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jeudi, 13 octobre 2011

Jugé pour détournement de biens, Daniel Simonpieri dit "marcher à l'amitié", ce qu'il n'a pas toujours fait...

L'ancien maire de Marignane jugé hier à Aix devant le tribunal correctionnel.

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Daniel Simonpiéri, l'ex maire (FN, MNR puis UMP) de Marignane, a expliqué qu'il avait "sans doute manqué de vigilance", "pas fait assez attention".


Tout est parti d'une lettre anonyme envoyée à la police. "Le maire se gave". Donnant lieu à une enquête de la PJ de Marseille. Bien plus tard, à la barre du tribunal correctionnel d'Aix, Daniel Simonpieri, maire de Marignane de 1995 à 2008, préfère parler d'amitié. Son grand leitmotiv.

Jugé hier pour atteinte à la liberté des marchés, détournement de biens, recel et faux et usage de faux, avec quatre coprévenus, celui qui a perdu la mairie de Marignane et son poste de conseiller général, mais qui est aujourd'hui toujours élu à MPM, avoue au président Marcovici : "Monsieur le président, j'ai un gros défaut : je marche à l'amitié", promet-il, pour justifier, notamment, les travaux effectués chez lui par des employés de mairie. Et "pas un petit rafraîchissement de peinture", se permet le président Marcovici.

"Bon, c'étaient des amis qui venaient à la maison, en dehors des heures de travail. Un copain électricien m'a aidé à monter le portail électrique, je ne sais pas faire ça, moi. Vous savez, j'ai manqué de vigilance". Ajoutant : "Quand vous êtes maire, ce ne sont pas que des fonctionnaires qui viennent vous aider, ce sont aussi des amis..."

Simonpieri a-t-il aussi manqué de vigilance, concernant des facturations sur lesquelles il doit s'expliquer ? "J'ai appris l'existence de ces facturations, lorsque certaines responsables ont émis des doutes. Vous comprenez, dans une ville comme Marignane, il arrive des piles de parapheurs tous les jours", se défend l'ex maire.

Quel rôle jouait, dans ce que la partie civile et le procureur décriront comme un "système", Jean-Pierre Roncin, ex directeur des services techniques, propulsé directeur général des services par intérim, à Marignane ?

Celui qui est aujourd'hui chargé de mission à MPM auprès de la direction générale, conteste avoir franchi la ligne jaune : "Je n'ai jamais eu affaire directement aux montages des dossiers".

Autre dossier évoqué, la rénovation du centre ancien de Marignane, pour lequel un cabinet qui s'était chargé du cahier des charges, a candidaté à l'appel d'offres. Qu'il a d'ailleurs remporté. Son responsable est l'un des trois entrepreneurs poursuivis aux côtés de Simonpiéri et de Roncin.

"La rénovation du centre ancien, on travaillait dessus depuis 1980. On a fait beaucoup d'études, de demandes de subventions, et tout... On a fait la connaissance du responsable de ce cabinet, dont on a apprécié les qualités professionnelles. Alors deux ans plus tard, quand la préfecture nous a demandé une autre étude, on lui a confiée", se souvient le maire.

Après avoir longuement écouté les explications des cinq prévenus, Me Gaelle d'Albenas, avocate de la commune, déplore un "dossier tronqué : on se trouve en réalité face à un vrai système". Martelant : "Même s'il est question d'amis, en politique on ne se rend pas service gratuitement. Et même si on a beaucoup d'amis, il faut se poser la question du conflit d'intérêt".

Même rigueur du côté du Parquet, où le procureur Nadine Lefebvre-Ibanez rappelle que le pouvoir doit être exercé avec circonspection : "C'est la base de la démocratie". Elle requiert, après avoir démontré les implications de chacun, de 3 à 6 mois d'emprisonnement avec sursis contre les entrepreneurs, 3 mois avec sursis contre Roncin, et 15 mois d'emprisonnement avec sursis contre Simonpieri, avec une peine d'inéligibilité à effet immédiat.

