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samedi, 10 décembre 2011

Le Qatar séduit par la France...arabe !

Un fonds qatarien de 50 millions d'euros a été créé pour aider les entrepreneurs banlieusards.

lepoint.fr 9/12/11

 

"L'émir a décidé de créer un fonds de 50 millions d'euros pour travailler avec vous. Le fonds peut être augmenté", a annoncé l'ambassadeur du Qatar en France à une dizaine d'élus locaux.

"L'émir a décidé de créer un fonds de 50 millions d'euros pour travailler avec vous. Le fonds peut être augmenté", a annoncé l'ambassadeur du Qatar en France à une dizaine d'élus locaux. © Mohamed Nureldin Abdallah / Reuters

 

Le Qatar a créé un fonds d'investissement de 50 millions d'euros pour financer des projets économiques portés par des habitants des banlieues de France, a annoncé jeudi soir son ambassadeur à Paris, Mohamed Jahan Al-Kuwari. "Le Qatar, ce n'est pas que des paroles. Il faut agir. L'émir a décidé de créer un fonds de 50 millions d'euros pour travailler avec vous. Le fonds peut être augmenté", a annoncé l'ambassadeur à une dizaine d'élus locaux des quartiers, tous originaires du Maghreb.

 

Ces élus (cinq hommes et cinq femmes) se sont rendus il y a un mois au Qatar dans l'espoir de nouer des liens économiques entre le riche émirat et les quartiers populaires, où des entrepreneurs se disent victimes de discrimination et bloqués. Ils ont été reçus par l'émir cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani. "Tout le monde était content de vous voir : l'émir, le Premier ministre, le ministre du Commerce", leur a dit l'ambassadeur. "Vous avez représenté la France de façon très moderne. Vous avez donné une très bonne image des Français d'origine arabe", a-t-il insisté.

 

"Français d'origine arabe" (ambassadeur)

 

De leur côté, les élus ont affirmé avoir été "impressionnés" par l'accueil "digne de chefs d'État". S'expliquant sur le fonds de 50 millions d'euros, le diplomate a averti : "Ce n'est pas une aide, ce n'est pas de la charité. Il faut des projets sérieux dans tous les domaines, des projets raisonnables, solides et à long terme. J'espère que, bientôt, on va monter ce partenariat qui va servir la relation entre le Qatar et la France", un pays "stratégique" et "très important pour nous", a souhaité l'ambassadeur. "Les Français d'origine arabe peuvent nous aider dans notre partenariat avec la France."

 

Mohamed Al-Kuwari a déclaré qu'une équipe de "professionnels" avait été installée à l'ambassade pour recevoir les entrepreneurs et évaluer la pertinence de leurs projets. En réponse, les élus ont décidé de réunir "rapidement" les membres de leur réseau, d'intervenir auprès de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) et de "tous les acteurs de banlieue qui travaillent sur ce sujet", selon Kamal Hamza, président de l'association d'élus. S'agissant de l'emploi, ces élus ont proposé de recueillir les CV des jeunes de banlieue qui souhaitent travailler au Qatar.

 

Ils ont demandé "un coup de pouce" de l'ambassadeur à ceux qui souhaiteraient travailler en France dans les entreprises où le Qatar est actionnaire.

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vendredi, 09 décembre 2011

C'est l'amour et la fraternité à tous les étages dans les travées -ou les tranchées- du stade vélodrome

Les Winners refont le match devant les juges

 
 

Publié le vendredi 09 décembre 2011 laprovence.com

Peines de prison requises contre six supporters jugés pour des violences

 
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Coup d'envoi du match contre les Ukrainiens. La bagarre entre supporters aura lieu durant la première mi-temps.

 

Cent supporters qui dévalent les tribunes du virage sud et, en bout de course, sur le banc du tribunal, six responsables du club des South Winners, jugés pour violences volontaires. Les juges ont opéré une dissection à froid de la méchante bagarre qui, le 16 avril 2009, avait opposé les South Winners et les Cosa Ultras, alors que l'OM disputait un quart de finale de coupe UEFA contre les Ukrainiens du Shakhtar Donetsk. Pour une banderole et quelques injures tenant à la virilité des uns, hurlées dans les mégaphones ou pour un conflit plus profond entre clubs de supporters ?

