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lundi, 15 août 2011

Marseille, ou l'ignominie au qutidien.

 

Viol d'une fille de 13 ans à Marseille : un suspect interpellé


 
 

Publié le dimanche 14 août 2011 laprovence.com

Les faits se sont déroulés boulevard National à Marseille.

 

Hier soir, un homme de 30 ans s'est constitué prisonnier à Marseille dans l'affaire du viol présumé d'une adolescente de 13 ans. Il est en garde à vue depuis. La police avait mené samedi plusieurs opérations pour retrouver les trois individus décrits par l'adolescente : l'homme se sachant rechercher s'est livré à la police.

Des analyses d'ADN ont prouvé qu'il y a eu relation sexuelle entre lui et la très jeune fille mais l'homme nie le viol. Il évoque une relation sexuelle consentie dans son appartement et pensait qu'elle était majeure. Un 2e homme a été arrêté : il est en garde à vue aujourd'hui et nie avoir participé aux faits.

Selon la version de la jeune fille, elle aurait été attaquée par plusieurs hommes et violée par l'un d'entre eux, pendant que les autres l'immobilisaient. La violente agression sexuelle se serait produite le 3 août dernier boulevard National à Marseille.

Profondément choquée, la jeune fille a eu beaucoup mal à s'exprimer sur les faits et a communiqué avec un médecin psychiatre, avec lequel elle aurait dessiné la scène, mettant en cause trois individus.

Une information judiciaire devrait être ouverte dans la semaine, probablement pour viol aggravé en réunion sur mineur de 15 ans a indiqué Jacques Dallest, le procureur de la République, rappelant que la loi interdit toute relation sexuelle sur mineure de moins de quinze ans.

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Astérix et Obélix, les responsables de la violence des "jeunes" ce sont eux !

Les bourre-pifs d’Astérix passés au scanner ?

lemonde.fr

http://www.askell.com/BD/Asterix/Asterix2.gif

 

C'est une nouvelle parue au début de l'été à côté de laquelle j'étais passée mais un sympathique internaute m'a fait une aimable tape sur l'épaule et je l'en remercie. Appréciez donc : une équipe de scientifiques allemands a comptabilisé le nombre de torgnoles, gnons, bourre-pifs, mandales, raclées, taloches, châtaignes, marrons, gifles, peignées, baffes, beignes, pains, soufflets, pichenettes (si, si) et autres vulgaires coups de poing (claqus vulgus) qu'Astérix, Obélix et compagnie ont joyeusement assénés sous l'emprise le plus souvent d'une drogue druidique aux pôvres Romains un peu fous (forcément, à force). Ils ont ainsi constaté 704 blessés dans 34 albums. Mieux, elle a évalué les bleus, décollements, bosses, tassements, grimaces, contusions, luxations, ecchymoses et autres petits bobos et en a retiré un constat sans appel, ci-devant publié dans une étude bien sérieuse et néanmoins officielle : il y a inadéquation entre le coup porté et la blessure constatée. Corollaires : cela n'est pas très réaliste (on s'en serait douté) ; et cela donne une appréciation erronée aux lecteurs impressionnables, généralement pas très avancés en âge, qui pourraient croire que balancer un menhir sur un camarade d'école ne lui provoquera qu'un vague mal de tête. Ah, oui, quand même.

Ainsi, la lecture de BD contenant de la violence, même caricaturale et parodique, serait un facteur de risques et doit être pratiquée avec précaution. On peut rire, pleurer, hausser les épaules, être consterné, s'inquiéter de cette étude et aussi en prendre connaissance parce qu'autant d'invraisemblances a de quoi laisser rêveur même le plus terre-à-terre des hauts fonctionnaires. Cette information (car c'en est une !) résonne avec un formidable recueil de critiques de BD qui a beaucoup amusé cette semaine mes petits camarades amoureux de la bulle (dont Yannick Lejeune à qui je dois le lien) : le site Salve Regina Nuxit d'obédience catholique très traditionnel passe en revue quelques œuvres anciennes et modernes classées en fonction de leur haute valeur chrétienne et morale. Si ce n'était que ça, encore, pourrait-on dire... Mais les commentaires valent le détour pour leur conservatisme et leur nationalisme bon teint qui fleure bon la Jeanne D'Arc du 1er mai et la nostalgie des valeurs chevaleresques du Royaume de France. J'attire surtout votre attention sur les séries en bas de page vouées à l'Enfer (des bibliothèques mais l'autre, aussi) et j'exprime le regret de ne point y voir inscrits les bonnes oeuvres de Manara, de Serpieri ou de Servais. Le pire c'est que ce type de rejet tranché provoque bien souvent (comme chez moi dans mon enfance) un ardent désir de découvrir les livres défendus. Si vous voulez proposer vos propres critiques outrancières, les commentaires sont ouverts !

