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samedi, 30 juillet 2011

On s'en fout !

Nicolas Hulot envisagerait de quitter Europe Ecologie-Les Verts

LEMONDE.FR avec Reuters | 30.07.11 |

 

 

Nicolas Hulot, lors des Etats généraux du nucléaire, en mai à Paris.

Nicolas Hulot, lors des Etats généraux du nucléaire, en mai à Paris. AFP/BERTRAND LANGLOIS

Défait par Eva Joly lors de la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Nicolas Hulot pourrait quitter le parti écologiste avant la fin août, indique son conseiller Jean-Paul Besset. L'animateur de télévision avait auparavant exprimé sa déception dans le magazine Bretons, critiquant durement le rassemblement écologiste et certains de ses cadres, tout en se défendant de vouloir régler des comptes.

Dans le quotidien La Montagne paru samedi 30 juillet, Jean-Paul Besset laisse entendre que Nicolas Hulot pourrait quitter EELV avant les journées d'été du rassemblement écologique, du 18 au 20 août à Clermont-Ferrand. "Si vous voulez mon sentiment personnel, il ne viendra pas à Clermont", dit-il. Vendredi, sur France info, Nicolas Hulot avait lui-même assuré, face à "l'immense gâchis" de sa défaite à la primaire, "qu'il ne sert à rien d'insister".

Interrogé par Bretons, l'animateur estime que la primaire qui l'a opposé à l'ex-magistrate Eva Joly "aura donné un spectacle assez préjudiciable" de l'écologie. Selon lui, tout à été fait par les cadres du mouvement pour lui compliquer la tâche, du calendrier choisi au périmètre de vote. Il se demande aussi "quel diplôme de psychologie il faut avoir pour comprendre leur fonctionnement".

UN RAPPROCHEMENT AVEC BORLOO ?

"De Jean-Vincent Placé à Dany Cohn-Bendit, en passant par Cécile Duflot et Noël Mamère, ils n'ont eu de cesse de me demander de les rejoindre. Mamère m'a dit que j'étais le seul candidat possible. Et pourtant, il fut le premier à m'envoyer des banderilles quand je me suis présenté", déplore-t-il. Néanmoins, l'animateur assure n'avoir aucune rancœur envers Eva Joly, qui a obtenu une victoire très nette avec 58,16 % des voix.

L'annonce du probable départ de Nicolas Hulot d'EELV relance les spéculations sur un rapprochement avec Jean-Louis Borloo, le leader du Parti radical qui semble préparer sa candidature à la présidentielle de 2012. L'animateur avait semé le trouble lors du congrès des écologistes en confiant à des journalistes qu'il avait "pendant un court temps" envisagé un tandem avec Jean-Louis Borloo. Ce dernier avait aussitôt redit "son estime" pour l'écologiste, avec lequel il avait travaillé lors du Grenelle de l'environnement.

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Exclusif ! Un Français sur trois est -politiquement- masochiste !!!

Deux Français sur trois contre un deuxième mandat de Sarkozy

Le Point.fr - Publié le 20/07/2011 à 17:00 - Modifié le 29/07/2011 à 10:34

Selon un sondage Ipsos-Le Point, la réélection de Nicolas Sarkozy en 2012 est loin d'être acquise.

Deux Français sur trois contre un deuxième mandat de Sarkozy

Nicolas Sarkozy doit encore convaincre s'il veut rester à l'Élysée après 2012. © Fred Dufour / AFP

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La lente remontée de Nicolas Sarkozy dans les sondages est-elle en train de se démentir ? À neuf mois du premier tour de la présidentielle, c'est un sondage inquiétant pour le chef de l'État que publie Le Point. Réalisée par Ipsos le 15 et le 16 juillet dernier, l'enquête montre qu'une large majorité de Français ne souhaitent ni ne pensent que le président de la République sera réélu s'il se représente en 2012.

Dans le détail, 60 % des Français interrogés pensent que Nicolas Sarkozy ne sera pas réélu lors de la prochaine présidentielle. Une proportion en légère augmentation depuis août 2010 (57 %). Sans surprise, c'est parmi les sympathisants UMP que le chef de l'État compte le plus grand nombre d'optimistes pour 2012. 65 % des personnes interrogées se disant proches du parti majoritaire pensent en effet que Nicolas Sarkozy a toutes les chances de prolonger sa présence à l'Élysée. Une cote de confiance qui bondit depuis un an : les sympathisants UMP n'étaient "que" 56 % à croire en une réélection de Nicolas Sarkozy en août 2010. À l'inverse, le président enregistre une spectaculaire chute de confiance de la part des sympathisants FN : 36 % le voyaient rester à l'Élysée en 2010. Ils ne sont plus que 28 % un an plus tard.

Les retraités et les agriculteurs derrière Sarkozy

Comme on pouvait s'y attendre, les clivages politiques sont encore plus marqués lorsqu'est posée la question "souhaitez-vous que Nicolas Sarkozy soit réélu à la prochaine élection présidentielle ?". Inévitablement, les sympathisants UMP font bloc derrière le chef de l'État (72 %), alors que 9 % seulement des proches du PS répondent par l'affirmative. Autre information : seul un sympathisant du MoDem sur trois dit souhaiter un nouveau mandat de Nicolas Sarkozy. Preuve, s'il en fallait, que le parti de François Bayrou s'est bien ancré dans l'opposition. Au Front national, cette proportion est plus faible encore (25 %). Sur l'ensemble, ce sont 66 % des Français qui disent ne pas souhaiter une réélection de Nicolas Sarkozy en 2012.

Autre enseignement de ce sondage, les retraités (39,1 %) et les agriculteurs (46,5 %) sont les deux catégories socioprofessionnelles souhaitant le plus ardemment la réélection de Nicolas Sarkozy. Signe que la réforme des retraites et la crise sur le secteur agricole n'ont pour l'instant que peu d'influence sur les intentions de vote. Une proportion qui, sans surprise, s'inverse chez les inactifs (80,7 % ne souhaitent pas sa réélection). Mais, plus préoccupant pour l'électorat de Nicolas Sarkozy, elle s'inverse également chez les cadres supérieurs (72,7 %). Des tendances qui se retrouvent dans les tranches d'âge des personnes interrogées. Une réélection du chef de l'État est souhaitée par 45,1 % des 70 ans et plus... et 16,1 % des 25-34 ans. S'il veut rester cinq ans de plus à l'Élysée, Nicolas Sarkozy sait donc ce qu'il lui reste à faire.

