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dimanche, 22 janvier 2012

On aurait presque de la peine

Cote de popularité: Sarkozy perd des points

Par LEXPRESS.fr, publié le 21/01/2012

Cote de popularité: Sarkozy perd des points

68% des sondés se disent mécontents de Nicolas Sarkozy.

afp.com/Lionel Bonaventure

Selon le baromètre Ifop pour le JDD, le chef de l'Etat a perdu deux points entre décembre et janvier. "Nous n'avons jamais eu un président de la République en situation de se représenter dans une telle difficulté, commentent les sondeurs. 

Les cotes de popularité de Nicolas Sarkozy et François Fillon ont baissé en janvier par rapport à décembre et atteint respectivement 32% (-2 points) et 47% (-1) d'opinions favorables, selon le baromètre mensuel Ifop publié dans le Journal du dimanche

"A trois mois du premier tour de l'élection présidentielle, nous n'avons jamais eu un président de la République en situation de se représenter dans une telle difficulté dans l'opinion publique", commente dans leJDD.fr Frédéric Dabi, directeur du département Opinion de l'Ifop. 

Dans cette enquête, 3% (-2) des personnes interrogées se déclarent "très satisfaites" du chef de l'Etat et 29% (inchangé) "plutôt satisfaites". Les mécontents restent largement majoritaires, à 68% (+2): 35% (+2) des sondés se disent "plutôt mécontents" et 33% (=) "très mécontents". 

Si elle se situe à un niveau plus élevé que celle de Nicolas Sarkozy, la cote de popularité du Premier ministre baisse aussi et atteint 47% (-1). Parmi les personnes interrogées, 7% (-2) sont "très satisfaites" et 40% (+1) "plutôt satisfaites". 

Le camp des mécontents reste stable à 51%: ils sont 35% (+3) à se dire "plutôt mécontents" et 16% (-3) "très mécontents". 

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Le Phare d'Alexandrie passe au vert

  • Les islamistes remportent les législatives en Égypte


    Par lefigaro.fr Mis à jourle 21/01/2012
    Le secrétaire général des Frères musulmans Saad al-Katatni présidera l'Assemblée du peuple
    Le secrétaire général des Frères musulmans Saad al-Katatni présidera l'Assemblée du peuple Crédits photo : Mohammed Abu Zaid/AP

    Les Frères musulmans et Al-Nour ont raflé plus de deux tiers des sièges de députés, selon les résultats officiels publiés samedi.

    Leur victoire est écrasante. Les islamistes égyptiens ont remporté plus de deux tiers des sièges de députés, dont près de la moitié pour les seuls Frères musulmans, selon les résultats officiels de la première élection depuis la chute du président Hosni Moubarak, diffusés samedi.

    Le parti de la liberté et de la justice (PLJ), issu des Frères musulmans, obtient 235 sièges sur les 498 en lice, soit 47% environ, lors de ce scrutin qui s'est tenu en plusieurs phases depuis le 28 novembre. Le parti fondamentaliste salafiste Al-Nour arrive en deuxième position, avec 121 sièges (environ 24%). Le parti libéral Wafd a eu quelque 9% des sièges. Le Bloc égyptien, coalition de partis libéraux laïcs, obtient 7% des députés dans cette élection considérée comme la plus ouverte depuis le renversement de la monarchie en 1952. Dix sièges de députés supplémentaires, non-élus, doivent encore être pourvus par le chef du Conseil militaire qui dirige le pays, le maréchal Hussein Tantaoui.

    Le PLJ a déjà fait savoir qu'il avait choisi son secrétaire général, Saad al-Katatni, pour présider l'Assemblée du peuple (chambre des députés), au terme d'un accord avec d'autres partis. La première session doit se tenir lundi en présence du maréchal Tantaoui. L'élection des sénateurs doit pour sa part débuter le 29 janvier pour s'achever fin février.