Sébastien Naeco

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Puisque l'on vous dit qu'ils sont nuls !

Paris aurait pu éviter les interrogations sur sa capacité à tenir la trajectoire de réduction du déficit

lemonde.fr 12/8/11

http://24heuresactu.com/wp-content/uploads/2011/03/ump-fin.jpg

 

"Mieux vaut tard que jamais", dit le proverbe. Il s'applique en l'occurrence au gouvernement français. Alors que les marchés financiers chahutent à nouveau fortement les pays européens lourdement endettés, dont la France, l'exécutif français vient d'annoncer, à grand renfort de tambours et trompettes, qu'il va mettre en oeuvre des mesures budgétaires supplémentaires afin de tenir, coûte que coûte, ses engagements de réduction du déficit public (5,7 % du PIB cette année, 4,6 % en 2012 puis 3 % en 2013).

Au cours d'une réunion surprise mercredi 10 août à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, revenu de son lieu de vacances (avant d'y repartir), a enjoint le premier ministre, François Fillon et les ministres "économiques", François Baroin (économie et finances) et Valérie Pécresse (budget), d'arrêter une série de mesures budgétaires pour le 24 août. Il s'agit de montrer que le gouvernement fera tout pour maintenir la note "triple A" de ses emprunts.

L'exécutif aurait sans doute pu s'épargner, pour partie, les turbulences des marchés de ces dernières semaines et les interrogations sur sa capacité à tenir ses objectifs de réduction du déficit, s'il avait donné ce signal plus tôt, avant l'été.

D'autant qu'un certain nombre d'appels lui ont été lancés tout au long du printemps, afin qu'il prenne des mesures d'économies supplémentaires pour tenir compte de l'évolution de la conjoncture économique et vraiment respecter la trajectoire tracée de réduction du déficit.

Ces mises en garde avaient notamment été émises par plusieurs institutions, internationales et nationales :

- l'OCDE le 25 mai

- la Commission européenne mi-mai et début juin

- le Fonds monétaire international (FMI) mi-juin

- la Cour des comptes le 22 juin

Les parlementaires de la majorité spécialistes de questions budgétaires, Gilles Carrez à l'Assemblée nationale et Philippe Marini au Sénat, avaient eux aussi tenu le même discours, chiffrant même les efforts supplémentaires nécessaires entre 5 et 11 milliards d'euros.

Inflexion mi-juillet

Or, le 20 juin, François Baroin, alors ministre du budget, assurait encore en présentant les premières grandes lignes du budget pour 2012 qu'il n'y avait aucune raison d'aller au-delà des efforts d'économies prévus par la loi de programmation des finances publiques pour la période 2011-2013 votée fin 2010.

Ce n'est que mi-juillet qu'une inflexion est survenue dans le discours gouvernemental. S'exprimant devant les élus de la majorité pour la clôture de la session parlementaire, François Fillon a évoqué "des efforts supplémentaires pour tenir la trajectoire du retour aux 3 % de déficit en 2013", avec "notamment la suppression de nouvelles niches fiscales et sociales."

François Baroin a livré, vendredi 12 août, un élément d'explication à ce "décalage" du calendrier gouvernemental : il se serait agi de ne pas effrayer les Français et de "ne pas casser une croissance encore convalescente" avec des annonces de "mesures trop drastiques".

Le problème c'est que l'économie a quand même connu un net ralentissement au deuxième trimestre (0 % de croissance du PIB, après + 0,9 % au premier) et qu'il n'est pas dit qu'elle ré-accélérera vraiment d'ici à la fin de l'année.

Cela pourrait remettre en cause les 2 % de croissance attendus par le gouvernement sur l'ensemble de l'année en 2011 - même si l'exécutif s'en défend aujourd'hui.

