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mardi, 28 mai 2013

La gauche et l'extrême gauche à l'agonie creusent dans le passé pour tenter d'échapper au présent.

Journée Ibrahim Ali : le FN parle de "profanation"

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE MARDI 28 MAI 2013 laprovence
 

 

La proposition de plusieurs élus et associations de dédier à la lutte contre le racisme le 21 février, date à laquelle Ibrahim Ali a été assassiné en 1995 par des colleurs d’affiches du FN, met en colère Stéphane Ravier, le responsable 13 de la formation lepéniste. "C’est une profanation pour des raisons électoralistes réalisée par la gauche de la gauche, qui prépare les municipales, s’indigne-t-il.Ils réveillent les plaies, c’est vraiment minable."  

Le conseil municipal doit se prononcer le 17 juin sur l'idée d'une journée Ibrahim Ali. L'initiative a été présentée lundi par plusieurs élus, Sébastien Barles (EE-LV), Nassurdine Haidari (PS), Jean-Marc Coppola (PCF), renforcés par des représentants du MoDem (Saïd Ahamada) et du Front de gauche. Âgé de 17 ans, Ibrahim Ali a été abattu d’une balle dans le dos. De retour d’une répétition avec le groupe de rap B-Vice, il courait avec ses copains pour ne pas rater le bus. Cette mort provoquera une émotion incroyable, avec notamment une manifestation qui rassemblera des dizaines de milliers de Marseillais. Les trois militants FN ont été condamnés à des peines de prison.

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lundi, 27 mai 2013

De Marseille à Hénin, la Rose empeste l'atmosphère politique !

Procès Dalongeville: pour Le Pen, Hollande connaissait "la situation de corruption"

Par LEXPRESS.fr, publié le 27/05/2013 à 12:46

La présidente du Front national Marine Le Pen estime que le président François Hollande, en tant qu'ancien Premier secrétaire du PS, "ne pouvait pas ignorer la situation de corruption" de la fédération socialiste du Pas-de-Calais. 

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Procès Dalongeville: pour Le Pen, Hollande connaissait "la situation de corruption"

 

Marine Le Pen considère que le président n'avait pas à témoigner dans le procès Dalongeville. Mais pour la présidente du Front National, il connaissait les secrets de la fédération socialiste du Pas-de-Calais.

 

Marine Le Pen a estimé ce lundi que le président de la RépubliqueFrançois Hollande ne devait pas témoigner au procès de l'ancien maire d'Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, car sa fonction doit le protéger, mais a aussi affirmé que l'ancien patron du PS était forcément au courant des malversations présumées. 

Ancien adversaire de Marine Le Pen, Gérard Dalongeville, maire de 2001 à 2009 de cette commune du Pas-de-Calais, un temps sous l'étiquette socialiste, comparaît à partir de lundi au tribunal de Béthune, notamment pour "détournement de fonds publics". Durant l'instruction, il a dénoncé un "financement occulte" au sein de la fédération socialiste du Pas-de-Calais et a appelé François Hollande à témoigner à la barre, affirmant que l'ancien premier secrétaire du PS (1997-2008) ne pouvait pas "ne pas savoir". 

Interrogée sur BFMTV/RMC, Marine Le Pen, ancienne conseillère municipale d'Hénin-Beaumont, a estimé qu'"objectivement", le président de la République n'avait pas à témoigner. "Je pense que le président de la République doit être préservé de toute action judiciaire pendant le cours de son mandat", a déclaré la députée européenne. 

François Hollande "ne pouvait pas ignorer la situation de corruption dans cette fédération"

"Sinon un juge pourrait ainsi décider d'atteindre l'image de la France en (le) poursuivant", a-t-elle poursuivi, ajoutant encore: "je suis pour l'immunité du président de la République". Mais "il n'en demeure pas moins que je sais pourquoi M. Dalongeville a fait cela", a assuré Marine Le Pen, faisant valoir que "M. Hollande a été pendant dix ans premier secrétaire du Parti socialiste". 

