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samedi, 10 mars 2012

Le "un-trois" en force pour le vol de voitures !

Vols de voitures : l’Oise très mal classée

L’Oise est le 4e département le plus risqué de l’Hexagone en matière de vols d’automobiles. Le record étant détenu par le Val-d’Oise.

Frédéric HENNEBERT | Publié le 10.03.2012, leparisien.fr Merci à desouche


Selon les chiffres 2011 relevés par l’Observatoire national de la délinquance, l’Oise se classe en 4e position, à égalité avec les départements du Gard et du Vaucluse.

L’an dernier, près de 2900 véhicules ont été volés dans l’Oise. Là encore, le chiffre n’est pas vraiment parlant. Cependant, ramené à la population globale (801000 habitants), cela donne un taux de 3,6 voitures volées pour 1000 habitants. Et c’est bien ce taux qui est susceptible de donner quelques sueurs froides aux automobilistes et aux assureurs. Seuls trois départements en  font pire! Et, coïncidence, le premier n’est autre que le Val-d’Oise, avec un taux record de 4,7. Dans ce département voisin, 5500 véhicules ont été volés l’an dernier, pour une population inférieure à 1,2 million d’habitants.

Sur la deuxième marche du podium, on trouve les Bouches-du-Rhône avec un taux de 4,4 (8600 voitures pour 2 millions d’habitants). Enfin, la Seine-Saint-Denis se classe troisième avec un taux de 3,8 (5700 voitures pour 1,9 million d’habitants).

En résumé, selon le classement établi par l’Observatoire de la délinquance, si vous habitez dans l’Oise mais aussi le Val-d’Oise ou la Seine-Saint-Denis — trois départements contigus —, vous avez pratiquement dix fois plus de risques de vous faire voler votre voiture que dans le Cantal ou la Creuse (0,4), la moyenne nationale se situant à un taux de 1,8 pour 1000.

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L'Elysée, une cité sensible: Un certain Louis S. tire sur la police !

Un lanceur de billes et de tomates se cache à l'Elysée

RTL 10/3/12 Merci à desouche

Louis Sarkozy dit "le sniper du faubourg" aux cotés de son père: voilà ce qui arrive quand les parents démissionnent...

Une policière en faction rue du faubourg Saint-Honoré à Paris, juste en face du palais de l'Elysée, a été prise pour cible jeudi après-midi par des tirs de billes et un jet de tomate. Touchée à une joue, elle va voir les gendarmes en poste à l'entrée de l'Elysée qui lui indiquent que le tireur est vraisemblablement... Louis Sarkozy, le dernier fils du président, qui reçoit à ce moment-là un ami. La gardienne de la paix a rédigé un rapport mais n'a pas souhaité porter plainte. Elle n'a pas été blessée. Le directeur de cabinet du préfet de police a rencontré les policiers en poste à l'Elysée peu après les faits. Le président de la République lui-même a rencontré hier matin la policière pour lui présenter ses excuses. Si elle en fait la demande, elle pourra être mutée par l'administration.




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Stéphane Ravier invité ce matin du journal de France bleu Provence


Au menu de ces six minutes:

- Viande halal.

- Parrainages.

- Retrait de Nicolas Sarkozy de la vie politique en cas de défaite le 22 avril.

- Salaire parental et politique familiale proposés par  Marine Le Pen.


Pour écouter l'entretien, cliquez sur le lien, puis sur  "L'invité de 7h50, Stéphane Ravier":

 

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?nr=011e6...

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vendredi, 09 mars 2012

Sarkozy ne supporte même plus ses derniers supporters !

Sarkozy à ses militants: "mais qu'ils se taisent!" (vidéo)

nice.matin 9/3/12 Merci à Léni.

Ils avaient été triés sur le volet, carte de l'UMP ou invitation en bandoulière, pour accueillir Nicolas Sarkozy sur la promenade des Anglais à Nice. Le travail a été bien fait. Peut-être trop.

