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mercredi, 27 avril 2011

Les juges "enrichissent" Marseille...

Marseille : les Tunisiens de Lampedusa libérés par les juges

Publié le mercredi 27 avril 2011

Quarante-cinq d'entre eux, en rétention, ont repris leur périple.

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Libérés après quarante-huit heures passées au centre de rétention du Canet, les jeunes Tunisiens (à gauche) ont repris leur chemin, les poches vides, sans un mot de français.

Photo Franck pennant

Ils franchissent rapidement la grille du centre de rétention administrative du Canet et se mettent à marcher, comme par réflexe. Leur but: la gare de Marseille, sans même savoir où elle se trouve, sans pouvoir demander leur chemin, ne parlant pas un mot de français. Il y a quelques semaines, Ahmed, Farat et les autres se sont jetés dans un bateau après s'être délestés de tout leur argent auprès d'un passeur tunisien.

Puis ils ont connu la traversée de la Méditerranée dans des conditions d'infortune, l'île de Lampedusa et, hier matin, leur comparution devant le juge des libertés et de la détention de Marseille. Avant d'être tous libérés en raison d'une procédure d'interpellation jugée irrégulière. Comme ses quatre compatriotes, Ahmed, né il y a vingt-et-un ans à Sfax, a été interpellé, dimanche, à la gare de Menton, à la descente du TER en provenance de Vintimille. "Qu'est-ce que vous y faisiez?", demande la juge.

L'interprète traduit la réponse : "Je voulais rentrer en France pour retrouver mon frère." - "Vous savez qu'il faut des papiers pour rentrer en France?" - "Les autorités italiennes nous ont informé comme quoi on pouvait circuler avec les papiers qu'ils nous ont donnés." Tous ont en poche un carnet vert type passeport baptisé titre de voyage de la République italienne et une carte plastifiée d'autorisation provisoire de séjour de six mois, accordée par la mairie de Rome pour motifs humanitaires.

Farat, le second à comparaître, dit qu'un ami lui a payé le billet de train, qu'il va essayer de repartir en Tunisie mais n'a pas d'argent. L'audience ne s'éternise pas: les cinq Tunisiens sont tous remis en liberté. Le délai de presque six heures entre la notification, à la gare de Menton, d'un arrêté de placement en rétention et la notification de leurs droits, au centre de rétention à Marseille est jugé "excessif".

Depuis le début de l'arrivée des Tunisiens sur les côtes de l'île de Lampedusa, six cents d'entre eux ont été interpellés et placés en rétention en France dont quatre cent cinquante environ à Nice. Le nombre des arrestations a contraint la police aux frontières à utiliser également les centres de rétention de Marseille, Lyon et Nîmes. Depuis jeudi, ce sont quarante-cinq Tunisiens de Lampedusa placés en rétention à Marseille qui ont été libérés et treize autres devraient l'être encore aujourd'hui.

"Il est effrayant de voir la préfecture de Nice faire des procédures entachées d'un festival d'irrégularités, note Anaïs Leonhard, avocate marseillaise. C'est bien la preuve qu'on est sur une politique d'abattage sans respecter les droits les plus élémentaires." À Nice, tout au long du week-end pascal, les juges des libertés et de la détention ont eu une appréciation divergente de leurs collègues marseillais; ils ont maintenu les Tunisiens de Lampedusa en rétention le temps que le préfet organise leur réadmission en Italie.

La cour d'appel d'Aix-en-Provence doit se prononcer sur quatre dossiers. "La pression politique fait qu'on oublie le droit", déplore Zia Oloumi, avocat niçois. À Marseille, la Ligue des droits de l'Homme se préoccupe du sort de quelque deux cents Tunisiens qui "se retrouvent autour de la porte d'Aix... sans eau, sans alimentation, sans toit et dans une stratégie d'évitement par rapport à la police".

