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mercredi, 01 février 2012

Ah bon, il était candidat ?

Le Point.fr - Publié le 01/02/2012 

L'ancien ministre a annoncé, mercredi matin, le retrait de sa candidature. Il indiquera "le moment venu" qui il soutient.

Jean-Pierre Chevènement renonce à être candidat en 2012, dix ans après sa candidature de 2002, qui lui avait valu d'être considéré comme l'un des "tombeurs" de Lionel Jospin.

Jean-Pierre Chevènement renonce à être candidat en 2012, dix ans après sa candidature de 2002, qui lui avait valu d'être considéré comme l'un des "tombeurs" de Lionel Jospin. © Revelli-Beaumont / Sipa

Jean-Pierre Chevènement, considéré en 2002 comme un des "tombeurs" de Lionel Jospin à la présidentielle, s'est retiré mercredi de la course 2012, à la plus grande satisfaction de François Hollande qui y a vu sagesse et rassemblement. Le sénateur de Belfort, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen, âgé de 72 ans, a jugé qu'il avait pu exercer le "rôle pédagogique" qu'il s'était assigné en se lançant le 5 novembre. Rôle qui, dès le départ, laissait supposer qu'il n'irait pas jusqu'au bout. Il n'a "plus aujourd'hui les moyens de continuer", a-t-il dit dans un communiqué.

En trois mois de campagne, sur fond de crise financière et européenne, il n'a pas été facile pour ce souverainiste sourcilleux de "faire bouger les lignes", comme il ambitionnait de le faire, pour "mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qu'elles doivent relever". Jusqu'ici, les débats présidentiels se sont en effet polarisés en premier chef autour du socialiste François Hollande et du président sortant Nicolas Sarkozy, de Marine Le Pen (FN) et François Bayrou (MoDem) également, au détriment des "petits" candidats, qui ont eu de plus en plus de mal à se faire entendre.

Dans les derniers sondages, le "Che" était crédité de moins de 1 % d'intentions de vote, bien loin de la course brillante qu'il avait menée en 2002, rassemblant les "républicains des deux rives". Défiant le chef du gouvernement Lionel Jospin après avoir été son ministre de l'Intérieur, il avait réuni in fine 5,3 % des voix, accusé alors d'avoir contribué à évincer le champion socialiste du second tour. Longtemps pilier de la gauche du PS, chargé en 1981 du "projet socialiste", cet intellectuel cultivé et courtois avait quitté le parti en 1993 pour cause de désaccord sur l'Europe. Il avait fondé le Mouvement des citoyens (MDC), devenu en 2003 le Mouvement républicain et citoyen.

"J'indiquerai bien sûr, le moment venu, le candidat à l'élection présidentielle auquel, les yeux ouverts, j'apporterai mon soutien", a précisé celui qui fut aussi ministre socialiste dans les gouvernements Mauroy, Fabius et Rocard. Il avait démissionné trois fois de son poste pour protester en 1983 contre la gestion des entreprises nationalisées, en 1991 contre la guerre du Golfe et en 2000 contre la gestion du dossier corse. Pressé par l'AFP de dire quand il fera connaître son choix pour l'Élysée 2012, Chevènement a répété : "le moment venu".

Mais François Hollande, qui fait la course élyséenne en tête, a aussitôt salué sa décision: "C'est sage de sa part de faire en sorte que nous puissions nous rassembler dès le premier tour", a déclaré sur RTL le député de Corrèze. "Il ne tient qu'à lui de se mettre derrière le mouvement que j'ai engagé, mais j'ai du respect pour la décision qu'il vient de prendre", a ajouté le candidat PS. Autre candidat à l'Élysée, Jean-Luc Mélenchon (FG) a assuré : "Ce serait un honneur de l'avoir avec nous." Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) a exhorté le sénateur à le soutenir et ainsi à "faire prévaloir l'intérêt de la France sur le jeu politicien".

"Dans les temps difficiles qui sont devant nous, rien n'est plus important que de maintenir un recours républicain", a pris soin de souligner Jean-Pierre Chevènement en annonçant qu'il jetait l'éponge. Euro trop cher, croissance européenne, souveraineté budgétaire et fiscale, Europe des nations : il a de nouveau énuméré ses priorités. Pour l'élection de 2007, Jean-Pierre Chevènement avait déjà renoncé à sa candidature et s'était engagé dans la campagne de Ségolène Royal.