En défense, après que maîtres Jean-Laurent Abbou, Etienne Villepin et Jean-Louis Bonnarel ont plaidé la relaxe pour les chefs d'entreprise, Me Elias Allam va démontrer que Roncin n'est pas intervenu dans les faits, et plaider la relaxe. Laissant la parole à Me Ludovic Depautureaux, pour l'ex maire : "Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel. Le système Simonpiéri, il n'y en a pas. Et s'il y avait un système, ce n'était pas le sien". Pour l'avocat de l'ancien maire, "ce dossier ne tient pas la route". Le tribunal correctionnel rendra son délibéré le 9 novembre.

Source La Provence le 13/10/2011

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mercredi, 12 octobre 2011

Coup d'Etat sarkozyste dans les régions: Le Front National n'en veut pas non plus !

Le Sénat ne veut pas de conseiller territorial

D'après la réforme des collectivités locales de 2010, le poste doit remplacer ceux de conseiller général et de conseiller régional.

lepoint 12/10/11

Le Sénat ne veut pas de conseiller territorial

La demande de suppression du conseiller territorial se fera sous la forme d'un amendement à une proposition de loi du socialiste Jean-Pierre Sueur déposée le 19 septembre. © Alexandre Chausset / Maxpp

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Les sénateurs socialistes vont demander mercredi soir l'inscription à l'ordre du jour du Sénat, le 2 novembre, de deux propositions de loi, dont l'une inclut la suppression du conseiller territorial, a annoncé François Rebsamen, président du groupe PS au Sénat. "Nous voulons envoyer très vite un message aux élus locaux : nous voulons la suppression du conseiller territorial", qui doit remplacer le conseiller général et le conseiller régional en 2014 au terme de la réforme des collectivités locales de 2010, a annoncé François Rebsamen devant la presse.

La demande de suppression du conseiller territorial se fera sous la forme d'un amendement à une proposition de loi du socialiste Jean-Pierre Sueur, déposée le 19 septembre sur le bureau du Sénat. L'inscription à l'ordre du jour de cette proposition - relative aux mandats des délégués intercommunaux - "va nous permettre de rouvrir le débat sur la réforme territoriale", a ajouté François Rebsamen. Les socialistes n'ont pas caché qu'ils voulaient l'abrogation de cette réforme, qui "doit être entièrement repensée", selon l'expression du président du Sénat, Jean-Pierre Bel.

Scolarisation dès trois ans

Une des raisons de la victoire de la gauche aux dernières élections sénatoriales est le mécontentement des grands électeurs - donc des élus locaux - face à la réforme territoriale votée l'an dernier par la majorité. La discussion de la proposition de loi de Jean-Pierre Sueur sera inscrite mercredi soir, lors de la conférence des présidents, à l'agenda du Sénat le 2 novembre. En déplacement vendredi dernier en Indre-et-Loire, François Fillon s'était dit conscient de "l'inquiétude" créée chez "de nombreux élus" par l'"objectif de rationalisation de l'intercommunalité", et avait indiqué que le gouvernement prendrait "le temps" de la concertation.

"Le ministère en charge des collectivités locales (Philippe Richert) va réaliser un état des lieux dans chaque département et, au cas par cas, la procédure ne sera menée à son terme que lorsqu'une large majorité des élus concernés se dégagera en faveur du projet", avait noté François Fillon. Sur le redécoupage des cantons, rendu nécessaire par la réforme, il avait annoncé que les projets de décret ne seraient "préparés et publiés - après avis des conseils généraux des 96 départements concernés par la réforme puis du conseil d'État - qu'au second semestre 2012", afin notamment d'"éviter toute interférence avec les élections".

Mercredi, François Rebsamen a par ailleurs annoncé que les sénateurs socialistes demanderaient l'inscription d'une autre proposition de loi rendant obligatoire la scolarisation des enfants dès trois ans.

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Nicolas, tu t'es entendu quand t'as fumé la moquette ?

