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lundi, 26 décembre 2011

Avec la méthode du barbecue, le nouveau Préfet est totalement sur le grill...

Trois corps retrouvés dans une voiture incendiée aux Pennes-Mirabeau

Mise à jour : 16h34. Hier soir vers minuit, des riverains du chemin des fraises aux Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), ont entendu une déflagration. Une Audi A3 venait d'exploser. Arrivés sur place, les pompiers ont découvert trois corps allongés et calcinés à l'intérieur, ainsi qu'un impact de balle sur le véhicule. Le parquet d'Aix a saisi de l'enquête la brigade criminelle de la PJ. La police technique et scientifique a effectué des relevés cette nuit pour rechercher des traces ADN dans le véhicule et aux abords.

Il s'agit probablement d'un nouveau règlement de compte criminel, un impact de balle ayant été relevé sur la carcasse du véhicule, dit-on de source policière.

Lors d'une conférence de presse cet après-midi, la procureure d'Aix-en-Provence a évoqué "une affaire hors normes par le nombre de victimes et la violence". Dominique Moyal a assuré ne privilégier ni mobile ni piste, dans l'attente de l'identification des corps.

Deux autopsies devaient être pratiquées aujourd'hui à l'hôpital marseillais de la Timone, pour des résultats attendus au mieux en fin de journée, et une troisième mardi. Ces examens pourraient permettre de déceler notamment des blessures par arme. Des analyses ADN pourraient être diligentées pour identifier les trois corps.

Dans ce dossier, une information judiciaire devait être ouverte ce lundi à Aix pour "assassinat". Yves Robert, secrétaire régional du Syndicat national des officiers de police (Snop), relevait que cette méthode semble s'apparenter à celle du "barbecue", utilisée à plusieurs reprises au sein du grand banditisme.

Un homme de 27 ans, connu des services de police pour des faits de trafic de drogue, avait déjà été retrouvé mort dans le coffre d'une voiture incendiée, lundi dernier, à Septèmes-les-Vallons, une commune limitrophe de Marseille.

Un homme de 17 ans a aussi été tué jeudi dernier par balles dans une cité sensible des quartiers nord de la ville.

Au total, une quinzaine de règlements de comptes ont été recensés cette année dans l'agglomération marseillaise, dont dix à Marseille, la plupart liés au trafic de stupéfiants dans des cités de la ville. L'usage d'armes de guerre comme les Kalachnikov a conduit les syndicats de police à condamner l'actuelle politique de réduction des effectifs et à réclamer de nouveaux moyens. Un nouveau préfet, Alain Gardère, a été installé en août dernier pour remplacer Gilles Leclair, évincé au bout de huit mois pour manque de résultats.

Merci à Souverain / Source La Provence le 26 décembre 2011

 

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dimanche, 25 décembre 2011

Boko Haram: La peste verte frappe les Chétiens du Nigéria le jour de Noël

Nigeria : plusieurs églises visées par des attaques meurtrières

LEMONDE.FR avec AFP | 25.12.11 |

 

Devant l'église Ste Theresa après l'attentat.

Devant l'église Ste Theresa après l'attentat.REUTERS/AFOLABI SOTUNDE

Une vague d'attentats visant principalement des églises catholiques remplies de fidèles au Nigeria le jour de Noël a fait au moins 35 morts dont un kamikaze, selon le dernier bilan de ces attaques revendiquées par la secte islamiste Boko Haram.

L'attentat le plus meurtrier, avec 30 morts selon le dernier bilan en date, s'est produit à l'extérieur d'une église catholique à Madalla, en périphérie d'Abuja, la capitale fédérale. L'attentat a provoqué des scènes de chaos et endommagé l'église Ste Theresa. Des trous étaient visibles dans les murs et le toit était très abimé. Du sang maculait les murs à l'extérieur. Des jeunes en colère ont allumé des feux et menacé d'attaquer un commissariat de police des environs. Les policiers ont tiré en l'air pour les disperser et fermé un grand axe routier.