L'enthousiasme débordant des sympathisants sarkozystes a, en tout cas, agacé le candidat qui n'arrivait plus à s'entendre répondre aux journalistes. Alors que ses militants criaient "Socialistes et journalistes à la mer", Nicolas Sarkozy s'est tourné vers le député-maire de Nice, Christian Estrosi, pour lui demander de faire cesser ce brouhaha. Avant de leur lancer, dans un style tout balladurien, "mais qu'ils se taisent".*

Quand le chef de l'Etat n'est pas hué par des "extrémistes basques", il doit faire face à des supporters trop zélés. Dur la campagne.

* Le "Qu'ils se taisent" n'a rien de balladurien, il est méprisant ! Vivemeent le 22 avril, qu'on l'expulse de l'Elysée. Ndlr.

Voir la vidéo sur nicematin.com

 

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IN NOMINE PATRIS ET FILII ET SPIRITUS SANCTI...

Un tombeau pour Sarkozy

Créé le 08-03-2012  Nouvel obs'

François Bazin
 
Par François Bazin

A trois reprises, depuis 2010, le président sortant a eu l’occasion de changer sa stature. Faute de cela, il donne aujourd’hui le sentiment de rechercher moins l’adhésion que la réhabilitation.


Nicolas Sarkozy le 6 février sur le plateau de "Des paroles et des actes". (WITT/SIPA)

Nicolas Sarkozy le 6 février sur le plateau de "Des paroles et des actes". (WITT/SIPA)


La défaite de Nicolas Sarkozy est désormais considérée comme une évidence
 par la quasi-totalité des acteurs et des observateurs politiques. Par précaution, les uns et les autres ne le confessent qu’en privé. On ne force pas le trait en écrivant ici qu’on trouve aujourd’hui plus facilement des socialistes qui ne veulent pas vendre la peau de l’ours que des dirigeants UMP qui croient encore aux chances de leur champion. Tous notent sur le mode étonné, que le président sortant parait avoir perdu la main. Cette campagne qui devait être une guerre-éclair, lui file entre les doigts. Chaque fois qu’il tente de la relancer, un évènement, une déclaration ou une polémique viennent briser son élan. 

Tout cela fini par donner le sentiment d’une agitation stérile, doublée d’un épuisement progressif. La vraie question est aujourd’hui de comprendre pourquoi un candidat réputé pour son professionnalisme et doté de surcroit d’une énergie sans pareille, s’est mis dans une situation aussi périlleuse, au point qu’il envisage désormais publiquement ce que pourrait être sa nouvelle vie, quand le couperet sera tombé.

Comme toujours, dans ce type de campagne, ce qui ne marche pas renvoie à des choix anciens dont on n’a pas mesuré, à chaud, toute la portée mais dont on découvre, après coup, combien ils furent néfastes.

La première erreur du candidat Sarkozy date du 30 juillet 2010. C’est ce jour-là, à Grenoble ? qu’il a choisi de revenir, avec fracas, sur ses fondamentaux sécuritaires, dans un lien réaffirmé entre délinquance et immigration. Derrière ce discours, il y avait une vision de la société française et, plus précisément, la conviction que les classes populaires n’étaient pas définitivement perdues pour la droite. Pour les stratèges de l’Elysée, leur déception à l’égard des promesses non tenues sur le chômage et le pouvoir d’achat ne les laissaient pas pour autant insensibles à la réaffirmation du sarkozysme originel. Le calcul faisait pourtant l’impasse sur l’essentiel : le court-circuit intervenu entre le président et ceux qui avaient tant contribué à sa victoire de 2007.

En se déportant ainsi vers la droite, Nicolas Sarkozy a donné à Marine Le Pen le coup de pouce dont on mesure aujourd’hui les effets. Le 30 juillet 2010, plutôt que de solder sa précédente campagne, le président a voulu réenfiler ses habits défraichis de candidat. Au lieu de se représidentialiser, au s’installant au centre de l’échiquier politique et s’adressant en priorité aux classes moyennes, il s’est engouffré dans la première impasse à droite. Depuis, il n’a jamais su redresser la barre.