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Y'a t'il un psychiatre dans la salle ?

"C'est une erreur complète de se confier" à Marine Le Pen, la candidate du Front national à la présidentielle, a déclaré mercredi sur France Inter Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche.

"C'est une erreur complète de se confier" à Marine Le Pen, la candidate du Front national à la présidentielle, a déclaré mercredi sur France Inter Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche.

"C'est une erreur complète de se confier" à Marine Le Pen, la candidate du Front national à la présidentielle, a déclaré mercredi sur France Inter Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche.

Interrogé sur le fait de savoir s'il s'agissait de sa "principale ennemie", M. Mélenchon a répondu par l'affirmative.

"Oui, c'est notre honneur. Nous allons (la) sortir de là où elle est et nous allons le faire (...) en convainquant chaque ouvrier, chaque travailleur, chaque salarié que c'est une abomination et que c'est une erreur complète de se confier à une telle personne", a-t-il souligné

"Rien de ce qui intéresse les travailleurs n'est pris en compte par Mme Le Pen", a poursuivi M. Mélenchon.

Le candidat du Front de Gauche a estimé d'autre part, à nouveau, que le président Nicolas Sarkozy, le candidat socialiste François Hollande, le candidat centriste François Bayrou et Mme Le Pen, les "quatre Dalton", défendaient "tous la même chose, l'austérité. Ils sont tous persuadés que c'est dans ce cadre-là qu'ils vont régler les problèmes".

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Encore 160 parrainages à trouver en 6 semaines !

Marine Le Pen tente d'alerter les sénateurs sur les 500 parrainages

LEMONDE.FR | 31.01.12 | 

 

Marine Le Pen devant le Sénat, le 31 janvier 2012.

Marine Le Pen devant le Sénat, le 31 janvier 2012.AP/Jacques Brinon

 

Marine Le Pen a voulu alerter, mardi 31 janvier, sur ses difficultés à récolter les 500 parrainages d'élus, condition obligatoire pour qu'elle se présente à l'élection présidentielle. Ce mardi, le Sénat examinait un projet de loi voulant faire diminuer le remboursement des frais de campagne. Dans ce cadre, un amendement demandant l'anonymat des parrainages – une revendication de Mme Le Pen – était présenté par Jean-Louis Masson (Moselle, divers droite).

La candidate du FN en a ainsi profité pour appeler à un rassemblement devant le Palais du Luxembourg. Juste avant sa prise de parole, elle avait suivi une partie des débats, dans une salle quasi déserte. "Ils sont en train de se chamailler, poursavoir si oui ou non on doit baisser le remboursement [des frais de campagne]. Alors que notre démocratie vacille, la seule chose qui les intéresse, c'est le pognon !" a notamment lancé Mme Le Pen à la centaine de militants réunis.

 

"Ce n'est pas moi que je défends, c'est vous !" a continué Marine Le Pen en s'adressant à l'assistance. "Le seul souverain légitime, c'est vous, le peuple de France et personne d'autre !" "Si je ne peux pas être candidate, nous aurons tourné la page de la démocratie en France", a-t-elle insisté.

COLLARD FUSTIGE "LE BARRAGE ÉRIGÉ PAR LE SYSTÈME"

Juste avant elle, Paul-Marie Coûteaux et Gilbert Collard avaient pris la parole. Ce dernier a notamment fustigé "la barricade, le barrage érigés par le système" pour"empêcher" Marine Le Pen d'être candidate. "Ils ont décidé comme dans la mafia de procéder par élimination", a ajouté l'avocat marseillais, président du comité de soutien de la candidate. Et d'évoquer "le virus BHL" [Bernard-Henri-Lévy], que l'on"inocule dans les esprits" pour "faire croire" que le FN est "l'image française de la détestation totale".

Mme Le Pen et son équipe ne ménagent pas leur peine pour recueillir les paraphes qui leur manquent. Pour l'heure, ils ont 340 promesses de parrainages"C'est entre 70 et 80 de moins qu'en 2007 à la même époque. (...) Le rythme actuel n'est pas suffisant", a précisé la présidente du Front national. Elle a affirmé avoir rencontré hier un "maire d'une commune de 11 habitants". Le parti d'extrême droite a renforcé son dispositif pour aller démarcher les élus.