    Une nouvelle constitution

    Le futur Parlement sera chargé de désigner une commission qui rédigera une nouvelle Constitution. Une élection présidentielle est prévue avant la fin juin, avec l'ouverture du dépôt des candidatures le 15 avril. L'armée s'est engagée à remettre le pouvoir aux civils une fois qu'un président aura été élu.

    Les Frères musulmans ont multiplié les déclarations ces dernières semaines pour se présenter comme une formation responsable, prête à participer au pouvoir. Ils ont notamment tenu à se démarquer des fondamentalistes salafistes, dont la percée électorale constitue la grande surprise du scrutin, et fait des propositions d'alliance avec des partis laïcs.

    Les dirigeants des Frères musulmans et du PLJ ont notamment cherché à rassurer sur le terrain de l'économie, alors que le pays traverse une grave crise, et se sont employés à donner des gages à la communauté chrétienne copte, qui représente entre 6 et 10% de la population. Sur le plan diplomatique, le PLJ a reçu la semaine dernière la visite inédite du «numéro deux» de la diplomatie américaine, le secrétaire d'Etat adjoint William Burns.

    Fondée en 1928, très influente grâce à ses réseaux d'aide sociale, la confrérie était confinée dans une semi-clandestinité du temps de Moubarak. Son guide, Mohamed Badie, s'est dissocié des appels à manifester contre le pouvoir militaire à l'occasion du premier anniversaire, mercredi, du début de la révolte contre Hosni Moubarak. Il a notamment rejeté samedi les appels à une «deuxième révolution», et a plaidé pour qu'il ne «soit pas porté atteinte au prestige de l'armée». Il a toutefois laissé entendre que la future assemblée dominée par le PLJ pourrait être ferme face à des demandes de l'armée de préserver certains privilèges de l'institution militaire. Il a notamment estimé que le budget de l'armée, jusqu'à présent exempt d'examen par les députés, pourrait être soumis à une commission parlementaire. Il a aussi souligné que les membres des forces armées n'étaient pas au dessus des lois ordinaires.

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samedi, 21 janvier 2012

Affaire Woerth: La course n'est pas terminée

Eric Woerth aurait bien bradé l'hippodrome de Compiègne

LEMONDE.FR | 21.01.12 |

 

Eric Woerth, ancien ministre du budget, le 14 décembre 2010 à l'Assemblée nationale.

Eric Woerth, ancien ministre du budget, le 14 décembre 2010 à l'Assemblée nationale.AFP/FRED DUFOUR

Selon un rapport d'experts dont Mediapart révèle les conclusions samedi 21 janvier, Eric Woerth aurait bien bradé le terrain de l'hippodrome de Compiègne quand il était encore ministre du budget, en mars 2010. Les experts désignés par la Cour de justice de la République (CJR) début 2011 estiment que les 57 hectares de terrains valaient entre 8 et 10 millions d'euros quand ils ont été vendus pour 2,5 millions d'euros à la Société des courses de Compiègne.

Les trois experts (un géomètre, un spécialiste des questions forestières et un expert en évaluation de biens immobiliers) "critiquent également la cession de gré à gré des terrains, qui a empêché toute mise en concurrence", écrit Mediapart.

 

"Cette présentation est tendancieuse", a réagi Me Jean-Yves Le Borgne, avocat de Woerth. Selon lui, "le rapport confirme l'évaluation de l'administration concernant la valeur du terrain, entre 2,5 et 2,7 millions d'euros". Les experts "ont établi par ailleurs, qu'avec les bâtiments édifiés, les terrains ont une valeur trois fois supérieure", a-t-il ajouté, en expliquant le différentiel entre la valeur totale et le prix de vente par le fait que c'est la Société des courses qui avait payé la construction des bâtiments. "On n'allait pas faire payer deux fois l'acquéreur", a fait valoir l'avocat. Pour lui "l'évaluation" de l'administration "correspond à l'expertise".

