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mardi, 31 mai 2011

Communiqué de presse.

 

Conseil municipal à Marseille sur la sécurité :

Gaudin nous vend « la politique de  l’anchois des tropiques ! »

 

Pour avoir réuni un conseil municipal extraordinaire ce lundi 29 mai, les Marseillaises et les Marseillais étaient en droit d’obtenir de Jean-Claude Gaudin des mesures énergiques rompant avec les années de dogmatisme  coupé des réalités ; des mesures nouvelles qui pourraient s’attaquer efficacement à ce fléau de l’insécurité qui ronge l’ensemble des quartiers de la ville.

-Le triplement des effectifs de la police municipale en l’armant et en la déployant sur l’ensemble du territoire municipal.

-L’annonce du soutien des ministères de l’Intérieur et de la Justice qui s’engageraient à investir des moyens humains et financiers massifs.

-Proposition d’un référendum sur le rétablissement de la peine de mort pour les gros trafiquants de drogue et les criminels les plus abjectes…

Bref, toutes ces mesures que seul le Front National à Marseille propose depuis déjà des années, allaient elles enfin, être reprises par le premier magistrat de la ville ?

Car nous ne lui en aurions pas tenu rigueur de s’approprier les mesures qui s’imposent quand on sait qu’à Marseille 42 assassinats ont été perpétrés en 2 ans, que les agressions -26 quotidiennes- ont augmenté de 14 % en un an, que 2291 vols avec violence, 800 vols à main armée et 8536 cambriolages ont été commis en une année !

Mais Gaudin nous fait du Gaudin : Le nombre de policiers municipaux passera de 242 à 342  une centaine de fonctionnaires supplémentaires pour plus de 800.000 habitants ! Et si mille caméras de vidéosurveillance sont annoncées, seules 340 seront installées à la fin...2012 !

Le boutiquier de l’UMP essaie donc  de faire du neuf avec du vieux voire avec de l’avarié !

De sa cuisine laxiste et sans moyen, il nous sert un plat pauvre et dépourvu de volonté.

Du baril d’anchois pourris, Gaudin nous sert un baril d’anchois des tropiques !*                 Une spécialité que l’UMP partage avec le PS et qui continuera d’empoisonner la vie des Marseillaises et des Marseillais.

 

 

 

*Pour en savoir plus sur «  l’anchois des tropiques » : http://www.youtube.com/watch?v=Xo_dyvZX_YU&feature=related

 

Navré mais le code n'est pas disponible.  S.R.

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lundi, 30 mai 2011

Affaire (Alexandre) Guérini: A qui le tour ?

 

Affaire Alexandre Guérini : le bras droit de Jean-Noël Guérini mis en examen

Publié le lundi 30 mai 2011

Rémy Bargès a été mis en examen ce matin pour "destruction de preuves" par le juge Charles Duchaine, dans le cadre de l'enquête sur les marchés publics présumés truqués

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Le siège du Conseil général.

 

 

Le directeur de cabinet de Jean-Noël Guérini (PS), président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Rémy Bargès, 47 ans, a été mis en examen ce matin pour "destruction de preuves" par le juge Charles Duchaine, dans le cadre de l'enquête des marchés publics présumés truqués. Convoqué à 9h30, il est sorti du bureau du juge, peu après 11h15. Le magistrat instructeur lui reproche d'avoir fait changer à l'automne 2009 une partie du parc informatique du cabinet de Jean-Noël Guérini à Marseille (1). Et ce, quelques jours avant une perquisition réalisée par les gendarmes le 30 novembre.

A sa sortie du palais de justice, son avocat Me Lantelme a expliqué que le directeur de cabinet du CG 13 "a tout à fait nié une quelconque entrave à la justice et destruction de preuves. Nous avons senti que le juge Duchaine a longuement hésité avant de procéder à une mise en examen". Le défenseur de Rémy Bargès assure que le magistrat aurait compris "qu'il ne s'agissait que d'un acte administratif prévu de longue date et non d'une manipulation quelconque".

La perquisition du 30 novembre 2009 s’était avérée peu fructueuse, à l’exception de la saisie de divers dossiers concernant des associations et l’organisation du Beach Volley World Series 13. Entendu comme témoin en novembre dernier, le bras droit du président PS du Département avait d’abord avancé que la décision de changer le parc informatique était antérieure à "la médiatisation de l’affaire", l’objectif étant de corriger "des bugs".