Ahmed, Farat et les trois autres pourraient rejoindre ce groupe de jeunes gens qui attendent de poursuivre un voyage vers Paris ou la Belgique, dans le but de rejoindre une adresse qu'ils conservent au fond de leur poche. "Un proche de la famille a promis de m'embaucher en France, je ne sais pas où, mais j'ai le téléphone". Le voyage continue.

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mardi, 26 avril 2011

Pendant ce temps, les marquis de l'UMPS dorment à poings et portes fermés !

Marseille : les rodéos urbains se multiplient

Publié le lundi 25 avril 2011 laprovence.com  MERCI A DESOUCHE

Avec le printemps, les rodéos de motos et voitures se multiplient dans les cités. Infernal

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Le Front National représenté par l'élu de secteur Stéphane RAVIER était présent lors de la manifestation sur le site Mirabilis à Ste Marthe. Une présence saluée par de nombreux habitants du quartier  et rapportée par le quotidien La Provence.

Photo: un habitant-sympathisant. Merci à lui !

Question piège. Qu'est-ce qui revient chaque année avec le printemps? Le pollen? Non, les motocross dans les cités. Et le bruit est infernal. C'est surtout le nord de la ville qui est concerné. Plus de 200000 habitants y vivent dans des zones souvent fermées où les voies de circulation sont autant de circuits de courses. À Consolat (15e ), les moteurs hurlent d'autant plus fort que la voirie ayant été refaite, le bitume est désormais lisse et adapté aux motos. On aurait pu y mettre quelques gendarmes couchés à défaut de policiers actifs, mais non. C'est le remake d'Easy rider.

Dieu merci, la nuit, les motos se calment. Mais ce sont les pneus de voitures qui rugissent à leur tour. Vous savez les fameux dérapages contrôlés. "Et ajoutez les concerts de flamenco à la guitare, note Gérard Marletti, président de la Fédération des CIQ du 15e, qui durent une bonne partie de la nuit." Ce dernier vit aux Aygalades, à deux kilomètres à vol d'oiseau de Consolat, et c'est peut-être lui qui, dans son secteur, a le plus beau circuit de Marseille. "Sur la longue avenue du Castellas, les va-et-vient sont permanents. Il y a beaucoup de bruit dans le quartier. Parfois, on descend à deux ou trois pour discuter mais cela ne sert à rien."

Le bruit est une chose mais il y a aussi l'inconscience de tous les petits motards de cités qui défient la mort chaque week-end. "Je me demande comment il n'y a pas encore eu d'accident mortel, s'interroge Christophe Mujagic, président de la Fédération du 14e . Ils ont 13 ou 14ans et se lancent à fond sur des petites motos trafiquées." Motos trafiquées, motos sans plaque et moto parfois volées: le quartier des Hauts de Sainte-Marthe c'est, à certaines heures, le royaume de l'illégalité. Mais si, au moins, les motos n'étaient pas bruyantes...

"Ces engins ne doivent pas circuler sur la voie publique, rappelle un habitant de Saint-Louis. C'est strictement interdit." Mais qui se soucie de la loi ? Et qui peut faire arrêter l'épouvantable vacarme ? "Les policiers ne viennent pas, regrette Christophe Mujagic. Ils ne sont pas assez nombreux. Puis il faudrait changer la politique de sécurité, faire comme au Japon par exemple où les policiers restent en place toute leur carrière. Au moins, ils connaissent bien le terrain."

Entre le 14e et le 13e , ce sont près des 150000 habitants qui vivent dans le 7e secteur. Et beaucoup se préparent à un été particulièrement difficile. Comme dans le 15e. "Nous seuls, on ne peut rien faire, se lamente un retraité de Consolat. Je vais descendre dans la rue, me plaindre et que va-t-il m'arriver ?" Mais il faudra bien trouver une solution car les quartiers Nord continuent à "avaler" de la population. "Avec tous les projets immobiliers, on va accueillir encore 9000 habitants", s'inquiétait récemment Garo Hovsepian, maire PS des 13-14e , lors d'une manifestation de la population sur le site "Mirabilis", contre l'urbanisation galopante du secteur. 9000 habitants et combien de nouvelles motos qui vont pétarader sous les fenêtres, au printemps ?

