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samedi, 05 novembre 2011

Bientôt 2012, les agences de com' de l'UMPS rivalisent d'ingéniosité !


Les Inconnus - Les Publicitaires par baggyloverbis

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En attendant l'Italie et la France...

Moody's abaisse la note de Chypre

avec Reuters Publié le 04/11/2011 lefigaro.fr

L'agence de notation Moody's Investors Service a abaissé vendredi la note de Chypre de deux crans, au motif que le gouvernement devra sans doute soutenir le secteur bancaire l'an prochain pour le protéger de son exposition à la dette grecque.

L'agence américaine a ramené la note souveraine de Chypre de Baa1 à Baa3, soit un cran seulement au-dessus de la catégorie spéculative. Cette nouvelle note a été placée sous revue pour un éventuel nouveau déclassement.

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vendredi, 04 novembre 2011

"La face cachée de Marine LE PEN.".que tout le monde connait.

Extraits

Un Front, deux visages

Par L'Express, publié le 02/11/2011

Un Front, deux visages

Jean-Marie Le Pen discute chaque matin avec sa fille, la présidente du FN.

AFP/ PHOTO BERTRAND LANGLOIS

Depuis que Marine Le Pen est présidente du FN, Jean-Marie, son père, est toujours aussi présent au sein du parti. C'est cette relation particulière que dévoile le journaliste de L'Express Romain Rosso dans son dernier livre, "La Face cachée de Marine Le Pen". 

C'est un nouveau FN que dévoile le journaliste de L'Express Romain Rosso dans La Face cachée de Marine Le Pen (Flammarion). Avec, derrière la fille, un père toujours très présent. 

EXTRAITS 

Jean-Marie Le Pen à Marine: "Tu es un peu leur dieu"

Au Carré, c'est presque devenu un gag. On n'a jamais tant vu le "président" au siège du Front national. Le rituel est immuable: le matin, Jean-Marie Le Pen arrive entre 10 et 11 heures, il papote avec l'assistante de sa fille qui lui prépare son café, en attendant que la présidente soit disponible - quand elle ne siège pas au Parlement européen ou au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais. Il s'enferme ensuite avec elle dans son bureau, pour discuter des affaires du Front, de sujets relatifs au programme ou de ses prestations médiatiques. Quelquefois, la conversation roule sur la famille, les problèmes des enfants à l'école. 

La réunion lui paraît durer un "quart d'heure, vingt minutes". En réalité, beaucoup plus. Pour les collaborateurs, elle semble même se prolonger des heures. "Parfois, il reste assis là, alors qu'elle a du travail", confie l'un d'eux. Le père et la fille s'appellent plusieurs fois par jour, le soir et même pendant les vacances. [...] 

Le père glisse ses messages lors de ses conversations matutinales avec la présidente. Sur la gestion du parti, il lui recommande de s'intéresser à la vie des militants. "Je lui ai dit: "Fais attention. Dans la vie publique, n'oublie pas une chose: en dehors des idées, en dehors de la pratique politique et des discours, il y a des êtres humains, il y a un rapport affectif. Surtout au Front national, où la plupart des gens qui se battent pour toi ne recevront pas de récompenses, ils n'ont que des risques et des coups à prendre. Tu es un peu leur Dieu, tu es un élément de leur vie affective. Il faut que tu le saches, que tu le prennes en considération et que tu leur montres que tu n'es pas indifférente, toi non plus, à ce sentiment"." [...]  

Le Pen intervient également sur le déroulement de la campagne présidentielle. Il lui conseille de donner plus de chiffres lors de ses interventions télévisées, afin de crédibiliser sa candidature. Il la rassure sur les sondages qui fluctuent, lorsque ces derniers ne la placent plus au second tour. Sur la mesure phare de son programme économique, à laquelle les Français n'accordent pas de crédit, il suggère de modifier son angle d'attaque. "Il y avait eu une petite imprudence dans l'expression "Il faut sortir de l'euro", car nous ne sommes pas en mesure de sortir de l'euro. Si notre analyse est validée, c'est l'euro qui va s'écrouler", explique-t-il. [...]  

