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samedi, 07 mai 2011

Le foot "français" tel qu'il est, tel qu'il a toujours été.

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Marseille l'Antique : Véritable capitale européenne de la culture et carrefour des civilisations de l'Occident

Euthymènes.jpg

 

Grand port maritime ouvert sur toute la Méditerranée, Marseille abrita de nombreux marins et explorateurs renommés.

Au Ve siècle, le massaliote Euthymènes quitte la cité pour explorer au-delà des colonnes d'Hercules, les côtes de l’Afrique jusqu'à l'embouchure du Sénégal). Il a constaté et fait connaître aux Grecs l'existence des marées. Un siècle plus tard, vers 340-325 avant J.-C. l’explorateur et géographe Pythéas effectue un voyage dans les mers du nord de l'Europe et atteint l’Islande et le Groenland et approche du cercle polaire. Longtemps considéré comme un affabulateur, en particulier selon l'opinion du géographe grec Strabon, la véracité de son périple est aujourd'hui reconnue.

 

Pytheas.jpg


Marseille, comme le retracent les découvertes archéologiques, connaît une forte croissance et devient une cité prospère, vivant des relations commerciales fortes avec la Grèce, l'Asie Mineure puis Rome. À cette époque, Massalia compte entre 30 000 et 40 000 habitants, ce qui en fait le plus grand centre urbain de Gaule. Sa prospérité est entièrement fondée sur le commerce.

Sachant que les principales routes commerciales entre le Nord et l’ouest de l’Europe et l’Orient empruntent les fleuves (en particulier Rhône et Saône) de ce que Strabon nomme « l’isthme gaulois », Massalia occupe une place stratégique. L’ambre, l’étain descendent le Rhône quand remontent le vin et les articles de luxe comme céramique, vaisselle. On a pu dire que le célèbre cratère de Vix était une manifestation du rôle de Massalia dans le trafic de transit et peut-être un don des marchands Massaliotes au prince gaulois qui contrôle le seuil de Bourgogne.

C'est aussi probablement par la cité phocéenne que furent introduits en Gaule les premiers vignobles.

Les fouilles de 2006 et 2007 sur la colline Saint-Charles ont ainsi mis au jour les vignobles les plus anciens de France. Pas moins de trois niveaux de traces agraires liées à l'exploitation de la vigne à partir du IVe siècle avant notre ère y ont été découverts. Un vin renommé est produit sur place qui rend nécessaire la fourniture de nombreuses amphores.

Loin de se limiter à l’import-export des biens d’origine grecque, la ville développe les productions locales, et surtout la céramique et les amphores. L’étude des céramiques a permis d’établir que jusqu’en 535, Massalia importe la vaisselle courante de Phocée et jusqu’à 500, la céramique de luxe d’Athènes. Après ces dates, les produits locaux se substituent aux importations.

Enfin, Massalia fut à l’origine de la monnaie dans la région en émettant des pièces pour le commerce local dès 490, puis des oboles d’argent vers 450, enfin des drachmes d’argent au début du IVe siècle, ces monnaies portant le nom de la ville.

Drachme marseillais : tête d'Artémis et Lion

Drachme marseillais.jpg

 

 

 

 

Massalia interface culturelle entre la Gaule et le monde grec

Colonie grecque rayonnante, Marseille fut le point de départ de la diffusion de l'écriture chez les peuples gaulois, qui ont appris à transcrire leur propre langue en caractères grecs.

La constitution des marseillais

La ville jalouse de son indépendance s'administre librement. La constitution marseillaise se référait à celles des cités ioniennes. Elle est citée par Aristote comme un exemple d'oligarchie modérée et de régime stable qui précise au Livre VIII, chapitre 5-2 de son ouvrage la Politique :

« Quant aux causes extérieures qui renversent l'oligarchie, elles peuvent être fort diverses. Parfois, les oligarques eux-mêmes, mais non pas ceux qui sont au pouvoir, poussent au changement, lorsque la direction des affaires est concentrée dans un très petit nombre de mains, comme à Marseille, à Istros, à Héraclée et dans plusieurs autres États. Ceux qui étaient exclus du gouvernement s'agitèrent jusqu'à ce qu'ils obtinssent la jouissance simultanée du pouvoir, d'abord pour le père et l'aîné des frères, ensuite pour tous les frères plus jeunes. Dans quelques États, en effet, la loi défend au père et aux fils d'être en même temps magistrats; ailleurs, les deux frères, l'un plus jeune, l'autre plus âgé, sont soumis à la même exclusion. À Marseille, l'oligarchie devint plus républicaine ; à Istros, elle finit par se changer en démocratie. »

La ville était gouvernée par un directoire de 15 « premiers » choisis parmi 600 sénateurs. Trois d’entre eux avaient la prééminence et l’essentiel du pouvoir exécutif. Aristote avait également analysé la Constitution de Marseille, comme en témoigne Athénée , et, citant l'ouvrage d'Aristote, il évoque une famille aristocratique, les Protiades, descendant des premiers fondateurs, qui possédait une influence souveraine. Le gouvernement de Marseille était encore oligarchique au temps où Strabon écrivait, au début du Ier siècle.

