éléphantes qui font trembler l'Europe

Publié le vendredi 04 février 2011 laprovence.com

Attendues le 5 mars prochain à Marseille par le cirque Pinder, Sabina, Pira, Dana et Belinda risquent fort de ne pas être au rendez-vous. Et pour cause : l'Union européenne interdit l'entrée de son territoire aux quatre pachydermes, à moins qu'ils ne passent par la Croatie et y séjournent au moins six mois, le temps de s'assurer qu'ils ne sont pas porteurs d'une maladie infectieuse.

Si la situation perdure, leur dresseur-propriétaire envisage le pire. Actuellement parqués à Casablanca, les animaux pourrait être euthanasiés sur place...

Et pendant ce temps, l'éléphant de l'immigration-invasion dévaste l'Europe...ndlr

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vendredi, 04 février 2011

Quand la Police peut, la Police fait !

Besançon: un policier roué de coups, huit jeunes en garde à vue

lepoint.fr

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Besançon: un policier roué de coups, huit jeunes en garde à vue

Huit jeunes d'un quartier sensible de Besançon ont été placés en garde à vue vendredi pour leur participation présumée à l'agression d'un policier de 34 ans, qui a été hospitalisé après avoir été roué de coups, a-t-on appris de source policière.

L'agression a eu lieu dans le quartier des "408", où le conducteur d'un scooter avait abandonné son deux-roues après avoir refusé de se soumettre à un contrôle routier. Au moment où deux policiers ont rejoint le scooter, l'un d'eux a été frappé au visage et sur le corps par le groupe de jeunes.

Les agresseurs présumés ont pris la fuite et se sont réfugiés dans un local associatif du quartier, où ils ont été interpellés par une trentaine de policiers, dont des CRS, avant d'être placés en garde à vue.

Laurent Gresset, secrétaire régional Alliance police nationale, a "déplor(é) qu'une fois de plus un policier, en tentant de faire son métier, soit victime de voyous qui pensent que leur cité est soumise à leur loi".

"Cette affaire, et l'interpellation rapide d'auteurs présumés avec l'aide des CRS en mission de sécurisation, démontre que lorsque la police dispose des effectifs et des moyens adaptés, elle sait réagir avec efficacité, prouvant par là même la nécessité des forces mobiles", a déclaré le syndicaliste.

Les policiers "s'inquiètent de la diminution dangereuse des effectifs et des moyens mis à leur disposition pour faire appliquer la loi républicaine dans les quartiers de France", a-t-il ajouté, en appelant "le gouvernement et les parlementaires à prendre des mesures redonnant confiance à toute la profession".

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Avec lui, tout devient possible: Police et Magistrature unies contre Sarkozy !

Le Point.fr - Publié le 04/02/2011

Magistrats et policiers, l'alliance inattendue contre Sarkozy

Les deux corporations dénoncent les propos du chef de l'État dans l'affaire Laëtitia et l'accusent de se dédouaner de ses responsabilités.

Magistrats et policiers, l'alliance inattendue contre Sarkozy

Nicolas Sarkozy a provoqué un tollé lors de son déplacement à Orléans. © Lionel Bonaventure / AFP


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Par Jamila Aridj

Il est assez rare de voir des magistrats soutenus par des policiers. Et pourtant, au lendemain des propos tenus par Nicolas Sarkozy sur l'affaire Laëtitia, plusieurs d'entre eux ont décidé de faire front commun afin d'exprimer leur indignation. Point de départ de la contestation, les propos du chef de l'État jeudi à Orléans : le président revient sur le drame qui s'est déroulé à Pornic (Loire-Atlantique) ; il affirme que les "dysfonctionnements graves" des services de police et de la justice qui ont permis la remise en liberté du principal suspect du meurtre de la jeune fille seront sanctionnés. Une déclaration qui met le feu aux poudres. Les magistrats du tribunal de Nantes décident aussitôt d'une grève des audiences, une protestation rarissime.

Le mouvement ne s'arrête pas là. Les tribunaux de Rennes, Bayonne, Coutances, Créteil décident d'emboîter le pas à leurs confrères nantais. Et l'Union syndicale des magistrats (USM, syndicat majoritaire), réunie en conseil vendredi, lance un appel à une suspension des audiences non urgentes partout en France avant un grand baroud d'honneur prévu jeudi, avec notamment une grande manifestation dans la capitale des Pays de la Loire. Un mouvement soutenu par deux importants syndicats de policiers, le Syndicat national des officiers de police (SNOP - majoritaire chez les officiers de police) et Unité SGP-FO (premier syndicat des gardiens de la paix).