 

 

Après celui de Madalla, un second attentat a visé une église évangélique de Jos, épicentre de violences intercommunautaires dans le centre du pays, tuant un policier. A Damaturu, dans le nord-est, un kamikaze qui s'est tué a lancé sa voiture contre un convoi des services de renseignement de la police (SSS), tuant trois agents, selon un communiqué des SSS. Une autre explosion a retenti dimanche à Damaturu, sur un rond-point et samedi soir, un engin explosif a été lancé contre une église à Gadaka (nord-est) devant laquelle se trouvaient des fidèles, ont rapporté des témoins. Aucune victime n'avait été signalée dans l'immédiat. Damaturu et Gadaka sont situées dans l'Etat de Yobe, déjà secoué en fin de semaine par une vague d'attaques revendiquée par Boko Haram.

 

La vague d'attaques survenues samedi soir et dimanche à travers le pays a été revendiquée par Boko Haram, un groupe qui prône la création d'un Etat islamique au Nigeria et auquel sont imputés la plupart des violences récurrentes dans le nord. "Nous sommes responsables de toutes les attaques de ces derniers jours, y compris celle à la bombe contre l'église de Madalla. Nous continuerons à lancer de telles attaques dans le nord du pays dans les prochains jours", a déclaré par téléphone à l'AFP un porte-parole des islamistes, Abul Qaqa. Ces derniers jours, le pays est par une vague d'attaques meurtrières dans le nord-est, toutes revendiquées par Boko Haram.

Ce mouvement, qui dit vouloir imposer un Etat islamique, a revendiqué l'attentat suicide d'août 2011 contre le siège des Nations unies à Abuja, qui avait fait 24 morts. Il s'était également attribué la responsabilité d'une vague d'attaques sanglantes le 24 décembre 2010, veille de Noel, qui avaient visé plusieurs églises et, avec les représailles qui avaient suivi, avaient fait des dizaines de morts à Jos.

"UNE GUERRE INTERNE"

"C'est comme si une guerre interne avait été lancée contre le pays. Nous devons vraiment être à la hauteur et faire face", a déclaré le ministre chargé de la police, Caleb Olubolade, qui s'est rendu sur les lieux d'un des attentats.

 

Les attaques, condamnées par le Vatican comme le fruit d'une "haine aveugle et absurde", surviennent après deux jours d'affrontements, jeudi et vendredi, entre des membres de Boko Haram et les forces de l'ordre dans le nord-est, qui auraient fait près de cent morts. Le président français Nicolas Sarkozy et le ministre italien des Affaires étrangères, Giulio Terzi, ont également fermement condamné les attaques.

Le Nigeria, qui est le sixième pays au monde pour le nombre de chrétiens, toutes confessions confondues, voit les tensions interreligieuses s'aggraver, une évolution qui inquiète le Vatican.
Lors de son voyage au Bénin en novembre, le pape avait insisté sur la tradition tolérante de l'islam en Afrique et sur la coexistence pacifique entre musulmans et chrétiens, parfois au sein des mêmes familles.

Ce pays pétrolier, le plus peuplé d'Afrique, avec 160 millions d'habitants, compte environ autant de musulmans, plus nombreux dans le nord, que de chrétiens, majoritaires dans le sud. Les actions menées par Boko Haram ont évolué, devenant plus sophistiquées et mortelles depuis plusieurs mois. Des observateurs craignent que des membres de la secte aient développé des liens avec la branche maghrébine d'Al-Qaïda.

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Christine Lagarde, cerbère d'un système en ruine !

"L’économie mondiale est en danger"

 

La directrice générale du FMI estime que l'Europe plonge le reste du monde dans la crise, y compris la Chine et les États-Unis. Elle critique la lenteur des réformes dans l'Union.

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La trêve de Noël est bienvenue. Quelques jours de répit pour une planète à bout de souffle. La rentrée sera celle de tous les périls, explique Christine Lagarde au JDD. Depuis son poste de vigie internationale, la directrice générale du FMI voit grossir les tempêtes l’an prochain. "L’économie mondiale est dans une situation dangereuse", martèle-t-elle. "À un tournant très dangereux", a-t-elle insisté cette semaine, à l’occasion d’un déplacement au Nigeria et au Niger. Inquiète, elle observe la zone euro entraîner le reste des pays du globe vers la panne économique et financière. Elle pointe le risque de troubles sociaux.