Quand Sarkozy disserte sur la chirurgie esthétique

Dans l'avion qui le ramenait d'une visite dans le Caucase, le chef de l'État s'est laissé aller à quelques confidences.

lepoint.fr 12/10/11

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C'est une scène comme il ne s'en passe que dans les airs. Au retour de sa visite dans le Caucase, vendredi 7 octobre, Nicolas Sarkozy convie à dîner à l'avant de son avion les ministres Éric Besson, Pierre Lellouche, Thierry Mariani et Henri de Raincourt, les députés Patrick Devedjian et Valérie Boyer, ainsi que son conseiller Henri Guaino.

Ce beau monde espère une discussion politique, voire présidentielle. Au lieu de quoi le chef de l'État les entretient de... chirurgie esthétique ! Tout commence par une réflexion de Patrick Devedjian sur la mine du président géorgien Mikheil Saakachvili : "Il a grossi et il se teint les cheveux. Il a pris un coup de vieux." S'ensuit un monologue de Nicolas Sarkozy, long de vingt minutes. "La chirurgie esthétique, disserte-t-il, c'est bien quand on a une infirmité ou un gros défaut. Sinon, c'est dangereux. On croit qu'on ne le fait qu'une fois et on en devient esclave. Il ne faut pas mettre le doigt dans l'engrenage." Échange de regards gênés autour de la table. Personne ne prononce le nom de Carla Bruni, qui, depuis le premier livre de Justine Lévy (Rien de grave, Stock, 2004), passe pour une adepte de la chirurgie esthétique - ce dont l'actuelle première dame s'est toujours défendue. Sujet tabou, donc.

Pour faire diversion et tenter de repolitiser le débat, l'un des convives croit bon de préciser : "C'est grâce à la chirurgie esthétique que Jérôme Cahuzac (le président socialiste de la commission des Finances à l'Assemblée nationale, NDLR) a gagné de l'argent..." Nicolas Sarkozy ne saisit pas la perche, tout à son plaisir de délivrer sa philosophie de la lutte contre le vieillissement. Car ne voilà-t-il pas que le président poursuit : "Je ne considère pas comme de la chirurgie esthétique le fait de se faire stimuler le collagène naturel par un laser. Ça lisse la peau et ça donne bonne mine." À cet instant, il se tapote la joue d'un air satisfait. "On en a tous déduit qu'il était accro au laser", raconte un participant, encore estomaqué. Et un autre de brocarder : "Le nouveau Sarkozy ne serait-il qu'une invention cosmétique ?"

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Jean-François, tu t'es entendu quand t'as bu ?

FN/Montebourg: Copé interpelle le PS

AFP Publié le 12/10/2011 lefigaro.fr

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Jean-François Copé a sommé François Hollande et Martine Aubry de s'exprimer, lors de leur débat télévisé, sur le "soutien appuyé et officiel" de Marine Le Pen (FN) à Arnaud Montebourg, le "faiseur de roi archi-courtisé" du second tour de la primaire PS. Lors du point presse hebdomadaire de l'UMP, le patron du parti majoritaire a estimé que les deux finalistes de cette primaire étaient "les otages de cette gauche radicale et populiste" qu'incarne, à ses yeux, le "troisième homme" du scrutin.

Non seulement, a-t-il répété, "il défend une vision extrémiste" en prônant "l'expropriation des banques", une idée digne des "bolcheviks de 1917", mais "il a un soutien de choc en la personne de Marine Le Pen", la présidente du Front national. "Nous nous prenons depuis bien longtemps le procès systématique de supposée collusion avec le Front national alors que jamais, jamais, jamais nous n'avons toléré la moindre alliance avec le FN. Et là, à gauche, ça ne pose aucun problème qu'Arnaud Montebourg, arrivé troisième, reçoive le soutien appuyé et officiel de Marine Le Pen", a poursuivi le député-maire UMP de Meaux.

Ce "renfort caractérisé" doit être "un problème de conscience majeur pour le Parti socialiste" et "il va falloir que Martine Aubry et François Hollande, ce soir, à l'occasion du débat, nous donnent des réponses précises". "On ne se contentera pas de réponses décousues, évasives", a prévenu M. Copé. Revenant sur le principe même des primaires, il a estimé qu'un tel système "peut avoir du sens lorsqu'une famille politique est incapable de déterminer un leader naturel", comme c'est "le cas des socialistes". "Nous, nous n'avons pas ce problème pour 2012. Si ça se pose au-delà de 2012, dans la perspective de 2017, on verra bien. Ce n'est pas le sujet aujourd'hui", a-t-il ajouté.