Il avait toutefois rapidement consenti à s’expliquer, évoquant "un réflexe de précaution": "Je pense que j’ai paniqué dans la mesure où il y avait un certain nombre d’informations à caractère politique sur ces ordinateurs". Il avait notamment évoqué des notes concernant "des attributions de logements", "les subventions d’associations", "les alliances politiques"...

Plusieurs cadres du Département ont également été entendus par les gendarmes sur la question des ordinateurs portés disparus. Parmi eux, l’assistante personnelle de Jean-Noël Guérini. Elle a indiqué que le service informatique ne lui avait pas demandé si elle avait "des données à sauvegarder"...

Il semble que le juge Duchaine ait également interrogé ce matin Rémy Bargès sur d'autres sujets. Lors de son audition comme témoin, en novembre dernier, les gendarmes avaient notamment évoqué avec lui les pressions exercées par Alexandre Guérini et les autorisations accordées par le Conseil général aux maisons de retraite.

Fred GUILLEDOUX et Denis TROSSERO

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Rappel: Borloo, le candidat de la France...des banlieues !


L'avenir c'est la banlieue par deep

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Borloo: Pour quel plat de lentilles ministerielles acceptera t'il de se coucher ?

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Borloo veut être candidat "pour gagner"

lefigaro.fr avec AFP
30/05/2011 | 

Le président du Parti radical Jean-Louis Borloo affirme sa volonté d'être candidat "pour gagner" l'élection présidentielle, dans un entretien à la Voix du Nord à paraître demain, tout en précisant qu'il se prononcera officiellement sur sa candidature entre l'été et l'automne.  "Je me prépare pour gagner !", explique l'ancien ministre de l'Ecologie en évoquant "une préparation, physique et mentale à mener", ainsi qu'une "réflexion sur le président (qu'il) souhaite incarner". 

Interrogé ce qui pourrait le faire renoncer à être candidat, comme le risque d'un 21 avril à l'envers pour Nicolas Sarkozy, le patron des radicaux marque sa détermination: "Quant aux éventuelles pressions qui pourraient me faire renoncer, ça n'existe pas!" "Cela fait des années que je me prépare à cette éventualité et j'ai le sentiment que c'est le moment, que la présidentielle va se gagner au profit de celui ou celle qui anticipe mieux les évolutions de la société française et qui va correspondre à ses attentes", poursuit-il.

"Entre l'été et l'automne"

S'agissant du moment où interviendra sa probable déclaration de candidature, Jean-Louis Borloo dit rester "totalement en phase avec le calendrier (qu'il s'est) fixé". "Personne ne m'en imposera un autre", affirme l'ex-numéro deux du gouvernement Fillon en soulignant que "la réponse publique" sur sa candidature sera "exprimée entre l'été et l'automne".

Vendredi, le site lepoint.fr affirmait pourtant que le président du Parti radical avait confié, en marge d'un déplacement à Valenciennes, son intention d'annoncer sa candidature avant l'été. Il aurait alors annoncé "être prêt" sans exlure un brusque revirement : "Je suis comme un parachutiste, dans l'avion, sanglé, prêt à sauter, mais en une seconde la décision peut changer", aurait-il alors résumé.

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Ecrire tout et son contraire pour l'écrire sans l'écrire tout en l'écrivant...

DSK : Trop riche, trop puissant et… trop juif ?

L’affaire Strauss-Kahn est du pain bénit pour les antisémites, estime le webzine new-yorkais. Il incite ses lecteurs à se dégager du sempiternel cliché.

26.05.2011 | Eric Alterman*** | The Daily Beast



France
Courrier international
 

C’est une histoire à faire saliver tous les antisémites, à faire trembler tous les Juifs inquiets. Pour résumer : le Français Dominique Strauss-Kahn est un économiste juif extrêmement riche et d’envergure internationale, par ailleurs marié à une journaliste et connu aussi bien pour son train de vie extravagant que pour ses idées de gauche. Installé dans une suite à 3 000 dollars [525 dollars selon le FMI] dans un hôtel new-yorkais, il est soupçonné d’avoir essayé de violer sauvagement une pauvre femme de chambre, une musulmane fervente et vulnérable venue d’Afrique de l’Ouest, avant de prendre un avion pour Paris (en première classe, évidemment) comme si de rien n’était.

