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mardi, 10 avril 2012

Sarkozy: homme d'Etat ou machine à fric ?

Lauvergeon éreinte encore Sarkozy et Proglio

Par Guillaume Errardlefigaro.fr  publié le 10/04/2012 
Anne Lauvergeon règle à nouveau ses comptes avec le président de la République, Nicolas Sarkozy
Anne Lauvergeon règle à nouveau ses comptes avec le président de la République, Nicolas Sarkozy Crédits photo : ERIC PIERMONT-LIONEL BONAVENTURE/AFP


L'ancienne patronne d'Areva dévoile, dans une interview à L'Express, les discussions privées qu'elle a eues avec le président de la République. Le PDG d'EDF, Henri Proglio, en prend aussi pour son grade.

Dix mois après son éviction d'Areva, Anne Lauvergeon continue de déverser son lot de critiques. Sans surprise, ce sont le président de la République, Nicolas Sarkozy, et le patron d'EDF, Henri Proglio, qui en prennent pour leur grade. Mais cette fois l'ancienne sherpa de François Mitterrand va plus loin que lors de ses précédentes interventions. Mi-janvier, elle avait notamment estimé avoir été victime de tentatives de déstabilisations émanant «du plus haut niveau de l'État». Dans une interview à L'Express, Anne Lauvergeon révèle, à l'occasion de la publication de son livre La Femme qui résiste des discussions privées qu'elle aurait eues avec Nicolas Sarkozy. «Début 2007, il (Nicolas Sarkozy) m'avait confié qu'il serait élu, qu'il ne ferait qu'un mandat, puis qu'il irait gagner de l'argent chez Bouygues», explique-t-elle.

L'ex-patronne d'Areva revient également sur le moment où le président de la République lui aurait proposé un ministère après son élection en 2007. «Celui que je voulais», précise-t-elle. Lauvergeon a refusé, car «il (le président de la République) ne composait pas un gouvernement, il recrutait pour un casting! Je remplissais nombre de cases: femme, monde économique, industrie, international, Mitterrand, moins de 50 ans... et Areva libérée.»

«Alexandre est un ami, mais il n'a pas le niveau»

Enfin, Anne Lauvergeon raconte l'entretien qu'elle a eu avec Nicolas Sarkozy lorsqu'il lui a annoncé sa non-reconduction à la tête d'Areva en juin 2011. Elle se dit «estomaquée» par l'explication que lui a alors donnée le président de la République: «La présidence d'Areva, c'est comme la présidence de la République, deux mandats seulement!», lui aurait-il déclaré. Elle affirme également que si elle n'a pas obtenu la direction d'EDF, c'est selon les dires de Nicolas Sarkozy, «parce qu'elle ne lui aurait pas demandé». Décrivant cet entretien comme «surréaliste», Anne Lauvergeon se serait également vu proposer le poste de patronne d'Air France qu'a finalement obtenu l'ancien chef de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, Alexandre de Juniac. «Il m'a dit: ‘Alexandre est un ami, mais il n'a pas le niveau, il ne sera jamais président d'Air France. Il faut être sérieux'», révèle-t-elle.

Lauvergeon était opposée à la vente de nucléaire à Kadhafi

À travers Nicolas Sarkozy, c'est aussi l'État actionnaire d'Areva qu'Anne Lauvergeon critique. «Il nous fallait une augmentation de capital de 3 milliards d'euros. En 2004, Nicolas Sarkozy, ministre des Finances, la décide. Après lui, Hervé Gaymard la confirme, mais n'a pas le temps de la mettre en œuvre. Puis vinrent Thierry Breton et Dominique de Villepin, qui ont tout suspendu... Enfin, après 2007, il n'y a plus eu de stratégie du tout. […] Toute stratégie cohérente a disparu au profit du court terme et des intérêts d'un clan. Et des intermédiaires! Je suis passée par l'incrédulité, l'effarement, puis l'indignation...». L'ancienne patronne d'Areva a ainsi affirmé qu'elle était opposée à la vente de nucléaire à la Libye de Mouammar Kadhafi.

Anne Lauvergeon n'épargne pas l'actuel PDG d'EDF, Henri Proglio, avec lequel elle entretenait des relations conflictuelles. «La France a la grande chance de posséder quatre entreprises mondiales dans le domaine énergétique - EDF, GDF-Suez, Total et Areva, explique-t-elle. Avec Gérard Mestrallet et Christophe de Margerie, nous avions des visions communes et un jeu collectif. Henri Proglio est arrivé en se proclamant capitaine (de l'équipe de France nucléaire), en refusant systématiquement de passer le ballon et en taclant ses coéquipiers. À peine nommé, il a critiqué publiquement la filière, qu'il connaissait fort peu, prônant le démantèlement d'Areva. Pour se sentir aussi fort, il fallait bien qu'un axe d'airain se constitue, fait de politiques et d'intermédiaires afin de servir ses intérêts.» Et d'ajouter: «Saura-t-on un jour pourquoi le patron d'EDF a eu ainsi table ouverte à l'Élysée durant tout ce quinquennat? Regardez encore, la semaine dernière, les résultats de l'appel d'offres de l'État pour 10 milliards d'euros dans l'éolien offshore.» La semaine dernière, EDF, associé à Alstom, a remporté trois des cinq lots du contrat géant pour l'installation d'éoliennes offshore au large des côtes françaises.