"M. Dalongeville dit à juste titre qu'il (François Hollande) ne pouvait pas ignorer la situation de corruption, les financements illégaux duParti socialiste dans cette fédération", a-t-elle encore accusé. "Sauf qu'il n'a rien fait, parce que comme la fédération (PS) du Pas-de-calais, avec celle des Bouches-du-Rhône (...) sont les fédérations faiseuses de roi, on ne disait rien, on faisait semblant de ne rien voir, parce qu'on voulait s'attirer les bonnes grâces de ces deux fédérations", a encore argumenté la présidente du parti d'extrême droite. 



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Gaudin candidat par devoir mais plus par envie. Marseille mérite mieux que ça !

Municipales-Marseille : pourquoi Gaudin sera candidat

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE LUNDI 27 MAI 2013 laprovence
 

Même s'il s'interroge, le sénateur-maire UMP s'est fait à l'idée de repartir pour mars 2014

 

Pour conclure ses Mémoires, Jean-Claude Gaudin a écrit deux chapitres. Un seul sera imprimé. Celui qui mettrait à l'automne un point final à sa carrière de maire de Marseille est en dessous de la pile. L'autre scénario, celui qui le ferait repartir au combat des municipales, en mars 2014, frémit sous un vent d'impatience.

Dans la salle à manger aux tentures beiges que l'on rejoint par un escalier discret depuis son bureau de l'hôtel de ville, Jean-Claude Gaudin s'est confié à ses proches. "L'envie d'y aller le taraude", assure l'un. "Il veut repartir pour Marseille, c'est sa vie", glisse l'autre. "Sauf événement imprévu, il sera candidat", souligne un troisième. Quand il déguste un verre de cidre ou croque une navette, un calisson, ses péchés mignons, le sénateur-maire UMP pourtant s'interroge.

À 73 ans, il sait que "l'âge est là" et le souffle volontiers au détour d'une phrase, après une longue séance au conseil municipal ou en rentrant tardivement du Sénat. Même s'il se sent en forme, il est conscient de ne pas être à l'abri d'un souci de santé. Surtout, son troisième mandat s'est souvent mué en labyrinthe. Maître d'une majorité de deux petites voix dans l'hémicycle de Bargemon, il a souvent usé d'un flair affiné par près d'un demi-siècle de politique pour ne jamais être pris au piège d'un budget soudainement bloqué, d'un vote à bulletins secrets qui bascule. 

Cette nécessité du compromis parfois érigée en art a notamment dû s'exercer au sein d'une UMP où la rivalité entre les poids lourds Renaud Muselier et Guy Teissier s'est exacerbée avec les années. Les deux hommes, issus de la droite gaulliste là où Jean-Claude Gaudin s'inscrit dans le courant démocrate-chrétien, ne se détestent pourtant pas. 

Lors d'une soirée chez un amateur d'art contemporain à l'Estaque, mercredi dernier, ils se sont parlé. Renaud Muselier avait déjeuné avec le maire quelques heures plus tôt, à l'hôtel de ville. Consommant ce qui ressemble à un divorce, cinq ans après l'épisode cataclysmique d'une défaite surprise à la communauté urbaine. Un an après un nouvel échec, aux législatives celui-là, les deux hommes campant sur leurs positions quant à la responsabilité de chacun.

Si Renaud Muselier ne s'était pas mis en retrait de la vie politique, Jean-Claude Gaudin aurait opté pour un ticket inversé, son ancien premier adjoint conduisant la liste en 2014. Scénario impossible. Persuadé qu'une victoire de la gauche vaudrait "un retour en arrière" à Marseille, convaincu d'être le seul, notoriété aidant, à pouvoir lui faire barrage, il s'est donc plongé dans les chiffres, les analyses.

Son cabinet, où Claude Bertrand, "l'ours" fidèle et Maurice Batin, "la matrice", ont les arguments pour faire pencher la balance. Des sondages qui, même émanant du Parti socialiste, le placent devant, des projections qui l'assoiraient une quatrième fois dans son siège, même à la tête d'une majorité relative. Un bilan estimé positif, surfant sur les vibrations rafraîchissantes de la Capitale européenne de la culture. 

Une gauche divisée localement, prise dans la tourmente des affaires et d'un contexte national tempétueux. Alors Jean-Claude Gaudin se projette. Évite de répondre aux piques des siens afin de jouer l'unité. Prépare discrètement un programme et cherche à rajeunir son équipe tout en conservant ses piliers. Multiplie les sorties publiques.