« Les Massaliotes ont un gouvernement aristocratique, et il n'y en a pas dont les lois soient meilleures : ils ont établi un conseil de six cents membres qui gardent cette dignité toute leur vie ; et qu'on appelle timouques. Ce conseil est présidé par quinze membres à qui est attribuée l'administration des affaires courantes : les Quinze sont à leur tour présidés par trois d'entre eux qui ont la plus grande puissance, sous la direction d'Un seul. Nul ne peut être timouque s'il n'a pas d'enfants, et si le titre de citoyen n'est pas dans sa famille depuis trois générations. Les lois sont celles de l’Ionie : elles sont exposées en public »

— Strabon, Géographie, Livre IV, 1,5

Massalia, alliée de Rome

Les relations de Rome avec les "États indépendants" sont relativement complexes. Rome a eu des relations amicales avec Massilia depuis au moins le Ve siècle (comme en témoigne Strabon Livre 5.1.4 ou Justin 43.5).

En 396, après leur victoire de Véies, les romains déposent un cratère d’or dans le Trésor des marseillais à Delphes.

Tresor des Marseillais à Delphes.jpgErigés par les cités à l'occasion d'un événement heureux, les Trésors servaient de chapelles votives qui recevaient des offrandes. Particulièrement nombreux à Delphes qui en comptait une vingtaine, des trésors existaient dans tous les grands sanctuaires grecs. A l’arrière du temple d’Athéna, on trouve aujourd’hui à Delphes les vestiges du Trésor des Marseillais, qui témoigne ainsi de la renommée et de la richesse de l’antique Massilia.

 

En 389, récompense de sa participation à la rançon versée aux Gaulois lors de la prise de la ville par Brennus l'année précédente, un traité "sur pied d'égalité", foedus aequo jure percussum, comme le précise Justin, fut signé entre les deux cités qui nouèrent une alliance formelle. Les visiteurs massaliotes à Rome se virent reconnaitre certains privilèges, comme le droit à l'hospitalité publique, privilège honorifique (un emplacement pour assister aux spectacles parmi les sénateurs) et "immunitas", (la possibilité de commercer à Rome sans payer de taxes).

Ainsi, pendant des centaines d'années, Marseille conserva son indépendance nominale, bien que vivant sous une sorte de protection. L'alliance formelle dura de - 389 à - 49, avec le début de la guerre civile de César.

Des relations tumultueuses avec les peuples celto-ligures

La croissance forte de Marseille et du réseau des colonies Massaliotes est citée comme l'une des raisons qui provoque la création de la fédération des Salyens à la fin du IIIe siècle av. J.-C., à partir de la réunion des « Celto-ligures » de Provence , entre le Var et le Rhône, autour de centres proto-urbains. Les voisins les plus proches des Salyens, en effet, étaient les Massaliotes au sud (les Cavares et les Albiques occupaient quant à eux les territoires situés au nord des Salyens).

La fédération salyenne s'avéra être un voisin « encombrant » pour les Massaliotes, ce qui avait provoqué de nombreuses tensions économiques et sans doute culturelles, dont rendent compte les auteurs antiques (notamment Tite-Live et Strabon). Dans un premier temps, de telles tensions avec les indigènes avaient entraîné plusieurs interventions militaires des Grecs dans l'arrière-pays marseillais : celles-ci sont attestées par l'archéologie, notamment à travers la destruction violente de sites comme l'oppidum de l'Arquet.

À partir de -181, Marseille commence à faire appel aux armées de Rome, devenue la grande puissance méditerranéenne, pour l'aider à mettre fin aux pillages des celto-ligures et à défendre ses colonies.

Massilia et la Gaule transalpine

Avide d'affirmer son emprise dans la région pour des raisons économiques et stratégiques, Rome prétend répondre à l'appel de Massalia et accapare presqu'intégralement le vaste hinterland massaliote, après quelques campagnes menées entre -125 et -121, notamment par le consul puis pronconsul Sextius Calvinus et les consuls Gnaeus Domitius Ahenobarbus et Fabius Maximus Allobrogicus. Aquae Sextiae ou Aix-en-Provence, est une colonie fondée en -122 par les légionnaires commandés par Sextius Calvinus, elle succéde à l'ancienne capitale voisine des Salyens Entremont, détruite l'année précédente.

La région conquise porte le nom de Gaule transalpine. Cnaeus Domitius qui y est nommé proconsul s'efforce de -120 à -117 de créer une liaison terrestre, la Via Domitia entre les territoires ibériques, c'est-à-dire l'Espagne actuelle et la Gaule cisalpine. Il fonde une colonie romaine à Narbonne en -118.