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Crise de l'euro: Marine Le Pen a raison, une fois de plus....

Le Point.fr - Publié le 10/04/2012 

L'Allemand Markus Kerber conteste juridiquement les plans de sauvetage de la zone euro et critique le laxisme français. Interview d'un homme agacé.

 


Le couple franco-allemand pourrait bien ne pas résister à une crise française. © Dabkowski Wiktor / Abaca

Professeur d'économie et de finances à l'université de Berlin et fondateur du think tank Europolis, Markus Kerber a déposé des recours contre le sauvetage de la zone euro devant la Cour constitutionnelle de son pays. Selon lui, tous les principes fondateurs de l'Union monétaire ont été brisés avec les plans de sauvetage des pays en difficulté de la zone euro. La France apparaît de plus en plus comme un boulet pour l'Allemagne. 

Le Point : Quel regard portez-vous sur la campagne présidentielle française ?

Markus Kerber : Je remarque l'absence totale, dans le débat, des grands problèmes auxquels la France fait face. Personne, je dis bien personne, ne parle . Le des finances publiques, qui sont dans un état lamentable et menacent la souveraineté de la France à courte échéance. Le président actuel a fait en sorte, avec une constance singulière, que le pacte de stabilité soit violé, même pendant les périodes de croissance. Je rappelle qu'en 2010 la France a enregistré une croissance importante, alors que le déficit s'est aggravé. Le déficit primaire - abstraction faite du coût de la dette - reste négatif alors qu'il est positif en Italie. L'État français dépense bien trop, environ 55 % du PIB, quand l'Italie et la Grande-Bretagne sont à peu près à 50 %, l'Espagne et l'Allemagne à 45 %. Monsieur Mélenchon promet des tombereaux de dépenses, monsieur Hollande veut renégocier le pacte fiscal signé par le gouvernement français à Bruxelles.

La France peut-elle encore accrocher la locomotive allemande si elle suit la voie adoptée par Gerhard Schröder en Allemagne dans les années 2000 ?

Je ne suis pas de ceux qui pensent qu'un pays de la zone euro doit en copier un autre. Chaque pays a ses propres structures de sécurité sociale qui sont incomparables. Ce qui est sûr, c'est que la France doit revenir à l'équilibre des finances publiques, sinon elle finira dans une situation comparable à celle de 1983 (au moment du tournant de la rigueur, NDLR). Si vous lisez les rapports de monsieur Migaud à la Cour des comptes, socialiste, il dit en termes beaucoup plus retenus ce que je viens de dire.

Vous prédisez un éclatement de la zone euro en deux groupes avec, d'un côté, les pays du Nord compétitif et, de l'autre, les pays du Sud. Quelle place donnez-vous à la France dans cette recomposition ?

Il y a un écart de compétitivité industrielle entre le Sud et le Nord. Ce n'est pas une malédiction des pays du sud de la Méditerranée, mais c'est un fait. L'euro n'a rien fait pour réduire cet écart. Au contraire. Il a permis aux pays souffrant de problèmes structurels de compétitivité de laisser dériver dangereusement le secteur public. Quant à l'Irlande, elle a laissé se développer un secteur bancaire surdimensionné. L'Espagne, elle, s'est retrouvée avec une bulle immobilière. Où se situe la France dans tout ça ? C'est traditionnellement un pays de faible monnaie. Elle a certes décrété, après des luttes internes terribles, l'indépendance de la Banque de France, et a mené une politique du franc fort et de désinflation compétitive avant de suivre à peu près le même modèle monétaire allemand. Mais les élites politiques françaises, de gauche comme de droite, et ceux qui ont des responsabilités au sein des autorités monétaires ne se sont jamais résolus à l'abandon d'une politique monétaire au service du commerce extérieur et des besoins budgétaires. Et ce, alors même que le traité de Maastricht a inauguré une banque centrale indépendante au service de la stabilité des prix. Aujourd'hui, la France, l'Espagne, l'Italie ou la Grèce veulent que la BCE se mêle de la conjoncture, joue le sapeur-pompier pour les budgets à la dérive et soit le prêteur en dernier ressort pour les banques. C'est absolument contraire à une philosophie allemande partagée par le Luxembourg, les Pays-Bas, la Finlande et l'Autriche. Bref, la France est de fait dans le camp des pays de la Méditerranée.