Chef de file des Winners, Rachid Zeroual dément avoir claqué des doigts pour que ses troupes aillent en découdre avec les Cosa, considérés comme proches de l'extrême-droite et qui, ce soir-là, avaient accroché leur banderole. En lever de rideau de ce mémorable "moulon", Rachid Zeroual et David Poggi, leader des 73 Cosa, s'étaient "embrouillés" à l'entrée du stade. "Les Winners essaient de faire main basse sur tout le virage sud, ils commencent par notre club", avait expliqué Poggi. Zeroual prétend lui avoir été "encerclé par une dizaine de personnes de Cosa". Et n'avoir eu qu'un rôle pacificateur lors du mouvement de foule. "C'est parti dans tous les sens, j'étais énervé mais c'était difficile à gérer", assure le patron des 5 550 Winners.

Y a-t-il eu neutralité bienveillante des Ultras dont les sièges sont situés entre les Winners et les Cosa ? Christophe Bourguignon, à la tête Ultras, aurait été consulté par Zeroual "pour savoir s'ils pouvaient y aller ou pas". Un témoin assure même l'avoir entendu dire à Bourguignon : "On va régler un contentieux". Selon des spécialistes, il serait "impossible de faire descendre cent personnes sans organisation". Le retard à l'allumage des stadiers intervenus dix minutes après le début de la bagarre aurait été un atout pour les Winners. Rachid Zeroual se défend de toute connivence avec les hommes en chasuble rouge. David Poggi, mis en examen, a bénéficié d'un non-lieu et considère que cette décision le réhabilite dans son statut de victime.

Mais le procureur Florent Crouhy pointe "son comportement indigne d'un supporter qui a provoqué en parlant de tapettes". Depuis cette bagarre, les prévenus étaient interdits de stade devant même se présenter au commissariat avant chaque rencontre. Condamné en 2003 à un an de prison dont huit mois avec sursis pour provocation à la haine ou à la violence, Zeroual avait été interdit de stade pendant trois ans.

Le chef de file des Winners et ses six coprévenus sont à nouveau sous la menace d'une telle interdiction durant deux ans, peine complémentaire demandée par le procureur qui a réclamé des peines allant de quatre mois de prison avec sursis à 14 mois dont 8 avec sursis contre Rachid Zeroual. Trop d'incertitudes, pas assez de preuves selon une défense qui a réclamé une relaxe générale. L'affaire est en délibéré au 5 janvier.

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Claude "Néant" ose revenir à Marseille pour les funérailles d'Eric Lales !

 

Les obsèques du policier tué célébrées lundi en présence de Guéant

 

 
 
 

Publié le vendredi 09 décembre 2011 laprovence.com

 

 

La cérémonie d'obsèques du policier aixois décédé hier après avoir été blessé dans une fusillade à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), aura lieu lundi à 15h15 à l'Hôtel de police de Marseille en présence du ministre de l'Intérieur.

Eric Lales, 37 ans, fonctionnaire de la BAC d'Aix-en-Provence, avait été touché à la tête et à l'épaule par trois balles de Kalachnikov, après une course-poursuite avec des malfaiteurs, auteurs d'une série de cambriolages dans la nuit du 27 au 28 novembre. Un des malfaiteurs avait été tué, les autres avaient réussi à prendre la fuite.

Hospitalisé à l'hôpital Nord de Marseille, le policier, père de famille, est mort aux environs de 11h hier, alors que le président Nicolas Sarkozy venait de se rendre à son chevet. Unité Police SGP-FO, premier syndicat de police des gardiens de la paix, a appelé les policiers de France à se recueillir 10 minutes lundi devant tous les commissariats, en hommage au lieutenant Lales.

A Aix-en-Provence, les collègues du policier se retrouveront à 12h. La ville d'Aix a mis à disposition de la population un registre de condoléances sous le porche d'entrée de l'Hôtel de ville, pour permettre aux Aixois de témoigner leur soutien à la famille d'Eric Lales.

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L'euro, c'est comme l'immigration, c'est bon... mais pour les autres !