La colonie grecque de Massalia, alliée, et son arrière-pays réduit forment une enclave libre au sein de la Gaule transalpine.

En -109, les Gaules cisalpine et transalpine sont ravagées par les Cimbres, les Teutons, les Ambrons durant l'épisode de la guerre des Cimbres, jusqu'à leur écrasement en -102 par Caius Marius à la bataille d'Aix.

La suite de l'Histoire de notre ville très prochainement...

 

Source Wikipédia

 

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Chance pour la France...

Le jeune de 15 ans accusé de viol aux Catalans de nouveau interpellé et écroué

Un mineur de 15 ans, qui avait été interpellé cet été à la suite de fortes présomptions de viol sur une jeune fille de 17 ans, a de nouveau été interpellé jeudi soir. Il faisait l'objet d'une fiche de recherches pour non-réintégration de la prison où il était détenu pour des faits de viol collectif qui auraient eu lieu en Ardèche au début de l'année.

L'opération a été menée par la brigade de recherches et des mandats (BRM) de Marseille. Le jeune homme vivait dans un squat de la cité phocéenne. C'est là que les policiers sont venus le chercher. Fin juillet, sur la plage des Catalans, dans le 7e arrondissement de Marseille, une jeune baigneuse avait été agressée par plusieurs individus, alors qu'elle se trouvait dans l'eau.

L'auteur principal avait été placé en détention à l'établissement pour mineurs de La Valentine, à Marseille. Son complice présumé avait pour sa part été remis en liberté, en raison de sa moindre implication dans le déroulement des faits. Retrouvé par les enquêteurs à Marseille, il a été écroué jeudi soir au quartier des mineurs de la prison du Pontet, dans le cadre du viol collectif commis en Ardèche. Le juge devra encore déterminer les circonstances précises qui ont présidé à ces faits.

Source La Provence la 7 mai 2011

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Diên Bien Phu: Ils ont combattu jusqu'au bout sans jamais capituler.

7 mai 1954 : la chute de Diên Biên Phu

Libres propos de José Castano

« Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli » (Antoine de Saint Exupery)

Diên Biên Phu, le « grand chef lieu d’administration frontalière » est habité par les Meos, rudes montagnards qui cultivent le pavot et font commerce de l’opium et par les Thaïs qui travaillent les rizières de la vallée et font du petit élevage. Cette localité, à la frontière du Laos, est reliée au reste du pays par la route provinciale 41 qui va jusqu’à Hanoï située à 250 kms et vers la Chine. C’est une cuvette de 16kms sur 9 entourée de collines de 400 à 550 mètres de hauteur et traversée par la rivière Nam Youm.

Au début de l’été 1953, l’Indochine entre dans sa 8ème année de guerre. Le Vietminh, très mobile, se meut avec facilité sur un terrain qu’il connaît parfaitement. Son corps de bataille est de surcroît numériquement très supérieur à celui du corps expéditionnaire français et bénéficie, en outre, de l’aide sans réserve de la Chine libérée de son action en Corée depuis la signature de l’armistice, le 27 juillet 1953. C’est dans ce contexte, que le 7 mai 1953, le Général Navarre se voit confier le commandement en chef en Indochine en remplacement du général Salan. Navarre avait un grand principe : « On ne peut vaincre qu’en attaquant » et il décidera de créer à Diên Biên Phu une base aéroterrestre pour couper au vietminh la route du Laos et protéger ainsi ce pays devenu indépendant.

Quand les responsables français décident d’investir, la cuvette de Dien Bien Phu, ils savent pourtant que des forces régulières vietminh importantes de la division 316 du régiment 148 et du bataillon 910 occupent solidement la région depuis octobre 1952. Qu’à cela ne tienne ! L’endroit paraît idéal au commandant en chef ! Il est un point de passage obligé pour le vietminh qui ne pourra que très difficilement le contourner… De plus, il bénéficie d’un aérodrome aménagé durant la deuxième guerre mondiale par les Japonais tandis que le fond de la cuvette est une véritable plaine de plus de 100km² qui permettra l’emploi des blindés. Par ailleurs, le commandement français considérait en cet automne 1953 que le vietminh, vu l’éloignement de ses bases, à 500 kms de Diên Biên Phu, ne pourrait entretenir dans le secteur que deux divisions maximum… Il en conclut donc qu’il ne pourrait mener que de brefs combats en ne disposant, en outre, que d’une artillerie limitée qu’il sera aisé de détruire par les canons du colonel Piroth, qui s’était porté garant.