C’est un double engrenage. Le Vieux Continent plonge dans la récession, freine le commerce mondial et la production. Et sa crise financière se répand en "une crise de confiance dans les dettes publiques et dans la solidité du système financier". Le principal partenaire, l’Amérique, est touché. Ainsi que les pays émergents, moteurs des années 2000 aujourd’hui grippés. Lagarde évoque la Chine, le Brésil, la Russie, "où les prévisions de croissance sont revues à la baisse. Ces pays, qui étaient des locomotives, subissent ces facteurs d’instabilité". Fin janvier, le FMI livrera ses prévisions économiques mondiales. Il tablait jusqu’ici sur une croissance de 4%. Christine Lagarde a prévenu que ce chiffre sera révisé à la baisse.

"Le sommet du 9 décembre n'était pas assez détaillé"

À la peine pour enrayer cette spirale, les dirigeants européens trouvent peu de grâce aux yeux de l’ex-ministre des Finances. Elle fait le constat que les discussions entre Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et leurs homologues n’ont pas encore stoppé la crise, se gardant de prononcer leurs noms. "Le sommet du 9 décembre n’était pas assez détaillé sur les aspects financiers et trop compliqué sur les principes fondamentaux." Ce jour-là, les chefs d’États ont prévu un changement des traités de l’Union. Pour engager chaque pays à respecter les règles de bonne gestion. Christine Lagarde précise : "Il y a eu des progrès considérables en Europe mais ils sont graduels et mal compris. Il faut accélérer la mise en œuvre des mesures."

Le blocage est politique. La directrice générale du FMI déplore l’étalage des différends entre la France, l’Allemagne ou l’Angleterre. "Il serait utile que les Européens parlent d’une seule voix et annoncent un calendrier simple et détaillé. Les investisseurs l’attendent. Les grands principes ne les impressionnent pas."

"Le chacun pour soi gagne du terrain"

Elle compare la situation actuelle à celle de l’entre-deux-guerres. "La période que nous vivons ressemble aux années 1930 par certains aspects. À cette époque, les États se sont repliés sur eux-mêmes et le multilatéralisme a reculé. Aujourd’hui, nous voyons certains États relever leurs barrières tarifaires, inventer des obstacles non tarifaires et parfois faire obstacle aux flux de capitaux."

La montée des égoïsmes nationaux est, selon elle, le principal frein. "Il est difficile de mettre en place les stratégies de coalition internationale contre la crise. Les Parlements nationaux rechignent à engager les finances publiques ou la garantie de leur État pour soutenir d’autres pays. Le protectionnisme est dans les débats, et le chacun pour soi gagne du terrain." Diplomate, elle ne cite aucun pays. Mais l’Allemagne – s’agissant de la solidarité – ou la Chine – s’agissant du protectionnisme – peuvent se sentir visés.

Lagarde se montre très attentive à la contagion dans les pays pauvres, traditionnels clients du Fonds monétaire international. "Dans les pays à faibles revenus, les conséquences peuvent être rudes quand les expatriés baissent leurs transferts d’argent. Au Nigeria, les ressources envoyées par les migrants ont diminué de 40% en deux mois. Cette instabilité est un danger pour l’ensemble des pays du monde. La croissance mondiale s’en ressentira."

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Encore un qui a cru en la parole de Sarkozy ..

 

Le vice-Premier ministre turc, Ali Babacan, a accusé dimanche le président français Nicolas Sarkozy d'avoir manqué à sa promesse selon laquelle le Parlement français ne voterait pas une loi sanctionnant la négation du génocide arménien.

 

 

Le vice-Premier ministre turc, Ali Babacan, a accusé dimanche le président français Nicolas Sarkozy d'avoir manqué à sa promesse selon laquelle le Parlement français ne voterait pas une loi sanctionnant la négation du génocide arménien.