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Les "républicains" et autres defénseurs des droits de l'Homme à la manoeuvre !

Guéant et Sarkozy mis en cause pour des contrats avec la Libye en 2007

LEMONDE.FR | 29.07.11 |

 

Le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, le 16 juin à Nice.

Le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, le 16 juin à Nice. AFP/SEBASTIEN NOGIER

 

Mediapart continue sa série de révélations tirées d'une masse de documents relatifs à Ziad Takieddine, intermédiaire franco-libanais de ventes d'armes, proche d'un certain nombre de personnalités de l'UMP et principal suspect de l'affaire de Karachi (voir notre infographie : comprendre l'affaire de Karachi en trois minutes).

Le site a mis en cause nommément, jeudi 28 juillet, le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, et le chef de l'Etat. Documents à l'appui, Mediapart relate comment la Place Beauvau a aidé, de 2005 à 2007, Ziad Takieddine à obtenir des contrats en Libye. Le maître d'œuvre de ce rapprochement franco-libyen, qui est également intervenu pour la libération des infirmières bulgares à l'été 2007, n'est autre que l'actuel ministre de l'intérieur, Claude Guéant, affirme Mediapart.

TAKIEDDINE, ARTISAN DU RAPPROCHEMENT ENTRE SARKOZY ET LA LIBYE

Ziad Takieddine est soupçonné d'avoir été l'un des intermédiaires des contrats Agosta de vente de sous-marins au Pakistan en 1994. Les commissions qu'il a touchées en marge de ces contrats et qu'il a reversées à des intermédiaires pakistanais pour faciliter la vente auraient pu donner lieu, selon les soupçons des juges, à des rétrocommissions illégales, qui auraient servi à financer la campagne d'Edouard Balladur en 1995, campagne dont Nicolas Sarkozy était l'un des principaux artisans.

C'est l'arrêt du versement des commissions par Jacques Chirac et Dominique de Villepin, quelques années plus tard, qui aurait abouti à l'attentat qui a tué quatorze personnes dont onze Français, le 8 mai 2002 à Karachi.

Selon les nouveaux documents que publie Mediapart, Ziad Takieddine a entretenu des relations avec certains proches de l'actuel chef de l'Etat, notamment au travers d'une tentative avortée de vendre un système de surveillance aux frontières à l'Arabie saoudite en 2003. Jacques Chirac a fait stopper au dernier moment ce contrat mené sous l'égide de M. Guéant, alors directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, lui-même ministre de l'intérieur.

En 2005, au retour de Nicolas Sarkozy Place Beauvau, la Libye, qui cherche à rompre son isolement international, prend contact avec lui pour "établir une coopération sérieuse dans tous les domaines de la sécurité". Le ministre de l'intérieur libyen de l'époque souhaite même rencontrer son homologue français.

"L'AUTRE SUJET IMPORTANT..."

Ziad Takieddine sert alors d'intermédiaire et cherche à faire venir des cadres de la compagnie Sagem en Libye pour y discuter d'un projet de vente d'un système de fabrication de passeports et de cartes d'identité biométriques. D'autres projets sont évoqués dans des courriers cités par Mediapart, sur la modernisation d'avions de chasse Mirage et Sukhoi, par exemple, ou la surveillance aux frontières. Deux domaines qui relèvent, en principe, du ministère de la défense et pas de celui de l'intérieur.

Claude Guéant prend alors langue personnellement avec M. Takieddine. Celui-ci envoie, le 6 septembre 2005, une note au directeur de cabinet du ministre de l'intérieur, pour préparer une visite de Nicolas Sarkozy en Libye. Au menu, des discussions sur le terrorisme ou l'immigration, mais aussi des questions de contrats.

M. Takieddine évoque dans ses courriers à M. Guéant une visite préparatoire que ce dernier effectuerait préalablement et "de manière confidentielle". La note du Franco-Libanais à M. Guéant explique que cette discrète visite aura un "autre avantage : plus d'aise pour évoquer l'autre sujet important, de la manière la plus directe..." Ce "sujet important" n'est pas précisé. "Il est indispensable que le volet 'commercial' de la visite ne soit pas mis en avant par les préparatifs officiels", écrit encore M. Takieddine.

COMMISSIONS ILLÉGALES

Un autre courrier, de Nicolas Sarkozy cette fois, et adressé à un proche de Mouammar Kadhafi, confirme le projet de visite officielle précédée de la venue de Claude Guéant à Tripoli. Dans une nouvelle note envoyée en septembre 2005 par M. Takieddine à M. Guéant, l'intermédiaire évoque la volonté du ministère de l'intérieur français de vouloir superviser "la bonne exécution tant des travaux que du contrat".

Dans un autre document, M. Takieddine assure à son correspondant libyen que "Sagem est la société à laquelle le ministre (Nicolas Sarkozy) a l’intention de confier le contrat de surveillance des frontières en entier". Mais le clan Chirac veille, et récupère les contrats de rénovation au profit de Dassault et non de Sagem.

Ziad Takieddine repart à l'assaut en 2006. Il fait cette fois l'intermédiaire entre I2e, groupe spécialisé dans la "guerre électronique", dirigé à l'époque par Philippe Vannier, actuel dirigeant du groupe Bull (aujourd'hui, I2e a été renommée "Amesys" et appartient au groupe Bull). Dans un courrier aux autorités libyennes, M. Vannier évoque, pour vanter sa technologie de contre-mesures d'écoutes électroniques, "le ministre de l'intérieur français", qui "dispose d'une réelle connaissance corroborée par une collaboration avec la société spécialisée dans ce domaine", I2e donc.