L’occupation de la cuvette fut fixée le 20 novembre 1953. Elle fut baptisée « opération Castor ». Ce sera le plus important largage de parachutistes de toute l’histoire de la guerre d’Indochine. Vers 11 h du matin, les deux premiers bataillons sont largués : Le 6ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux du Commandant Bigeard et le 2ème Bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes du Commandant Brechignac. Puis arriveront : le 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux, deux batteries de 75 sans recul du 35ème RALP, une compagnie de mortiers de 120 et une antenne chirurgicale. Le lendemain, les légionnaires du 1er Bataillon Etranger de Parachutistes sauteront ainsi que le 8ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux, des éléments du génie et le PC de l’opération (général Gilles, lieutenant-colonel Langlais avec 25 hommes). Le 22 novembre, le 5ème Bataillon de Parachutistes Vietnamiens est largué à son tour. Au soir du 22 novembre 1953, il y aura 4195 hommes dans la célèbre cuvette.

Durant près de quatre mois, les soldats français vont aménager la cuvette en camp retranché. Les petites collines entourant le camp prennent le nom de Gabrielle, Béatrice, Dominique, Eliane, Anne-Marie, Huguette, Claudine, Françoise, Liliane, Junon, Epervier et enfin Isabelle.

L’offensive vietminh débute dans la soirée du 13 mars 1954 par une intense préparation d’artillerie (près de 9000 coups) visant particulièrement Béatrice et Gabrielle. Le combat du tigre contre l’éléphant commençait : Le tigre tapi dans la jungle allait harceler l’éléphant figé qui, peu à peu, se videra de son sang et mourra d’épuisement.

Le point d’appui Béatrice est écrasé par les obus de canons et de mortiers lourds. Pendant plusieurs heures il reçoit des milliers d’obus. Les abris, n’étant pas conçus pour résister à des projectiles de gros calibre, furent pulvérisés. La surprise est totale dans le camp français. Malgré un combat acharné et sanglant, au prix de lourdes pertes de part et d’autre, Béatrice, tenu par la 3/13ème Demi-Brigade de la Légion étrangère, commandée par le Commandant Pégot, fut enlevée par les Viets en quelques heures. Un malheureux concours de circonstance favorisa cette rapide victoire vietminh : les quatre officiers dont le lieutenant-colonel Gaucher, responsables de la défense de Béatrice furent tués dès la première heure par deux obus qui explosèrent dans leur abri. En une nuit, c’est une unité d’élite de la Légion qui est supprimée. Nul n’a imaginé un tel déluge d’artillerie. La contre batterie française se révèle inefficace. Le Viêt-Minh utilisant une énorme capacité en bras, a pu creuser des tunnels en travers des collines, hisser ses obusiers et s’offrir plusieurs emplacements de tir sur la garnison sans être vu. Des terrasses furent aménagées et dès que les canons avaient fini de tirer, ils regagnaient leur abri. De ce fait jamais l’artillerie française ne fut en mesure de faire taire les canons Viêt-Minh, pas plus que les chasseurs-bombardier de l’aéronavale.

Dans la soirée du 14 mars, Gabrielle, défendue par le 5/7 Régiment de Tirailleurs Algériens, subit un intense et meurtrier pilonnage d’artillerie. A 5h, le 15 mars, le vietminh submerge la position, dont les défenseurs ont été tués ou blessés. L’artillerie ennemie –que l’on disait inefficace- fait des ravages parmi les défenseurs sans que l’on puisse espérer la réduire au silence. Conscient de cet échec et de sa responsabilité, le Colonel Piroth, responsable de l’artillerie française se suicidera dans la nuit du 15 au 16 mars en dégoupillant une grenade.

Cependant, la piste d’aviation, bien que pilonnée quotidiennement -mais aussitôt remise en état- permettait l’arrivée régulière des renforts. Ce pilonnage s’intensifiant, les atterrissages de jour devinrent impossibles et les appareils durent se poser de nuit dans les pires conditions. Bientôt il fallut renoncer complètement et les assiégés se retrouvèrent, dès lors, isolés du reste du monde. A noter que le 28 mars, l’avion devant évacuer les blessés de la cuvette, endommagé au sol, ne put décoller. L’infirmière convoyeuse de l’équipage, Geneviève de Galard, était à bord. Elle restera jusqu’à la fin parmi les combattants.

Le général vietminh Giap, afin de s’infiltrer plus facilement dans les défenses françaises, fit alors intervenir des milliers de coolies dans le creusement d’un réseau de tranchées, véritable fromage de gruyère, menant aux divers points d’appui. Le 30 mars, après une préparation d’artillerie très intense et l’infiltration des viets par ces tranchées, Dominique 2 et Eliane1 furent prises. Cependant, les parachutages français continuaient encore dans la plus grande confusion. La superficie de la base aéroterrestre ayant été réduite et les liaisons avec les points d’appui encore tenus par les soldats français devenant impossibles, ces « volontaires du ciel » exposés aux feux directs de l’ennemi, connaissaient des fortunes diverses. Certains atterrissaient directement chez l’ennemi, d’autres étaient morts en touchant le sol, d’autres étaient perdus… tandis que le ravitaillement parachuté faisait la joie du vietminh en améliorant son quotidien.