Nicolas Sarkozy avait fait cette promesse au président turc Abdullah Gul et au Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, a précisé Ali Babacan.

"J'ai entendu personnellement cette promesse au cours des rencontres que nous avons eues. Que s'est-il passé la semaine dernière? Où est passée la promesse?", a-t-il lancé.

Les députés français ont adopté jeudi dernier une loi pénalisant le déni du génocide perpétré par l'Empire Ottoman en 1915 contre les Arméniens. La Turquie a aussitôt annoncé la suspension de sa coopération politique et militaire avec Paris.

"(Tenir) une promesse est très important en politique. Lorsqu'une promesse est faite par un homme d'Etat, elle lie l'Etat et le pays", a souligné le vice-Premier ministre turc.

Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu avait déjà assuré mercredi que le président Sarkozy avait promis à M. Erdogan d'abandonner son projet de sanctionner la négation de l'ensemble des génocides, dont celui contre l'Arménie en 1915, qui, selon les Arméniens, avait fait plus de 1.500.000 morts dans l'Empire Ottoman.

"Je suis réellement surpris car le président Sarkozy avait promis au Premier ministre Erdogan, par l'intermédiaire de son conseiller diplomatique, Jean-David Lévitte, qu'il s'engagerait à abandonner cette initiative et qu'il s'y opposait", avait déclaré M. Davutoglu dans une interview au quotidien Le Monde.

La France a reconnu en 2001 comme étant un génocide les massacres de 1915. Jeudi l'Assemblée Nationale française a fait un pas de plus en promulguant une loi qui punit d'une peine de prison et d'une amende de 45.000 euros quiconque nierait, en France, que ces massacres étaient un génocide.

Cette loi doit être ratifiée par le Sénat avant d'entrer en vigueur.

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Le suspect du meurtre du policier à Vitrolles n'a pas pu prendre la fuite...

Fusillade de Vitrolles : la police tient un suspect

Un individu recherché a été interpellé hier au camp de Ruisseau-Mirabeau

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Hier à 6 heures, dans le camp des gens du voyage sédentarisés de Ruisseau Mirabeau (15e), le GIPN de Marseille et Nice sont venus interpeller un individu recherché.

Cette fois, il n'a pas eu le temps de prendre la fuite. À 6 heures tapantes, hier matin, Jean-Baptiste Dominici était cerné par les effectifs de la police judiciaire assistés des hommes du GIPN de Marseille et de Nice : une centaine d'hommes pour une descente en force dans le camp des gens du voyage sédentarisés de Ruisseau Mirabeau, à Marseille (15e). L'arrestation, "musclée", aurait été suivie d'un bref passage à La Timone où le suspect a été examiné.

Qui est donc cet homme de 36 ans qui mobilise tant de moyens ? En cavale depuis janvier dernier, il était recherché dans le cadre d'un mandat d'arrêt délivré par la cour d'Assises de Nîmes. Condamné à 15 ans de prison pour le braquage d'une bijouterie à la disqueuse thermique commis en 2007 à Beaucaire, Dominici comparaissait libre. Le jour du verdict, il n'avait pas reparu au tribunal, profitant de la pause-déjeuner pour s'éclipser...

Ecroué aux Baumettes

Neuf mois plus tard, le revoilà donc à Marseille, au camp Ruisseau-Mirabeau où vit une partie de sa famille. Et si "pour l'instant, il n'est entendu qu'en vertu du mandat d'arrêt de Nîmes" comme l'a souligné hier son avocat Me Bruno Rebstock, c'est évidemment à une autre affaire que tout le monde pense. Jean-Baptiste Dominici est suspecté d'avoir participé à la tragique fusillade à la kalachnikov de Vitrolles, qui a mis la France entière en émoi.