Quelle est la responsabilité de la France dans la crise actuelle de la zone euro ?

Le projet d'une monnaie unique, décrétée par des technocrates, est en lui-même une idée française. Delors en était l'ingénieur. Comme disait de Gaulle, à l'époque, la politique d'abord, l'intendance suivra.Mais l'économie est une intendance très résistante au volontarisme politique. Au lieu de faire une monnaie commune ( cette proposition figure dans le projet présidentiel de  Marine Le Pen.ndlr) (qui aurait laissé intactes les monnaies nationales), on a voulu éviter toute concurrence monétaire. Le résultat est là. L'Espagne a par exemple bénéficié de taux d'intérêt bas qu'elle n'aurait jamais connus avec la peseta. Résultat, les promoteurs immobiliers ont bénéficié d'une rente de situation.

La France peut-elle être le prochain pays attaqué par les marchés ?

Elle est évidemment candidate. Elle l'aurait déjà été si le président de la BCE n'avait pas ouvert les vannes de la liquidité en prêtant aux banques à 1 % pendant trois ans, leur permettant d'acheter les obligations de l'État français. Regardez combien la Banque de France a acheté d'obligations d'État depuis 2008, c'est hallucinant ! Les banques centrales ne font que créer l'illusion que tout va bien.

L'Allemagne ne doit-elle pas accepter un assouplissement de sa politique budgétaire pour faire repartir la croissance européenne ?

Les finances publiques de l'Allemagne ne sont pas en très bon état. La France est à près de 90 % de sa dette, l'Allemagne à 80 %. Celle-ci se porte bien, parce que les recettes fiscales se portent bien. Mais elle ne peut pas jouer la locomotive de l'Europe tout en exposant son économie et son État à d'énormes risques liés aux pare-feu de sauvetage de la zone euro. Une politique budgétaire volontariste aurait pu être acceptable pour relancer l'économie européenne, si l'Allemagne n'avait pas les mains menottées par les pare-feu.

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A quand un communiqué du FLN sur ses massacres de pieds noirs et de harkis ?

Guerre d'Algérie : Jean-Marie Le Pen et le faux communiqué

Le Monde.fr | 10.04.2012 


Tôt mardi matin, les correspondants du Front National ont reçu un courriel semblant émaner de Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du Front national. Dans ce communiqué, M. Le Pen assure qu'il a pratiqué la torture pendant la guerre d'Algérie, alors qu'il  servait comme lieutenant dans le premier régiment étranger de parachutistes.

Rapidement après la diffusion de ce courrier, Jean-Marie Le Pen, a nié en être l'auteur et a annoncé qu'il déposerait plainte pour "faux". "Nous sommes en pleine campagne électorale. Dans beaucoup de pays ça se règle à coups de revolver, de poison. Ici c'est des mails, c'est un progrès quand même", a-t-il déclaré.

Accusé à plusieurs reprises de torture, l'ancien leader du FN a toujours réfuté de tels actes. Dans le courriel incriminé, celui qui se fait passser pour M. Le Pen annonce qu'il va s'expliquer, lors d'une conférence de presse dans l'après-midi, avec cet aveu : "Oui j'ai torturé en Algérie". Il détaille :

"Cette vérité que je dois aux Français, ainsi qu'aux représentants des institutions républicaines, je la donnerai donc sans vanité : oui j'ai torturé en Algérie, pendant cette période noire que l'on a appelé la 'bataille d'Alger'.

Une période troublée et encore bien présente pour beaucoup de ceux qui y ont participé dans les rangs de l'armée française, sous le gouvernement socialiste d'alors de Guy Mollet, de son ministre de la justice François Miterrand [sic] et du gouverneur général de l'Algérie Robert Lacoste.

Les généraux Aussares et Massu, le colonel Bigeard, d'autres encore dont les noms ont sombré dans l'oubli, tous nous avons pratiqué "la question" sur des algériens prisonniers, avec des méthodes qui paraitraient aujourd'hui proches de celles que les nations barbares utilisaient, à d'autres époques, pour inspirer la terreur chez leurs ennemis."

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Minaret ou clocher ? Banlieue ou terroir ? Sarkhollande ou Marine ?

Marine Le Pen se félicite de ne pas aller en banlieue

lemonde.fr 10/4/12

 

Marine Le Pen a expliqué, mardi 10 avril sur Public Sénat, qu'elle ne se rendait pas en banlieue à la différence des autres candidats.