Pendant les Journées d'été de Nice, en septembre 2011, Jean-Marie Le Pen lui a, une énième fois, demandé d'arrêter de fumer, ou bien de réduire sa consommation le temps de la campagne - il a perdu ce combat à de multiples reprises. Le tribun a trouvé que lors de son discours, sa fille avait le souffle un peu court à la fin de ses phrases. "La voix est un organe qu'il faut préserver", confie-t-il. 

Marine Le Pen crée un microparti en toute discrétion

Jean-Marie Le Pen possède son microparti, Marine Le Pen aussi. Le 23 décembre 2010, la CNCCFP a enregistré un nouveau parti politique baptisé Jeanne - allusion à Jeanne d'Arc. Steeve Briois, par ailleurs secrétaire général du FN, en est le mandataire financier. Jeanne est née en toute discrétion le 9 novembre précédent, créée par Florence Lagarde, présidente, et Olivier Duguet, trésorier - un ancien du GUD proche de Frédéric Chatillon. L'objet de cette association ne mentionne certes pas explicitement Marine Le Pen, il est toutefois transparent: "Définir et promouvoir les conditions d'une nouvelle offre politique, elle regroupe toutes celles et tous ceux qui entendent participer au redressement de la France." Grâce à des prêts importants de particuliers, Jeanne a prêté de l'argent à près de 500 candidats FN lors des cantonales de 2011, à une époque où le FN n'avait pas encore vendu le Paquebot. Jeanne sera-t-elle appelée en 2012? 

Le père, la fille et le président

Le 10 juin, Jean-Marie Le Pen adresse un courrier au président: "Par une simple invitation téléphonique, vous avez manifesté votre souhait de me rencontrer à nouveau à l'Elysée. Lorsque j'ai fait demander à vos services le motif de cette invitation impromptue, il m'a été répondu qu'il s'agissait de "faire un tour d'horizon, avec l'ensemble des forces politiques, au lendemain des élections européennes"." Le Pen se montre dubitatif. [...] "Cette invitation, précise-t-il, ne semble faite que pour vous conférer l'image d'un homme de consensus, d'un démocrate attentif à tous les courants d'opinion du pays, et surtout d'un chef impartial et au-dessus des partis." [...]  

Piquant, il souligne enfin l'ambivalence de Nicolas Sarkozy à son égard, en dénonçant les "accusations diffamatoires de "racisme" et "d'extrémisme" dont vous nous affublez parfois dans un contexte public". Des propos qui "contrastent, écrit Le Pen, avec votre attitude chaleureuse et bienveillante en privé". Si Jean-Marie Le Pen décline l'invitation, c'est sous l'influence... de sa fille. Lorsqu'arrive l'invitation "impromptue" du président, la moutarde monte au nez de Marine Le Pen. "Ça suffit !" dit-elle à son père lors d'un tête-à-tête à Montretout, alors que ce dernier est tenté d'accepter à nouveau. Le Pen apprécie ces honneurs, il les trouve légitimes, lui qui n'a été reçu que par René Coty, sous la IVe République, et par Alain Poher, sous la Ve. François Mitterrand l'invitait au 14 Juillet, mais le carton arrivait le jour même... 

"Nicolas Sarkozy nous balade, tonne Marine Le Pen. Il se donne une caution démocratique sur notre dos, alors que, par-derrière, il exerce des pressions pour nous empêcher de vendre le Paquebot. Soit il est correct, soit il est incorrect." [...] Jean-Marie Le Pen se rend à ses arguments. Sa missive est envoyée par porteur dans la journée. La réponse ne tarde pas. A peine trois heures plus tard, Nicolas Sarkozy lui fait transmettre une lettre signée de sa main, que l'Elysée rendra publique le lendemain. "Je trouve dommage que les électeurs du Front national soient ainsi les seuls à ne pouvoir me faire part, par l'intermédiaire de leur président, de leurs souhaits." [...] Il conclut cependant par ces mots conciliants: "J'ajoute que ma porte vous est ouverte comme à tous les responsables de partis politiques et que je vous recevrai volontiers si vous vous ravisez ou si vous l'estimez souhaitable à un autre moment."  