AVERTI DE LA SOUS-ÉVALUATION

Eric Woerth, qui a été entendu en mai 2011 par la Cour de justice de la République dans le cadre d'une enquête pour "prise illégale d'intérêts", a toujours nié avoir bradé ces terrains. Pourtant, selon l'hebdomadaire le Canard enchaîné en juillet 2011, des documents saisis lors d'une perquisition au ministère des finances indiquent qu'Eric Woerth aurait été alerté des risques que comportaient la vente de l'hippodrome de Compiègne.

L'ancien ministre du budget nie également avoir eu connaissance d'une autre estimation, ce que le Canard enchaîné a là encore réfuté, documents à l'appui, en août. Des notes datant de juillet 2009 et mars 2010, rédigées par des fonctionnaires de France Domaine, qui dépend du ministère du budget, précisent notamment que "la valeur réelle de ces terrains est au moins dix fois supérieure à l'estimation". Eric Woerth aurait tranché sur le prix de la vente après d'intenses tractations au sein du ministère.

Une lettre du directeur de cabinet de M. Woerth justifie la vente à Antoine Gilibert, président de la Société des courses de Compiègne (SCC), en expliquant que son annulation "provoquerait une forte réaction du sénateur-maire de Compiègne, qui soutient le projet". En l'occurence, il s'agit de Philippe Marini (UMP), dont Eric Woerth a dit qu'il n'était "jamais intervenu" auprès de ses services.

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Liberté, Egalité, Fraternité...assassinat !

Hommage à Louis XVI

Libres propos d’Alexandre Simonnot

Rendons hommage à notre Roi Louis, seizième du nom, assassiné il y a aujourd’hui 219 années par l’injustice et le chaos d’une révolution à la dérive.

Homme, Roi et Père, Louis XVI fut porté à l’échafaud après un procès en sorcellerie dont s’inspireront directement les réquisitoires staliniens.

Roi de tous les Français, et non « citoyen Capet », Louis XVI mourut en martyr tel un très grand Saint. Séparé de tous les siens et emprisonné au cachot de la Tour du Temple, il refusera de s’incliner avant son dernier souffle, ses bourreaux ne lui permettant pas de recevoir les derniers sacrements dans des conditions chrétiennes.

Parfaitement innocent des crimes dont on l’accusa publiquement et ayant toujours refusé de faire couler le sang français, Louis XVI fut froidement guillotiné et rendit sa belle âme à Dieu le 21 janvier 1793.

Plus qu’un monarque, la France des rois qui l’ont faite perdit ce jour-là son cœur et son âme.
Orchestrée par l’étranger, la Révolution restera l’un des pires bains de sang de toute l’Histoire de notre Nation.

Demeurant un chef-d’œuvre poignant d’amour de la France, d’émotion et de Vérité, le Testament de Louis XVI s’achève par cette édifiante phrase : « Je déclare devant Dieu, et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi ! »

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Avant de perdre les élections, Gaudin retrouve l'odorat.

Gaudin : "Nous sentons un peu arriver la crise"

Publié le samedi 21 janvier 2012 laprovence.com

Lors de l'assemblée générale de la CCI, le sénateur-maire a confié qu'il ressentait les effets de la crise avec un taux de chômage qui s'élève à 13%

 
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Tout en humour, Jacques Pfister a offert hier une gravure intitulée "Le pêcheur de Mazargues" à Jean-Claude Gaudin. "N'y voyez aucune interprétation particulière, ni pêcheur de voix, ni pêcheur devant l'éternel", s'est amusé le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie qui recevait le sénateur-maire UMP à l'occasion de l'assemblée générale de début d'année. Pressé de question par les chefs d'entreprises, le natif de Mazargues a d'abord souri en évoquant l'Histoire, glissant qu'il comptait terminer ses mémoires d'ici la fin de l'année.

Des chantiers pour sauver la situation

Jean-Claude Gaudin a alors balayé une actualité marquée par la présentation du programme d'une capitale européenne de la culture qui "évite l'écueil de l'élitisme" et la crise économique. "Nous sentons un peu arriver la crise alors que jusqu'ici, nous avions pu passer à travers, souffle le maire. Même si nous avons fait baisser le chômage depuis 1995, il remonte aujourd'hui à 13 %. Nous ne sommes pas un îlot séparé de la France."