Un contrat est signé pour 33 millions d'euros avec la marine libyenne. M. Takieddine percevra en 2007 et en 2008 de la part d'I2e une commission de 4,5 millions via plusieurs sociétés offshore. D'autres contrats de la même société lui permettront de toucher 7 millions supplémentaires. Autant de sommes en principe illégales : la France a proscrit depuis 2000 les commissions sur les ventes d'armes et de matériel assimilé comme les technologies de surveillance.

LES COULISSES DE LA LIBÉRATION DES INFIRMIÈRES BULGARES

Avec l'élection de Nicolas Sarkozy, en 2007, Ziad Takieddine évoque dans plusieurs notes ses espoirs de nouveaux contrats avec la Libye. "Des coopérations industrielles et technologiques assorties de créations d'emplois doivent être mises en place. Cette politique devra se traduire par la mise en place d'un système nouveau plaçant les contrats qui doivent aboutir sous l'égide du nouveau président", écrit l'intermédiaire le 11 juin 2007.

Le même jour, M. Takieddine écrit dans une autre note que "M. Brice Hortefeux (alors ministre de l'immigration) doit se rendre à Tripoli prochainement. Il pourrait y préparer l'officialisation des commandes pour la France". Dans sa note, M. Takieddine n'évoque ni la ministre de l'intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, ni le ministre de la défense, Hervé Morin. Parmi les sujets que doit évoquer M. Hortefeux, figurent, selon le Franco-Libanais, "les infirmières bulgares : le ministre est chargé de la négociation de l'accord en vue du dénouement de cette affaire", mais aussi la "signature d'accords souhaités par la France".

C'est finalement Claude Guéant qui se rendra en Libye à la place de Brice Hortefeux. Devant la commission d'enquête parlementaire sur les conditions de la libération des infirmières bulgares en 2007, M. Guéant a assuré : "Il n'y a eu aucune contrepartie, je l'ai déjà dit et je le répète: la France n'a pas déboursé un centime ; la France n'a pas conclu le moindre contrat pendant les discussions sur la libération des infirmières et du médecin ; la France n'a pas échangé leur élargissement contre des perspectives de coopération supplémentaires."

Or, plusieurs pièces montrent que cette affirmation était fausse. Au moment où se négociait la libération des infirmières, M. Guéant échangeait avec ses homologues libyens des promesses de coopération. Dans un courrier du 20 juillet, Claude Guéant promet que la France a l'intention de "renforcer sa coopération bilatérale, dans le domaine du développement technologique, du nucléaire civil, de la défense et de la formation" avec la Libye de M. Kadhafi.

Le Monde.fr

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Parmi eux, combien de "locataires" étrangers que Sarkozy refuse d'expulser ?

La surpopulation carcérale, problème récurrent des parquets

LEMONDE.FR | 29.07.11 |

Il y avait de la provocation dans cette note du procureur de Dunkerque, Philippe Muller, classée urgent et datée du lundi 25 juillet, par laquelle il ordonnait "à l'ensemble des services enquêteurs de Dunkerque et d'Hazebrouck" de "suspendre l'exécution des écrous jusqu'au 5 septembre 2011". En clair : plus d'incarcérations cet été, hormis certaines "peines courtes non aménageables", des "peines d'emprisonnement portant sur des faits de nature sexuelle" et celles traitant de "faits de violences commis en récidive". M. Muller voulait réduire au minimum l'envoi de nouveaux pensionnaires aux prisons de sa juridiction, qui sont surpeuplées.


La chancellerie n'a pas goûté ce geste public – qui constituait une première de mémoire de magistrat. Vendredi 29 juillet, M. Muller est revenu sur ses instructions à la demande du ministère. Celui-ci a fixé pour objectif aux parquets, depuis le début de l'année, d'accélérer l'éxécution de quelque 100.000 peines non-appliquées.

La décision du procureur de Dunkerque était unique sur la forme. Syndicats et ONG l'ont jugée "courageuse", à l'image de l'Observatoire international des prisons (OIP), qui appelait "l'ensemble des parquets" à suivre son exemple. Mais la situation de M. Muller est pourtant relativement banale. Une large part des quelque 180 procureurs de la République sont actuellement partagés entre les directives du ministères et des prisons engorgées, qui ont atteint en juin 2011 un taux de surpopulation record. Elles hébergeaient 64 971 personnes le mois dernier, pour une capacité de seulement 56 081 places, soit un taux de surpopulation carcérale de 115 %. Au 1er juillet, la population carcérale était en légère baisse sur un mois, mais en hausse de 4,2% par rapport à juillet 2010.

L'ordre du procureur de Dunkerque est "une initiative individuelle, souligne Virginie Valton, vice-présidente de l'Union syndicale des magistrats (USM), mais elle correspond à une inquiétude généralisée" dans le système judicaire.

Depuis février 2011, les mises à exécution de courtes peines d'emprisonnement – de un an à moins de trois ans – ont bondi de 50%, selon l'Observatoire des prisons et autres lieux d'enfermement (OPALE). Pierre Tournier, directeur de recherches au CNRS, rappelle que ce sont ces nouvelles entrées, et non un alongement des peines, qui sont la principale cause de l'augmentation de la population carcérale en 2011. Le chercheur souligne que cette hausse est intervenue après l'assassinat de Laëtitia Perrais à Pornic (Loire-Atlantique), au lendemain duquel les conditions du suivi judiciaire de Tony Meilhon, son meurtrier présumé, avaient été mises en débat. M. Tournier précise que le "traitement médiatique, politique et judiciaire" de l'affaire "a pu favoriser le recours à la détention" par la suite.

LA MAISON D'ARRÊT DE DUNKERQUE, PAS LA PLUS PEUPLÉE DE FRANCE

Virginie Valton souligne que plusieurs directeurs d'établissement pénitentiaires ont demandé ces derniers mois à leur hiérarchie l'application d'un numerus clausus face à l'afflux de nouveaux détenus. Ils demandaient de fermer les portes à certains nouveaux prisonniers, tant que d'autres ne seraient pas sortis.

Dans ce cadre, "les procureurs font des choix dans les délais d'application des incarcérations", rappelle Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature (SM), en précisant que 95 % des peines sont appliquées au bout d'un an.