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dimanche, 24 avril 2011

Communiqué de presse.

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Inchallah.com

"Là où les belles histoires commencent entre musulmans"

Merci à Alain pour cette photo prise dans le 13ème arrondissement de Marseille.

 

Après quatre ans de présidence,

le sarkommunautarisme triomphant s’affiche !


Quatre ans après avoir promis une République et donc une laïcité irréprochables, la France de Sarkozy est la proie d’un communautarisme chaque jour plus conquérant.

La « République une et indivisible » se morcelle sous les coups de minorités agissantes qui n’ont de force que la faiblesse de l’UMPS.

A un an du premier tour des élections présidentielles, Stéphane RAVIER, conseiller régional de PACA, conseiller du 7ème secteur municipal de Marseille, membre du Bureau Politique du Front National appelle ses compatriotes marseillais « filles et les fils de la République qui sont aussi les enfants de la Bonne Mère » à soutenir massivement MARINE LE PEN  seule candidate à incarner une République laïque, soucieuse de préserver et de transmettre la richesse de son identité nationale.


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Au Front National, c'est très clair !

Présidentielle 2012 : c'est la grande confusion

Publié le samedi 23 avril 2011 laprovence.com

Dans un an aura lieu le premier tour. Et les candidats ne manquent pas.

 

d223c6f1ine sourire.jpg Marine Le Pen sur LCI mercredi à 18h30

Qui, le 6 mai 2012, sera en lice pour le deuxième tour de la présidentielle ? Cette question taraude les états-majors des partis politiques. Et les sondeurs qui ne savent plus à quel saint se vouer tant sont nombreuses les hypothèses de travail. Car, de l'extrême droite à l'extrême gauche, ce ne sont pas les candidats qui manquent. Tour d'horizon des personnalités en lice -officiellement ou non- pour le premier tour prévu le 22 avril 2012, soit dans 365 jours très précisément.

Extrême droite
Le Front national, qui pourrait changer de nom avant le premier tour,est le grand favori des sondeurs. Du moins sa nouvelle présidente, Marine LePen qui caracole dans les sondages arrivant régulièrement première dans tous les cas de figure sauf face à Dominique Strauss-Kahn qui la devancerait largement. A la droite de l'extrême droite, les Identitaires ont été les premiers à se présenter leur candidat pour l'Élysée. Il s'agit d'Arnaud Gouillon qui court actuellement les campagnes dans l'espoir d'obtenir les 500 signatures obligatoires pour se présenter.

Droite
L'UMP aborde cette élection présidentielle dans un état d'extrême faiblesse: déçus que le président de la République n'ait pas tenu les promesses du candidat Sarkozy, nombre d'électeurs se sont détournés de ce parti, ainsi que vient de le confirmer son mauvais score aux dernières cantonales. Nicolas Sarkozy, selon les derniers sondages, ne parviendrait pas à se qualifier pour le second tour. Le président de la République, qui a la cote de popularité la plus faible des présidents de la Ve République désireux de briguer un nouveau mandat, ne s'avoue cependant pas encore battu : bien qu'il ne se soit pas encore déclaré candidat, il semble bien être reparti en campagne comme en témoigne son déplacement, axé sur le partage des richesses, mardi dans les Ardennes. Selon Bernard Debré, "le chef de l'État s'est donné jusqu'à septembre pour faire sa campagne. Si Sarkozy est à 15 % d'intentions de vote, il n'ira pas en 2012." Du coup, certains avancent l'idée de primaires à l'UMP. Tout en protestant de leur loyauté absolue vis-à-vis du président de la République, Copé, Fillon ou Juppé se tiendraient donc en réserve... À droite également, la candidature de Christine Boutin. La présidente du Parti chrétien-démocrate et députée des Yvelines affirme être prête à se lancer. Tout comme Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), député-maire de Yerres.