Le 28 novembre dernier, des voleurs de crevettes surgelées et de bouteilles d'alcool avaient fait feu sur les forces de l'ordre qui les avaient pris en chasse. Un des malfaiteurs avait été tué par la maladresse de l'un de ses comparses, les autres avaient réussi à prendre la fuite. Très grièvement blessé, le lieutenant de police de la Bac d'Aix, Éric Lalès, 37 ans, est décédé le 7 décembre à l'hôpital Nord, dans la nuit, à la veille de la visite de Sarkozy. Et non le 8, comme il est indiqué dans les médias.

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Les obsèques d'Eric Lalès

Cf la note du 8 décembre 2011 sur notre blog :http://www.stephaneravier.fr/archive/2011/12/09/pour-rester-au-sommet-sarkozy-ne-recule-rait-devant-rien-pou.html



La veille de ce décès, d'après une source proche de l'enquête, la police avait tenté une première fois d'arrêter Jean-Baptiste Dominici. Mais celui-ci s'était absenté du camp de Ruisseau-Mirabeau. Hier, en apprenant son interpellation, le syndicat de police Alliance s'est félicité de "cette arrestation qui prouve l'efficacité des services de police ", a déclaré son secrétaire général Jean-Claude Delage, en saluant "le travail conjoint des différents services". Présenté hier au parquet de Marseille, Jean-Baptiste Dominici a été écroué dans la soirée aux Baumettes.

Source La Provence le 25 décembre 2011

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samedi, 24 décembre 2011

Noël, fête chrétienne !

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La Nativité a totalement disparu des illuminations et autres décorations  de la ville de la Bonne Mère, pour ne pas "heurter l'autre" sans doute...

Cet "autre" qui, soutenu par les dhimmis de l'UMPS,  ne manque pas de nous infliger une propagande permanente ventant les préceptes du Prophète de l'Islam !

En 2012, les Français auront à faire un choix:

Rester Français ou pas.

Sainte nuit de Noël à toutes et à tous !


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Abandon de l'Euro: Des économistes rejoignent Marine Le Pen !

Pour un démontage concerté de l'euro

 

Point de vue | LEMONDE | 23.12.11 |

 

par Gabriel Colletis, Alain Cotta, Jean-Pierre Gérard, Jean-Luc Gréau, Roland Hureaux, Gérard Lafay, Philippe Murer, Laurent Pinsolle, Claude Rochet…

 


 

La véritable cause de la crise de l'euro, c'est la montée inexorable de la dette extérieure dans la moitié des pays de la zone. La nécessité de faire appel à des capitaux étrangers indique que la question cruciale est que leurs ressources propres n'ont pas été utilisées suffisamment pour développer les capacités productives des pays concernés et les rendre compétitives. Si l'on retranche les créances que possède chacun des pays, une dette extérieure nette touche les deux tiers des membres de la zone euro.

 

Les plus affectés sont les pays les moins compétitifs, comme la Grèce, le Portugal et l'Espagne ainsi que l'Irlande. Un deuxième groupe de pays comprend l'Italie, où la dette extérieure nette est de 27 %, et la France, dont les 30 % sont dus pour l'essentiel à une accumulation de sorties de capitaux d'investissements directs à l'étranger ; pour la Finlande et l'Autriche, la dette nette demeure minime, représentant moins de 8 % de leur PIB. Non seulement les autres pays de la zone euro ne sont pas concernés, mais ce sont au contraire des créances extérieures nettes qui apparaissent pour les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et surtout pour l'Allemagne.

 

 

Dans ces conditions, l'obstination des gouvernants à foncer, à marche forcée, dans l'impasse de l'euro ne peut conduire qu'à une aggravation générale de la situation économique en Europe. Bien que nos concurrents américain et chinois aient intérêt à la survie de la monnaie unique européenne, celle-ci est condamnée, tôt ou tard, à une explosion incontrôlable. C'est pourquoi, afin d'éviter ce désastre, les signataires de ce texte proposent qu'une concertation européenne soit engagée en vue d'aboutir au démontage nécessaire de l'euro. Celui-ci pourra se faire selon les six modalités suivantes.