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mardi, 11 octobre 2011

Slovaquie: Un NON en attendant des magouilles de couloirs. Cette Europe là est à gerber !

Le Parlement slovaque rejette le renforcement du FESF

lefigaro.fr avec agences Mis à jourle 11/10/2011 

Les députés slovaques ont rejeté mardi le renforcement du Fonds de secours financier de la zone euro (FESF), une décision qui risque d'aggraver la crise de la dette dans l'Union monétaire.

La Slovaquie était le dernier État à se prononcer sur le renforcement de ce fonds d'aide destiné à soutenir les pays européens endettés. Créé en mai 2010,  le FESF a été renforcé par un accord décidé le 21 juillet et ratifié tour à tour par les Parlements nationaux.

Mais le parti Liberté et Solidarité (Smer-SD), membre de la coalition au pouvoir, menaçait depuis la semaine dernière de voter contre ce vote. "Sur l'ensemble des 124 députés présents, 55 élus ont voté pour, 9 contre et 60 n'ont pas voté", d'après le vice-président du Parlement Pavol Hrusovsky.

Ce vote peut conduire à une crise politique dans le pays car le premier ministre Iveta Radicova l'avait associé à une motion de confiance pour son cabinet.

Surtout, le "non" slovaque aggrave les craintes de contagion de la crise des dettes souveraines en Europe.

Un second vote pourrait avoir lieu dans la semaine, comme annoncé par les dirigeants slovaques en cas d'échec. L'opposition social-démocrate s'est dite prête ce soir à soutenir le renforcement du FESF. Smer est prêt à soutenir le FESF en échange d'un accord sur des élections anticipées", a déclaré à la presse un responsable de ce parti Jan Pociatek, ex-ministre des Finances.

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Et pendant ce temps, dans les égoûts de la Républqiue...

Georges Tron visé
par une nouvelle plainte 

lefigaro.fr 11/10/11

Georges Tron le 23 mars dernier, dans la cour de l'Élysée.
Georges Tron le 23 mars dernier, dans la cour de l'Élysée. Crédits photo : THIBAULT CAMUS/ASSOCIATED PRESS

L'ancienne attachée parlementaire du maire de Draveil, mis en examen pour viols, accuse le député de harcèlement moral.

C'est un tournant dans l'affaire qui vise Georges Tron. Un de ses soutiens les plus fidèles vient de se retourner contre lui en l'accusant de «harcèlement moral ». Lucile Mignon, 41 ans, s'est présentée le 7 octobre d'elle-même à la PJ de Versailles pour déposerplainte contre le député, qui a démissionné en juin de son poste de secrétaire d'État à la fonction pubilque. Elle le connaît pourtant très bien, et depuis très longtemps : elle est en effet son ancienne assistante parlementaire et est toujours salariée de la mairie de Draveil, dont Georges Tron est le maire.

En juin, alors que son patron était mis en examen pour viols et agression sexuelles, elle avait passé 29 heures en garde à vue à le défendre. Mais aujourd'hui, elle se présente en femme brisée. «Je veux tout raconter. Je suis devenue gênante. J'ai été rétrogradée en mairie, effacée de l'annuaire de la municipalité, j'ai été placardisée. J'ai perdu ma dignité», dit-elle dans Le Parisien de mardi.

Elle reconnaît désormais avoir menti

Aujourd'hui en arrêt maladie pour dépression nerveuse, elle lâche le député-maire et conforte les deux femmes qui ont porté plainte contre Georges Tron : «J'ai menti pendant cinq ans pour tenter de sauver mon ménage et parce que j'étais sous l'emprise de Georges Tron », explique-t-elle. Elle reconnaît être «intervenue auprès des victimes pour qu'elles se taisent». Elle raconte même une scène où elle aurait aussi été convoquée pour subir une séance de massage des pieds, la spécialité de l'ancien secrétaire d'État.

 

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Dette française: le plus dur est à venir.