"On cherche des lampistes pour dédouaner le gouvernement" (SNOP)

"C'est un soutien important, se félicite Christophe Régnard, président de l'USM. On va encore essayer de faire passer les magistrats comme d'affreux corporatistes, gauchistes, laxistes et le fait de montrer que d'autres syndicats aussi divers qui viennent du barreau, du greffe, de la police se joignent au mouvement, cela montre d'abord qu'il n'est pas corporatiste et politique, il est juste la manifestation d'un ras-le-bol face à des propos du président de la République qui sont indignes pour quelqu'un qui occupe ces fonctions." Pour Philippe Armand, membre du bureau national SNOP, "cette affaire dépasse le strict stade corporatiste". "Nous serons solidaires jusqu'au bout avec les magistrats. On cherche des lampistes pour dédouaner le gouvernement de la responsabilité qu'il a dans les dysfonctionnements actuels de la justice et de la police. Le problème, c'est la chaîne pénale dans son ensemble." Un avis partagé par Sylvie Feucher, secrétaire générale du Syndicat des commissaires de la police nationale qui s'étonne des effets d'annonce du président de la République, alors même que les inspecteurs de l'IGPN (police des polices) n'ont pas livré leurs conclusions dans cette affaire. "Je n'exclus pas d'être à Nantes jeudi avec les magistrats", ajoute-t-elle.

Le chef de l'État qui a défié une nouvelle fois les juges s'est mis à dos une partie des forces de l'ordre qui ont multiplié ces derniers jours les mouvements d'humeur contre la suppression annoncée, puis abandonnée pour certaines, de plusieurs de leurs unités. Sa volonté de reprendre pied sur le terrain de la sécurité a vite été enterrée par la polémique.

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A l'UMP, ça sent de plus en plus la Rose...

Alliot-Marie : "Une perte de boussole"

LEMONDE | 04.02.11 |

 

 

Michèle Alliot-Marie

Michèle Alliot-MarieAFP/MELANIE COSSIN

 

Vingt minutes de vol entre Tunis et Tabarka auront suffi à faire voler en éclats le masque de sérieux et de probité dont se pare le gouvernement depuis le remaniement ministériel du 14 novembre 2010. C'est la raison pour laquelle Michèle Alliot-Marie apparaît si seule dans sa défense.

Le premier ministre n'a pas prononcé un mot, le 2 février, à l'Assemblée nationale pour soutenir la ministre des affaires étrangères, en mauvaise posture depuis les informations du Canard enchaîné sur ses vacances tunisiennes : elle et son compagnon, Patrick Ollier, également ministre de la République, gracieusement transportés entre Noël et le Jour de l'an dans le jet de l'homme d'affaires Aziz Miled, tandis qu'avait déjà commencé le mouvement populaire qui allait faire chuter Ben Ali.

Quelle faute ! C'était un vol court assure aujourd'hui la transportée, mais qui pèse lourd dans ce qu'il traduit d'inconscience de la part d'un ministre qui plaide "qu'elle n'a jamais pensé à mal". Nicolas Sarkozy est resté coi, laissant la numéro trois du gouvernement assurer seule sa défense : M. Miled était une victime et non un allié du clan Ben Ali, ce qui prête à discussion. Il était aussi l'ami des deux ministres français, ce qui expliquerait leur présence dans l'avion qui relevait d'une "invitation" et non "d'une mise à disposition".

Comme elle est ténue la frontière entre vie publique et intérêts privés ! Nul ne sait jusqu'où ira l'affaire, mais sur un point déjà le mal est fait: les vacances tunisiennes du chef de la diplomatie française contredisent en tout point le message délivré aux Français, dans la dernière ligne droite du quinquennat : une équipe de ministres aguerris et moralement irréprochables s'occupe à plein-temps de leurs problèmes.

Le propos était assené avec d'autant plus de force que le passif était lourd. Il fallait solder d'un coup les errements des débuts : l'amateurisme de certains ministres, mais aussi les liaisons dangereuses avec les milieux d'affaires, les soupçons de conflits d'intérêts qui entachent le quinquennat et nourrissent le sentiment d'injustice.

Le vernis n'a pas tenu longtemps. Mme Alliot-Marie, qui n'a pourtant rien d'une amatrice et collectionne depuis des années les fonctions régaliennes, s'est précipitée tête baissée dans le piège tunisien. Sans voir qu'il y avait problème. Et c'est bien là le problème : plus de conscience de la ligne rouge, plus de radars pour la sentir.