ENCRE – Des banques nationales européennes anticiperaient la fin de l’euro

le monde 8/12/11

Les dirigeants de l'Union européenne se réunissent jeudi 8 et vendredi 9 décembre pour un sommet que les experts, économistes et observateurs qualifient, une fois de plus, de sommet de la dernière chance. Il s'agit de sauver la zone euro du marasme dans lequel elle est structurellement plongée.

En parallèle, il semble de moins en moins inconcevable de prédire la fin de la zone euro. Bien que personne n'ose y croire, tous s'y préparent. Il y a ceux, peu sérieux, qui ouvre les paris, pronostiquant une fin de l'euro d'ici à 2013 avec une cote de trois contre un. D'autres, comme l'économiste, éditorialiste et dirigeant de PlaNet finance, Jacques Attali, estiment, sans pour autant ouvrir les paris, qu'il y a "une chance sur deux pour que l'euro n'existe plus à Noël". Et voilà que les Etats européens s'y mettraient aussi.

The Wall Street Journal annonce dans un article daté du 8 décembre que certaines banques nationales européennes se prépareraient à la mort prochaine de la monnaie unique. Ainsi se mettraient-elles en ordre de bataille afin de revenir à leur monnaie nationale, disparue depuis l'entrée en vigueur de l'euro, en 2002. Les imprimeries pourraient être remises en marche.

Le quotidien de référence en matière d'économie met en exergue le cas irlandais. La Banque d'Irlande réfléchirait à la possibilité d'imprimer ses propres billets. Information que le principal journal irlandais, The Irish Times, ne confirme pas. La Banque de Grèce, quant à elle, frapperait secrètement des drachmes, la monnaie officielle grecque avant l'adoption de l'euro, ce qu'un porte parole de la banque dément.

Mais à la Banque d'Irlande, par exemple, la question de savoir si on pourra imprimer suffisamment de livres irlandaises reste ouverte. Les stocks de matériel d'impression ayant considérablement diminué depuis l'arrivée de l'euro.

D'autres pays évoluant en dehors de la zone euro se prépareraient également. La Banque de Suisse réfléchirait à la possibilité de remplacer la monnaie unique, actuellement utilisée comme monnaie de référence pour garantir la stabilité du franc suisse, par une autre devise ou un panier de devises.

La Bosnie ou la Lettonie, dont les monnaies sont indexées sur l'euro, réfléchiraient aussi à utiliser des devises de remplacements. Au Monténégro, des responsables de la Banque centrale envisagent "un vaste panel de possibilités, allant de l'utilisation d'une autre monnaie officielle au lancement de leur propre monnaie". Le pays utilise l'euro comme monnaie officielle sans pour autant appartenir à la zone euro, qui comporte dix-sept pays.

Pour l'heure, ce scénario catastrophe n'est qu'hypothétique. Toutes les informations révélées par le quotidien américain conservent un conditionnel prudent.

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Le "bon docteur" Kouchner peut lui aussi avoir des excès de fièvre !

COUP DE SANG – Kouchner s’en prend à un journaliste questionnant ses activités de consultant

lemonde.fr 7/12/11

 

 

Bernard Kouchner a toujours le sang chaud quand il s'agit des sujets – embarrassants – abordés par les journalistes. On se souvient du limogeage d'un journaliste de France 24 après la diffusion d'un portrait concernant le "French Doctor", ou de l'expulsion encadrée par deux policiers en civil d'une journaliste du Monde lors d'une conférence des ambassadeurs.

 

Cette fois, c'est un journaliste de France Info qui fait les frais d'un coup de gueule de l'ex-ministre des affaires étrangères de Nicolas Sarkozy. Le sujet ? Les nouvelles activités de consultant de Bernard Kouchner au sein de sa société baptisée No Borders Consultants, créée en juin.

 

Depuis sa sortie du gouvernement, l'ancien ministre d'ouverture "nourrit une nouvelle passion : la Guinée, ce petit Etat d'Afrique de l'Ouest dirigé depuis un an par Alpha Condé, un ami de longue date", raconte France Info. Les deux hommes sont de vieux amis. Ils se sont connus au lycée.