Le "triple A" de la France survivra-t-il à la crise ?

Analyse | LEMONDE | 11.10.11 |

 

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, le 9 octobre 2011 à Berlin.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, le 9 octobre 2011 à Berlin.REUTERS/FABRIZIO BENSCH

La solidarité affichée entre le président Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel pour renflouer les banques mises à mal par la crise des dettes souveraines pourrait-elle coûter à la France son "AAA" ? L'Elysée peut s'en inquiéter : cette note équivalente à un 20/20 accordée à un crédit souverain par les agences de notation Moody's, Standard & Poor's (S & P) et Fitch, est le sésame pour qu'un Etat puisse emprunter à bon compte sur les marchés.

Une nécessité pour la France qui doit émettre 8,6 milliards d'euros d'obligations d'ici à décembre et 179 milliards en 2012 pour renouveler son stock de dette. D'autant que, à quelques mois de l'élection présidentielle, M. Sarkozy ne veut sans doute pas être "le" président qui aura fait perdre à la France son triple A et l'aura installée en position d'infériorité vis-à-vis de l'Allemagne.

 

Dans l'immédiat, Paris n'a aucune inquiétude à se faire. Lundi 10 octobre, les agences ont toutes confirmé leur notation, assurant que les sommes évoquées pour le sauvetage de Dexia (36,5 % des 90 milliards d'euros de garanties de financement à la banque) ne changeaient pas la donne. Moody's n'y voit qu'un "impact limité". Et Fitch rappelle que l'effort reste, au maximum, limité à 1,6 % du produit intérieur brut (PIB) français.

Mais qu'en sera-t-il si Paris devait débourser entre 15 et 30 milliards d'euros pour recapitaliser ses banques ? Aux yeux de certains économistes, la France est déjà sur le fil du rasoir. Depuis cet été, "elle est dans la seringue " des agences, assure même un économiste, visiteur du soir de l'Elysée.

Depuis la dégradation des Etats-Unis par S & P en août, la note française semble imméritée : dans son rapport sur les Etats-Unis, l'agence soulignait d'ailleurs qu'en 2015 la France serait plus endettée que la première économie mondiale avec une créance publique de 83 % de son produit intérieur brut (PIB) contre 79 % pour les Etats-Unis.

Paris, qui n'a pas présenté un budget a l'équilibre depuis 1975, est déjà endetté à hauteur de 86 % du PIB cette année selon le Fonds monétaire international (FMI). Un ratio plus faible que la Grèce en quasi-faillite mais plus élevé que l'Espagne, autre "maillon faible" de la zone euro. La France est aussi l'un des rares membres du club des "triple A" à souffrir d'un déficit de sa balance commerciale.

Surtout, le déficit public, qui contribue à faire grossir la dette année après année, estimé à 5,7 % du PIB par l'Etat (5,9 % par le FMI) est parmi les plus élevés de la zone euro. Et le plan d'économies (12 milliards de niches fiscales et sociales supprimées) pour faire passer ce ratio à 4,5 % en 2012, est assis sur une perspective de croissance de 1,75 %. A ce jour, aucun économiste n'est aussi optimiste. Autrement dit, les recettes de l'Etat seront certainement moins importantes que prévu. S'il faut, en plus, débourser plusieurs dizaines de milliards d'euros...

La solution serait-elle d'avoir recours au Fonds européen de stabilité financière (FESF) pour renflouer les banques ? Dotée de 440 milliards d'euros, la force de frappe de ce fonds créé pour venir au secours des Etats fragiles pourrait être démultipliée si les Etats membres arrivent à se mettre d'accord. L'effort serait alors partagé.

Mais il n'est pas sûr que tous les pays de la zone euro, notamment l'Allemagne, y soient prêts. En outre, ce serait une "fausse économie", juge Gilles Moëc, économiste chez Deutsche Bank. A ses yeux, détourner un outil qui peine déjà à atteindre son objectif premier risquerait d'entamer la confiance des marchés.