Pour charger un peu plus le tableau, voilà que vole à son secours un autre intellectuel juif français nanti, qui y va d’une déclaration de solidarité de classe parmi les plus étonnantes qu’on ait jamais entendues. “J’en veux, ce matin, au juge américain qui, en le livrant à la foule des chasseurs d’images qui attendaient devant le commissariat de Harlem, a fait semblant de penser qu’il était un justiciable comme un autre”, s’est emporté Bernard-Henri Lévy sur son blog. Mais soyons justes. BHL se voit égalé, sinon surpassé, par les propos à la Spartacus [une référence au film de Kubrick où les ­es­claves, auxquels on a demandé de désigner le meneur en échange de la liberté, déclarent : “Je suis Spartacus” pour ­partager le destin de celui-ci] tenus par le financier juif de droite Ben Stein [dans le maga­­zine conservateur The American Spectator].

Une défense de nanti

Pour Ben Stein, DSK est forcément innocent, puisque “ceux qui commettent des crimes tendent généralement à être des criminels, par exemple. Quelqu’un peut-il me citer un seul économiste reconnu coupable d’agression sexuelle ? Quelqu’un peut-il me citer un seul directeur d’une institution économique internationale à but non lucratif qui ait été accusé et reconnu coupable d’agression sexuelle ?” En revanche, poursuit-il, nombre de femmes de chambre sont “de parfaites cinglées, qui volent des billets d’avion, de l’argent, jettent des documents importants, volent des médicaments…” Et ce n’est sans doute même pas son argument le plus dément : “C’est une affaire de pauvres qui détestent les riches, c’est tout. Un homme débourse 3 000 dollars pour une nuit d’hôtel ? C’est qu’il est coupable de quelque chose. Qu’on apporte la guillotine.” Outre les déclarations de Bernard-Henri Lévy et de Ben Stein, vous ai-je précisé que Dominique Strauss-Kahn a engagé un avocat juif orthodoxe extrêmement cher pour le défendre ?

Tout cela est à première vue du pain bénit pour tous ceux qui trépignent afin de faire pleuvoir les remarques antijuives contre DSK ou simplement de lâcher une bordée d’injures antisémites sur ces Juifs qui prennent inévitablement fait et cause pour les leurs, quelles que soient les circonstances. Et l’on pourrait s’attendre que de tels propos viennent pour une bonne part de France. Depuis plus de dix ans, on nous rebat les oreilles de cette supposée épidémie d’antisémitisme qui ferait rage dans le monde occidental avec une virulence particulière en Europe et, en Europe, avec une virulence marquée en France. Il n’y a pas si longtemps, l’American Jewish Congress [importante organisation de la communauté juive aux Etats-Unis] avait même appelé au boycott du Festival de Cannes et à la suspension des voyages des Juifs en France pour protester contre l’antisémitisme français. Selon l’ambassadeur d’Israël en France de l’époque, Nissim Zvili, les Juifs de France avaient alors “si peur des agressions antisémites que beaucoup [envisageaient] d’émigrer”, et Ariel Sharon, alors Premier ministre en Israël, les encourageait à fuir leur pays pour échapper à “l’antisémitisme le plus brutal”. Cette vision des choses ne faisait cependant pas l’unanimité. “La France n’est pas plus antisémite que les Etats-Unis”, avait répliqué Roger Cukierman, alors président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Appelant les organisations juives américaines à cesser de s’ingérer dans les affaires des Français juifs, il estimait que les attaques contre des institutions juives en France étaient alors le fait d’une frange marginale de la population musulmane, forte de 6 millions de personnes (la France, avec 600 000 Juifs, a la plus forte communauté juive du monde après les Etats-Unis et Israël). Pour Roger Cukierman, ces violences découlaient directement des représailles israéliennes contre la deuxième Intifada.

C’est un peu comme si Strauss-Kahn avait envoyé une invitation sur bristol aux antisémites français, qui n’allaient sûrement pas manquer de donner de la voix. En effet, on voit mal à quel stéréotype antisémite il ne correspondrait pas. Réfléchissez un peu. Banquier juif : vu. Mondialiste juif cosmopolite qui dirige une institution financière mystérieuse dont personne ne sait vraiment ce qu’elle fait : vu. Juif de gauche : vu. Juif obsédé sexuel : vu. Prédateur juif qui s’en prend aux pauvres et aux gens sans défense : vu. Riche juif dont la magnifique épouse occupe un poste important dans les médias : vu. Juif avec un avocat juif : vu. Juif que ses amis dans les médias, juifs et célèbres, défendent uniquement au nom de liens personnels et ethniques, sans se soucier apparemment de savoir s’il est coupable ou innocent : vu.