En guise de remède, Jean-Claude Gaudin martèle la nécessité de "construire, parce que c'est le moyen de créer des emplois. Les chantiers font reculer le chômage, n'en déplaise à ceux qui déposent des recours par pur égoïsme. Ma carrière est faite, ajoute-t-il, je peux me payer le luxe de dire ce que je veux."

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Mennucci une pendule pour 2012 et 2014 .

Marseille : Mennucci lance ses législatives en préparant 2014

 

Publié le samedi 21 janvier 2012 laprovence.com

 


 

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Eugène Caselli présidera le comité de soutien de Patrick Mennucci pendant la campagne législative. Une entente qui en appelle d'autres entre les deux élus socialistes.

 

 

Spin doctor de Ségolène Royal en 2007, bras droit de Vincent Peillon en 2009, cheville ouvrière de Michel Vauzelle en 2010, Patrick Mennucci n'aura pas besoin de directeur de campagne pour mener sa barque aux législatives. "Je le ferai moi-même, j'ai l'habitude", sourit le maire des 1er- 7e, candidat investi par le Parti socialiste dans la 4e circonscription. Celle d'un centre-ville qui court sur cinq arrondissements, du Vieux-Port à la Plaine et de Chave à St-Mauront. Un secteur populaire, 60 000 habitants regroupés selon des affinités présumées à gauche par les ciseaux électoraux de la droite.

Un comité de soutien choisi avec soin

 

Pas de directeur de campagne, donc, mais un comité de soutien choisi avec soin. Avec délectation, dirait-on, tant la présence d'Eugène Caselli, hier matin au côté de Patrick Mennucci, avait le parfum sucré des viennoiseries servies avec le café. "Nous avons une appétence intellectuelle commune, on est un peu particuliers tous les deux", entame le président PS de la communauté urbaine. "Eugène est natif du Panier, c'est un homme d'influence. Il présidera bientôt le comité départemental de François Hollande", ajoute Patrick Mennucci, marquant au passage la double empreinte sur un territoire où Lisette Narducci, maire PS des 2e-3e proche de Jean-Noël Guérini, pourrait s'engager en dissidence. "Je sais ce qui nous lie avec Patrick, reprend Eugène Caselli. Nous sommes dans la même dynamique et les mêmes objectifs. Il n'y a pas un papier à cigarette entre nous."

 

Scotché derrière les deux hommes, le slogan de campagne suffit à dire le reste. "L'avenir des Marseillais, c'est capital pour la France", résonne bien au-delà de la Canebière. Comme si l'arrière-plan des municipales 2014 se dessinait en creux sur l'affiche. "Avec Eugène, nous disons que nous aimons cette ville, que nous avons la compétence, l'expérience pour être peut-être têtes de liste en 2014. Nous l'assumons." La déclaration venant en écho à celle prononcée par le président de MPM deux jours plus tôt. "Compte tenu de ma position particulière, je ne peux pas me désintéresser des municipales", s'était démarqué Eugène Caselli.

 

"Le choix le plus efficace"

 

Certes, l'idée d'un ticket, voire d'un accord entre les deux élus est rapidement balayée. "Il y a aussi Sylvie Andrieux, Christophe Masse et d'autres qui feront partie de la discussion, souligne Patrick Mennucci. Nous sommes suffisamment conscients de l'intérêt de Marseille pour que le jour venu, via un sondage, une primaire ou une discussion, nous fassions le choix le plus efficace."

 

Le message est en tout cas clair. À l'égard d'une gauche qui cherche à se recomposer sur les failles ouvertes par l'affaire Guérini. Comme d'une droite qui, signale encore Patrick Mennucci, "a divisé le premier secteur municipal en deux pour s'assurer qu'un député UMP, Dominique Tian, soit élu dans le 7e arrondissement et puisse m'affronter en 2014." Lui est prêt. "Je ne suis pas né pour être maire, précise-t-il toutefois. Si Eugène le veut, je serai même son directeur de campagne." On ne se refait pas.