Du 9 au 11 avril, une nouvelle unité de légion, le 2ème Bataillon Etranger de Parachutistes, est largué dans des conditions déplorables et engage aussitôt une contre-attaque sur la face est. Il est en partie décimé. Les rescapés fusionnent alors avec les restes du 1er BEP reformant une unité sous les ordres du Commandant Guiraud. Le 4 mai, ont lieu les derniers parachutages d’hommes provenant du 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux tandis que les Viets intensifient encore leurs bombardements faisant intervenir les fameuses orgues de Staline, aux impacts meurtrier en rafales, provoquant d’énormes dégâts dans les abris minés par les pluies quotidiennes d’Avril. La cuvette disparaît dans des nuages de boue soulevée par les obus.

Dans la soirée du 6 mai, c’est le déchaînement de l’artillerie viet et de toutes les armes dont elle dispose. Dans le camp agonisant, c’est l’apocalypse. Tout ce qui est inflammable prend feu ; les abris s’effondrent, les tranchées s’écroulent, la terre se soulève. La mort frappe sans interruption. A 23h, les taupes vietminh, après avoir creusé un tunnel de 47 mètres de long, déposent sous Eliane2 une charge d’une tonne de TNT puis se ruent à l’assaut. La résistance des défenseurs est héroïque ; ils refusent de se rendre et luttent jusqu’à la mort. Une poignée de survivants arriveront à se replier sur Eliane4 afin de poursuivre le combat. A l’aube du 7 mai, Dominique et Eliane sont tombées. Les tranchées sont jonchées de cadavres et de blessés des deux camps. Alors que le Colonel de Castries vient d’être promu général, à 10h du matin, les Viets finissent d’investir les Eliane. Du côté Français, il n’y a plus ni munitions, ni réserve d’hommes mais les sacrifices continuent…

Le Général Cogny adresse un dernier message au Général De Castries, souhaitant qu’il n’y ait ni drapeau blanc, ni capitulation. « Il faut laisser le feu mourir de lui-même pour ne pas abîmer ce qui a été fait » précise-t-il. L’ordre de cessez-le-feu tombe à 17h. Après destruction de tout le matériel et de tout le ravitaillement, le PC de Diên Biên Phu adresse son ultime message à Hanoi à 17h50 : « On fait tout sauter. Adieu ! » Quelques minutes plus tard, les viets font irruption dans le PC du général De Castries. Un drapeau rouge à étoile d’or est planté sur le PC français. Diên Biên Phu est tombé mais n’a pas capitulé.

Durant cette bataille, le corps expéditionnaire Français comptera 3000 tués et un nombre très important de blessés. 10300 seront faits prisonniers mais les effroyables conditions de détention des camps Vietminh sont telles que seulement 3300 d’entre eux reviendront de captivité. Le 21 juillet 1954, les accords de Genève mettront fin à cette guerre.

« Le Courage est un embrasement de l’être qui trempe les Armées. Il est la première des vertus, quelle que soit la beauté des noms dont elles se parent. Un soldat sans Courage est un Chrétien sans foi. Le Courage est ce qu’il y a de plus sacré dans une Armée. Nul n’a le droit de troubler ses sources limpides et fécondes.  »

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L'Identité de la France, un point déterminant pour 2012

Un an avant l'élection présidentielle, Marine Le Pen au centre... des débats

Le Point.fr - Publié le 05/05/2011 à 12:44

 lepoint.fr  5/5/11

La campagne va-t-elle tourner autour de la candidature de Marine Le Pen ? "C'est possible parce que, pour l'instant, elle capte la lumière", répond en premier Sylvie Pierre Brossolette, du Point. "Les autres étant plus connus, moins intéressants, c'est sur elle que repose le plus grand suspense", ajoute-t-elle.

Pour Laurent Joffrin, "il y a une inquiétude sur l'identité. Les gens ont peur que la France ne soit plus la France. Sur ce fond de décor, le discours simple de Marine Le Pen marche"...

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C'est le week-end, rions un peu... Redif' mais moi ça m'fait toujours rire !

Est ce que cet "avocat" pourrait tenir la même "plaidoirie" aujourd'hui ?

 


Luis Rego la journée d'un fasciste réquisitoires par susacacon

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vendredi, 06 mai 2011

Marseille terre promise...par l'UMPS, aux migrants du monde entier !

     

Ça sent le jasmin à Marseille

 

le 5 mai 2011 télérama
T

LE FIL IDéES - Ils viennent d'Egypte, de Tunisie ou d'Algérie et vivent désormais de l’autre côté de la Méditerranée. Comment ressentent-ils, à distance, les révolutions arabes ? De l'euphorie à l'indifférence, leurs réactions sont contrastées.

           


Riad, ancien agent secret puis policier au service de Ben Ali vit à Marseille depuis 2006. © Yohanne Lamoulère/Transit pour Télérama.