La seconde erreur de Nicolas Sarkozy date de l’été 2011. Alors que les marchés financiers tremblaient à nouveau sur leurs bases, il n’a pas compris que la crise grecque et, au-delà, les menaces qui pesaient sur l’Union européenne, lui donnait l’occasion, à un an de la présidentielle, de s’installer dans une nouvelle posture. Celle d’un chef de l’Etat courageux et rigoureux, ennemi de toute démagogie dés lors que la réforme du pays était la condition de sa survie. Une partie de l’opinion attendait, à cette époque, qu’il sache prendre les mesures douloureuses qui s’imposaient à tous, et pas seulement en France. Mais au lieu d’un plan de rigueur, on n’eut alors que du rafistolage et de la petite tactique. Tout ce qui a été annoncé début 2012 – notamment la TVA dite sociale – aurait été perçu, à ce moment là, non pas comme le geste désespéré d’un président en fin de mandat mais comme le premier acte d’un nouveau quinquennat, placé sous le signe du redressement national.

Dans son dialogue inégal avec la chancelière allemande, Nicolas Sarkozy n’a voulu retenir que la constitutionnalisation de la règle d’or, censée piégée la gauche. Il est ainsi passé à côté d’une occasion – celle là véritablement en or – de devenir ce qu’il n’avait jamais su être depuis son élection. Sans atteindre de surcroit les objectifs politiciens qu’il s’était lui même fixé ! La confirmation de François Fillon, neuf mois auparavant, l’empêchait, il est vrai, de renverser la table comme il aurait dû le faire. C’est dans ces circonstances que Nicolas Sarkozy a échoué dans sa dernière tentative de rompre avec lui-même.

La troisième erreur du président sortant date de la fin 2011. Au lendemain de la primaire socialiste, il a cru que le pilonnage ad hominem de François Hollande allait installer dans l’opinion une exercice de comparaison dont il ne pouvait que sortir grandi. Les tâtonnements d’un candidat PS, prisonnier de ses jeux d’alliances avec les Verts et des jeux de courants de son propre parti, n’ont pas été alors exploités comme ils auraient dû l’être. Plutôt que de mettre en scène la cohérence de l’action gouvernementale face à l’incohérence des choix de son challenger, Nicolas Sarkozy a voulu faire subir à François Hollande le même traitement que celui infligé en son temps à Ségolène Royal. A droite, sur consigne de l’Elysée, on a personnalisé l’affrontement plutôt que de le politiser. Avec le recul, on voit bien que Nicolas Sarkozy est véritablement entré en campagne durant ces semaines décisives. C’est ainsi, en tous cas, que l’ont compris les Français.

Mais dans cette affaire, le président sortant mesuré que cette personnalisation du débat ne pouvait jouer dans le sens espéré. Elle n’a d’ailleurs fait que réveiller l’hostilité viscérale de l’opinion à l’égard de Nicolas Sarkozy dans ce qui apparaissait soudain comme un quasi-référendum sur sa propre personne. Avec pour seul résultat de maintenir un champion socialiste, ô combien décevant, au plus haut des sondages, pour la simple raison qu’il apparaissait comme le seul en mesure de refermer la parenthèse sarkozyste.

Avec ses trois erreurs, le président sortant a réussi l’exploit de se lancer officiellement dans la bataille, début février, avec aux pieds deux boulets : celui de son bilan et celui de sa personnalité. Mieux – ou pis, c’est selon – il s’est enferré dans une stratégie sans issue qui consiste, pour l’essentiel, à convaincre l’opinion que le Sarkozy, cru 2012, conserve la même saveur que celui de 2007. Sa première interview de candidat au Figaro Magazine ne portait pas pour rien sur «ses valeurs pour la France». C’était une façon de dire qu’il n’en avait pas changé. Son affiche de campagne ("Une France forte") est venue souligner que son véritable projet était de maintenir plutôt que d’entrainer. A chaque fois qu’il a pris la parole, en meeting ou à la télévision, Nicolas Sarkozy a voulu faire la démonstration qu’il voulait renouer avec ses options et ses méthodes de 2007. S’il avait espéré mettre en scène la continuité de son action, il ne s’y serait pas pris autrement. Mais c’est précisément, ce que rejettent aujourd’hui des Français, furieux de son piètre bilan et exaspéré par son comportement.