Pour garder Marseille, il sait cependant qu'il doit montrer qu'il l'aime. En privé, le natif de Mazargues, où son père était maçon, se dit prêt à abandonner le Sénat en 2017, au moment de la loi sur le cumul des mandats, pour se consacrer à sa ville. Ses rivaux en doutent et le disent. Lui sait que rien ne presse. Attend fin juin et un sondage réalisé par l'UMP pour forger une décision qu'il devrait annoncer courant septembre. Un mois avant de connaître son adversaire socialiste.


Avec Muselier, le divorce semble consommé

Même si Renaud Muselier éprouve toujours beaucoup de respect pour Jean-Claude Gaudin, même si le sénateur-maire a encore une vraie affection pour son ancien premier adjoint, avec qui il a conquis trois fois la mairie, le point de non-retour semble atteint.

Les deux hommes continuent de se renvoyer la balle après les échecs de 2008 à MPM et 2012 aux législatives. Muselier n'accepte pas que Gaudin travaille avec Jean-Noël Guérini, son ennemi déclaré. En 2014, bien que retiré de la vie politique, l'ancien député attend "un électrochoc", souhaite casser les codes d'une gouvernance partagée avec un autre socialiste, Eugène Caselli, qu'il n'apprécie pas non plus. Jean-Claude Gaudin aurait sans doute poursuivi la route avec Renaud Muselier, quitte à inverser les rôles. Trop tard, estime le second qui laisse aujourd'hui planer l'idée d'un retour, mais sans l'UMP. Une hypothèse à surveiller, même s'il parait peu probable qu'il aille jusqu'à faire perdre son camp de toujours.


Avec Teissier, c'est "je t'aime, moi non plus"

Lors de l'inauguration du boulevard du Littoral, samedi à la Joliette, Jean-Claude Gaudin et Guy Teissier n'ont cessé de jouer de la confidence et du sourire complice. Le député-maire UMP des 9e-10e allant jusqu'à prononcer un discours jugé "aimable" par le sénateur-maire de la ville. Mais où il n'a pu s'empêcher de filer la métaphore avec les guerres civiles romaines, évoquant "Jules César et son rival Pompée" qui s'affrontaient vers la Joliette. S'il est certain qu'en cas de candidature Gaudin, Teissier se rangera à ses côtés, il profite de l'incertitude pour maintenir la pression. Fort d'un groupe solide au conseil municipal, il a souvent fait entendre sa musique et n'a pas hésité à soutenir François Fillon lors des élections internes à l'automne pour prendre le contre-pied de Jean-Claude Gaudin. Aujourd'hui, il attend le sondage de juin, qu'il souhaite d'intentions de vote, pour abattre une carte décisive. La dernière ?

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DSK monte les marches, et le festival descend dans le Cannes-iveau...

Le Point.fr - Publié le 26/05/2013 à 10:01 - Modifié le 26/05/2013

L'ex-président du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn a monté les marches samedi soir au Festival de Cannes en compagnie d'une amie.

Myriam L'Aouffir et Dominique Strauss-Kahn au Festival de Cannes (France) pour la projection de "Only Lovers Left Alive", de Jim Jarmusch. 

Surprise à Cannes ! Dominique Strauss-Kahn a grimpé les célèbres marches du Palais des festivals, samedi soir. Arrivé vers 21 h 15, l'ancien ministre français était accompagné sur le tapis rouge de Myriam L'Aouffir, présentée par la presse people comme sa nouvelle compagne. Il montait les marches pour la projection du dernier film en compétition, Only Lovers Left Alive de Jim Jarmusch, qui met en scène des vampires du XXIe siècle, selon l'organisation du festival.

Dominique Strauss-Kahn est arrivé quelques minutes après l'acteur français Alain Delon, qui, dans une autre salle, devait assister à la projection de la version restaurée de Plein soleil (1960) de René Clément, long-métrage qui a lancé sa carrière.