La célérité du président à répondre laisse Marine Le Pen perplexe. "Manifestement, ce monsieur n'apprécie pas qu'on lui dise non, raille-t-elle aujourd'hui. C'est marrant, quand je lui ai écrit pour demander à le voir lors du débat sur l'identité nationale en octobre 2009, il ne m'a pas répondu." 

Marine Le Pen dit n'avoir serré la main de Nicolas Sarkozy qu'une seule fois, "dans les années 2005-2006". Elle était invitée, comme tous les élus d'Ile-de-France, aux voeux du président du conseil général des Hauts-de-Seine. [...] La présidente du FN en conserve un souvenir dur et définitif: "Je n'ai jamais eu de considération pour lui, ni humainement, ni politiquement. Vous savez ce qu'on dit: la première impression est la bonne, surtout quand elle est mauvaise."  

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Tous les murs finissent tôt ou tard par tomber !

Marine Le Pen et "le mur de l'argent"

La patronne du FN a continué son voyage américain par une balade touristique dans New York.

lepoint.fr 4/11/11

Marine Le Pen et "le mur de l'argent"

La présidente du Front national s'est offert une promenade du côté de Wall Street. © Emmanuel Dunand / AFP

 
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Au troisième jour de sa visite aux États-Unis, Marine Le Pen s'est autorisé une petite promenade dans les rues de New York. Accompagnée de son staff et de quelques journalistes, la présidente du FN a réagi aux déclarations de la mission israélienne de l'ONU, qui a qualifié sa rencontre avec l'ambassadeur en poste de "malentendu" : "La rencontre existe et elle a été chaleureuse. Cet ambassadeur savait qui il rencontrait", assure-t-elle.

Celui-ci aurait-il subi, selon elle, des pressions ? "On a parlé à sa place. Mais peut-être a-t-il en effet subi des pressions. C'est possible." Louis Aliot, son compagnon et directeur opérationnel de sa campagne présidentielle, voit dans ce rétropédalage israélien la main du "lobby français." Une péripétie qui ne semble pas affecter outre mesure la patronne du FN, qui a sillonné les rues de New York entre Battery Park et Wall Street. Devant le temple américain de la finance, elle a moqué l'érection de ce mur "de l'argent" qui, au même titre que "le mur de Berlin", devra, "lui aussi, tomber."

Patriotisme

Quelques rues plus loin, la candidate a rendu hommage aux victimes du World Trade Center, se disant sensible à la question du terrorisme pour avoir elle-même été victime d'un attentat dans les années 1970. Admirative, elle a salué, devant le chantier de Ground Zero, la capacité des Américains "à ne pas se laisser abattre." De ce peuple elle a confié envier le patriotisme : "En France, notre classe dirigeante a mis en place un processus de ringardisation du patriotisme. Je le déplore." Plus tard dans la journée, elle doit rencontrer des expatriés français avant de s'envoler, demain, vers la Floride, dernière étape de sa tournée américaine.

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Muselier: un homme d'avenir et qui le restera !

Muselier, "un chevalier blanc pas vraiment immaculé !" (Barles)


 
 

Publié le jeudi 03 novembre 2011 laprovence.com


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Dans un communiqué, le conseiller municipal de Marseille et porte-parole régional d'EELV Sébastien Barles tacle Renaud Muselier, "un chevalier blanc pas vraiment immaculé !" Auteur d'un livre sur "Le système Guérini", le député UMP aime à se présenter comme "un amoureux de sa ville, qui n'accepte pas les compromissions" et continue de charger le président PS du Conseil général des Bouches-du-Rhône, mis en examen en septembre, à qui son parti a demandé de démissionner.