Cela renforce, en tout état de cause, l'idée qu'il faut se montrer plus prudent sur la prévision de croissance pour 2012, actuellement fixée à + 2,25 % - une révision à la baisse de ce chiffre dans les prochains jours "n'est pas improbable", indique-t-on au gouvernement.

C'est aussi tout cela ce que les marchés financiers ont intégré et exprimé ces dernières semaines. Car un peu moins de croissance que prévu cela revient à un peu moins de recettes fiscales que prévu aussi (0,1 point de croissance correspond à 1 milliard d'euros de recettes) et donc, au bout du compte, à un risque de ne pas réduire le déficit autant que prévu.

D'où l'annonce des mesures d'économies supplémentaires prévues pour le 24 août

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Jean Daniel (Bensaïd) trempe encore sa vieille plume dans la haine et le fiel...

La mauvaise réponse au Front national.

Le Point de Vue de Jean Daniel du nouvel obs'

http://infos-tele.fr/photos/jean-daniel-empreintes.jpg

 

Il ne faut plus continuer à employer contre Marine Le Pen les méthodes qui avaient, en réalité, conduit au succès de son père

  Sordidement avivée par la provocation de Jean-Marie Le Pen, la tragédie norvégienne ne saurait me laisser en paix même en plein milieu d'un mois d'août que j'avais prévu plus serein. Ce père, que Marine, sa fille, s'indignait de voir diabolisé à outrance, n'aura pas voulu laisser passer l'occasion, même au prix d'un reniement de sa progéniture, de prouver qu'il n'y avait jamais eu chez lui ni dérapage, ni dérive, ni mouvement d'humeur. Tout était soigneusement calculé. Ses convictions sont demeurées identiques et d'ailleurs cohérentes. Le fondateur du Front national aura toujours considéré qu'il y avait dans tout immigré un danger potentiel et dans tout immigré musulman un pollueur de la nation française.

Jean Marie Le Pen vient cependant de franchir une borne. Au lieu de s'alarmer de la démence à laquelle peut conduire  le fanatisme xénophobe, il dénonce le laxisme des Scandinaves à l'égard de « l'immigration massive », qui seul, selon lui, peut provoquer la dérive meurtrière de nationaux agressés. Autrement dit, dans sa folie « accidentelle », le massacreur de Norvège aurait eu de bonnes raisons de s'en prendre aux jeunes travaillistes inconséquents qui défendent les immigrés. Marine Le Pen avait jugé opportun, dans un premier temps de manifester sa solidarité avec le peuple norvégien, en condamnant clairement cette folie criminelle. Elle n'a pas voulu se désolidariser de son père, mais elle a obtenu de lui qu'il tente laborieusement de tempérer ses outrances. Résultat : On avait instillé ainsi le poison, puis on le déclarait inoffensif.

    La logique de cette dernière étape du lepénisme s'insère dans la doctrine classique affirmant l'existence d'une pureté nationale et raciale qu'il conviendrait de défendre contre toutes les « pollutions ».  D'après le grand écrivain norvégien Erik Fosnes Hansen, qui a publié une remarquable tribune dans « le Monde » de vendredi dernier, il y aurait dans les 1600 pages devenues testamentaires signées d'Anders Breijvik, un inventaire des différentes pollutions, ainsi qu'un appel à une croisade pour les combattre. On ne trouverait donc pas seulement, dans ces pages fébriles et délirantes une « école de la haine, » mais une incitation à la résurrection par le meurtre. Toujours selon cette doctrine, les musulmans sont soupçonnés de vouloir prendre par une invasion pacifique, le relais des combats séculaires de leurs ancêtres contre les nations chrétiennes. Sans doute choisissent- ils  plus souvent aujourd'hui de se massacrer entre eux un peu partout, mais ils seraient unis contre les « infidèles »

     Ce qui est le plus efficacement vicieux dans le recours de Le Pen à cette doctrine, c'est qu'elle lui permet de proclamer la patrie en danger. Alors, puisque nous sommes à quelques mois d'une échéance électorale capitale, c'est le moment de formuler des idées simples et de prendre des décisions fortes.  Il faut proclamer, et solennellement que la doctrine du Front national, quels que soient les habits neufs dont elle se pare, demeure un poison contre lequel il faut s'immuniser .Je n'ai pas eu d'autre objectif que cet appel en décidant de rédiger le présent éditorial. Il entraîne l'obligation de condamner à l'avance tout geste, tout discours et toute candidature qui pourrait contribuer à renforcer le score du Front National, voire à le porter au second tour de l'élection présidentielle.