Centre
Au centre, les candidatures se bousculent. Première d'entre elles, celle de Jean-Louis Borloo. Le président du Parti radical, qui a quitté l'UMP le 7 avril, ne s'est pas encore officiellement déclaré mais obtient, selon les sondages, le meilleur score du centre. Son parti devrait rejoindre, lors de son congrès les 14 et 15 mai prochains, la Confédération des centres, un nouvelle force politique regroupant le Nouveau centre d'Hervé Morin, la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel, l'Alliance centriste du sénateur Jean Arthuis et le club Perspectives et réalités, présidé par Hervé de Charette. Du coup, Hervé Morin pourrait renoncer à se présenter et laisser la place à l'ancien ministre de l'Ecologie. Reste donc François Bayrou et Dominique de Villepin. Le président du MoDem devrait se présenter. Seul. Quant à Dominique de Villepin, que Nicolas Sarkozy rêvait de "pendre à un croc de boucher", il a déjà présenté ses propositions pour la France... Des propositions qui ressemblent à s'y méprendre à un programme électoral. Sauf que l'ancien Premier ministre n'est pas encore officiellement candidat.

Gauche
La situation à gauche est encore plus compliquée qu'au centre. Ainsi, en attendant la clôture des candidatures pour les primaires, le 14 juillet prochain, le PS se divise-t-il entre candidats déclarés (Ségolène Royal, François Hollande, Manuel Valls et Arnaud Montebourg) et putatifs(Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry, Vincent Peillon). Certains, comme Ségolène Royal ou François Hollande ont donc sans attendre lancé leurs forces dans la bataille des avant-primaires. D'autres, comme Martine Aubry, la patronne du PS, ou Dominique Strauss-Kahn, le directeur-général du FMI, prennent toujours le temps de la réflexion. Pourtant, DSK serait le seul socialiste en mesure de rafler la première place du premier tour à Marine Le Pen. Il devrait se prononcer avant le mois de juin. Restera alors à convaincre les militants socialistes de voter pour lui lors des primaires de ce parti. Ce qui n'est pas gagné. En 2006, il avait, comme Laurent Fabius, était battu à plate couture par Ségolène Royal. Au Parti communiste, les militants devront choisir entre André Chassaigne (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) un candidat unique défendant les couleurs du Front de gauche (PCF-Parti de gauche), Mais André Gerin, député du Rhône, et Emmanuel Dang Tran, membre du Conseil national du PCF, refusent cet accord et veulent se présenter.

Ecologistes
Pour additionner leurs forces, Europe écologie et Les Verts sont devenus, en novembre dernier, un seul et même parti. Mais le démon de la division les a déjà repris : l'eurodéputée Eva Joly et Nicolas Hulot ont déclaré leur candidature tandis que Daniel Cohn-Bendit et Cécile Dufflot, l'ancienne patronne des Verts, y réfléchissent.

Extrême gauche
À l'extrême gauche, deux partis se disputeront les suffrages des électeurs: Olivier Besancenot (Nouveau parti anticapitaliste) qui ne s'est pas encore déclaré et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière).

 

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L' OM d'hier et d'aujourd'hui...

L'Olympique de Marseille. Saison 88/89  -Année du doublé: coupe de France et championnat-

 

L'Olympique de Marseille saison 2010/2011- Année du doublé: coupe de la ligue et championnat-

                                                                 équipe de l'om 2010-2011

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Toujours la sarkodance : un pas en avant, deux pas en arrière !

Wauquiez : "Il ne s'agit pas de se retirer de Schengen"

Le Point.fr - Publié le 24/04/2011 à

Le ministre des Affaires européennes clarifie les intentions françaises en cas d'afflux massif de migrants aux portes de l'UE.