Dans cette campagne, François Hollande a beau jeu d’expliquer que son principal adversaire ne parle qu’à son propre nombril. Tout se passe comme si le président sortant cherchait moins l’adhésion qu’une forme de réhabilitation. Du coup, il s’enferme, depuis quelques semaines, dans une tentative désespérée pour justifier des actes ou des choix politiques – le Fouquet’s notamment – pour lesquels le jugement des Français est plié depuis belle lurette. Pour espérer renverser le cours des choses, Nicolas Sarkozy devrait essayer d’expliquer le sens réel du nouveau mandat qu’il brigue désormais. Au lieu de ça, dans un étonnant narcissisme, il monte au front en supportant seul, sur ses épaules, le poids de son quinquennat, entouré par des hommes et des femmes qui sont l’expression même d’une continuité revendiquée.

Pour être crédible, ce nouveau Sarkozy aurait dû être installé sinon depuis plusieurs années, du moins depuis quelques mois. On ne bricole pas, dans l’urgence, pareil changement de stature. Ce qui n’a pas été fait en 2010 ou même 2011, ne saurait l’être dans le simple élan d’une campagne, fut-elle menée avec l’énergie du désespoir. A force de dire qu’il n’a pas changé, Nicolas Sarkozy installe l’idée qu’il a perdu l’essentiel, c'est-à-dire la force de rompre. Il accrédite la thèse, désespérante pour le siens et insoutenable pour une large majorité de l’opinion, qu’il joue d’abord pour lui, qu’il ne pense qu’à lui et donc à la trace qu’il laissera demain dans l’Histoire. En politique, on n’appelle pas ça faire campagne mais bien bâtir son tombeau
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Sarkozy: Une étoile qui aura brillé l'espace d'une campagne en 2007...

Le blues des militants UMP

Liberation.fr 9/3/12

Un portrait géant de Nicolas Sarkozy lors d'un meeting le 23 février 2012 à Lille.
Un portrait géant de Nicolas Sarkozy lors d'un meeting le 23 février 2012 à Lille. (Photo Denis Charlet (AFP))

REPORTAGE«C'est sur le projet que l'on gagnera, pas sur le bilan», déplorent des sympathisants. Reportage dans une réunion locale de l'UMP dans le Loiret, avec un Guillaume Peltier, porte-parole adjoint du candidat Sarkozy, en souffrance...

Par MOURAD GUICHARD Orléans, de notre correspondant

Les troupes ont le moral à zéro. Porter la bonne parole peut tenir de l'art difficile. Guillaume Peltier l'a expérimenté, jeudi soir près d'Orléans (Loiret), devant une soixantaine de militants UMP visiblement inquiets. Si Nicolas Sarkozy se fait un devoir de ne pas prononcer le nom de son principal adversaire, Peltier, son monsieur «sondages et opinion», pointe pourtant, lui, nommément, François Hollande. Pendant plus d'une heure, il projette sur écran géant camemberts et graphiques censés prouver implacablement une évidence: les Français plébisciteraient«l'ensemble des réformes courageuses» conduites pendant cinq années par Sarkozy. Et rejetteraient majoritairement les propositions du candidat socialiste.

Mais voilà l'assistance, à la moyenne d'âge avancée, attend autre chose. «D'un côté, on a François Hollande avec ses 60 propositions, c'est clair, elles sont marquées, relève un militant. Quand est-ce que le programme officiel sort? On en a besoin pour discuter, pour combattre programme contre programme. Là, on est entre nous, c'est sympa, on rigole contre les socialistes, mais on ne gagnera pas comme ça. On gagnera avec nos idées, pas avec les mauvaises idées des autres».

Peltier encaisse. Et tente de rassurer: «Notre candidat fera la surprise du projet (écrit) dans les quelques jours, quelques semaines qui viennent». «Quelques semaines, c'est trop long!», rétorquent des militants. «C'est maintenant qu'il le faut! C'est sur le projet que l'on gagnera, pas sur le bilan!». Un autre dénonce les rares tracts existants jugés «illisibles, inexploitables, écrits trop petit» et qui finissent «à la poubelle».

«Sarkozy, c'est fini....»

Epaulé par le député Olivier Carré, Guillaume Peltier tente de reprendre la main. Et entonne à nouveau sa litanie des «réformes courageuses»opposées à l'«hypocrisie idéologique du parti socialiste». Et fustige, en alignant les éléments de langage peaufiné par la cellule riposte de l'UMP, «les médias, les éditorialistes et le microcosme» parisien qui s'ingénieraient à manipuler «le peuple français libre, souverain et frondeur».