Mme Le Pen a en outre écrit aux parlementaires. Elle a aussi saisi le Conseil d'Etat en arguant que "les parrainages de maires tels qu'ils sont organisés sont anticonstitutionnels" et a demandé au Conseil d'Etat qu'il saisisse le Conseil constitutionnel d'une question prioritaire de constitutionnalité.

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La France sarkozyste: la dernière république soviétique d'Europe

Et si elle n’avait pas ses signatures?

Lemonde.fr 31/1/12 Merci à Desouche

Marine Le Pen a défendu l'anonymisation des parrainages de maires, devant le Sénat, le 29 janvier 2012.

Et si ce n'était pas du bluff ? Et si Marine Le Pen ne parvenait pas à déposer les 500 parrainages nécessaires à sa candidature le 16 mars ?

Il est toujours difficile de faire la part du vrai et du faux avec le Front national, qui peut tirer profit à se victimiser sur le dos de l'UMP et du PS. Il faut cependant rappeler qu'en 2007, Jean-Marie Le Pen  n'avait obtenu que 507 signatures et qu'à l'heure actuelle, c'est-à-dire un mois et demi avant la date à laquelle les candidats doivent déposer leurs parrainages au Conseil constitutionnel, il n'en annonce que 300 à 400 pour sa fille.

"Vous ne voulez quand même pas que je m'occupe d'elle aussi !", s'est exclamé dimanche Nicolas Sarkozy en réponse aux journalistes qui l'interrogeaient sur une éventuelle absence de Marine Le Pen à la présidentielle de 2012. Pour le moment, c'est à cette version que s'en tient l'UMP. "Il y a 40 000 parrains possibles", affirme le ministre de l'intérieur Claude Guéant en faisant la somme des élus habilités à soutenir les candidats. "Si Marine Le Pen ne parvient pas à obtenir ses signatures, c'est parce qu'elle n'est pas crédible", renchérit le patron de l'UMP, Jean-François Copé.

En réalité, le parti présidentiel est pris dans la nasse. S'il ne fait pas un geste pour aider Marine Le Pen, le FN se vengera aux élections législatives de juin. S'il l'aide à obtenir ses signatures, il ne facilite pas la tâche de Nicolas Sarkozy, qui se trouve concurrencé par une extrême droite créditée de 19 à 20 % des suffrages et un centre en progression.

Le débat divise les élus. Le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, estime qu'un parti qui recueille autant d'intentions de vote ne peut pas ne pas être représenté à la présidentielle. Le libéral Hervé Novelli est sur la même longueur d'onde.

L'UMP n'exclut donc pas, au bout du compte, de devoir faire un geste mais si elle le fait, elle ne veut surtout pas être la seule à s'impliquer. Elle veut aussi mouiller le Parti socialiste, lequel fait la sourde oreille et invoque le souvenir du 21 avril 2002 pour expliquer que les élus socialistes ont pour consigne de soutenir le candidat socialiste.

Marine Le Pen est la patate chaude de cette pré-campagne.

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Mélenchon, la piquette de la présidentielle: le gros rouge qui tache !

Mélenchon raille la "stupidité" de Le Pen

AFP Publié le 31/01/2012  lefigaro.fr
 

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, a raillé aujourd'hui "la malheureuse" Marine Le Pen, sa rivale du Front national, qui "va trébuchant d'un stupiditude à l'autre". "Elle est plutôt limitée, dans son humour comme dans son imagination", a déclaré Mélenchon, réagissant à la participation de la candidate et présidente du FN à un bal, vendredi à Vienne, organisé par des corporations estudiantines autrichiennes proches de l'extrême droite. "Ce bal, ça ne la grandit pas", a-t-il jugé.

Et "la moitié du temps, elle répète des formules qu'elle emprunte aux autres", a-t-il souligné, devant quelques journalistes, à l'issue d'un meeting national de la CGT. "Elle se mélange les papiers dans ses fiches, elle n'était pas au courant que le Front national était pour la retraite à 65 ans, elle ne connaît pas la différence entre la retraite à la carte et la retraite par capitalisation", a-t-il regretté.