Peu importe la religion

Et, pourtant, ce membre type de la gauche caviar avec, entre autres, sa suite à 3 000 dollars, ses costumes à 3 500 dollars et ses appartements à 1 million de dollars, sans parler de tous ces défauts “juifs” stéréotypés cités ci-dessus, était en tête dans les sondages pour la présidentielle de 2012. (Otez-moi d’un doute : les Etats-Unis ont-ils jamais eu un président juif ?) Et, paradoxalement, presque toutes les théories du complot qui circulent en France en relation avec ce bouleversement historique pour l’avenir politique du pays n’ont pas porté sur les Juifs, mais sur le président Sarkozy et l’intérêt qu’il y avait pour lui à prévenir la candidature de celui qui était le mieux à même de le remplacer. Marc Knobel, chercheur du Crif, a déclaré à un journaliste qu’il n’avait trouvé aucune mention significative de la judéité de Strauss-Kahn dans le sillage de son interpellation spectaculaire. En fait, c’est le contraire qui est vrai. Tout le monde savait qu’il était juif et ça ne l’a pas empêché de devenir le candidat le plus populaire en France”, a ajouté Richard Prasquier, président du Crif. “Cela en dit long sur la France. Aujourd’hui, nous trouvons parfaitement normal qu’un Juif puisse devenir président.”

Il se trouve que la religion de Strauss-Kahn n’a eu d’importance que pour deux sortes de gens : les néonazis et Ann Coulter* (encore qu’il soit difficile de faire la distinction entre les deux). Face à tout cela, que dire, sinon : “Vive la France** !” Et peut-être aussi : “Nous sommes désolés.”

Note : * Cette commentatrice politique ultraconservatrice a publié sur le réseau Twitter une plaisanterie d’un goût douteux sur la judéité de DSK. “La femme qui accuse DSK est musulmane, il est juif, si bien que maintenant il affirme l’avoir violée en état de légitime défense”, a-t-elle écrit. ** En français dans le texte. *** Professeur au Brooklyn College et chroniqueur à The Nation.

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Pendant que DSK se vautre publiquement dans le luxe, la plaigante se terre

La justice new-yorkaise à la solde de DSK

Le tabloïd New York Daily News s'indigne des conditions de l'assignation à résidence de Dominique Strauss-Kahn. Le Français bénéficie d'un traitement inédit, à la mesure de ses moyens financiers. Où est la justice ?

28.05.2011 | Editorial | The New York Daily News

COURRIER INTERNATIONAL

Le tabloïd continue d'accorder une large place à l'affaire Strauss-Kahn et publie en une la photo de la luxueuse maison de TriBeCa, à Manhattan, où l'ancien patron du FMI s'est installé. "Chez Perv", titre-t-il. "Perv", pour pervers, le sobriquet dont la presse populaire a affublé le Français dès qu'il s'est trouvé accusé d'agression sexuelle sur une femme de chambre d'un hôtel new-yorkais. "Le Don Juan français à la chevelure argentée, qui il y a juste une semaine était sous surveillance anti-suicide, à l'isolement dans une minuscule cellule de la prison de Rikers, a déménagé hier [25 mai] dans une maison de trois étages et d'une surface de 632 mètres carrés que lui a déniché son héritière d'épouse, Anne Sinclair", écrit le journal. Photos à l'appui, il détaille l'habitation : quatre chambres, cinq salles de bain, une cuisine richement équipée, une salle de projection privée, un jacuzzi, une salle de gym...  "Cet homme que ses détracteurs dépeignaient comme un membre de la 'gauche caviar' pour son goût du luxe, et en dépit de sa politique socialiste, devrait se sentir parfaitement chez lui, entouré de tous ces meubles et ces appareils électroniques que l'argent permet d'acheter", ironise le journal.
 
Installé dans une maison luxueuse de 600 mètres carrés au sud de 
Manhattan, Dominique Strauss-Kahn prépare avec ses avocats l'audience du
 6 juin.

Installé dans une maison luxueuse de 600 mètres carrés au sud de Manhattan, Dominique Strauss-Kahn prépare avec ses avocats l'audience du 6 juin.