>> Lire la tribune de Matthieu Bonduelle sur Monde.fr

Ainsi, le procureur de Dunkerque affirmait que sa démarche ne visait pas à "effacer, mais (à) différer la mise à exécution" des peines. "Sur Dunkerque, déclarait M. Muller, on doit être à 150 personnes détenues pour 100 places. Quand vous faites coucher des gens sur des matelas, vous vous heurtez aux obligations liées au respect de la vie humaine, aux problèmes d'hygiène, au risque de violences (entre détenus) et à des difficultés de relations avec les fonctionnaires pénitentiaires."

La vieille maison d'arrêt de Dunkerque, qui doit être fermée en 2014, ne compte pourtant pas parmi les plus peuplées de France. Ainsi, les sept maisons d'arrêt de la direction de Lille hébergent au 1er juillet plus de 150 détenus pour 100 places, selon l'OPALE. Ils sont 207 pour 100 places à Béthunes et 172 pour 100 places à Amiens.

Le ministère de la justice rappelle que les procureurs ne sont pas forcés de recourir à la détention pour traiter les peines en suspens sur leurs bureaux. Les "objectifs" fixés sont "doubles", précise-t-on au ministère: "réduire les délais de mise à exécution des peines" et "encourager le recours aux aménagements de peine, notamment le placement sous surveillance électronique".

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Oui au métissage ...gréco-romain !!!

Une mosaïque représentant Apollon découverte près du Colisée

LEMONDE.FR avec AFP | 29.07.11

 

 

Elle "est conservée dans de parfaites conditions et on peut la dater avec certitude entre 64 et 109 après Jésus-Christ", a estimé le directeur des affaires culturelles de Rome.

Elle "est conservée dans de parfaites conditions et on peut la dater avec certitude entre 64 et 109 après Jésus-Christ", a estimé le directeur des affaires culturelles de Rome.REUTERS/TONY GENTILE

 

Le sous-sol romain n'a pas encore dévoilé toutes ses richesses. Une mosaïque représentant le dieu Apollon et des muses vient d'être retrouvée sous les thermes de Trajan à deux pas du Colisée, en plein centre de la capitale italienne, a annoncé vendredi 29 juillet la municipalité. Elle "est conservée dans de parfaites conditions et on peut la dater avec certitude entre 64 et 109 après Jésus-Christ", a estimé le directeur des affaires culturelles de Rome, Umberto Broccoli.

 

Même s'il manque une partie du fond de la mosaïque, on peut identifier la silhouette d'un homme nu représentant le dieu Apollon, qui porte un manteau sur l'épaule et une cithare. La découverte, effectuée dans le cadre du plan de mise en valeur de la zone archéologique du centre de Rome afin de la rendre plus accessible au public, se trouve dans une des galeries que l'empereur Trajan fit construire pour soutenir les thermes portant son nom.

 

Même s'il manque une partie du fond de la mosaïque, on peut identifier la silhouette d'un homme nu représentant le dieu Apollon, qui porte un manteau sur l'épaule et une cithare.

Même s'il manque une partie du fond de la mosaïque, on peut identifier la silhouette d'un homme nu représentant le dieu Apollon, qui porte un manteau sur l'épaule et une cithare.REUTERS/TONY GENTILE

Jusqu'en 1998, ces galeries servaient d'entrepôt pour le matériel d'entretien des jardins et espaces verts de la capitale. Derrière les cailloux et la poussière était dissimulée une grande fresque, baptisée "La Ville peinte", ce qui a poussé les archéologues à lancer d'autres recherches qui ont abouti à la découverte de deux autres mosaïques avant celle présentée à la presse vendredi. Pour le moment, les fouilles ont permis la mise au jour de deux mètres de paroi et les archéologues sont convaincus que d'autres œuvres sont dissimulées dans le sous-sol.

Présent sur place, Dino Gasperini, conseiller municipal de Rome, a souligné l'importance de continuer les travaux d'excavation, tout en soulevant le problème de leur financement. "Maintenant, il faut trouver des fonds. Nous voulons achever les fouilles et les rendre accessibles aux touristes et aux citoyens, mais pour cela nous avons besoin de 680 000 euros en tout, dont 200 000 rapidement, car les travaux ont déjà commencé", a-t-il déclaré. Selon les archéologues, les travaux à venir permettront d'en savoir plus sur le reste de l'édifice auquel la paroi supportant la mosaïque appartient.

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Sarkozy, plus que jamais l'agent et le garant du système !

La nouvelle stratégie de Nicolas Sarkozy pour contrer le FN

LEMONDE | 29.07.11 |

 

 

Nicolas Sarkozy, lors de son déplacement dans le Vaucluse, le 28 juillet 2011.

Nicolas Sarkozy, lors de son déplacement dans le Vaucluse, le 28 juillet 2011.AFP / ERIC FEFERBERG

 

Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse), Envoyé spécial - Un an après le discours de Grenoble sur les Roms et la déchéance de la nationalité pour les tueurs "d'origine étrangère" de policiers, Nicolas Sarkozy effectuait, jeudi 28 juillet, son dernier déplacement avant la pause estivale à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse). Il se trouve sur les terres du Front national mais, au lieu de lui courir après, veut montrer qu'il le combat.

 

M. Sarkozy a ainsi fustigé la demande de sortie de l'euro de Marine Le Pen. "La belle affaire ! En une seule décision, on doublerait la dette de la France", a-t-il mis en garde, faisant auprès des viticulteurs, qui refusent la libéralisation des plantations de vigne, un plaidoyer proeuropéen : il faut être au cœur de l'Europe pour être entendu.

Le président a aussi mis des bémols aux propos poujadistes contre l'excès de régulation administrative. Mais il a voulu donner un sentiment d'ordre, s'opposant à la légalisation du cannabis, voire de concorde, en vantant son prédécesseur, Jacques Chirac, dans son combat contre la mortalité routière.

Bien sûr, Nicolas Sarkozy n'est pas Jacques Chirac: il n'a pas bu une goutte de vin à Beaumes-de-Venise. Les viticulteurs avaient été mis en garde: ils n'ont offert au président que des fruits et de la tapenade.