 

1) Des monnaies nationales seront recréées dans chacun des pays de la zone. Cela se fera en échangeant un euro existant contre une unité de cette nouvelle monnaie. Pour les billets, il suffira d'une courte période de transition, pendant laquelle les anciens billets en euros - émis par chaque banque nationale et portant aujourd'hui un signe distinctif selon le pays (marque "U" pour la France) - seront surchargés d'un tampon, avant qu'une quantité suffisante de nouveaux billets n'ait été imprimée en vue d'un échange. Pour les pièces, l'échange pourra se faire très vite puisque celles-ci comportent déjà une face nationale.

 

2) A la date du démontage de l'euro, les parités monétaires des nouvelles monnaies nationales, les unes par rapport aux autres, seront définies d'un commun accord, afin de rétablir des conditions normales d'échange. Là se trouve le seul moyen de résoudre valablement le problème principal, qui est celui des dettes extérieures nettes. On tiendra compte de la hausse des prix de chaque pays depuis la création de l'euro et de la situation de ses échanges extérieurs. Les dévaluations ou réévaluations nécessaires seront définies vis-à-vis d'une unité européenne de compte, dont la valeur internationale sera calculée par une moyenne pondérée des taux de change des monnaies nationales, comme c'était le cas pour l'ancien écu.

 

3) A l'intérieur de chacun des pays resteront inchangés, à la date du démontage, les prix des biens et des services, de même que les valeurs des actifs et des comptes bancaires. La disparition de l'euro fera que la dette publique de chaque Etat sera convertie dans la monnaie nationale correspondante, quels que soient les créanciers, à l'exclusion de ceux qui détiennent des créances commerciales. En revanche, les dettes extérieures des agents privés, de même que leurs créances commerciales extérieures, seront converties dans l'unité européenne de compte. Bien que cette solution favorise les pays forts et défavorise les pays faibles, elle est la seule réaliste afin d'assurer la pérennité des contrats conclus antérieurement.

 

4) Sans qu'il soit besoin d'établir un contrôle des changes, tous les gouvernements déclareront des vacances bancaires pendant une période limitée. Ils fermeront temporairement les banques pour déterminer celles qui sont viables et celles qui devront faire appel à la banque centrale. Les cotations seront arrêtées pendant cette période. La solution consistera sur la base d'un principe universel à décider que la garantie sera supportée par les banques centrales, qui abandonneront leur indépendance et retrouveront les statuts d'avant les années 1970. L'Etat protégera les épargnants, en prenant si besoin le contrôle d'une partie du système bancaire.

 

5) Les taux de change nominaux des monnaies nationales resteront fixés, durant cette même période, selon les parités décidées d'un commun accord. Ensuite, ils feront l'objet d'un flottement concerté sur le marché, à l'intérieur d'une marge de fluctuation de + 10 %. Un nouveau système monétaire européen pourrait alors être étudié afin de stabiliser les taux de change réels.

 

6) Cette opération serait facilitée si, préalablement au démontage de l'euro, son taux de change s'était fortement déprécié vis-à-vis des autres monnaies. La fin d'un euro cher ne sera sans doute pas acceptée par tous nos partenaires ni par la Banque centrale européenne, mais la France pourra y contribuer préalablement en abrogeant la loi Giscard de 1973. Celle-ci, qui interdisait le financement de la dette publique par la banque centrale, avait d'ailleurs été consolidée une première fois dans le traité de Maastricht, puis une seconde dans le traité de Lisbonne.

 

Dans le futur, nous pensons que l'on ne pourra pas faire l'impasse sur les problèmes qui ont été masqués par la crise de l'euro, en particulier l'emballement de la création monétaire privée et la dérive mondiale des systèmes bancaires, conséquence de l'abolition du Glass-Steagall Act.Adoptée en 1933 (abolie en 1999)

 

à la suite de la crise de 1929, la législation bancaire stricte Glass-Steagall Act a, notamment, séparé les banques de dépôt des banques d'investissement aux Etats-UnisAdoptée en 1933 (abolie en 1999)

 

à la suite de la crise de 1929, la législation bancaire stricte Glass-Steagall Act a, notamment, séparé les banques de dépôt des banques d'investissement aux Etats-Unis

 


Gabriel Colletis, Alain Cotta, Jean-Pierre Gérard, Jean-Luc Gréau, Roland Hureaux, Gérard Lafay, Philippe Murer, Laurent Pinsolle, Claude Rochet, Jacques Sapir, Philippe Villin, Jean-Claude Werrebrouck, économistes.