Une polémique a éclaté après la participation de Marine Le Pen à ce bal, qui avait provoqué une contre-manifestation à Vienne et la dénonciation d'organisations en France comme SOS Racisme et l'Union des étudiants juifs de France.

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mardi, 31 janvier 2012

Hollande interrogé par le chef des armées...

Hollande a déjeuné avec BHL

 

Frédéric Gerschel | Publié le 31.01.2012, 

Bernard-Henri Lévy.

Bernard-Henri Lévy. | (LP/MATTHIEU DE MARTIGNAC.)

Zoom
 et Bernard-Henri Lévy ont déjeuné « Chez Laurent », restaurant chic du VIIe arrondissement , ce mardi. « Cela s’est bien passé », assure-t-on dans l’entourage du candidat. C’est Pierre Bergé, mitterrandien historique, qui a joué les entremetteurs entre les deux hommes dont les relations n’étaient pas au beau fixe. Dans une interview au « Parisien Dimanche», l’écrivain-philosophe, qui a soutenu lors de la guerre en Libye, tenait des propos peu amènes sur le député corrézien. A la question : « A-t-il la trempe d’un chef de guerre comme Sarkozy ? », BHL répondait : « Probablement pas. Et c’est d’ailleurs bien ce qu’il dit quand il nous annonce, lui-même, qu’il sera un président « normal ». Et après ? Qu’à la suite d’un président dont je montre qu’il a « le sens de l’histoire tragique » arrive un président plus apaisant, pourquoi pas? » Lors des primaires, il avait soutenu Martine Aubry.

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A la valse "Dany-la-braguette" préfère les enfants lui touchant les valseuses !

Cohn-Bendit estime que Le Pen "a le droit d'aller voir les débiles mentaux d'extrême droite en Autriche"

 

Daniel Cohn-Bendit (EELV) a commenté mardi la présence de Marine Le Pen à un bal estudiantin d'extrême droite à Vienne, estimant qu'"elle a le droit de vouloir faire ces folies, je ne vois pas pourquoi on perd son temps avec ça".

"Il est évident que le vieux Le Pen est antisémite, enfin ! On le sait, c'est clair. Alors est-ce que sa fille est antisémite? Je n'en sais rien. Mais je vous avoue franchement : si Mme Le Pen va voir des déglingués fascistes du FPOE à Vienne, ça m'est égal, ça lui correspond", a déclaré l'eurodéputé écologiste à BFM-TV.

"Elle a le droit d'aller voir les débiles mentaux qui sont de droite et d'extrême droite en Autriche. Je ne vais pas lui imposer d'aller voir les Verts autrichiens", a-t-il enchaîné.

"Je ne savais pas qu'elle aimait ces bals de la vieille bourgeoisie, mais elle a le droit de rêver à une France du XVIIe, XVIIIe siècle où elle aurait été en robe, en grande pompe, danser avec son fiancé d'aujourd'hui", a plaisanté M. Cohn-Bendit.

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L'utopie mondialiste ou la réalité nationale.

Le contre-modèle nationaliste de Marine Le Pen

LEMONDE | 31.01.12 | 

 

Marine Le Pen lors d'un meeting à Bordeaux, le 22 janvier.

Marine Le Pen lors d'un meeting à Bordeaux, le 22 janvier.REUTERS/REGIS DUVIGNAU

 

C'est un constat de Nicolas Sarkozy qui sonne comme une reconnaissance aux oreilles de Marine Le Pen. Dimanche 29 janvier, lors de son intervention télévisée, le chef de l'Etat a affirmé qu'un nouveau clivage existait entre ceux qui croient en l'Europe et les autres.

Dans la bouche de Marine Le Pen, cela donne le fossé entre "mondialistes" et"nationaux"Comprendre UMP, PS et centre face au Front national présenté comme le seul parti "résistant" à ce nouvel ordre mondial incarné par le fédéralisme européen. Une dichotomie qui a l'avantage d'être structurante.

 

Mais surtout, le FN est désormais doté d'un logiciel de pensée global ainsi qu'un contre-modèle que l'on peut présenter comme la seule alternative, comme il est expliqué dans le livre Le Système Le Pen (Denoël, 2011) écrit par l'auteur de ces lignes et Caroline Monnot.