IL N'EST PLUS EN PREMIÈRE LIGNE

On était loin du superflic de 2010 qui avait installé, martial, le nouveau préfet de Grenoble (Isère) et estimait avoir "tué le job" de ministre de l'intérieur pour des années. Depuis, le président cherche à se présidentialiser et la stratégie semble porter ses fruits, comme en atteste la remontée estivale de M. Sarkozy dans les sondages.

Ses conseillers ont confié, mi-dédaigneux, le boulot sécuritaire à leur ancien patron, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, nommé en février Place Beauvau. Il s'en acquitte avec zèle, soutenu par M. Sarkozy qui a approuvé la réduction de l'immigration de travail. Car rien n'est laissé au hasard : l'Elysée agit en sous-main, demandant, comme chaque été, au député Eric Ciotti une loi bien musclée. Cette année, il propose un service civique pour les jeunes délinquants, tandis que les quarante députés de la Droite populaire multiplient les provocations, qui ont conduit le PS à demander sa dissolution.

Sur le fond, les députés de la Droite populaire engrangent peu de victoires, si ce n'est le recul sur la signalisation des radars routiers, car ils sont systématiquement contrés par les centristes. La loi sur la déchéance de la nationalité a ainsi été réduite à néant. Mais sur la forme, ils imposent un ton populiste.

Le président, lui, n'est plus en première ligne. Car le discours de Grenoble, prononcé le 30 juillet 2010, fut son fiasco le plus grave. Il vise à reconquérir l'électorat de droite qui l'a lâché aux régionales de mars 2010. En réalité, en pleine affaire Woerth-Bettencourt, le discours provoque un grave malaise sans contenir le Front national.

FRAPPER UN GRAND COUP

M. Sarkozy est un enfant de la télévision. Peut-être la regarde-t-il trop, lorsqu'il voit les images des voyous de Grenoble et des émeutes des gens du voyage à Saint-Aignan (Loir-et-Cher). Le président n'est pas parti en vacances, car son épouse, Carla Bruni, tourne un film avec Woody Allen. Il décide de frapper un grand coup à Grenoble.

La rédaction de son discours est confiée au spécialiste de l'immigration, Maxime Tandonnet, et à son chef de cabinet, Cédric Goubet, sous la houlette de Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée. L'affaire est gérée comme une opération de police, les politiques ne sont pas à la manœuvre : ni le séguiniste Henri Guaino, ni le conseiller Patrick Buisson, venu des rangs de l'extrême droite et qui guida, en 2007, la stratégie de siphonnage du FN par M. Sarkozy.

Personne ne voit rien venir. Les journalistes accrédités à l'Elysée du Monde, du Figaro et du Parisien sèchent le déplacement : il ne va rien s'y passer, leur a-t-on dit. En réalité, la rédaction du discours se passe très mal, M. Goubet se querelle avec M. Tandonnet, qui conteste le concept de "Français d'origine étrangère". Jusqu'au bout, l'on doute. Le président prononcera-t-il l'expression ? Il le fait sans sourciller. C'est le tollé.

M. Sarkozy sent qu'il est allé trop loin, téléphone du cap Nègre à Brice Hortefeux, pour lui dire qu'il convient d'appliquer uniquement son discours. Le ministre de l'intérieur continue de faire du zèle et de prôner la déchéance pour les polygames qui fraudent les allocations familiales, tandis que son directeur de cabinet diffuse une circulaire entachée d'illégalité qui stigmatise les Roms.

TOLLÉ DANS TOUTE L'EUROPE

Mais pendant cet été 2010, nul ne moufte. Ni Bernard Kouchner, qui sait qu'il sera débarqué à l'automne du Quai d'Orsay et rate l'occasion d'une sortie digne, ni le ministre de la défense, Hervé Morin, qui est dans la même situation. Jean-Louis Borloo, convaincu d'obtenir Matignon, se garde de toute critique. La première secrétaire du PS, Martine Aubry, ne veut pas faire le jeu du président.

Finalement, ce seront les prêtres catholiques qui feront comprendre, lors des prêches du 23 août, que tout cela va trop loin. S'y ajoutent les attaques de la commissaire européenne Viviane Reding, qui parle d'un précédent depuis 1945 et le tollé dans toute l'Europe.

Début septembre, le Conseil européen se transforme en tribunal contre la France. M. Sarkozy a perdu, le centre l'abandonne. Il change de stratégie lors du remaniement gouvernemental de l'automne : le ministère de l'immigration et de l'identité nationale est supprimé. Un peu par hasard : Thierry Mariani, leader de la Droite populaire, a refusé de devenir secrétaire d'Etat chargé du dossier, en raison de l'opposition de sa fille. M. Sarkozy change de ton, à la satisfaction de son conseiller, le sondeur Pierre Giacometti. Début février, il fait une rechute, fustigeant les magistrats lors de l'assassinat de la jeune Laëtitia Perrais, découpée par son meurtrier. Puis prend du recul.

La ligne est fixée, il faut un nouvel homme à Beauvau, estiment MM. Buisson et Guéant, sondages à l'appui. Brice Hortefeux, l'ami de toujours, est sacrifié. Entre-temps, Marine Le Pen s'est incrustée : elle crée la surprise aux cantonales de mars et menace, dans les sondages, M. Sarkozy d'une élimination au premier tour de la présidentielle. Fin de la séquence.

Arnaud Leparmentier

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vendredi, 29 juillet 2011

Histoire d'un échec annoncé.

Chômage : cinq ans d'annonces, cinq ans d'insuccès

LEMONDE.FR | 28.07.11 |

 

 

 

"Il n'existe (...) pas plus de fatalité du chômage de masse aujourd'hui qu'il n'en existait pour l'inflation hier. Mon gouvernement se fixe ainsi pour objectif un taux de chômage de 5 % à la fin du quinquennat." Quand il prononce cette phrase, lors de sa déclaration de politique générale, le 3 juillet 2007, François Fillon ne peut savoir qu'une crise économique va mettre à mal ses ambitions.