Wauquiez : "Il ne s'agit pas de se retirer de Schengen"

Le ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquiez © Johannes Eisele / AFP


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Le Point.fr

La France veut doter Schengen d'un "frein de secours en cas de crise majeure" et pouvoir rétablir les contrôles aux frontières intérieures en cas d'afflux massif de migrants aux portes de l'UE, a déclaré samedi le ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquiez. La France a annoncé qu'elle voulait une réforme de l'accord de Schengen de libre circulation des personnes en Europe, avant un sommet franco-italien mardi, alors que les deux pays traversent une période de tensions liées à l'afflux de milliers d'immigrants tunisiens, dont certains passent en France.

Entre Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi, "ce n'est pas Règlements de comptes à O.K. Corral !", a assuré Laurent Wauquiez, dans un entretien à l'hebdomadaire le Journal du dimanche. "Nous faisons face au même défi, nos intérêts sont communs. La bonne réponse est davantage d'intégration. Nous avons besoin de gardes-frontières communs, de navires et de logiciels partagés. Nous ferons aussi des propositions en ce sens", a-t-il dit.

"L'Europe, ce n'est pas la libre circulation des immigrants illégaux"

Mais Laurent Wauquiez a maintenu la position exprimée vendredi par la présidence française sur un renforcement des possibilités de suspendre provisoirement Schengen et de rétablir des contrôles aux frontières intérieures de l'Europe. "Il ne s'agit pas de se retirer de Schengen, cela n'aurait pas de sens, mais de travailler avec nos partenaires sur une nouvelle clause."

"La France veut étudier la possibilité de rétablir les contrôles aux frontières en cas d'afflux majeur aux portes de l'Union", a-t-il déclaré. "L'Europe, ce n'est pas la libre circulation des immigrants illégaux. Nous devons tirer ensemble les leçons de cette crise, comme nous l'avons fait quand l'euro a été attaqué. La solution est dans une plus grande intégration. Pour autant, il nous faut aussi un frein de secours en cas de crise majeure", a-t-il ajouté.

Plus de 20 000 immigrés tunisiens

L'Italie fait face à un afflux de plus de 20 000 immigrés tunisiens débarqués sur la petite île de Lampedusa depuis la révolution tunisienne. Alors que la règle est que le premier pays d'entrée gère les populations migrantes, Paris reproche aux autorités italiennes de vouloir se débarrasser des immigrés tunisiens en leur octroyant des permis de séjour de six mois, ouvrant notamment la voie à leur venue en France.

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Marine LE PEN, la candidate nationale, sociale et de plus en plus populaire !

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Marine Le Pen, candidate préférée des ouvriers

LEMONDE.FR | 24.04.11 |

 

 

Marine Le Pen recueillerait 36 % des voix dans l'électorat populaire au premier tour, selon un sondage IFOP.

Marine Le Pen recueillerait 36 % des voix dans l'électorat populaire au premier tour, selon un sondage IFOP.AFP/PHILIPPE HUGUEN

Sondage après sondage, la montée en puissance de la candidate du FN pour la présidentielle de 2012 semble se confirmer. Plus inquiétant pour les partis dits "de gouvernement", Marine Le Pen serait la candidate préférée des ouvriers. Selon un sondage IFOP/Paris Match/Europe 1, qui sera publié mardi mais dont le Journal du dimanche publie les résultats, elle recueillerait 36 % des voix dans l'électorat populaire au premier tour.

L'écart dans cette catégorie de la population avec les autres candidats est abyssal. Loin derrière, son premier poursuivant est Dominique Strauss-Kahn (17 %) suivi par Nicolas Sarkozy (15 %). Le score du PS est à peu près identique en cas de candidature de Martine Aubry (16 %), Ségolène Royal ou François Hollande (15 %). Les ouvriers représentent environ 15 % du corps électoral, mais leur vote, hautement symbolique, est un marqueur important de la capacité d'un candidat à s'adresser aux classes populaires.

Dans le Journal du dimanche, le directeur de l'IFOP, Frédéric Dabi, explique que ce score marque un véritable retour en arrière par rapport à "l'exploit sarkozyen de 2007". Lors de la dernière élection présidentielle, l'actuel chef de l'État avait en effet réussi à sortir en tête au premier tour dans le vote ouvrier, avec 26 %, un point devant la candidate socialiste Ségolène Royal. Jean-Marie Le Pen, en troisième position, n'avait récolté 16 % de leurs suffrages.