 

 

Aujourd'hui, il a un pied à terre en Guinée, où il se rend "tous les mois" pour suivre la construction d'une maternité à Conakry. Un projet "financé par des mécènes comme Sanofi, EDF ou encore Total, pour qui il avait fait un rapport controversé sur le travail des enfants en Birmanie", rappelle la radio. Un projet "bénévole", selon M. Kouchner lui-même, qui sait jouer de son entregent pour faire entendre les intérêts guinéens auprès de ceux qui comptent, comme Christine Lagarde, directrice du FMI.

 

Lorsque le journaliste, qui s'est entretenu avec lui dans son cossu appartement parisien, le questionne sur ses activités et les affirmations d'un des leaders de l’opposition guinéenne, Lama Bangoura, affirmant qu'il possède "un bureau dans les locaux de Bolloré à Conakry" ou qu'il "roule dans un véhicule affecté par la présidence de la République avec des gardes du corps militaires guinéens", l'homme politique s'emporte vertement : "Des conneries. (...) J’étais sûr que vous en viendriez là avec votre œil énigmatique. Allez, barrez-vous !"

 

C'est que Bernard Kouchner n'apprécie pas "la façon de poser les questions" du journaliste. "Monsieur, je ne suis pas une barbouze", dit-il à celui qu'il appelle "monsieur l'inquisiteur". On n'en saura pas plus, le journaliste est éconduit.

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Pour rester au sommet, Sarkozy ne recule(rait) devant rien pour y compris de descendre au plus bas !

Macabre communication politique

le salon beige via Desouche

Nicolas Sarkozy était hier en visite à Marseille où, selon plusieurs dépêches,  il s’est rendu au chevet du policier gravement blessé. Au terme de sa visite, le policier Éric Lales est mort :

«Au terme de sa visite à l’Hôtel de police de Marseille, le président de la République a annoncé ce matin, à l’issue de sa rencontre avec les forces de l’ordre, le décès du policier Éric Lales, 37 ans, du commissariat d’Aix, qui a été victime d’une rafale de kalachnikov après une course-poursuite, à hauteur de Vitrolles sur l’A7 dans la nuit de dimanche à lundi 28 novembre. Le président de la République s’était rendu au chevet du sous-brigadier quelques heures auparavant.» 

Sauf que, un témoignage vient remettre en cause cette version. L'ancien policier Marc Louboutin raconte:

« Tu veux savoir si, pour des raisons de communication politique, Sarkozy a décidé de l’heure de la mort d’un homme ? Eric Lalès était dans un état désespéré depuis hier après-midi. Après une discussion avec les médecins, sa femme a demandé à ce qu’on le débranche. Il était en état de mort clinique, de mort cérébrale. L’annonce de sa mort est tombée en même temps que celle de la visite de Sarkozy : tu imagines que ça tombait mal… Les réseaux sociaux de policiers ont pleuré sa mort hier soir à partir de 23h. Comment se fait-il que le président de la République puisse « partager les derniers instants » de ce policier 20 heures plus tard ? Les politiques ont demandé à ce que la nouvelle ne soit pas annoncée. Sarkozy n’a pas vu Eric Lalès vivant. »

A l’hôpital, un membre du personnel confirme anonymement.

MERCI A ANDRE POUR L'INFO SUR MA BOITE MAILS PERSO.  S.R.

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Sarkozy prend de la hauteur... à la condition qu' il porte ses chaussures !

Le Pérsident de la Républqiue UMP lors de sa visite à Marseille le 8 décembre

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Photo: André CHAN

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La peine de mort pour Valentin, la douleur à perpétuité pour ses parents en attendant la libération de l'assassin !

Le cri de douleur de la mère de Valentin

 

Par Stéphane Durand-Souffland Publié le 08/12/2011 lefigaro.fr

Véronique Crémault , la mère de Valentin , lundi, jour d'ouverture du procès.
Véronique Crémault , la mère de Valentin , lundi, jour d'ouverture du procès. Crédits photo : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK/AFP

 

Les proches du petit Valentin, 11 ans, assassiné de 44 coups de couteau, ont témoigné jeudi devant les assises de l'Ain.