 

En juillet 2007, la France comptait officiellement 2 415 000 chômeurs, soit 8,1 % de la population active, selon la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares). Sur ce total, 1,9 million était en "catégorie 1" – devenue depuis la réforme de 2008 la "catégorie A" – et n'exerçait aucune activité. Quatre ans plus tard, en juillet 2011, le Pôle emploi annonce 4 103 700 inscrits à ses services, dont 2 720 400 en "catégorie A", n'ayant exercé aucune activité au cours du mois.

En pourcentage, le chômage touche désormais 9,5 % de la population active, un chiffre qui n'avait plus été aussi élevé depuis 1999. Entre ces deux dates, le gouvernement n'a pourtant eu de cesse de promettre des améliorations et de s'enorgueillir de chaque baisse.

"MON OBJECTIF, C'EST LE PLEIN EMPLOI, PAS DE GÉRER LE CHÔMAGE"

 

Nicolas Sarkozy à Rungis, le 1er février 2007

Nicolas Sarkozy à Rungis, le 1er février 2007AFP/DOMINIQUE FAGET

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy avait pourtant bien commencé sur le front de l'emploi. A peine élue, la majorité peut annoncer des chiffres en baisse. Fin juin 2007, le chômage passe sous la barre symbolique des 2 millions, à 1,98 million de personnes, soit 8,1 %. "Ils s'agit là du plus faible taux de chômage depuis le début des années 1980", se félicite alors Christine Lagarde, qui évoque le succès du "traitement très individualisé du chômage".

A la rentrée 2007, Nicolas Sarkozy annonce un plan global pour l'emploi, qui passe notamment par la fusion entre l'ANPE et l'Assedic, pour former le Pôle emploi. Une fusion "dans l'intérêt des demandeurs d'emploi", assure le chef de l'Etat, qui promet également des mesures contre la fraude. Christine Lagarde présente le plan de fusion un mois plus tard, et promet à son tour de parvenir aux 5 % de chômage rapidement. En octobre, elle annonce encore une baisse du nombre de demandeurs d'emploi, qui porte à 9 % la baisse en un an.

La tendance se poursuit durant le premier trimestre 2008, pour atteindre un plus bas historique, à 7,2 %, du jamais vu en France depuis 1983. A Rungis, le 27 mai 2008, Nicolas Sarkozy explique aux commerçants : "Mon objectif, c'est le plein emploi, c'est pas de gérer le chômage." Et ce dernier "va continuer à baisser, on est à 7,5 %", promet le chef de l'Etat. La déclaration restera une gageure : le taux de 7,2 % atteint au premier trimestre 2008 sera le meilleur du quinquennat. Ensuite, le chômage stagne, voire remonte, dans les chiffres mensuels du Pôle emploi.

"C'est vraiment la très très bonne direction et c'est une confirmation de ce que tous les efforts que nous mettons en place, tous les efforts développés par les entreprises, sont en train de payer", note pourtant Christine Lagarde en mai 2008, assurant que '"la tendance va se confirmer". Le 5 juin, la ministre de l'économie promet que "grâce à l'accélération des réformes pour libérer le travail, moderniser le service public de l'emploi et soutenir la compétitivité des entreprises, l'économie française crée des emplois".

"IL N'Y A PAS DE MIRACLE"

 

Laurent Wauquiez en novembre 2009.

Laurent Wauquiez en novembre 2009.REUTERS/POOL

Des économistes commencent à douter de la pérennité de cette baisse. Et de fait, l'Insee précise fin juin qu'une fois consolidés les chiffres montrent une légère hausse du nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A, la première depuis 2005. Christine Lagarde, qui refuse de souscrire à cette analyse, préfère retenir l'ensemble des catégories et parler d'une "stabilisation".

Mais le contexte économique se dégrade avec l'éclatement progressif de la crise des subprimes aux Etats-Unis. Au deuxième trimestre 2008, la croissance recule en France, de 0,3 %, ce qui n'était plus arrivé depuis 2002. Propulsé par les effets de la crise financière, le chômage fait un bond de 2,2 % en août, avec 41 300 demandeurs d'emploi supplémentaires, soit le pire chiffre mensuel depuis 1993.

Dès la rentrée, le gouvernement monte une "réunion de crise". Et change de discours. "Il faut être lucide, il n'y a pas de miracle, la situation économique internationale est très dure, elle va nécessairement avoir un impact sur la situation de l'emploi et du chômage", annonce Laurent Wauquiez, alors secrétaire d'Etat à l'emploi, fin septembre. Quelques jours plus tôt, à Toulon, Nicolas Sarkozy avait aussi prévenu que la crise aurait un impact "dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d'achat".

L'objectif affiché par le gouvernement de descendre sous les 5 % n'est plus d'actualité. "Compte tenu des chocs extrême du type de celui que prennent actuellement les économies", Christine Lagarde reconnaît qu'il sera difficile à tenir. Le gouvernement met en place un plan de relance pour limiter l'impact de la crise, qui comprend 2,6 milliards d'euros en faveur de l'emploi. Jugé trop faible par le PS, il amène pourtant la France à s'endetter fortement. Le déficit passe, en un an, de 3,2 % à 7,2 %.

"NE PAS LÉSINER SUR LES MOYENS"

 

Christine Lagarde, en juillet 2009.

Christine Lagarde, en juillet 2009.AFP/MYCHELE DANIAU

En novembre 2008, la France connaît la plus forte hausse mensuelle de son histoire : 64 000 personnes s'inscrivent au Pôle emploi. En un an, le chômage a augmenté de 10,2 %, selon le Bureau international du travail (BIT), et touche désormais 2,068 millions de personnes. En janvier 2009, le record mensuel est encore battu avec 90 000 nouveaux chômeurs en un mois. "La priorité absolue, c'est l'emploi et là-dessus il faut mettre le paquet sans lésiner sur les moyens", déclare Laurent Wauquiez.