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vendredi, 20 janvier 2012

Sarkozy-Hollande-Bayrou: les triplés du mondialisme.

Marine Le Pen : Bayrou "fait du Le Pen"

 

La candidate du Front national estime que tous ses concurrents cherchent à l'imiter, "avec plus ou moins de succès".

lepoint.fr 20/01/12

Le président du MoDem avait revendiqué de "parler au nom des petits, des obscurs, des sans-grade".

Le président du MoDem avait revendiqué de "parler au nom des petits, des obscurs, des sans-grade". © Pierre Verdy / AFP

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a estimé vendredi que François Bayrou avait "fait du Le Pen", "comme tout le monde", jeudi à Dunkerque, en s'adressant aux "petits" et aux "sans-grade", comme Jean-Marie Le Pen au soir du 21 avril 2002.

Jeudi, lors de son premier grand meeting de campagne à Dunkerque, le président du MoDem a revendiqué de "parler au nom des petits, des obscurs, des sans-grade", des mots qui rappellent ceux de Jean-Marie Le Pen au soir du premier tour de la présidentielle de 2002 : "N'ayez pas peur de rêver, vous les petits, les sans-grade, les exclus." "Bayrou fait du Le Pen, mais tout le monde fait du Le Pen en réalité, avec plus ou moins de succès, il faut bien le dire", a commenté la candidate du parti d'extrême droite à l'Élysée.

"La vraie question que doivent se poser les Français, c'est que défend François Bayrou, parce qu'il a appelé hier à résister, mais à quoi, puisqu'il a défendu l'Europe de Bruxelles, il a défendu le traité de Lisbonne, il défend un fédéralisme européen, c'est-à-dire la disparition de la France, la dilution de la France dans cette espèce d'empire qu'ils ont construit et qui a saccagé notre économie et qui, maintenant, s'attaque à notre protection sociale", a-t-elle poursuivi. Pour Marine Le Pen, François Bayrou, François Hollande et Nicolas Sarkozy sont des "gens qui nous expliquent qu'ils vont tout changer, sans rien changer". "Moi, je dis aux Français qu'on va tout changer, en changeant tout."

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Sarkozy: L'échec afghan, l'échec sanglant, l'échec de trop !

Après la mort de soldats français, le président dit envisager un retrait anticipé d'Afghanistan. Une déclaration en totale contradiction avec ses décisions antérieures.

lepoint.fr 20/01/12

 

Nicolas Sarkozy en Afghanistan, le 12 juillet 2011.

Nicolas Sarkozy en Afghanistan, le 12 juillet 2011. © Philippe Wojazer / AFP

 

La mort tragique de quatre soldats français lâchement exécutés par un homme revêtu de l'uniforme de l'armée nationale afghane alors que, désarmés, ils faisaient du footing, porte à 82 le nombre des Français tombés en Afghanistan depuis un peu plus de dix ans. En décembre 2001, le président Jacques Chirac et le Premier ministre Lionel Jospin avaient décidé cette intervention en appui de l'opération américaine visant à chasser les talibans du pouvoir. Aussi insupportable soit-il, une décennie plus tard, ce bilan français reste pourtant dans des normes admissibles, s'agissant d'une guerre qui a fait à ce jour pour les seuls alliés de la coalition plus de 2 880 morts, dont 1 880 Américains. Le Royaume-Uni a payé un tribut autrement plus lourd que notre pays, puisque 395 soldats britanniques ont perdu la vie en Afghanistan.

Ce bilan s'explique : la France a déployé ses forces à Kaboul et dans des provinces (Kapisa et Surobi) qui sont aussi des zones de passage entre le Pakistan et l'Afghanistan, qui se sont finalement révélées moins meurtrières que certaines provinces méridionales, comme le Helmand, où se trouvent les Britanniques. Surtout, les Français ont appliqué en Afghanistan des approches de la population et des tactiques de combat qui ont longtemps permis de limiter les dégâts.