Cela doit nous conduire à accepter une évidence à la fois grave et négligée : on ne peut plus combattre Marine Le Pen avec les moyens qui ont servi - ou dont nous avons cru qu'ils pourraient servir - à combattre son père. C'est-à-dire qu'il faut faire l'inventaire des fautes commises qui ont permis à Jean-Marie Le Pen,  d'accéder second tour des élections en 2002.

C'est là que nous retrouvons le rôle néfaste du Front national dans l'histoire récente de la vie politique française : il aura souvent réussi à exploiter le doute de nombreux Français sur la permanence de leur identité. C'est donc là aussi que nous devons trouver d'autres moyens de contre-attaque. Il convient, en effet, selon nous, non pas de dénoncer mais de comprendre tous les Français qui ont tendance à avoir un recul, une distance, une allergie, en tout cas une gêne et une inquiétude devant le phénomène de l'immigration. Il ne faut pas traiter ces peurs par le mépris mais les écouter et s'immerger dans leur fleuve pour en détourner le cours. Il faut montrer que la défense de la nation française et de sa langue, le respect pour l'histoire et les principes du peuple français ne sont en rien incompatibles avec l'islam des grands réformateurs qui, comme le faisait Mohamed Arkoun, se réclament  de la Révolution de 1789.

     Notre siècle, celui de l'immigration à l'échelle du monde entier, bouscule avec une vitesse dévastatrice un grand nombre d'habitudes, de conforts, de paysages, parfois même une manière de vivre. Tout ce que le temps a construit et qui est composé de tous les repères du passé est soudain remis en question au profit de ce qui apparaît comme incompatible ou en tout cas différent chez l'étranger. Nous aurons maintes occasions d'y revenir, mais je veux déjà ajouter que rien ne sera possible si nous n'arrivons pas associer en permanence les musulmans français et ceux qui veulent le devenir  aux problèmes identitaires et psychologiques d'un grand nombre de citoyens de notre pays.

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dimanche, 14 août 2011

Malgré l'hyper crise, l'hyper immigration continue !

2.000 migrants à Lampedusa ce week-end

 

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 14 août 2011

http://www.citylocalnews.com/fr/images/07CB4731-4089-4E60-B9FD-EFC3DBCF3423/CLN_03/italie-lampedusa-quelque-150-immigrants-ont-debarque-sur-l-ile-italienne-de-lampedusa-a-l-ouest-de.jpg
 

Quelque 2.000 migrants ont débarqué ce week-end sur la petite île italienne de Lampedusa, située à mi-chemin entre les côtes africaines et la Sicile, a rapporté dimanche l'agence italienne Ansa. Parmi ces migrants arrivés à bord d'une douzaine d'embarcations figurent notamment une centaine de femmes et une quarantaine d'enfants dont trois nouveaux-nés.

Des milliers de personnes fuyant la Libye , pour la plupart des travailleurs immigrés venus d'Afrique ou des réfugiés des conflits de la région, sont arrivés au cours des derniers mois à Lampedusa

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Une soixante quatorzième raison de dégager Sarkozy en 2012 !

Un 74e soldat français tué en Afghanistan

 

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 14 août 2011

Quatre soldats français sont morts en Afghanistan en l'espace d'une semaine.

Quatre soldats français sont morts en Afghanistan en l'espace d'une semaine. © SIRPA

Le lieutenant Camille Levrel est mort dans une opération menée dans la province de Kapisa.

Un militaire français a été tué dimanche matin en Afghanistan, annonce l'Elysée dans un communiqué. Il s'agit de Camille Levrel, un lieutenant du 152e régiment d'infanterie de Colmar, mortellement touché par un tir insurgé au cours d'une mission d'appui à l'armée afghane dans la province de Kapisa, indique le texte.

Ce décès porte à 74 le nombre de soldats français morts dans le confllit afghan, dans lequel Paris est engagé depuis 2001. A l'horizon 2011-2012, la France prévoit le retrait d'un quart de ses 4.000 soldats, principalement dans l'est de l'Aghanistan.