Le printemps n'apporte aucune amélioration. Fin mai 2009, on compte 3,57 millions de personnes inscrites au Pôle emploi, dont 2,5 millions n'ont aucune activité, soit un bond de 16,2 % en un an. Chez les moins de 25 ans, la hausse atteint même 30 %. Le gouvernement ne cherche plus à dissimuler son pessimisme. François Fillon annonce que cette hausse va "se poursuivre tout au long de 2009 et sans doute encore un peu au début" de 2010.

Une petite bonne nouvelle survient en juin avec un léger repli du chômage, qui baisse de 0,7 %. Mais elle est de courte durée. En août, une progression de 0,7 % vient effacer cette petite baisse. Optimiste, Christine Lagarde note que "la dégradation de l'emploi a ralenti significativement depuis le début de l'année". Ce "ralentissement de la hausse" se poursuit tout au long de l'automne.

Nicolas Sarkozy joue lui aussi la carte de l'optimisme. En septembre 2009, il se félicite du "succès" de son plan de relance. "L'activité en France a reculé moins qu'ailleurs et elle s'est remise à croître dès le deuxième trimestre de cette année. Nous avons moins détruit d'emplois et notre chômage a moins augmenté", lance-t-il à la Seyne-sur-Mer.

"DANS LES SEMAINES ET LES MOIS QUI VIENNENT"

 

Nicolas Sarkozy face à un panel de onze Français, dans l'émission "Paroles de Français", l'an dernier sur TF1.

Nicolas Sarkozy face à un panel de onze Français, dans l'émission "Paroles de Français", l'an dernier sur TF1.AFP/GERARD CERLES

La cure d'optimisme se poursuit en janvier 2010. Nicolas Sarkozy intervient sur TF1 le 25 janvier, et assure aux Français présents sur le plateau de l'émission : "Dans les semaines et les mois qui viennent, vous verrez reculer le chômage dans notre pays." Deux jours plus tard, le ministère de l'emploi annonce pour le mois de décembre 2009 une baisse de 18 500 chômeurs de catégorie A. Une "bonne tendance", voire un "redressement", juge Laurent Wauquiez. Mais il doit démentir quelques jours plus tard : les chiffres étaient erronés, le nombre de chômeurs est en réalité en hausse de 0,2 %.

Et il n'y a pas de "redressement". En mars 2010, le chômage atteint 10 % en comptant les DOM-TOM, soit le taux le plus élevé depuis dix ans. On compte 2,66 millions de chômeurs en catégorie A. A 24 %, le taux chez les moins de 25 ans atteint un record historique.

Sur le premier trimestre 2010, le chômage est toutefois stable, à 9,9 % de la population active. Il n'en faut pas plus au gouvernement pour afficher sa "satisfaction" et noter que "l'augmentation du chômage en France depuis le début de la crise est un peu plus faible que dans la zone euro, et nettement plus contenue qu'aux Etats-Unis". La stabilisation se confirme durant l'été, avec une baisse de 0,2 % sur le deuxième trimestre. Pour Laurent Wauquiez, "c'est un vrai tournant, la première fois que nous avons un recul du chômage depuis la crise. Le vent tourne, l'horizon se dégage et notre mobilisation a payé".

La baisse n'est pourtant pas évidente. Le chômage repart d'ailleurs à la hausse dès septembre 2010, avant de diminuer à nouveau en octobre, puis de remonter en novembre et décembre. Sur l'ensemble de l'année, on compte 80 000 chômeurs de plus en catégorie A et 200 000 sur la totalité des catégories. Au total, 4, 05 millions de personnes sont inscrites au Pôle emploi.

"MOBILISATION GÉNÉRALE"

 

Xavier Bertrand, en juin 2011.

Xavier Bertrand, en juin 2011.AFP/FABRICE COFFRINI

Début 2011, Xavier Bertrand, qui a repris le portefeuille de l'emploi, annonce "une baisse importante" du chômage, tout en plaidant pour une "nouvelle bataille" de l'emploi et en appelant à une "mobilisation générale". De fait, en janvier, on compte 19 000 demandeurs de moins dans la catégorie A. Mais en intégrant les autres cagégories, cette baisse se réduit à 300 personnes. Nicolas Sarkozy promet 500 millions d'euros supplémentaires alloués à l'emploi.

Le gouvernement continue de se féliciter des baisses au fil des mois. En mars, il annonce une baisse de 0,8 %. "Les mesures mises en place par le gouvernement commencent à porter leurs fruits", assure M. Bertrand. Mais une fois encore, cette baisse n'est vraie que pour la catégorie A. En incluant les chômeurs en activité réduite, c'est en fait une hausse de 4 700 personnes que constate le Pôle Emploi.

Xavier Bertrand se fixe en avril un objectif : "Passer au plus vite, et en tout cas avant la fin de l'année, à un taux de chômage inférieur à 9 % en métropole." En mai, il se félicite d'une nouvelle baisse mensuelle, la quatrième consécutive. Mais le chiffre est en trompe l'œil. En comptant toutes les catégories, on compte fin mars 4,045 millions de chômeurs en France, soit 3,8 % de plus qu'en mars 2010.

Et de fait, au mois de juin, le chômage repart fortement. On compte 17 700 chômeurs de plus en catégorie A, et 39 400 sur l'ensemble des catégories. Au total, 4,1 millions de personnes sont inscrites au Pôle emploi pour la seule métropole. M. Bertrand prend "acte de cette augmentation qui ne remet cependant pas en cause le mouvement de baisse enregistré depuis le début de l'année".

Mais il doit une nouvelle fois déchanter avec la publication des chiffres de juin : un bond de 1,3 %  pour la catégorie A, et de 0,6 % pour l'ensemble des catégories, soit en glissement annuel 4 % de chômeurs en plus en juin 2011 qu'en juin 2010. Les catégories les plus touchées restent les jeunes, malgré une amélioration sur l'année, et les seniors, dont la situation se dégrade, avec 13 % de plus de 50 ans au chômage en plus en un an. On compte désormais 2,7 millions de chômeurs de catégorie A et 4,103 millions de personnes inscrites au Pôle emploi.

Samuel Laurent

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jeudi, 28 juillet 2011

Borloo et Estrosi, emblèmes d'une classe politique émasculée !