"Il ne faudrait pas que l'affaire Guérini serve d'alibi et de "blanchisseuse" pour certains politiques locaux "repentis" ou opposants historiques pour se refaire une virginité politique (...), la mal gouvernance marseillaise, fruit d'un long héritage clientéliste partagé par la gauche et par la droite locale (...), ne s'effacera pas du jour au lendemain" prévient-il.

"Parmi les tenants du système en place, Renaud Muselier fait figure de bon élève, arrosant copieusement son secteur et gérant des clientèles électorales comme un portefeuille boursier, insiste-t-il. Or voilà que l'impétieux éternel dauphin de Jean Claude Gaudin se drape de vertu et d'éthique pour vilipender le "système mafieux" mis en place par Guérini dans un ouvrage choc."

Et d'enfoncer le clou : "Si le député marseillais n'a pas de condamnations judiciaires à son actif, un certain nombre de situations de conflits d'intérêts, malheureusement non condamnées légalement en France, sont à lui reprocher dans un passé proche". Il énumère ainsi : "L'entrée de Renaud Muselier avec le beau frère de Christine Lagarde, dans le capital d'une société mauricienne favorisant l'évasion fiscale de grandes fortunes" et "la vente dans l'opacité la plus absolue et à prix modiques (...) par l'AP -HM (dont le président du CA n'est autre que le maire de Marseille) de terrains de l'Hôpital Sainte Marguerite à deux cliniques privées dont celle de Renaud Muselier associé au beau frère de Christine Lagarde"

"Marseille a besoin de vertu et d'éthique, de nouvelles pratiques politiques pour sortir de ce système clientéliste qui gangrène la ville et l'empêche de développer une vision d'avenir (...), conclue-t-il. Il n'est pas certain que cette régénération soit opérée par les héritiers du système en place dont Renaud Muselier malgré sa quête de virginité politique."

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Guérini n'a pas tiré sa dernière cartouche.

Guérini : "Le CG n'a pas à se plier aux décisions du PS"


 
 

Publié le jeudi 03 novembre 2011 laprovence.com

En conférence de presse dans son bureau cet après-midi, le président de l'institution a persisté et signé : non, il ne démissionnera pas.

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Sommé hier soir de démissionner de la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône par le PS, Jean-Noël Guérini avait clairement dit à La Provence qu'il n'obéirait pas. Ce qu'il a répété cet après-midi lors d'une conférence de presse dans son bureau. "La collectivité est autonome et n'a pas à se plier aux décisions du PS, s'est-il justifié. Ce n'est pas le PS qui m'a nommé président. Ce sont les électeurs qui m'ont fait conseiller général et ce sont les conseillers généraux qui m'ont élu, le 31 mars dernier, à la présidence". 

"Si le bureau national du PS veut établir une jurisprudence Guérini, elle doit s'appliquer de la même façon à tous et partout, a-t-il poursuivi. Je pourrai envisager de démissionner lorsque tous les élus du PS condamnés définitivement, et ils sont nombreux malheureusement, auront également démissionné de toutes leurs fonctions exécutives. Cette règle doit être également appliquée à tous les élus socialistes mis en examen". 

Face à cette décision, le PS ne peut qu'admettre son impuissance.  "Nous avons peu d'instruments puisqu'il est président de plein droit de l'exécutif" a concédé  le porte-parole du parti, Benoît Hamon, lors de son point presse hebdomadaire aujourd'hui, avant de rappeler "qu'il est présumé innocent et que c'est pour cela qu'il ne pouvait pas être exclu du Parti socialiste". "Il refuse de démissionner, dont acte, mais c'est pour nous une situation que nous regrettons parce qu'on voit bien aujourd'hui la manière dont la droite se sert de ça" a-t-il également commenté.