Depuis cinq mois, les révolutions rebondissent. De Tunis au Caire, du Caire à Benghazi, de Benghazi à Deraa et ailleurs. Et de l'autre côté de la Méditerranée ? A Marseille ? On en pense quoi de ce qui se passe là-bas ? Tout et rien, comme partout en France. On regarde la télé, on lit les journaux, on se connecte sur le Net, on essaie de comprendre, mais tout de même, ici, ce n'est pas pareil. C'est Marseille, un sacré bordel plein de lumière pour le cliché, mais aussi un entrelacs de racines tendues au-dessus de la mer. Le printemps arabe est en face. Les espoirs et les doutes qui fleurissent chez les voisins essaiment leur pollen ici, à la Belle de Mai comme à la Porte d'Aix, dans les quartiers Nord comme à la Plaine, et partout les histoires se croisent.

A La Pause, sur la vitrine du meilleur snack de la ville, deux affiches relèvent le goût des galettes maison : « Wanted Zine El-Abadine Ben Ali for dictatorpship », et une autre, plus succincte : « Khadafi dégage ». Naïma, la patronne tunisien­ne, tapote sur Facebook. Autrefois avocate à Tunis, elle vit à Marseille depuis une dizaine d'années. « On apprécie la beauté de la liberté quand on a connu la laideur de la dictature », dit-elle. Depuis décembre, Naïma est scotchée à Internet. Engluée sur France 24, BFM TV. Elle a même acheté une parabole pour ouvrir d'autres fenêtres sur ce monde qui craque. « Je surveille ce qui se raconte sur les pages Facebook, je me méfie des religieux, ce pays est un laboratoire. »

Les atermoiements de la diplomatie française ? Elle ne veut même pas en parler. Elle se rappelle amèrement la déclaration de Jacques Chirac en 2003, en visite dans la Tunisie de Ben Ali, et oublieux des libertés : « Le premier des droits de l'homme, c'est manger, être soigné, re­cevoir une éducation et avoir un habitat [...], de ce point de vue, il faut bien reconnaître que la Tunisie est très en avance sur beaucoup de pays. »

“Il y a près de 100 000 Tunisiens ici,
et la nouvelle loi impose un député
pour 50 000 personnes. Deux députés
de l'Assemblée tunisienne
seront donc marseillais.”

En pleine révolution, en se baissant pour éviter de prendre une balle perdue, sa sœur, à Tunis, brandissait son ordinateur portable branché sur Skype du haut de son balcon. De l'autre côté de l'ordinateur, Naïma découvrait ce qui se tricotait dans les rues. Aujourd'hui, elle envisage de rentrer au pays pour ouvrir un cabinet d'avocat. Le frère de son mari, Hedi, médecin à Marseille, se présentera aux élections à l'Assemblée constituante, le 24 juillet, pour le mouvement Attajdid (Renouveau). « Il y a près de 100 000 Tunisiens à Marseille, et la nouvelle loi impose un député pour 50 000 personnes, explique Hedi. Deux députés de l'Assemblée tunisienne seront donc marseillais. Moi-même j'hésite à me présenter ! »

Les révolutions arabes ont aussi chamboulé la vie d'Ahmad Com­paoré, percussionniste et compositeur de jazz, d'origine burkinabée et égyptienne. Dans son studio à la Friche, à la Belle de Mai, ses mélodies égyptiennes sur des rythmiques africaines sont aussi déjantées et heureuses qu'un peuple un soir de chute de dictateur. La révolution en Egypte a rendu sa mère malade : « Elle a reçu un tel choc émotionnel, elle a eu tellement peur pour son pays... Aujourd'hui, elle est à l'hôpital. » Le séisme a inspiré ses dernières compositions et aiguisé chez Ahmad une forme de fierté à rebours du mépris ordinaire, celle d'être d'origine arabe dans un pays, une ville où la couleur de la gueule et la texture des cheveux déterminent encore les destins. « Quand je vois ce qui se passe là-bas et quand je compare ça à la montée de Marine Le Pen dans les sondages, j'ai honte pour la France. Est-ce que ce sont de vrais Français qui votent pour elle ? »

Dans les quartiers enclavés du nord de Marseille, le printemps arabe nourrit bien sûr les discussions, mais ne féconde pas une prise de cons­cience politique qui pourrait mener à l'action ou à cette révolte agitée comme un chiffon rouge par Le Pen père, le mois dernier : « Les jeunes n'ont pas de contact avec le bled et s'en foutent, résume Karim Dehdouh, 40 ans, danseur de hip-hop d'origine algérienne et pizzaiolo depuis vingt-deux ans. Les gens de ma génération ont compris qu'ils étaient français. Notre vie est ici, on a nos propres problèmes à régler. » Dans le studio d'enregistrement B Vice, situé au cœur de la cité de la Savine, d'où venait Ibrahim Ali, tué par des colleurs d'affi­ches du Front national en 1995, Geor­ges, mem­­bre du groupe de rap Carpe Diem, ne dit pas autre chose : « Quand tu n'as rien, le peu que tu as, tu veux le préserver le plus possible. On soutient bien sûr les révolutions arabes, mais ce n'est pas demain que ça bougera ici. »

“Il ne faut pas calquer la démocratie à l'occidentale
dans les pays arabes, il faut in­venter autre chose.”