Quand Borloo et Estrosi étaient prêts à s'allier au FN

Par , publié le 28/07/2011 l'express

merci à desouche

 

Jean-Louis Borloo dément énergiquement avoir jamais voulu passer d'accord avec le Front national. Selon lui, il s'agit d'une manipulation destinée à la salir.

"Nous sommes la force anti-Front national." A Epinay-sur-Seine, ce dimanche 26 juin 2011, Jean-Louis Borloo lance devant 3000 partisans son nouveau mouvement, l'Alliance républicaine, écologiste et sociale (Ares). Le président du Parti radical légitime une candidature centriste indépendante en 2012. "Si on laissait s'affronter le vainqueur de la primaire socialiste et l'UMP actuelle (...) je vous garantis que le Front national serait en tête du premier tour", menace l'ancien ministre de l'Environnement. 

Borloo, l'anti-Le Pen? Il n'en a pas toujours été ainsi. Dans une interview parue le 10 février 1993 dans l'hebdomadaire Minute, "Jean-Louis Borloo avec Le Pen, pourquoi pas?", celui qui est alors maire de Valenciennes est interrogé sur ses alliances. "Personnellement, j'ai des rapports corrects avec les gens du FN de ma région, et je ne serais pas contre, répond Jean-Louis Borloo. Mais s'il devait y avoir des alliances, il faudrait que toute la droite suive. Celui qui prendrait cette initiative tout seul se ferait descendre politiquement." 

Tout à sa volonté de se démarquer de ''l'ambiguïté de l'UMP vis-à-vis du Front national", Jean-Louis Borloo aime rappeler ces temps-ci qu'il "avait refusé de devenir président de la Région Nord-Pas-de-Calais grâce à l'appui d'une voix FN en 1992". A l'époque, après avoir quitté Génération Ecologie, Jean-Louis Borloo cherchait à se repositionner au sein du jeu politique afin de préparer les élections législatives de 1993. 

Le conseiller régional du Nord, Jean-Pierre Gendron, ex-gendre de Jean-Marie Le Pen, conteste la version de Jean-Louis Borloo. "Nous avions passé un accord avec Jean-Louis Borloo, alors sans étiquette, pour lui donner nos voix afin que la présidence de la région ne bascule pas à gauche, explique l'élu FN. L'accord a achoppé à cause d'un maire RPR de la région, mais Borloo était d'accord sur le principe."  

Jean-Louis Borloo a finalement rappelé LEXPRESS.fr ce jeudi soir pour exprimer sa consternation devant la publication de notre article. "Je suis le seul homme politique à avoir refusé d'être élu avec les voix du Front national et vous me traînez dans la boue sur la foi d'un torchon non signé de Minute. C'est invraisemblable que L'Express se prête à cette manipulation destinée à me salir", proteste le président du Parti radical, qui affirme ne pas connaitre Jean-Pierre Gendron, l'élu frontiste du Nord-Pas-de-Calais. 

Estrosi, un autre chevalier anti-frontiste

Autre figure de la majorité à critiquer la droitisation de l'UMP, Christian Estrosi se présente lui aussi comme un chevalier anti-frontiste. Le maire de Nice vient de décider d'organiser un contre-meeting lors des journées d'été du FN, qui se tiendront dans sa ville les 10 et 11 septembre prochains. 

En mars 1998, le futur ministre de l'Industrie de Nicolas Sarkozy plaidait pourtant pour une alliance entre le RPR et le FN en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). L'ancien maire frontiste de Toulon, Jean-Marie Le Chevallier, raconte: "Christian Estrosi avait participé aux négociations et aurait été mon vice-président en cas d'entente." Mais Jean-Marie Le Pen a finalement rejeté les conditions de la droite et l'accord a capoté. 

La droite a toujours été très divisée sur l'attitude à tenir à l'égard du Front national. Malgré la stratégie du cordon sanitaire édictée dès les années 1980 par Jacques Chirac, de nombreux accords locaux ont été signés. Selon le politologue Erwan Lecoeur, les régionales de 1998 sont un moment particulier dans la relation entre la droite et l'extrême droite. "Lors des législatives de 1997, le FN avait réussi à se maintenir dans 133 circonscriptions et avait provoqué de nombreuses triangulaires. En 1998, l'idée d'une alliance avec le Front apparaissait comme l'unique alternative pour que les régions ne basculent pas toutes à gauche". Dans cinq d'entre elles, défiant la consigne nationale, la droite pactise alors avec les élus frontistes. 

"Une perméabilité idéologique nouvelle"

Le départ du FN de Bruno Mégret, le plus ardent défenseur de ces alliances, met fin à la discussion en 1999. "Le FN a réussi à introduire ses thèmes dans la société (immigration, insécurité), mais n'est pas parvenu à faire bouger les clivages politiques traditionnels pour réorganiser la droite autour de ses idées", analyse Erwan Lecoeur. "Alors que le PS a réussi à réaliser une union de la gauche, le FN a toujours été ostracisé au sein de la droite. Ceux qui ont accepté une alliance avec le Front ont toujours été châtiés par leurs formations", regrette, de son côté, Jean-Marie Le Pen, interrogé par LEXPRESS.fr. 

En 2007, le siphonage des électeurs frontistes par Nicolas Sarkozy laisse croire à la réussite de la stratégie d'endiguement. Quatre ans plus tard, les difficultés de la majorité et la poussée de Marine Le Pen amènent certains UMP à se reposer cette question brûlante. En octobre 2010, le député Christian Vanneste et le maire de Montfermeil Xavier Lemoine plaident sans succès pour une union de toutes les droites. 

Avec l'essor de la Droite populaire au sein de l'UMP, c'est la fin d'une certaine imperméabilité idéologique, selon l'historien Stéphane François. "Au nom d'un combat contre le politiquement correct, un grand classique de l'extrême droite, la frange réactionnaire de l'UMP fait tomber certains tabous, rendant floues les frontières entre la droite de gouvernement et l'extrême droite." Autant de revirements qui font sourire Jean-Marie Le Pen. Le président d'honneur du FN se fait un plaisir de citer Edgar Faure: "Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent."  

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