Frappes obliques

Mais les insurgés, qui se battent chez eux pour la conquête du pouvoir à Kaboul, ne sont pas les premiers venus. Ils ont compris depuis toujours qu'ils ne pourront pas gagner contre des armées modernes, nombreuses et les mieux équipées au monde, en les affrontant directement. Ils les attaquent donc comme le font les guérillas, par des frappes obliques, des armes légères, des troupes mobiles fondues dans la population, et des attentats terroristes. En apprenant la mort des quatre soldats, ce matin, le président Nicolas Sarkozy a estimé que "si les conditions de sécurité ne sont pas clairement établies, alors se posera la question d'un retour anticipé de l'armée française". Le chef des armées croirait-il que toutes les guerres sont comme celle qu'il a menée en Libye, qui n'a fait ni un mort ni même un blessé côté occidental, avant que la victoire survienne ? Le "zéro mort", ce n'est pas pour l'Afghanistan...

Une présence "pas décisive"

Les chiffres de la présence française dans ce pays parlent d'eux-mêmes : lorsque Nicolas Sarkozy est arrivé au pouvoir, la France disposait de 1 000 soldats en Afghanistan. Une sorte de "minimum syndical" voulu par Jacques Chirac, qui exprimait ainsi mezzo voce la solidarité de la France avec ses alliés, mais sans en faire trop. Et Nicolas Sarkozy était en parfait accord avec cette position : le 26 avril 2007, le futur président déclare que la présence française en Afghanistan avait eu son importance dans la lutte contre le terrorisme, ajoutant : "La présence à long terme des troupes françaises dans cette partie du monde ne me semble pas décisive." Entrant à l'Élysée quelques jours plus tard, il décide rapidement d'augmenter le nombre de soldats sur place, qui passe à 1 600 en décembre 2007.

Retrait définitif en 2014

Mais c'est en 2008 que les choses changent vraiment. Pour marquer le retour de la France dans l'Otan lors du sommet de Bucarest en avril, Nicolas Sarkozy porte le contingent à 3 000 hommes. Ils sont 3 750 un an plus tard, 4 000 à la fin de l'année 2009. En juin 2011, après la mort d'Oussama Ben Laden, Paris annonce un retrait progressif des troupes françaises. Un premier départ de 400 soldats a eu lieu fin 2011. 3 600 soldats français sont donc présents en ce début d'année en Afghanistan. 600 autres devraient partir courant 2012, pour réduire les effectifs déployés à 3 000 dans un an. Et terminer définitivement leur mission en 2014.

Où est la logique ?

Quand Nicolas Sarkozy annonce aujourd'hui que ce retrait pourrait s'accélérer, où est la logique ? N'est-il pas surtout en train de démontrer qu'il s'est pris les pieds dans le tapis afghan ? Quand il a envoyé des soldats à la guerre, comme il en a le droit, le chef des armées savait que le risque que des morts surviennent existait. Et aussi affreuses soient celles de quatre soldats désarmés, elles ne sont pas une surprise. Ce sont les aléas de la guerre, qu'un président particulièrement interventionniste doit assumer. Ou bien la politique suivie par Nicolas Sarkozy en Afghanistan est bonne, comme il le dit haut et fort depuis 2007, et alors il doit la conduire selon les engagements pris envers ses alliés. Ou bien elle est mauvaise, et la France, engagée avec des dizaines de pays dans une coalition, doit faire changer la position de cette dernière. Mais un retrait unilatéral sous le coup de l'émotion et de la campagne électorale réunies n'aurait aucun sens. Les retraites ne sont pas nécessairement honteuses quand l'adversaire est plus fort que vous. Mais elles se préparent. Si les soldats français doivent rentrer d'Afghanistan, qu'ils le fassent, mais pas sur un coup de tête.

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