Tant que Dominique Strauss-Kahn sera confortablement assigné à résidence dans sa maison à 50 000 dollars par mois [35 000 euros] d’où il peut commander à dîner dans les meilleurs restaurants de la ville, il n’y aura pas de justice équitable à New York. Le système pénal a autorisé Strauss-Kahn à profiter d’un traitement spécial, comme seul l’argent peut en offrir, tout en attendant son procès pour agression sexuelle. La prison de Rikers Island [où DSK a été brièvement incarcéré après son interpellation] est pleine de prévenus qui bénéficient eux aussi de la présomption d’innocence, mais qui n’ont pas de quoi payer la caution, pour ne rien dire de la société de sécurité chargée de les surveiller 24 heures sur 24, sept jours sur sept [Le coût de cette surveillance, aux frais de l'accusé, a été estimé par le parquet new-yorkais à 200 000 dollars mensuels, soit 140 000 euros]. Alors, ils croupissent en cellules et n’ont droit qu’à la douche commune quand Strauss-Kahn goûte, lui, aux joies de son “bain de vapeur”.

La caution est un système censé garantir que le prévenu se présente bien à son procès. En règle générale, le juge fixe une somme qui sera perdue si l’inculpé prend la poudre d’escampette. Plus le risque de fuite est grand, plus la caution est élevée. Le bureau du procureur de Manhattan a soutenu que Strauss-Kahn était tout à fait susceptible de fuir. Il est riche, et n’aurait donc aucun mal à se procurer un moyen de transport. Il vient de France, pays qui n’a pas d’accord d’extradition avec les Etats-Unis. Conscient du risque que Strauss-Kahn détale, le juge Michael Obus a accepté les conditions proposées par ses avocats : une caution d’un million de dollars, ainsi que la cession de son passeport et une assignation à résidence, avec port d’un bracelet électronique et une surveillance constante.

Rares sont les prévenus qui, à New York, ont obtenu un arrangement de ce type. Les tribunaux n’acceptent presque jamais les assignations à résidence ou la surveillance électronique avant le procès. D’ordinaire, la procédure est la suivante : on paie la caution ou on part pour Rikers. Et c’est le seul choix qui aurait dû être offert à Strauss-Kahn. Si Obus avait le sentiment qu’une caution d’un million de dollars ne suffirait pas à l’empêcher de filer, il aurait dû en augmenter le montant en conséquence. Il sait fort bien le faire. Il a imposé une caution de dix millions de dollars à Dennis Kozlowski, un voleur en col blanc [l'ex-PDG du groupe Tyco a été poursuivi en 2002 pour évasion fiscale]. Le système pénal fédéral adopte une autre approche. Là, les juges ont coutume de remettre les prévenus en liberté, en résidence surveillée avec bracelet électronique. Si l’on ajoute la société de sécurité privée, c’est ce qui a permis à Bernie Madoff [banquier véreux dont la chute a été l'un des moments emblématiques de la débâcle financière de 2008] de se réfugier dans son appartement luxueux jusqu’à ce qu’il plaide coupable.

La différence entre Madoff et Strauss-Kahn saute aux yeux. Les conditions imposées à Madoff pour sa caution, certes répugnantes, sont les mêmes que celles qui sont appliquées à nombre d’autres prévenus du système fédéral. Alors que celles dont bénéficie Strauss-Kahn sont littéralement sans précédent dans les tribunaux new-yorkais. Pour lui, c’est l’argent qui a fait toute la différence, et il l’étale sans vergogne.

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Le web, outil indispensable...

Les marinistes se déploient sur le web, sans contrôler leurs fans

Laureline Dupont - Marianne | Lundi 30 Mai 2011

 

Pas assez présent à son goût dans les médias traditionnels, le Front national a décidé de se lancer à la conquête du web. Avec peu de moyens, le parti de Marine Le Pen développe une stratégie Internet faite maison et donne ainsi l'illusion -réelle?- d'être omniprésent sur la Toile.


Claquez-lui la porte au nez, il passera par la fenêtre ! Convaincu de pâtir d’une sous-représentation médiatique contestable (Marine Le Pen est devenue un « très bon client » des grands médias), le Front national a décidé de miser sur le web. « En 2012, la campagne sera numérique », assène Louis Aliot en guise de préambule. Refondation du site officiel du parti, ouverture de comptes Twitter et Facebook, l’équipe chargée de la « communication numérique » au FN s’active sur la Toile. A défaut de pointer toutes les semaines au JT de TF1, la patronne frontiste peut compter sur le Net pour diffuser ses idées. Coup de projecteur sur la stratégie web du FN.