Dans un entretien au JDD, Jean-Marc Lech, coprésident d'IPSOS, rappelle qu'en 2007, Nicolas Sarkozy a ravi à Jean-Marie Le Pen 40 % de ses voix de 2002. "Ces personnes reviennent à leur choix précédent. Avec une différence de taille : le vote FN n'est plus simplement lié à la désindustrialisation du pays, dans l'Est et le Nord-Pas-de-Calais. Il s'implante dans des départements comme l'Ille-et-Vilaine. Marine Le Pen essaie de faire comme le PC lorsqu'il était haut : incarner la fonction tribunicienne. C'est-à-dire intégrer via le vote des gens exclus. Elle y parvient mieux que le père, parce qu'elle est plus sociale".

DÉ-DIABOLISATION

Plus généralement, Marine Le Pen, 42 ans, a gagné un niveau de respectabilité inédit pour sa famille politique. Rompant avec l'image sulfureuse de son père, condamné à plusieurs reprises en justice, elle semble recueillir les fruits d'une stratégie de "dé-diabolisation" du FN, dont elle a pris la direction en janvier dernier. Dernière illustration en date du nouveau style de l'extrême droite française, Marine Le Pen a décidé mardi d'exclure du FN un jeune élu qui apparaissait sur une photo en train de faire le salut nazi, au grand dam d'une partie de sa formation politique, dont son propre père.

En pleine ascension dans les sondages à un an de la présidentielle, elle vient ainsi d'être consacrée par le magazine américain Time comme l'une des 100 personnalités les plus influentes en 2011. En France, les signes selon lesquels le Front national est désormais un parti fréquentable se multiplient. Dernier exemple en date, Robert Ménard, ancien patron de l'organisation de défense de la presse Reporters sans frontières, s'apprête à publier un pamphlet intitulé Vive Le Pen !, dans lequel il dénonce le "procès en sorcellerie" attaché au FN. "Marine Le Pen, comme Jean-Luc Mélenchon, disent nombre de choses marquées au coin du bon sens. Et nier les changements au FN aujourd'hui, avec Marine Le Pen, c'est nier l'évidence", juge cet ancien anarchiste et trotskiste, qui se défend d'être d'extrême droite.

"UNE TENDANCE AU REPLI, COMME DANS LES ANNÉES 30"

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, fait partie des observateurs que cette tentation de l'extrême droite dans les milieux populaires inquiète. S'il rappelle que l'impact du FN dans le monde ouvrier n'est pas récent, il explique entendre dans les entreprises des propos d'extrême droite qui étaient tus auparavant. "Il y a des expressions de rejet des autres, de racisme. Y compris dans la fonction publique, où certains n'hésitent pas à dire : 'en cas de second tour Sarkozy-Le Pen, on ne votera pas Sarkozy !' On n'entendait pas cela avant", explique-t-il dans un entretien au JDD.

Selon lui, le vote FN est une conséquence des promesses non tenues et à une perte de confiance dans la politique. "L'extrême droite a toujours utilisé des situations réelles mais donne des mauvaises réponses. Ce qui se passe en France s'est déjà produit après la crise de 1929 [...] Sans aller jusqu'à de telles extrémités, nous constatons que la tendance au repli existe en France et en Europe comme dans les années 1930", explique-t-il.

Néanmoins, François Chérèque estime qu'il ne faut pas tomber dans une dramatisation. "Il ne faut pas céder à la panique", dit-il, en soulignant que la CFDT allait poursuivre son travail de pédagogie. "Nous disons aux salariés concernés qu'ils font une erreur d'analyse, que les propositions de Marine Le Pen sont creuses. Pis, qu'elles se retourneraient contre les ouvriers ou sont irréalistes, que ce sont de fausses pistes", explique-t-il.