Quelques heures avant l'intervention de Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen déclarait en marge de son meeting de Perpignan, que sa stratégie s'axerait dans les prochaines semaines sur la question du modèle de société. "Toute la question de cette élection est le choix du modèle, expliquait-elle au Monde. Cette élection présidentielle n'est pas une élection présidentielle comme les autres. C'est comme un référendum sur le modèle mondialiste. C'est 'stop ou encore'."

SONDAGES FAVORABLES

Du coup, Marine Le Pen est sortie plutôt satisfaite de l'entretien télévisé de Nicolas Sarkozy. Selon elle, il l'a désignée comme "adversaire principale""Il a dit clairement que le vrai clivage est entre ceux qui croient en la France et ceux qui n'y croient plus. Il valide lui-même qu'un second tour entre lui et François Hollande, c'est un non-choix", avançait-elle juste après l'entretien.

Dans son discours de Perpignan, la candidate a aussi fait un long développement sur le FN, "centre de l'élection présidentielle""Chacun de nos adversaires se positionne par rapport à nous. Nous sommes en position de force dans cette campagne car nous sommes au centre de cette campagne", a-t-elle lancé dimanche.

Marine Le Pen se sent le vent en poupe. Les sondages d'intentions de vote lui sont toujours aussi favorables – autour de 18 % –, ses meetings hebdomadaires sont toujours pleins à ras bord, malgré leur entrée payante (5 euros).

340 PROMESSES DE SIGNATURES

Mais tout n'est pas aussi idyllique qu'il y paraît. Tout d'abord reste le problème des 500 signatures nécessaires pour que Mme Le Pen puisse se présenter à l'élection présidentielle. A ce jour, le parti d'extrême droite aurait recueilli environ 340 promesses de signatures. Ce chiffre comprend les 118 élus du FN pouvantapporter leur paraphe.

La candidate elle-même s'attelle à la tâche, comme lundi 30janvier où elle est allée"s'occuper des signatures" avec l'un des responsables de la question, Michel Guiniot"Ils sont en train de nous épuiser", lâche-t-elle régulièrement.

Tous les cadres sont mobilisés également. Au premier titreLouis Aliot, numéro 2 du parti, qui se consacre en priorité à cette quête. Un Louis Aliot qui se retrouve au centre de dissensions qui traversent l'équipe de campagne de Marine Le Pen.

Deux camps s'affrontent, sans que cela soit la guerre pour autant. D'un côté, donc, Louis Aliot et des lepénistes historiques comme Marie-Christine Arnautu, ou des ralliés, comme Gilbert Collard. De l'autre, Bruno Bilde, le chef de cabinet de Mme Le Pen et ses amis, Nicolas Bay et Steeve Briois. Ces derniers, tous passés par le Mouvement national républicain (MNR, mégrétiste), verraient notamment d'un mauvais œil le rôle de Jean-Marie Le Pen dans la campagne présidentielle, et tenteraient de circonvenir son influence auprès de sa fille.

TENSIONS

Les deux principaux intéressés bottent en touche en évoquant des tensions normales dans une campagne présidentielle. Il n'en demeure pas moins que ces deux-là s'adressent le moins possible la parole. Un cadre avoue d'ailleurs que le"problème de cette campagne, c'est l'absence de rapports entre les uns et les autres. Il y a beaucoup de non-dits, de suppositions et de supputations."

Des tensions existent aussi entre les deux directeurs de campagne. Le directeur opérationnel, Louis Aliot, et le directeur stratégique, Florian Philippot, s'accrochent régulièrement. Et que l'on soit derrière Louis Aliot ou Bruno Bilde, chacun a son explication.

Pour les pro-Aliot, M. Philippot "veut être calife à la place du calife" et tente depousser Louis Aliot vers la sortie. Chez les pro-Bilde, on avance que Louis Aliot, compagnon de la candidate, est exclusif avec Marine Le Pen et qu'il s'en prend à tous ses proches. Ces tensions, si elles n'empêchent pas – pour l'instant – l'équipe de campagne de travailler ensemble pour Marine Le Pen, peuvent resurgir de manière démultipliée à n'importe quel moment de la campagne. Cette éventualité inquiète des proches de la candidate. Une candidate qui, d'ailleurs ne nie pas ces dissensions mais qui les miniminise : "Ce sont des conflits de personnes, pas de fond."

Abel Mestre

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