Décidé à rester à la tête du CG13 encore trois ans contre vents et marées, Jean-Noël Guérini a donc logiquement confirmé qu'il participera à la réunion du groupe PS au Conseil général demain matin et à la prochaine plénière. Mais il a aussi précisé qu'il prendrait part à la réunion du groupe socialiste au Sénat mardi. "François Rebsamen m'a demandé de participer", a-t-il garanti, un carton d'invitation à la main. De quoi exaspérer encore un peu plus le PS puisque Benoît Hamon a déclaré avoir demandé "au groupe socialiste au Conseil général, comme au groupe socialiste au Sénat, pour l'autre de ses mandats, et à la fédération socialiste de veiller à ce qu'il n'exerce plus de rôle." 

Martine Aubry, quant à elle, n'aurait pas encore contacté Jean-Noël Guérini. "Au bureau national, hier soir, la première secrétaire a indiqué son intention de me téléphoner. A l'heure où je vous parle, j'attends encore son appel", a confié le sénateur.

Rappelons que Jean-Noël Guérini est mis en examen dans une affaire de marchés publics présumés frauduleux impliquant son frère Alexandre.

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Papandréou: On l'espérait Arès il n'est qu'un Hadès politique...

Les scénarios à tiroirs
de Georges Papandréou

Par Alexia Kefalasle 03/11/2011 lefigaro.fr

Le premier ministre grec Georges Papandréou arrive à une réunion d'urgence de son cabinet, jeudi, au Parlement d'Athènes.
Le premier ministre grec Georges Papandréou arrive à une réunion d'urgence de son cabinet, jeudi, au Parlement d'Athènes. Crédits photo : YANNIS BEHRAKIS/REUTERS

Après avoir évoqué les deux options, le premier ministre grec a renoncé jeudi à un référendum et à des élections. Reste l'idée d'un gouvernement d'union avec les conservateurs. 

L'onde de choc provoquée par la décision de Georges Papandréou d'organiser un référendum sur le plan d'aide à la Grèce s'est finalement transformée en un étrange tour de passe-passe de politique intérieure.

Après avoir subi les remontrances de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel à Cannes, le premier ministre a été mis au pilori par l'opinion publique grecque et ses propres députés. Son ministre des Finances, Evangelos Venizélos, deuxième homme fort du gouvernement, remis miraculeusement d'une crise d'appendicite, refusait ouvertement, jeudi matin, l'idée d'un référendum sur la sortie de la Grèce de la zone euro. Quelques heures plus tard, le premier ministre grec revenait sur sa décision et abandonnait l'organisation du référendum. Les analystes politiques pariaient alors unanimement sur sa démission et la tenue d'élections législatives anticipées.

Ces scénarios de «fin de règne» pour Papandréou - et la possibilité pour l'opposition d'arriver au pouvoir - ont fait plier Antonis Samaras dans l'après-midi. Farouchement opposé à l'accord du 26 octobre dernier, prévoyant la réduction de 100 milliards d'euros de la dette grecque et une cure d'austérité jusqu'en 2020, le leader de l'opposition conservatrice a laissé entendre qu'il en accepterait finalement les termes si était formé un gouvernement d'union nationale transitoire. Ce gouvernement devait permettre de convaincre les partenaires européens de verser à la Grèce la sixième tranche du prêt de 110 milliards d'euros accordé en mai 2010 et fixer une date pour les élections législatives - a priori le 4 décembre prochain, au lieu d'octobre 2013.

Il n'en fallait pas plus pour décrédibiliser l'opposition. Fort du retournement d'Antonis Samaras, le premier ministre a fait une nouvelle fois marche arrière. Face à son groupe parlementaire, Papandréou a annoncé qu'il n'organiserait ni élection - estimant qu'elles constitueraient une «catastrophe» -, ni référendum - «qui signifierait la sortie de l'euro». Mais il s'est dit toujours disposé à dialoguer avec l'opposition pour «mettre en œuvre le plan d'aide de l'Union européenne».

Vote de confiance

Le chef du gouvernement est déjà considéré comme le «roi du bluff» par nombre d'observateurs médusés. «Il a consulté à plusieurs reprises le président de la République pour lui demander l'autorisation de former un consensus avec l'opposition, et rien n'y faisait. Maintenant, il y est arrivé. Reste à savoir s'il restera crédible auprès de l'opinion publique», affirme Pavlos Tzimas, analyste politique.