D'autant que, pour M. Moëc, le AAA de la France ne serait pas menacé par une recapitalisation même importante de ses banques. Injecter de l'argent représente certes une dépense exceptionnelle pour l'Etat, mais, en contrepartie, celui-ci récupère un nouvel actif qu'il pourra un jour valoriser.

Et en cas de dérapage des finances publiques, la France dispose d'un système politique à même de pouvoir réagir vite, souligne M. Moëc, contrairement à l'Italie et aux Etats-Unis, dont l'action des gouvernements est paralysée par l'opposition. Finalement, le AAA français serait donc davantage menacé par le laxisme budgétaire dont pourrait faire preuve l'Etat à l'approche du scrutin présidentiel. Dans son dernier rapport, S & P pointe ce "risque" politique qui pousserait le gouvernement à renoncer à une rigueur accrue pour éviter la grogne sociale.

Claire Gatinois

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Les boutiquiers de l'UMP en pleine crise de nerfs !

Primaire : les divisions attendues à gauche éclatent à droite

LEMONDE.FR avec AFP | 11.10.11

 

Jean-François Copé et Christian Jacob, le 4 octobre à l'Assemblée nationale.

Jean-François Copé et Christian Jacob, le 4 octobre à l'Assemblée nationale. AFP/THOMAS SAMSON

Lionnel Luca, le député UMP des Alpes-Maritimes, figure du collectif de la Droite populaire, a résumé d'une formule, mardi 11 octobre, les divergences d'opinion au sein de la majorité sur la primaire socialiste : "Si les primaires de gauche foutent le bordel à droite, c'est un peu dommage. C'était pas prévu comme cela. On attendait le bordel à gauche et c'est le bordel à droite."

Un peu plus tôt dans la matinée, lors du petit déjeuner de la majorité, Nicolas Sarkozy avait vivement critiqué le processus de désignation du candidat socialiste . "La Ve République ne peut être l'otage des partis politiques et le candidat [à la présidentielle] pris en otage par son parti. L'idée du général de Gaulle, c'était d'instaurer une élection présidentielle à deux tours, pas à quatre tours", a notamment déclaré le chef de l'Etat.

Après le premier tour du scrutin, Jean-François Copé, le secrétaire général du parti présidentiel, avait relativisé la participation à la primaire, soulignant que "seulement 4 % à 5 % des Français" s'étaient déplacés pour voter.

Mercredi 5 octobre, le premier ministre, François Fillon, avait au contraire plébiscité ce mode de désignation d'un candidat, y voyant "un processus moderne qui convient à droite comme à gauche, pour toutes les grandes élections", tout en précisant qu'il parlait de l'après-2012.

"LE MÉCANISME FINIRA PAR S'IMPOSER EN FRANCE"

Quelques heures après le petit-déjeuner à l'Elysée, c'était au tour de Bernard Accoyer, le président UMP de l'Assemblée nationale, d'assurer que "le mécanisme des primaires finira par s'imposer en France". Et s'il y a "une certaine distance entre les primaires et l'esprit qui a prévalu à la réforme de 1962 lorsque de Gaulle a voulu que le peuple élise le président de la République", "il faut faire avec le temps, l'évolution de la société et surtout avec les crises qui conduisent les idées populistes et démagogiques à impressionner les électeurs et à déséquilibrer le jeu", a déclaré M. Accoyer.

Le député UMP de Charente-Maritime Dominique Bussereau, qui avait salué "le succès" de la primaire socialiste, a estimé que Nicolas Sarkozy  était "libre d'avoir ses analyses". "Chaque parti politique peut déterminer son candidat comme il l'entend. On peut le faire de manière interne ou en ouvrant aux primaires", a-t-il estimé dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

"GRAND DÉSARROI"

A gauche, le député PS Pierre Moscovici, coordinateur de la campagne de François Hollande, a affirmé que "les divisions de la droite prouvent le succès de la primaire. C'est parce qu'elles menacent Nicolas Sarkozy que la droite perd son sang-froid".

"Quand j'entends certains à droite critiquer les primaires, Sarkozy et Copé, quand je vois d'autres, Fillon et Accoyer, dire que c'est une grande réussite, je constate que c'est un grand désarroi", a-t-il ajouté.

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