Une perte de boussole qui a aussi affleuré lorsqu'on a vu le président de la République, à deux jours d'intervalle, réclamer une loi sur les conflits d'intérêts et discourir devant le Premier Cercle des donateurs de l'UMP. Tout devait changer et pourtant rien ne change.

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De Marseille à Lille, la Rose sent de plus en plus mauvais ...

Emploi fictif à Lille : Mauroy et Cohen-Solal condamnés

lefigaro.fr

Par Jim Jarrassé
04/02/2011 | 
Lyne Cohen-Solal et Pierre Mauroy, vendredi, à Lille.
Lyne Cohen-Solal et Pierre Mauroy, vendredi, à Lille. Crédits photo : PHILIPPE HUGUEN/AFP

Le tribunal correctionnel de Lille a condamné vendredi l'ancien premier ministre de François Mitterrand et l'adjointe au maire de Paris Lyne Cohen-Solal à 20.000 euros d'amende avec sursis chacun pour «abus de confiance».

Le couperet est tombé dans l'affaire d'emploi fictif à la communauté urbaine de Lille. L'ancien maire de Lille Pierre Mauroy, 82 ans, et l'adjointe au maire PS de Paris Lyne Cohen-Solal ont tous les deux été condamnés vendredi par le tribunal correctionnel de Lille à 20.000 euros d'amende avec sursis pour «abus de confiance». L'ancien directeur de cabinet de Pierre Mauroy à la communauté urbaine, Bernard Masset, a quant à lui été condamné à 10.000 euros d'amende avec sursis.

L'épilogue d'une procédure fleuve engagée en 2000, issue d'une plainte déposée par Eric Darques, ancien élu local de Lambersart, une commune de l'agglomération lilloise. Ce dernier avait fait valoir qu'en 1992, pendant 10 mois, Lyne Cohen-Solal avait occupé le poste d'attachée de presse pour la communauté urbaine, en même temps que celui de rédactrice en chef de l'hebdomadaire du PS Vendredi, à Paris. Le poste lillois aurait été attribué à la fidèle collaboratrice du maire de Lille pour lui permettre de continuer de travailler avec lui : Pierre Mauroy venait de quitter en janvier 1992 son poste de premier secrétaire du PS.

Au début de la procédure, Pierre Mauroy crie au mensonge et à la manipulation politique. Quand l'affaire éclate, en 2000, Lyne Cohen-Solal est en effet engagée dans un combat politique très médiatisé contre Jean Tibéri. La socialiste a déposé une plainte contre le maire du Ve arrondissement de Paris, suspecté d'y avoir organisé un système de fraude basé sur de faux électeurs. Pierre Mauroy évoque alors une «instrumentalisation de la justice» et rejette en bloc toutes les accusations. Il estime que pendant la période concernée, sa collaboratrice a «parfaitement rempli sa mission» de promotion de la métropole lilloise et que sa «faible rémunération (environ 19000 euros pour 10 mois de contrat, ndlr) n'a pas été usurpée».

 

Une condamnation contre l'avis du parquet

La justice juge de toute façon les faits prescrits. Avant que la cour de Cassation n'invalide cette décision en 2006, ouvrant alors la voie à une nouvelle instruction judiciaire. Mis en examen en 2008, le sénateur du Nord nie toujours en bloc tout détournement de fonds publics et le 3 décembre dernier, le parquet requiert la relaxe. Mais les magistrats lillois ont estimé vendredi que l'embauche de Lyne Cohen-Solal à la communauté urbaine avait eu pour «objet de (lui) offrir un cadre et un statut pour poursuivre sa collaboration avec M. Mauroy» après la fin du mandat de ce dernier en tant que premier secrétaire du PS, en 1992. Constatant que son poste n'avait été pourvu ni avant son arrivée, ni après son départ, ils ont jugé qu'il n'existait pas «de traces significatives d'activité» en dépit du «caractère immatériel» de sa fonction.

Outre l'amende de 20.000 euros, le tribunal a fait droit aux demandes d'Eric Darques d'indemniser la communauté urbaine à hauteur de 19.654 euros, une somme équivalente au salaire reçu par Lyne-Cohen-Solal. Les juges ont en outre condamné les prévenus à verser 5.000 euros de frais de justice à l'ancien élu. Présente au tribunal vendredi, Lyne Cohen-Solal a déclaré qu'elle trouvait le jugement «aberrant» et qu'elle allait étudier avec son avocat la possibilité de faire appel. «Nous voulons nous battre jusqu'au bout et dire que ce que nous souhaitons, c'est la relaxe», a insisté de son côté Pierre Mauroy, qui s'est dit «déçu» et «en colère».

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