A Marseille, le labo des révolutions ouvre surtout des succursales théoriques dans les cafés, où l'on débat sans fin des questions complexes soulevées par les nouvelles situations. Les pays arabes peuvent-ils être gouvernés autrement que par des régimes autoritaires ? L'Islam est-il soluble dans la démocratie ? Comment se passer de la tutelle de l'Occident ? Sofiane et Kader ferraillent au Bar des Bons Vivants, à deux pas de la cité de Campagne Lévêque, l'une des plus grandes barres HLM d'Europe. D'origine marocaine, Sofiane pense que la Tunisie est comme un adolescent qui doit se débrouiller sans ses parents, que ça sera très compliqué. « Mais Ben Ali n'était certainement pas un père pour la Tunisie ! Et pourquoi aurait-on toujours besoin du grand frère occidental ?, répond Kader, animateur dans les quartiers depuis vingt ans. Les Arabes sont-ils des trous du cul ? Bien sûr que non ! Il y a plein de lumières là-bas ! Il ne faut pas calquer la démocratie à l'occidentale dans les pays arabes, il faut in­venter autre chose. »

Riad, 42 ans, a très bien connu le « père » Ben Ali. On le rencontre au Bar de l'OM, sur le Vieux-Port. Riad est le frère de l'avocate Naïma. Riad est surtout un déserteur. Il a quitté la police de Ben Ali en 2006. Son histoire est celle d'une révolution arabe, mais une révolution intérieure. Agent des services secrets tunisiens de 1995 à 2001, il a filé les étrangers de passage dans son pays. Des types comme Robert Ménard, qui faisait toujours des scandales à l'aéroport. « J'étais une sorte de James Bond, avec tous les avantages de la fonction. » En 2001, son service apprend qu'il a une relation avec une jeune fille dont la mère est marocaine. Il est exclu du service et reversé aux Renseignements généraux. Il ne file plus les étrangers mais les Tunisiens. « Je ne bossais plus pour mon pays mais pour le pouvoir de Ben Ali. » Il piste et harcèle les opposants au régime, l'avocate Radhia Nasrawi, le jour­naliste Taoufik Ben Brik... « Je me demandais où ces gens trouvaient le courage de résister à ce harcèlement permanent, je les sentais plus forts que moi. » Un retournement s'opère au fond des tripes de Riad. Il va régulièrement en vacances à Marseille voir sa sœur, s'éprend de la ville, de la liberté. Il entre en résistance, refuse les ordres, comme celui d'aller réveiller à 4 heures du matin le patron du lycée Pasteur (privé), Mo­hamed Bouebdelli, pour le harceler. Un jour, sa sœur demande un renouvellement de passeport qui lui est refusé parce qu'elle a signé une pé­tition contre le pouvoir... plus de dix ans auparavant. « Le régime se tournait contre ma famille, contre moi-même. J'ai décidé de partir. » L'ancien agent secret devient barman, tombe amoureux, refait sa vie à Marseille, jusqu'à ce début d'année 2011. « Quand Ben Ali est tombé, j'ai dé­serté le snack comme j'avais déserté la Tunisie, je suis parti avec ma voiture que j'avais déjà décorée de drapeaux pour faire la fête ! » Riad est revenu à Tunis fin janvier. Il a pleuré assez de larmes pour faire déborder la Méditerranée. A la douane, on lui a servi un café et on lui a proposé de redevenir flic. « Je ne veux plus, ma vie est ici maintenant, même si on ne devient pas Marseillais facilement. »

A la Porte d'Aix, sur les pelouses qui jouxtent la place, deux cents types aimeraient aussi devenir Marseillais. Des migrants tunisiens qui campent comme ils peuvent. Ils attendent, ils ont l'air crevé. Voilà « l'afflux massif » craint par les gouvernements européens. Une petite cohorte de jeunes assez désespérés pour avoir tout risqué et qui se retrouvent, hagards, sur une place de Marseille, avec un sandwich dans la main et des envies furieuses de cigarettes. Certains sont là depuis plusieurs semaines, d'autres sont arrivés il y a trois jours, par l'Italie, Lampedusa, Vintimille et puis Marseille. Une traversée sur une mer démontée, à quatre-vingts sur des petits bateaux branlants. De 750 à 1 500 € le passage. Une fortune. Certains sont morts noyés. On parle d'un homme tombé à l'eau et dont on a coupé la main parce qu'il allait renverser l'embarcation. Cinq mois après la chute de Ben Ali et les beaux espoirs de démocratie, la misère continue de répandre sur les frontières de l'Europe ses brindilles humaines désespérées. Et tandis que la France et l'Italie remettent en cause les accords de Schengen, à la Porte d'Aix, on essaie de digérer son sandwich et la qualité de l'accueil de la patrie des Droits de l'homme.