Du box jaillissent des mots qui font mal parce qu'ils ne veulent rien dire, qui écorchent l'oreille comme la craie crissant au tableau noir. Depuis lundi, les parties civiles encaissent sans broncher les élucubrations de Stéphane Moitoiret et Noëlla Hego. La famille de Valentin, assassiné en juillet 2008, est au complet - fait exceptionnel, 24 de ses membres se sont constitués. Ce jeudi c'est à leur tour de dire leurs mots, des mots qui font mal parce qu'ils sont une douleur vraie.

 

«Valentin savait se rebeller, serrer les poings»

 

Voici la mère de Valentin. Véronique Crémault fait bonne figure mais elle a l'air épuisé. «Je ne travaille plus depuis la mort de mon enfant, dit-elle d'emblée. Il était toute ma vie, il ne méritait pas de mourir comme ça. Il savait se rebeller, serrer les poings». Les constatations montrent qu'il s'est défendu quand il a été agressé au couteau - par M. Moitoiret selon l'accusation. « C'est un geste héroïque qu'il a eu. S'il n'était pas décédé à cause de ces… (elle ne dit pas le mot qui lui brûle la langue et qui, peut-être, entacherait sa déposition d'une grande dignité) il y aurait eu d'autres assassinats ».

 

«Je veux faire confiance à la justice»

Me Jacques Frémion, son conseil, lui demande ce qu'elle attend du procès : «Pour l'instant je veux faire confiance à la justice. Je n'arriverai jamais à faire mon deuil s'ils ne sont pas punis ». Et le souvenir de Valentin la happe à nouveau : «Pour Noël et à la date de son anniversaire, ce ne sont plus des cadeaux que nous lui offrons mais des bouquets de fleurs arrosés par nos larmes».

Me Frémion : «La dernière fois que vous l'avez vu, le soir de sa mort, c'était par webcam interposée…» (il était gardé chez un ami).

 

Véronique Crémault : «Oui. (Sa voix s'étrangle) Il m'a dit «je t'aime maman» en me faisant un signe de la main…»

 

« On vit dans un caveau »

 

Puis, aux jurés - certains luttent pour contenir leurs larmes - elle raconte une descente aux enfers, qui la conduit, une nuit de 2010, sur la tombe de son fils, avec en main des cachets qu'elle avale, déjà au cimetière. Les secours la sauvent «in extremis» et, comble de l'ironie, elle se retrouve en hôpital psychiatrique : «Je prends encore beaucoup d'antidépresseurs. A un moment, j'ai eu le même traitement que M. Moitoiret». Aujourd'hui, «on vit dans un caveau, on est enterré», ajoute-t-elle.

 

Me Frémion : «Qu'attendez-vous de ce procès ?»

 

Mme Crémault : «Que l'assassin soit condamné à perpétuité sans remise de peine. Ce sera un soulagement pour Valentin, qui nous regarde de là-haut. Je veux aussi me battre pour les autres enfants qui ne demandent qu'à vivre».

 

Le père de Valentin ne se sent pas en état de parler. C'est un demi-frère de l'enfant, Florian, 23 ans qui, à présent, se campe au micro. Il résume la position de la famille, s'agissant de Stéphane Moitoiret : «Cet individu est maître de certains de ses agissements. Son amnésie est née de l'imaginaire».

 

«C'est dommage pour l'enfant et la famille»

 

Me Frémion demande aux accusés s'ils ont quelque chose à dire aux proches de la victime. Stéphane Moitoiret, qui racontait tout à l'heure comment lui et sa compagne avaient dormi au Vatican dans la chambre voisine de celle de Jean-Paul II, se lève : «Je suis désolé pour la mort de l'enfant».

 

Le président : «C'est tout ?»

 

L'accusé : «Oui».

 

Mme Hego : «Je comprends pas pourquoi cet événement de folie s'est passé. Tuer un enfant, c'est vraiment une folie, quoi. Un enfant qui jouait, quoi. Je comprends qu'ils souffrent de la mort du petit Valentin… C'est dommage pour l'enfant et la famille. M. Moitoiret s'est attaqué à un enfant qui demandait qu'à vivre ».

 

La craie qui crisse, toujours.

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