Le film sur le scandale DSK

La présence de DSK sur la Croisette fait d'autant plus jaser que la bande-annonce du film d'Abel Ferrara sur le scandale DSK (1 minute et 43 secondes de teasing très sexe, sur fond de disco et de soupirs), Welcome to New York, avec Gérard Depardieu, a été diffusée sur Internet au premier jour du festival la semaine dernière.

Un temps favori de l'élection présidentielle de 2012 en France, Dominique Strauss-Kahn a dû renoncer à son mandat à la tête du FMI et ses ambitions politiques après avoir été accusé en mai 2011 d'agression sexuelle par une femme de chambre dans un hôtel Sofitel à New York. Après l'abandon des poursuites pénales, DSK et la femme de chambre sont parvenus fin 2012 à un accord financier pour mettre fin à l'affaire.

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samedi, 25 mai 2013

Paix, tolérance, amour et charia: chassez l'intrus.

Le Point.fr - Publié le 25/05/2013 

Interdire tout contact gestuel entre hommes et femmes, éduquer les jeunes à la ferveur de la guerre sainte... Le programme des Frères musulmans datant de 1936 n'a jamais été remis en cause par la confrérie.

Des militants du Hamas palestinien brandissent un portrait de Hassan al-Banna, fondateur des Frères musulmans, le 14 décembre 2012.Des militants du Hamas palestinien brandissent un portrait de Hassan al-Banna, fondateur des Frères musulmans, le 14 décembre 2012. © Saif Dahlah / AFP

De NOTRE CORRESPONDANT À GENÈVE, 

L'Égyptien Amr Elshourabi, docteur en sciences politiques de la Sorbonne et auteur des Frères musulmans des origines à nos jours, explique que la confrérie a construit deux niveaux de conception à l'intérieur de leur système doctrinal. Le premier est pacifique, et en harmonie avec la perception réaliste du quotidien. Le second "oeuvre à préparer les militants du mouvement pour le moment de l'affrontement futur dans le but de construire une nation islamique et d'appliquer la charia" (1). 

Le chercheur insiste sur les faces "cachées" des Frères musulmans, et notamment sur la formation de militants "rigoureux et violents", appartenant à "l'organisation secrète", également appelée "appareil militaire". En 1936, le fondateur égyptien, Hassan al-Banna, publie 50 demandes de programme. Ces 50 demandes, qui font froid dans le dos, n'ont jamais été remises en cause par les Frères musulmans. Dans son article 2, il s'agit de "réformer les lois pour qu'elles se conforment à la législation islamique et notamment les infractions et les sentences pénales"...

Confisquer les romans d'excitation

"Tous vouent une véritable admiration pour Hassan al-Banna et ils ne remettent nullement en question le moindre des enseignements consignés en particulier dans L'ensemble des épitres, dont certains fragments ont d'ailleurs été traduits en français", souligne Haoues Seniguer, docteur en sciences politiques et enseignant à l'IEP de Lyon. Il déclare qu'il faut poursuivre "toute personne dont il est prouvé qu'elle n'a pas respecté les enseignements de l'islam comme ne pas jeûner pendant le mois du ramadan, etc." 

On y apprend qu'il faut "contrôler le comportement personnel des fonctionnaires sans distinguer l'aspect privé de la responsabilité publique", qu'il faut "interdire la mixité entre étudiants et étudiantes", "fermer les dancings, les lieux libertins et interdire la danse et tout contact gestuel entre homme et femme". Non seulement il faut "confisquer les romans d'excitation [sensuelle], ainsi que les livres qui sèment le doute [sur la foi]", mais aussi "mettre fin à l'esprit étranger [modèle occidental] dans les foyers". Cette traduction est donnée par la revue Islam de France.

Les mêmes vêtements pour tous les musulmans

"Ces principes semblent dessiner les contours d'une société totalitaire où l'islam contrôle tout. Il préconise, entre autres mesures coercitives, d'"interdire les partis et orienter les forces de la nation vers la constitution d'un front unique", constate Xavier Ternisien, journaliste au Monde, et auteur des Frères musulmans (2). Le problème, c'est que personne en Europe ne se reconnaît Frère musulman, ni l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), pourtant liée à la confrérie en Égypte.