Un retraité affable se lève pour dire qu'il ira voter... Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte ouvrière: «C'est la seule qui dit qu'elle est contre les licenciements. Sarkozy, c'est fini, je me ferai pas avoir une nouvelle fois». Oups. Peltier abat alors la carte de la «real politik»: «Je pourrais avec beaucoup de démagogie vous dire (...) je suis contre la guerre, interdisons la guerre». Puis, faussement désolé, il assure que«la seule chose qu'on puisse faire en politique, c'est d'essayer d'améliorer la vie quotidienne».

Dépité devant tant de flottement, un autre militant UMP propose d'acheter des espaces publicitaires dans «les journaux «d'opposition». «Dans le Figaro, lâche-t-il, ça sert à rien parce que les lecteurs, ils votent peu à gauche». «La publicité politique, c'est interdit», tranche Peltier, préférant miser sur le rayonnement des forces militantes. L'édile parisien, par ailleurs candidat sur la première circonscription d'Indre-et-Loire, enjolive ponctuellement son argumentaire par une source imparable: «Ce n'est pas moi qui le dit, c'était écrit dans le journal Libération». «Je le lis régulièrement, ça me change du Figaro»,assure-t-il, en aparté. Pas sûr que cela permette de remonter le moral des troupes...

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Les enfants du "mécano de Goering": le venin comme programme.

Le Front de gauche défie le FN à Hénin-Beaumont

lemonde.fr 9/3/12

Des militants FN collent des affiches pour Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, en février.

Ils ont donné rendez-vous à 19 heures à la salle des fêtes d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche, et Laurent Maffeïs, directeur de cabinet de Jean-Luc Mélenchon, viennent défier, vendredi 9 mars, le Front national sur les terres de Marine Le Pen.

Une démarche qui s'inscrit dans la droite ligne de la campagne qu'a entamé le candidat du Front de gauche contre le parti frontiste"Evidemment, il y a une dimension symbolique dans le fait de venir ici, souligne Alexis Corbière. On va partout, y compris à Hénin-Beaumont. Le FN ne nous fait pas peur !" Ces deux proches de M. Mélenchon espèrent remplir la salle, avec 400 participants. Mais dans une ville qui a failli élire à sa tête en 2009 Steeve Briois, un des lieutenants de Marine Le Pen – il a récolté 47,62 % des voix à la dernière municipale –, le pari est osé.

"Démonter le programme de Marine Le Pen"

"L'idée est de démonter le programme de Marine Le Pen et tous leurs mensonges,explique Alexis Corbière. Et de dire que le seul bulletin de vote contre l'austérité et pour la hausse des salaires, c'est celui du Front de gauche." Le FN est un sujet que ces deux proches de M. Mélenchon connaissent bien : ils sont tous les deux auteurs d'un livre sur la question. M. Corbière a rédigé Le parti de l'étrangère, Marine Le Pen contre l'histoire républicaine de la France, publié chez Tribord en janvier. Quelques mois plus tôt, en septembre 2011, sortait aux éditions Bruno Leprince Les cinq mensonges du Front national, réplique à Marine Le Pen de Laurent Maffeïs.

De son côté, le Front national ne semble pas s'inquiéter de l'événement. "Ils ont mobilisé le banc et l'arrière banc des derniers staliniens du Pas-de-Calais. Mais du côté des Héninois lambdas, je doute que ça les intéresse",  veut croire Steeve Briois, aujourd'hui conseiller municipal de cette ville de 27 000 habitants et secrétaire général du FN. Ce proche de Marine Le Pen promet qu'il n'y aura pas de grabuge :"Je suis surpris de voir que tous les meetings de Marine Le Pen sont perturbés par les milices de M. Mélenchon. Nous, nous n'irons pas perturber cette réunion. Les vrais démocrates, c'est nous." Front contre front, la bataille continue.

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La Nation, notre bien le plus précieux.

Le Point.fr - Publié le 09/03/2012 

Que pensent les candidats de la liberté, de la nature, de l'Histoire ? François Gauvin leur a fait passer un oral de philo.

Marine Le Pen en mai 2011.