Article paru dans l'édition du 24.12.11

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Ont ils vraiment besoin d'elles pour ça ?

Les femmes rendent-elles les hommes stupides ?

improbablologie | LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 23.12.11 |

En termes scientifiques, la question est reformulée ainsi : les performances cognitives de l'Homo sapiens mâle diminuent-elles après une interaction avec un membre du sexe opposé ? La boulangère est si charmante que Robert (pardon d'avance à tous les Robert) sort de la boutique avec ses croissants mais en a oublié de commander son bâtard bien cuit. Traduit par Tex Avery, c'est l'effet "ferme la bouche, idiot, tu marches sur ta langue". Des études de psychologie ont montré que les messieurs hétérosexuels réussissaient moins bien des tests cognitifs après avoir discuté avec une dame qu'avant. L'inverse n'est pas vrai. Pourquoi ?

En moyenne, les hommes ont, davantage que les femmes, la faculté de "sexualiser" les situations de la vie courante. "Bonjour voisine, que vous êtes belle en descendant votre poubelle..." Etc. Selon les biologistes, cette capacité à surinterpréter les signaux envoyés par les personnes de l'autre sexe est un biais que l'évolution a imposé à l'espèce pour que les mâles ne ratent pas une occasion de s'accoupler. Mais cet instinct de chasse de tous les instants a un coût - qui se traduit par de moins bons résultats aux tests - car l'homme "s'épuise" mentalement, consomme ses ressources cognitives (on n'ose dire "intellectuelles") en évaluant sans cesse sa partenaire pour déterminer sa valeur en tant que reproductrice, en contrôlant ses émotions, en se concentrant sur l'image qu'il désire offrir et en surveillant l'autre pour voir s'il lui fait bonne impression.

 

Il y a donc un effet après la rencontre. Mais y en a-t-il aussi un avant ? La seule anticipation d'une interaction avec une femme fait-elle perdre une partie de ses moyens cognitifs à l'hétérosexuel moyen ? Dans les premières pages d'Anna Karénine, Tolstoï met en scène un propriétaire terrien, Levine, sur le chemin menant à un lac gelé servant de patinoire, où il s'apprête à rencontrer la jeune femme dont il est amoureux : "Tout en suivant le sentier, Levine se parlait à lui-même : "Du calme ! il ne faut pas se troubler ; que veux-tu ? qu'as-tu ? tais-toi, imbécile." C'est ainsi qu'il interpellait son cœur. Mais plus il cherchait à se calmer, plus l'émotion le gagnait et lui coupait la respiration. Une personne de connaissance l'appela au passage, Levine ne la reconnut même pas." Pauvre garçon. Pour savoir s'il existe un "effet Levine", une équipe de psychologues néerlandais a imaginé un test dont elle a publié les résultats, en novembre, dans les Archives of Sexual Behavior.

Sous le faux prétexte d'une expérience sur le langage, les chercheurs ont fait passer un test sémantique à quatre-vingt-dix hommes et femmes en les prévenant qu'un(e) observateur(trice) se connecterait ensuite à la cabine dans laquelle ils étaient isolés pour leur donner le top-départ d'un second exercice, où ils devraient lire un texte devant une webcam. Chacun était informé du prénom de l'observateur(trice) et pouvait en déduire son sexe. Le stratagème avait pour but de créer l'attente d'une interaction à venir. Dans ces conditions, alors que, chez les cobayes féminins, aucune différence significative n'était notée selon le sexe de l'observateur, les hommes anticipant un contact avec une femme ont nettement moins bien réussi l'exercice sémantique que les autres. Le plus drôle, c'est que, l'expérience étant automatisée, la femme en question n'existait pas.

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