Ces opérations "n'entament pas la résolution de la France"

"Ces opérations récentes bien que meurtrières n'entament pas la résolution de la France", poursuit la présidence, "elles traduisent l'intensité de combats désespérés des insurgés. Le chef de l'État exprime, à nouveau, la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement".

Vendredi, Nicolas Sarkozy avait accueilli le Charles-de-Gaulle pour son retour en France, et rendu hommage aux soldats français tués lors de la semaine écoulée.

Un soldat français est mort jeudi lors d'une expédition dans la province de Kapisa, et quatre autres blessés par une explosion visant leur véhicule blindé. Dimanche 7 août, deux militaires français avaient trouvé la mort dans la vallée de Tagab, lors d'un accrochage avec des insurgés.

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Encore un drame de la misère sociale sans doute..

Un enfant de 11 ans blessé par un tir de carabine


 
 

Publié le dimanche 14 août 2011 laprovence.com

Ils n'avaient rien trouvé de plus distrayant que de tirer à l'aveugle, avec une carabine à plomb, depuis la fenêtre de leur appartement, situé au rez-de-chaussée d'un immeuble du Parc Kalliste, à Notre-Dame-Limite à Marseille (15e). Sauf que vendredi soir, le jeu a mal tourné et aurait pu se solder par un drame.

Un enfant âgé de 11 ans, qui n'était, a priori, pas la cible des "snipers", a été touché par un des tirs. Le plomb aurait traversé son ventre et perforé son foie. "Ses jours ne sont pas en danger mais le médecin lui a délivré une ITT de 21 jours", indiquait, hier, une source proche de l'enquête. Deux personnes ont été interpellées dans la foulée et placées en garde à vue.

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Ville, Communauté Urbaine, Préfet, en un mot "UMPS": ils sont nuls, nuls, définitivement nuls !!!

 

Marseille : sécurité renforcée autour de la Porte d'Aix

Publié le vendredi 12 août 2011 laprovence.com

Après le scandale du "parking volé", un périmètre de sécurité renforcée est mis en place autour de la Porte d'Aix.

Un périmètre de sécurité renforcée est mis en place autour de la Porte d'Aix.

Infographie LP

C'était il y a 10 ans. Une éternité. Un parterre d'élus, la mine réjouie, annonçait la réouverture du parking de la place Jules Guesde, squatté par les vendeurs à la sauvette. Grillage, barrières, marquage au sol… on mettait les "grands moyens". "Mais qui va les empêcher de revenir ?", s'angoissaient déjà à l'époque, les commerçants. "La police !", affirmait, confiant, l'élu au Stationnement. "Il ne s'agit pas d'une gesticulation ponctuelle, fanfaronnait alors l'adjoint délégué à la Police municipale, mais d'une initiative qui s'inscrit dans un ensemble". Dix ans plus tard, le constat d'échec est patent. Rien n'a changé. Tout s'est aggravé. Et tout le monde a lâché prise. La délinquance de la misère a gagné du terrain pendant que l'Autorité pliait bagages. L'entrée emblématique de la cité phocéenne est devenue, au fil des ans, une sordide cour des miracles où les souffrances s'empilent comme les tas d'immondices laissés par tous ceux qui y trouvent refuge.

Dans le périmètre de sécurité renforcée, désormais, c'est tolérance 0
Entre les quartiers d'affaires de Saint-Charles et de La Joliette, la Porte d'Aix est comme un morceau du passé pris en tenaille entre des futurs en train de s'écrire. "L'autoroute recule, la ville avance", affiche un des panneaux vantant les mérites de la réhabilitation. Mais la misère aussi. Le, nouveau donc, scandale du parking de la Porte d'Aix a contraint élus et autorités préfectorales à, enfin, ouvrir les yeux. Et le spectacle n'est pas beau à voir. À quelques mois de "Marseille 2013", la réaction devait être à la hauteur de la pression médiatique. Et on n'y est pas allé de main morte. Désormais, c'est la guerre ! La préfecture de police s'est transformée en quartier général pour gérer la crise.