Marine Le Pen en mai 2011. © Philippe Huguen / AFP

Pour un livre (1) à paraître le 7 mars, notre collaborateur François Gauvin a rencontré, de novembre à fin janvier, les candidats à la présidentielle pour qu'ils se livrent à un exercice inédit : répondre à des questions strictement philosophiques. Le Point.fr publie depuis le vendredi 2 mars six de ces entretiens. Aujourd'hui Marine Le Pen répond à la question "Qu'est-ce qu'un peuple ?"

L'homme est-il naturellement bon, comme le disait Rousseau ? Ou serait-il au contraire un loup pour l'homme, comme le pensait Hobbes ?

Je ne suis pas aussi optimiste que Rousseau. Je pense que l'homme a mis des siècles, et même des millénaires, à se construire des règles du jeu. Elles doivent en permanence être rappelées et défendues, car elles s'oublient, se perdent. Elles sont issues de l'expérience de l'histoire, et rien ne fonctionne sans règles. C'est toute la critique que je fais de l'ultralibéralisme, qui est en fait une tyrannie du chaos. Le problème, c'est que ces règles s'affaiblissent. Elles sont idéologiquement combattues, et il m'apparaît que l'absence de règles fait toujours souffrir le plus faible. Le plus fort peut survivre sans les règles en question....

Vous vous réclamez beaucoup du peuple. Mais qui est le peuple ?

L'ensemble de tous ceux qui participent de la communauté nationale, la seule qui est à mon avis en même temps légale et morale.

C'est donc une communauté...

Oui, mais nationale, et qui n'a donc rien à voir avec l'effritement communautaire régional, religieux, sexuel, social, qui est un réflexe d'angoisse qui conduit à une espèce de tribalisation de la France. On assiste aujourd'hui à un retour de tout ce que la France a combattu pendant des siècles : tribalisations, féodalités... La France a eu le plus grand mal à créer son unité, et aujourd'hui elle ne la défend pas. Elle s'en rendra compte quand elle l'aura perdue.

C'est la mondialisation qui est responsable ?

Elle est d'une extrême violence, c'est pour cela que j'ai parlé de "totalitarisme mondialiste".

C'est-à-dire ?

C'est une idéologie dont l'objectif est d'effondrer toutes les structures naturelles qui rassurent les hommes : la famille, les nations, les frontières, l'appartenance à une histoire. Pour suggérer une espèce d'homo economicus individualiste qui devrait se résumer à ses qualités de producteur et de consommateur. Cela va profondément à l'encontre de la nature humaine. D'où l'inquiétude, qui pousse les gens à se recroqueviller dans un réflexe tribal : le quartier, la religion, l'origine, etc.

Mais l'idée de nation n'a que deux siècles, pourquoi dites-vous qu'elle est "naturelle" ?

Enfin, naturelle... C'est à mon avis la structure la plus performante que les hommes se sont donnée pour assurer leur sécurité, leur identité et leur prospérité. Et d'ailleurs, on voit bien que le phénomène tribal est particulièrement vif dans ce que j'appelle les "nations artificielles", qui ont été constituées à l'issue de conflits armés. Voyez aujourd'hui l'Irak, la Libye et même la Belgique.

En démocratie, le peuple a-t-il toujours raison ?

Oui, parce que personne ne peut avoir raison contre lui. Je suis profondément démocrate, au sens premier du terme, profondément convaincue que le peuple est le plus sage. Et je suis toujours frappée de voir les experts nous expliquer que le peuple a tort. Cette espèce de peur des élites pour le peuple, qu'on ressent dans la France et dans l'Europe actuelle, est liée au fait que nous sommes entrés dans un mode oligarchique.

Il ne se trompe donc jamais quand il élit les gouvernants ?

Encore faut-il qu'il ait accès aux informations. C'est tout le problème du rôle des médias, beaucoup plus lourd, grave et important que ces derniers l'imaginent. Les médias doivent participer pleinement à la démocratie en donnant la capacité du raisonnement et donc du choix. Mais un choix libre n'a pas de sens s'il est fondé sur des informations qui sont fausses : la fausse information entraîne le faux choix, ou l'erreur du choix. Il y a là matière à une vraie réflexion sur la déontologie médiatique. Les médias sont aujourd'hui un pouvoir dont on a le sentiment qu'il s'est extrait de toute responsabilité.

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