Ni même les frères Ramadan ! C'est pourtant leur père, Saïd Ramadan (gendre d'Hassan al-Banna), qui a créé au début des années 60 à Genève le premier Centre islamique d'Europe. Dans son ouvrage consacré à son grand-père, Aux sources du renouveau musulman. D'al-Afghânî à Hassan al-Banna, un siècle de réformisme islamique, de 459 pages, Tariq Ramadan oublie de mentionner les 50 demandes du programme des Frères musulmans (3).

Plus étonnant encore, le prédicateur suisse occulte les termes qui trahissent le caractère militaire et violent du mouvement des Frères musulmans, afin de le faire "passer pour un mouvement politique pacifique", dénonce Mohammed-Chérif Ferjani, professeur à l'université Lyon-II. Cet ancien prisonnier politique en Tunisie constate que Tariq Ramadan traduit par exemple "jundî", qui signifie "soldat", par "militant", et "katîba", qui veut dire "phalange", par "cercle" (4).

Retenons enfin qu'Hassan al-Banna prévoyait "d'unifier progressivement les uniformes vestimentaires dans toute la Oumma". En clair, les émirs du Golfe devraient s'habiller comme les prolétaires du Yémen ou du Mali...

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Avec Gaudin et le PS, tous les chemins mènent aux Roms...

Les "pro" et "anti" Roms se mobilisent sans incident

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE SAMEDI 25 MAI 2013 laprovence

Une cinquantaine de militants qui soutenaient la communauté Rom de Saint-Joseph (15e) à Marseille face à une centaine de riverains qui se mobilisaient contre l'installation du camp : ce matin vers 10h, les deux parties ont organisé deux rassemblements à quelques centaines de mètres. 

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Stéphane Ravier accompagné du conseiller municipal  Bernand Marandat et de plusieurs militants étaient présents pour soutenir la population. ndlr

Merci à Martine et à Eric pour les photos et les infos !!

Ces manifestations n'ont cependant pas abouti à des affrontements et les forces de l'ordre n'ont enregistré aucun incident.

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Réussir 2014, pour triompher en 2017 !

Comment le FN prépare ses militants à... 2017

laprovence 26/5/13

Hormis Alexandre Bartolini, jeune secrétaire de section dans les 6e et 8e arrondissements, le Front national n'a pas pris de risques pour conduire ses listes dans les secteurs marseillais aux prochaines municipales. Jean-Pierre Baumann, Bernard Marandat, Elisabeth Philippe ou Laurent Comas sont des visages connus, conseillers régionaux pour trois d'entre eux, Bernard Marandat étant en outre le seul frontiste à siéger au conseil municipal. "On a misé sur l'expérience, note Stéphane Ravier, candidat à l'hôtel de ville. Nous espérons avoir au moins dix élus en 2014. Il faut des gens que les électeurs ont l'habitude de croiser." La surprise viendra donc de derrière.

Des nouveaux noms qui émergeront sur les listes, dès les 2e et 3e places. Après avoir doucement remonté la pente électorale et financière consécutive à l'échec des législatives 2007, le Front national s'est lancé dans une campagne de recrutement et de formation. Qui a commencé à porter ses fruits l'an dernier, à l'occasion des législatives. 

En guise de porte-étendard, Florian Philippot, vice-président d'un parti où il s'occupe de la communication, à 32 ans. Un poste hautement stratégique où se façonne l'image des "Bleu Marine" et qui est destiné à faire des émules. D'ici à quelques semaines, Stéphane Ravier s'entourera d'une équipe de jeunes militants dont le leader a 23 ans. "Ils vont nous aider à booster la campagne", explique le secrétaire départemental.

En parallèle, le parti d'extrême droite a investi dans la formation pour ses cadres. Régulièrement invités à Paris ces derniers mois, les désormais têtes de liste ont suivi des cours pour mener une campagne électorale, répondre aux médias et, vraie nouveauté, défendre un programme. "Le slogan ne suffit pas, il nous faut montrer qu'on a des idées, une vision et des propositions", reprend Stéphane Ravier. 

Terminés, donc les "La France aux Français", seul et unique refrain encore entendu chez certains candidats lors des cantonales en 2011. Porté par des sondages favorables, le FN ne laissera rien au hasard. Objectif à peine masqué,"faire en sorte de gagner quelques villes afin d'asseoir une légitimité et porter Marine Le Pen avec un bilan local sérieux à la présidentielle de 2017".