Au terme de deux réunions, auxquelles étaient conviés les représentants des différentes institutions, l'installation d'un périmètre de sécurité renforcée a été décidée, entre la place Jules Guesde, l'avenue Camille Pelletan et le boulevard des Dames. Objectif :"normaliser l'environnement et le climat du site". Méthode :"planifier quotidiennement des opérations chirurgicales". Selon le compte rendu d'une de ces réunions d'installation du périmètre que nous nous sommes procuré, les axes prioritaires de lutte sont"les ventes à la sauvette", "l'immigration irrégulière", "le travail illégal" et"l'occupation illicite du domaine public". Pour atteindre l'objectif le préfet de région avait réussi, vendredi dernier, à obtenir une compagnie de CRS supplémentaire, soit 80 policiers en plus.

En fait, sur le terrain, au quotidien, ils seront une trentaine pour épauler les fonctionnaires de la sécurité publique. "Les CRS permettent de faire démarrer la machine, explique Jean-François Illy, adjoint au directeur départemental de la sécurité publique. Dans ce périmètre, qui a vocation à durer, désormais, c'est 'tolérance 0'. Mais attention, on ne va pas en faire un camp de concentration ! On va sécuriser. Comme en centre-ville. Par des patrouilles régulières et plus nombreuses. Le moindre écart sera sanctionné. Ainsi, petit à petit, on regagnera les parts de terrain qu'on avait perdues. On y mettra le maximum d'énergie tant que ce quartier en aura besoin. C'est la priorité d'action."

Un fonctionnaire de police se souvient pourtant de consignes différentes en 2009… ". Cette année-là, on avait mis le paquet et interpellé pas mal de personnes, relate-t-il. Mais certains avaient déposé plainte pour des violences policières imaginaires ou des perquisitions illégales. On nous avait alors demandé de ne plus intervenir, de faire uniquement acte de présence, de montrer du bleu. Le mot d'ordre était : pas de vague !". "Nous n'avons jamais donné d'instruction pour ne pas interpeller", répond avec fermeté Jean-François Illy. "Pourtant, concède un fin connaisseur du secteur, tout le monde a lâché prise. La Ville, la Communauté urbaine, les élus de tout bord, les agents de propreté et la police". "On a pris du retard dans l'analyse de la problématique marseillaise", concède un haut fonctionnaire.

De l'avis général, c'est l'incendie dont a été victime l'immense souk du marché du Soleil, qui a aggravé la situation. Rouvert peu après, sans aucune autorisation de la commission de sécurité et dans l'indifférence des pouvoirs publics, le marché a perdu la moitié de sa surface et les commerçants s'y entassent désormais deux fois plus nombreux. Ceux qui n'ont pas pu les rejoindre se sont installés… dans la rue. "Du coup, les vendeurs à la sauvette ont profité de la confusion générale pour s'installer près d'eux", analyse Jean Gaggioli, dont l'association Trait d'union n'a de cesse, depuis trois ans, d'alerter les pouvoirs publics. La police, municipale et nationale, est bien intervenue, à de multiples reprises. Mais comme pour la gestion des Roms, ces interventions "coup-de-poing" n'ont jamais donné de résultat pérenne.

"Où ailleurs dans Marseille, tolérerait-on une situation pareille ?"
"La misère ne disparaît pas comme ça"
, soupirait encore ce dimanche un habitant du quartier. "On laisse péricliter nos rues pour que nos immeubles, nos commerces se dévaluent, accuse Jean Gaggioli. Les seuls à y gagner quelque chose seront les promoteurs si nous laissons faire." "Où ailleurs dans Marseille tolérerait-on une situation pareille ?", s'insurge une commerçante.

Il y a 10 ans, une éternité, le maire de secteur de l'époque, Gilbert Pommier, se plaignait déjà "du climat explosif qui se développait" et prévenait que "les habitants ne pouvaient, en aucun cas, attendre la requalification prévue dans plusieurs années". Joignant l'utile à l'agréable, il proposait, sur la Porte d'Aix, un aménagement urbain utilisant des jets d'eau "permettant ainsi de faire cesser les troubles". "Déraisonnable et coûteux", avait jugé la Ville en rejetant l'idée. Aujourd'hui, la requalification est en marche. Elle n'a pas enrayé les troubles à l'ordre public. La sécurisation renforcée risque de coûter bien plus cher que les fontaines de Gilbert Pommier.

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