Depuis deux jours, la Ligue des Droits de l'homme, justement, essaie d'organiser la survie, distribue aux migrants de la nourriture, des boissons, du réconfort, tente de leur trouver un toit, un avenir immédiat. Qui sont-ils ? Selon un représentant de la LDH, certains sortaient de prison en Tunisie, d'autres qui travaillaient pour Ben Ali avaient intérêt à partir, mais la plupart sont des migrants économiques, lassés d'attendre en vain un boulot là-bas.

« Les Européens continuent de se replier sur eux-mêmes pour les intérêts d'une économie qui a montré ses limites. C'est un scandale », enrage Bernard Eynaud, président de la fédé­ration de la LDH du 13e arrondissement. Certains jeunes hommes se sont fait tabasser par la police, comme Adel, 22 ans, arcade en bouillie et front bleuissant, un sweat-shirt Montana et des espoirs déçus. Pendant qu'il raconte sa traversée, la peur, ses collègues de galère se regroupent autour de lui. Ils sont ouvriers, mécaniciens, peintres, vendeurs ambulants. On leur demande pourquoi ils ont quitté la Tunisie justement au moment où le pays découvre la liberté. Ils écoutent, sourient, s'animent, débattent entre eux. Ils ne parlent pas français, mais on comprend dans leurs yeux que c'est une question crétine, une interrogation de nantis. Mhedhebi Bechir, membre de la LDH et cofondateur du collectif Solidarité Maghreb qui or­ganise presque chaque semaine une manifestation de soutien aux révolutionnaires, traduit leurs mots et leur lassitude : « Ils sont contents de la chute de Ben Ali, mais le chemin est encore long, ils n'ont là-bas aucun boulot pour bâtir leur vie. » Le soleil se couche. Visage inquiet, yeux plissés, front dégarni, Hatem Ben Saïd, 28 ans, mécanicien, débarqué depuis trois jours, nous attrape le bras comme on essaie de choper une bouée : « Qu'est-ce que la France va faire de nous ? » 

Merci à Simianais

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Nicolas Delesalle

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Une jeune fille de 14 ans violée en pleine gare de Lyon Part-Dieu

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Une adolescente de 14 ans a été victime d'un viol collectif mercredi devant la gare de la Part-Dieu à Lyon par un groupe de jeunes mineurs, dont quatre, âgés de 14 à 16 ans, étaient présentés vendredi devant le parquet pour "viol aggravé", a-t-on appris auprès de la police. Une information judiciaire a été ouverte et le parquet a requis la "mise en détention" des quatre adolescents, a-t-on précisé de source judiciaire.

Désignés par la victime comme ses agresseurs, ces derniers ont été interpellés "en flagrant délit" et ont reconnu les faits, selon la même source. Au total, quinze jeunes avaient été interpellés mercredi par la police à la suite de ce viol. Deux garçons de 13 ans, qui ont filmé la scène avec leur téléphone portable, ont également été placés en garde à vue et libérés depuis. D'autres adolescents du groupe feront l'objet de "convocations, voire de mise en examen". Un enfant de six ans, petit frère d'un des adolescents du groupe, a en partie assisté à la scène, selon la police.

La jeune fille "n'a pas appelé à l'aide"

L'agression s'est déroulée en fin d'après-midi sur une place d'accès à la gare de la Part-Dieu, où la jeune fille, une habitante de Villeurbanne, en banlieue lyonnaise, avait rendez-vous avec son petit ami et quelques copains. Avant de retrouver ces derniers, elle a été interpellée par "un ou deux jeunes" d'un autre groupe d'une quinzaine d'adolescents originaires de Villeurbanne, qui l'ont invitée à les suivre jusqu'à cet accès en sous-sol de la gare, à proximité d'une borne de taxis et d'un parking, où ils ont rejoint leurs copains.

Quatre mineurs ont alors contraint l'adolescente à "leur faire une fellation", la menaçant de représailles si elle ne s'exécutait pas. Les autres jeunes de la bande "faisaient écran", a précisé la police. La victime, une "jeune fille fragile, qui ne sait pas dire non", n'a pas cherché à s'enfuir et n'a pas appelé à l'aide, selon la même source judiciaire, soulignant qu'elle était "en situation d'isolement", mais "dans un lieu très fréquenté, en pleine journée". C'est finalement le salarié d'un bureau donnant sur la place où s'est déroulée la scène qui, apercevant la jeune fille en difficulté, a appelé la police.

Merci à NPI le 6 mai 2011

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