Et puisqu'il s'agit de pas commettre d'impair, le FN a envoyé quelque 300 000 questionnaires dans les boîtes aux lettres des Marseillais, afin de cibler leurs préoccupations dans tous les domaines.

 

 

François Tonneau

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Elle s'était trompée de Front !

Marseille : Anna Rosso-Roig, Front de gauche en 2012 elle devient FN

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE SAMEDI 25 MAI 2013 laprovence
 

Où se situe le déclic, alors ? "Dans une histoire personnelle, souffle-t-elle. Une agression grave dont a été victime un de mes proches et qui m'a fait fulminer sur l'impunité de certains.

 
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Marseille, hier. Anna Rosso-Roig scandalise le Front de gauche après son revirement.
 

 

Un père syndicaliste à l'arsenal de Toulon, une jeunesse trempée dans le communisme, un passage à la mairie PCF de La Garde, dans le Var, et un long engagement à la CGT, où elle fut notamment conseillère auprès des salariés. "J'ai toujours baigné dans cette atmosphère", sourit Anna Rosso-Roig. Un climat qui l'a naturellement conduite vers le Front de gauche et des alliances avec le PS, sur la liste de René Olmeta en 2008 notamment.

Sept années sans accroc, même si Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF, se souvient "d'un relationnel compliqué pendant les législatives l'an dernier. La campagne s'était mal passée, elle menaçait de partir. Mais jamais je n'ai imaginé qu'elle puisse aller au FN."

Trajectoire étonnante, effectivement. Après s'être battue aux législatives l'an dernier avec la gauche face à l'UMP Guy Teissier, Anna Rosso-Roig sera en lice aux municipales 2014, sans doute dans le même secteur, mais au côté de Laurent Comas et du Front national. "Je ne suis pas passée au FN sur un coup de tête, explique cette habitante de Mazargues, assistante juridique après de solides études de droit. Après avoir été séduite par un discours de Steeve Briois en novembre à Marseille, j'ai longuement étudié ce parti. Je n'y ai pas rencontré de racistes, de durs, mais plutôt une ambiance familiale. Être au FN ne m'empêche pas de rester engagée dans la vie sociale."

Ni ses anciens camarades de la fustiger. "Le FN fédère mieux les girouettes et les perchés que moi, je n'en suis pas jaloux. Dans ce cas précis, il fonctionne comme un vide-ordures", assène violemment Jean-Luc Mélenchon, leader du Front de gauche dont l'interview sera publiée dans nos colonnes ce dimanche. Plus mesuré, Pierre Dharréville condamne "une tactique du caméléon chez quelqu'un que nous avons crue sincère quand elle est arrivée chez nous. Mais il ne faut y voir qu'un cas isolé, certainement pas le symptôme d'un transfert d'un Front à l'autre."

Sur les terres droitières des 9e-10e où il espère en faire sa colistière, sauf si le FN décide de l'envoyer dans les 1er-7e, Laurent Comas aimerait pourtant l'ériger en symbole. "J'ai discuté avec des sympathisants du Front de gauche. Certains ne sont plus séduits par la grossièreté de Mélenchon. Elle peut faire des émules", glisse-t-il.

Reste une question. S'il est arrivé que la colère fasse naviguer des électeurs d'un extrême à l'autre, Anna Rosso-Roig n'a rien d'une impulsive. "Je ne suis pas au ras des pâquerettes", insiste-t-elle. Où se situe le déclic, alors ? "Dans une histoire personnelle, souffle-t-elle. Une agression grave dont a été victime un de mes proches et qui m'a fait fulminer sur l'impunité de certains." 

Une "onde de choc" que cette catholique pratiquante et militante associative a mal supporté. "Je crois en mes valeurs, reprend-elle. Aujourd'hui, c'est la montée de l'islam qui m'inquiète le plus. À la CGT, déjà, je dénonçais les conditions indignes dans lesquelles on accueillait les étrangers et dont on voit les résultats dans la société. Le FN est le seul à défendre cette identité." Pour le coup, le virage avec le Front de gauche est sans ambiguïté.

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