Selon la chaîne « Elections 2012 » lancée sur Youtube par l’AFP et le CFJ, Marine Le Pen serait en tête des recherches Google devant tous les autres candidats potentiels. Si cette donnée ne rime pas forcément avec popularité, elle prouve malgré tout l’intérêt suscité par la nouvelle présidente du Front. 
A cette curiosité grandissante des internautes, le FN répond avec les moyens du bord. Deux « secrétaires nationaux à la communication numérique » se chargent de penser et de mettre en œuvre la stratégie Internet du parti, le tout avec un budget minimaliste de « 0 euro à part nos deux salaires », souligne l’un des deux préposés au web. David Rachline, ex-patron du Front national jeunesse, gère le volet réseaux sociaux, pendant que Julien Sanchez, chef de projet Internet pour le Front, administre le site du FN et bientôt le site de campagne de Marine Le Pen qui devrait voir le jour en septembre prochain. 

En prime, un graphiste à mi-temps a pour mission de moderniser le site officiel. A son actif notamment, les nouveaux encarts « Pouvoir d’achat : halte au bla bla ! », « Projet économique du FN », « Racket des automobilistes ras-le-bol ! ». Plus colorées, modernisées, ces vignettes contribueraient à changer, adoucir et rajeunir l’image du Front.
En plus de ces deux salariés et demi, une dizaine de bénévoles « aident à contrôler ce qui se passe sur le web », affirme Rachline. « En 2007, on était sept salariés à plein temps, se souvient Sanchez. J’espère qu’on sera au moins cinq en 2012. »

En attendant le déploiement humain, les deux secrétaires nationaux assurent le déploiement numérique du parti. Première « vitrine du mouvement », selon l’expression de David Rachline, le site Internet frontnational.com, avec son design désuet et sa navigation compliquée, fleure bon l’amateurisme suranné. « Il a deux ans… », se justifie Julien Sanchez. A côté, le site de l’UMP  semble à la pointe de la modernité graphique et ergonomique. Pourtant, en décembre 2010, Le Parisien  affirmait qu’avec 406 000 visiteurs uniques dans le mois, le site du Front battait des records de fréquentation. « L’audience ne cesse d’augmenter depuis le Congrès de Tours », s’enthousiasme Sanchez. 

Alors pour continuer sur cette lancée, l’équipe Internet du Front a décidé de repenser entièrement sa « vitrine ». « On va tout refaire d’ici la rentrée. Nous allons développer le contenu vidéo pour présenter le programme. » Pour diffuser ses vidéos, le FN a déjà sa propre chaîne intitulée « Polecom » sur Dailymotion. « On tient à être présent sur cette plateforme car les jeunes vont sur Dailymotion », explique Sanchez. « Dès la rentrée, des interviews thématiques des responsables des Comités pour l’action présidentielle (CAP) seront mises en ligne car les Français pensent qu’il n’y a que Marine et Jean-Marie Le Pen au FN. On veut montrer qu’autour de Marine, il y a aussi toute une équipe. » 
Un site de campagne devrait également remplacer le fameux marinelepen.com piraté en avril dernier et suspendu depuis.

Autre nouveauté selon Sanchez : la possibilité de partager les informations plus facilement : « On devrait pouvoir envoyer les articles par mail à l’aide d’un bouton placé sous l’article. » 
Inversement, le FN envisage-t-il la création d’une plateforme participative permettant une communication ascendante, de sa base vers ses cadres ? 
Alors que l’UMP vient d’emboîter le pas au Parti socialiste en lançant, en mars 2011, son site participatif projet2012, le Front, de son côté, semble peu soucieux d’offrir à ses sympathisants un espace de propositions. « Nous n’avons pas la main d’œuvre nécessaire, argumente Sanchez. Il faudrait une personne à plein temps pour s’occuper de ça, on préfère ne pas le faire plutôt que le faire mal. » 

Pour faire remonter leurs idées, les militants n’ont d’autres choix que celui de se rabattre sur les réseaux sociaux classiques. Présent sur Twitter et sur Facebook pour « rendre visible le message de Marine », comme le souligne David Rachline, le FN y poste quotidiennement ses communiqués de presse et les dates des passages médias de ses cadres. Les deux comptes Twitter, @FN_officiel et @MLP_officiel , et les pages Facebook du FN et de ses personnalités (Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen, Louis Aliot, Steeve Briois…) « permettent de toucher des gens qu’on ne toucherait pas autrement », poursuit Rachline. Si la diffusion des idées est assurée, l’échange avec les sympathisants demeure toujours un aspect négligé, contrairement à ce qu’affirme le duo chargé du web. 