"LES FRANÇAIS SONT EXASPÉRÉS"

Mercredi, un sondage Harris Interactive qualifiait la présidente du Front national au deuxième tour de la présidentielle aux dépens de Nicolas Sarkozy dans presque tous les cas de figure. Mais dans les rangs de la majorité, on ne veut pas croire à un 21 avril bis. Pour l'ancien ministre de l'intérieur Brice Hortefeux, "Nicolas est indestructible. Il sera au second tour".

Selon le barème de popularité de l'IFOP en avril, le chef de l'Etat est crédité de 28 % d'opinions favorables, le score le plus faible de tous les présidents de la Ve République. L'institut de sondage dresse un tableau comparatif des scores de de Gaulle, Giscard d'Estaing, Mitterrand, Chirac et Sarkozy douze mois avant la présidentielle et au second tour de l'élection. A la lecture des chiffres, une remontée de Nicolas Sarkozy dans l'opinion serait un exploit sans précédent.

Méthode coué ou fruit d'une longue expérience de la vie politique française ? Dominique de Villepin cherche lui aussi à relativiser les scores flatteurs que les sondages prêtent à Marine Le Pen : "Ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour elle. Etre très haut dans les sondages, douze, treize, quatorze mois avant une élection, ça montre que les Français sont exaspérés, qu'ils n'en peuvent plus, qu'ils veulent tourner la page", a-t-il déclaré sur Europe 1.

"Mais ça ne veut pas dire qu'ils seront toujours aussi en colère huit jours avant le vote et le jour du vote", poursuivit le président de République solidaire. "Parce que huit jours avant le vote, ils auront trouvé le moyen d'exprimer leur colère, je l'espère, de façon positive. C'est-à-dire qu'ils adhéreront à un projet et ils voteront quelque chose de positif et alors Marine Le Pen restera ce qu'elle est, le Front national restera ce qu'il est, c'est-à-dire un épouvantail", conclut l'ancien premier ministre.

Le Monde.fr

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samedi, 23 avril 2011

Deferlante migratoire: il faut sortir de l'espace et de l'impasse UMPS !

Suspension provisoire de Schengen: le FN dénonce "une supercherie"

AFP - Publié le 23/04/2011 à 12:31

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Suspension provisoire de Schengen: le FN dénonce "une supercherie"

Le secrétaire général du Front national, Steeve Briois, a qualifié samedi de "supercherie" la réflexion de l'Elysée sur une suspension provisoire des accords de Schengen, pour faire face à l'afflux en Europe de migrants venus de Tunisie et Libye notamment.

Le secrétaire général du Front national, Steeve Briois, a qualifié samedi de "supercherie" la réflexion de l'Elysée sur une suspension provisoire des accords de Schengen, pour faire face à l'afflux en Europe de migrants venus de Tunisie et Libye notamment.

"Le gouvernement UMP ne sait désormais plus où donner de la tête, tant le ciel gronde et le sol craque sous ses pieds. Après avoir constaté, avec faiblesse, que les révolutions dans les pays arabes n'avaient fait qu'accroître l'immigration illégale, dont il était le premier responsable, le voilà désormais en proie face à un autre vice dont il est pourtant l'instigateur: la libre circulation de ces migrants qui menacent de déferler sur la France, après que l'Italie leur a offert des titres de séjour", écrit M. Briois, dans un communiqué.

Et de dénoncer "la supercherie et l'enfumage médiatique de Nicolas Sarkozy". "Après avoir fait des pieds et des mains pendant des années pour vendre l'Union Européenne aux Français, voilà que l'UMP feint de vouloir faire marche arrière", ajoute le secrétaire général.

Il y voit de "nouvelles gesticulations médiatiques" pour "masquer la duplicité du gouvernement sur la question de l'immigration au moment où le nombre de titres de séjours accordés aux étrangers explose".

Pour ce proche de la présidente du FN Marine Le Pen, "la seule solution viable face à cette submersion migratoire est une sortie de l'espace Shengen permettant de retrouver la maîtrise de nos frontières"

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