Désormais, Georges Papandréou s'engage à faire accepter le plan d'aide au Parlement. «Il faut la stabilité de ce groupe parlementaire et de ce gouvernement pour conduire (le pays) vers le jour d'après», a-t-il déclaré. « Les élections restent tout de même d'actualité. Mais Papandréou ne sera pas lâché par ses députés, il devra partir dignement», prédit Pavlos Tzimas.

Dans son discours au Parlement, le premier ministre grec a clairement expliqué qu'il était prêt à retirer son référendum et a appelé tous les partis politiques « à la formation d'un gouvernement de coalition dans l'immédiat afin de rétablir la stabilité ». Certains observateurs affirment à présent que Georges Papandréou pourrait démissionner s'il obtient le vote de confiance de ce soir à minuit et l'adoption du plan d'aide européen. « C'est un Papandréou », rélève l'un de ses conseillers. «Il ne s'agit pas de tout quitter et de partir. Il faut comprendre que le refus de dialogue de l'opposition pouvait mettre en péril la zone euro», souligne-t-il sous couvert d'anonymat. Mais personne n'ose prendre à la lettre les déclarations ou les scénarios de l'entourage de Papandréou, par peur de voir un nouveau retournement de situation.

En attendant, l'opposition conservatrice demande des élections dans les six semaines. Et la rue grecque, médusée par tous ces zigzags, reste perplexe et fébrile sur la suite des événements.

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Allô le CRIF ? Pourquoi tu tousses ?!!

Marine Le Pen a rencontré l'ambassadeur israélien à l'ONU

LEMONDE.FR | 03.11.11 |

Marine Le Pen à l'issue de sa conférence de presse à Washington, mercredi 2 novembre.

Marine Le Pen à l'issue de sa conférence de presse à Washington, mercredi 2 novembre.AFP/NICHOLAS KAMM

New York Envoyé spécial - L'ambassadeur israélien à l'ONU, Ron Prosor, s'est joint au déjeuner de Marine Le Pen avec plusieurs diplomates, jeudi 3 novembre, à New York. C'est la première fois que la présidente du FN rencontre officiellement un responsable israélien d'importance. Même si ce dernier ne s'est pas attardé, sa présence a été confirmée par Guido Lamberti, qui sert de tête chercheuse à la candidate du FN aux Etats-Unis.

C'est une belle prise pour Marine Le Pen. Interrogé par notre confrère de RTL, le numéro un de la délégation israélienne à l'ONU a répondu par un lapidaire : "Je suis un homme libre".

L'équipe de Marine Le Pen avait lancé 98 invitations à ce déjeuner donné "en son honneur" avec "les ambassadeurs francophones" à l'ONU. Une poignée seulement avait fait le déplacement : étaient présents les ambassadeurs à l'ONU du Japon, de Trinidad et Tobago, de l'Arménie et de l'Uruguay.

 

DES PRISES DE POSITION CLASSIQUES

Durant ce déjeuner, Marine Le Pen devait donner un discours sur sa vision des relations internationales et de la place de la francophonie dans le monde. Elle ne l'a finalement pas prononcé.

Début 2011, des rumeurs avait bruissé d'un déplacement de Marine Le Pen en Israël. Elles ont toujours été vigoureusement démenties par la direction du FN. Marine Le Pen a, en revanche, donné deux interviews à des médias israéliens. D’abord au quotidien de gauche Ha’aretz, à quelques jours du congrès de Tours, en janvier, dans lequel elle affirmait que le FN avait toujours été "sioniste". Ensuite, à la radio 90 FM, au mois de mars. Elle y assurait que le FN n’est ni "raciste", ni "antisémite", ni "xénophobe". Elle y indiquait ne pas soutenir le boycott des produits israéliens. Et réaffirmait une ligne "deux peuples, deux états", prise de position classique dans le champ politique français.

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