De plus, Rachline a beau jurer que « le développement du Front est très fort sur Twitter », le faible nombre d’abonnés aux comptes officiels -  1 223 followers pour celui du FN, 1 517 pour celui de Marine Le Pen- démontre au contraire la difficulté pour le parti de s’implanter efficacement sur le site de micro-blogging. A titre d’exemple, le compte officiel de l’UMP dénombre 5 210 abonnés, tandis que celui du Parti socialiste en recense 9 233. Pourtant, selon le Twittoscope, baromètre de l’opinion politique sur Twitter réalisé par TNS-Sofrès, Marine Le Pen serait en passe de voler la vedette à Nicolas Sarkozy sur Twitter. En mars, la présidente du Front a été citée dans 44 800 tweets sur les 580 000 analysés, arrivant ainsi en deuxième position derrière le chef de l’Etat. L'intérêt des internautes ne se traduit pas en nombre d'abonnés. Car qui dit intérêt ne dit pas adhésion.
 
Pour l’instant, le FN mise surtout sur Facebook « pour faire circuler les infos en un temps record ». Avec près de 35 000 « fans », le mouvement de Jean-Marie Le Pen est le premier parti sur le réseau social, devant le PS (22 000 fans ), Europe Ecologie Les Verts (13 000 fans ) et l’UMP (11 500 fans ). Mais les réseaux sociaux apportent également leur lot de problèmes. «Il existe une dizaine de faux profils de Marine Le Pen sur Facebook, raconte Julien Sanchez. On demande systématiquement qu’ils soient fermés. » Idem sur Twitter. 
Autres tracas, ces militants frontistes qui nuisent à l’image du parti en postant vidéos ou commentaires douteux sur leur page personnelle. « On leur apprend à bien différencier leur page personnelle de leur page de politicien », déclare Rachline. 

Mais pour dorer son image et relayer ses idées, le FN peut compter sur des « blogs amis », selon l’expression de Sanchez. « On a prévu de faire une réunion avec les blogueurs proches de nous comme Fdesouche pour qu’ils relaient ce qu’on dit. » De son côté, Louis Aliot, le numéro du Front, a lancé en 2008 le site Nations Presse Info  « dans le but de contrer les arguments contre Marine Le Pen »
Enfin, certains militants n'hésitent pas à faire héberger leur blog par des sites d'informations comme Le Post ou 20minutes. « Ce sont des initiatives spontanées », promet le Front. Et les pro-FN qui envahissent les forums et commentent chaque article consacré à leur parti, autonomes ou téléguidés par le FN ? « Autonomes bien sûr. » 

Finalement, avec quelques militants dynamiques et une équipe web minimaliste, le FN semble aussi présent sur la Toile que n'importe quel gros parti. Mais la conquête du web implique aussi un volet participatif.

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Si seulement la femme de chambre avait eu un couteau...

Elle coupe le pénis de son violeur

Une Bangladaise de 40 ans a coupé le pénis d'un homme qui tentait de la violer et l'a apporté comme preuve à la police, a rapporté lundi un responsable de la police d'une région reculée du Bangladesh.

Cette femme mariée, mère de trois enfants, s'est fait attaquer samedi soir alors qu'elle dormait dans sa modeste maison du district de Jhalakathi, à environ 200 km au sud de Dacca, selon la police. "Alors qu'il tentait de la violer, la femme lui a coupé le pénis avec un couteau. Elle a ensuite enveloppé son membre dans un bout de plastique et l'a apporté au poste de police de Jhalakathi comme preuve du crime", a indiqué à l'AFP le chef de la police locale, Abul Khaer.

La victime a déposé plainte pour tentative de viol contre cet homme âgé de 40 ans, marié et père de cinq enfants, précisant qu'il la harcelait depuis six mois. Le pénis tranché a été conservé par la police et l'homme a été admis à l'hôpital pour recevoir des soins. "Nous devrions l'arrêter une fois qu'il ira mieux, a commenté M. Khaer.

Source Le Figaro le 30 mai 2011

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