"Tout le monde passe sa vie en banlieue, eh bien moi je ne vais pas en banlieue. Je vais en campagne parce que l'immense majorité de la population vit dans la ruralité. Les quartiers dans les banlieues, ils ont tout : les caméras de télévision, l'argent de la politique de la ville qui se déverse, ce sont des milliards. [Les banlieues] ont les responsables politiques à leur chevet, surtout pendant les élections".

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Fraternité marseillaise

Arrêtés après une violente agression


Publié le mardi 10 avril 2012 laprovence.com Merci à Desouche

 
 

 

Il venait de quitter son véhicule, rue de Lyon (14e) à Marseille, dimanche vers 21 h, quand les quatre hommes l'ont surpris. La victime, un automobiliste d'une trentaine d'années, s'est retrouvée nez à nez avec ses agresseurs, qui se sont rués sur lui. Ils ont arraché sa chaîne en or, sa sacoche, mais aussi son téléphone.

Sérieusement choqué, il a néanmoins conservé un minimum de clairvoyance pour noter l'immatriculation de la voiture de ses agresseurs. Il a même réussi à les suivre en direction du marché aux Puces. C'est finalement dans la cité Félix-Pyat, qu'il les a vus s'arrêter. La victime a alors contacté la police. 

Des fonctionnaires du commissariat du 3e arr., ont mis en place une discrète surveillance des lieux. Aux environs de 3h du matin, les quatre hommes ont été appréhendés dans le calme.

Placés en garde à vue, les quatre garçons âgés d'une vingtaine d'années ont été reconnus par la victime. Hier soir, ils se trouvaient toujours en audition.

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Marine Le Pen: l'exception française

Marine Le Pen : «Je suis la candidate antisystème»

 

Par Philippe GoulliaudGuillaume Perraultlefigaro.fr publié le 09/04/2012
Marine Le Pen, vendredi 6 avril à Paris.
Marine Le Pen, vendredi 6 avril à Paris. Crédits photo : Albert Facelly pour Le Figaro/Albert Facelly pour Le Figaro


INTERVIEW - La présidente du Front national, qui mène sa première campagne présidentielle, ne donnera «pas de consigne de vote» en cas de duel Sarkozy-Hollande au second tour.

LE FIGARO. - Quelle appréciation portez-vous sur le déroulement de votre première campagne présidentielle?

Marine LE PEN. - On reproche souvent aux candidats à la présidentielle d'éluder les sujets qui fâchent. Je ne me sens pas visée par cette critique. J'ai développé des sujets qui correspondent aux préoccupations des Français - euro, pouvoir d'achat, protectionnisme, fondamentalisme, immigration. S'il y a bien un candidat qui a pris des positions claires sur les débats de fond, c'est moi. En revanche, nos concitoyens sont victimes de la concurrence commerciale que se livrent les médias. D'un discours d'une heure et demie, les rédactions ne retiennent que la «petite phrase» susceptible de faire du buzz. Le commentaire journalistique est devenu très prévisible. Par rapport à la campagne présidentielle de 2007, la situation a empiré.

Nicolas Sarkozy semble en passe de séduire de nouveau une partie de vos électeurs…

Les Français n'ont pas la mémoire d'un poisson rouge. Ils vont se souvenir des résultats calamiteux de Nicolas Sarkozy en matière de chômage, de pouvoir d'achat, d'insécurité et d'immigration. Le président sortant me fait penser à un cancre qui ne fait rien pendant toute l'année scolaire et qui, à quinze jours du conseil de classe, met tout en œuvre pour se faire bien voir par la maîtresse. Si le conseil de classe est indulgent et l'admet en classe supérieure, il recommence aussitôt à décevoir ses professeurs. Le conseil de classe de Nicolas Sarkozy, c'est l'élection présidentielle. Ça n'arrive qu'une fois tous les cinq ans. J'en appelle donc aux Français et je leur dis: ne soyez pas laxistes envers le président sortant et sanctionnez-le.

Êtes-vous favorable à sa proposition d'un référendum sur le contentieux des étrangers en situation irrégulière?

Nicolas Sarkozy ne devrait même pas oser prononcer le mot de référendum. Il a violé de façon cynique le choix des Français, qui avaient voté non au référendum du 29 mai 2005 sur le Traité constitutionnel européen. Une de ses premières décisions a été de faire entériner par le Parlement réuni en Congrès le traité de Lisbonne, qui reprend la quasi-totalité des dispositions que le suffrage universel avait rejetées par référendum. Et l'immigration clandestine s'est aggravée sous son quinquennat. Par ailleurs, l'immigration légale a continué au rythme de 203. 000 entrées l'année dernière.

Aucune réforme de Nicolas Sarkozy ne trouve donc grâce à vos yeux, même pas, par exemple, le statut de l'autoentrepreneur?

On parle beaucoup moins des privilèges exorbitants que Nicolas Sarkozy a accordés à la grande distribution. Les grandes surfaces ont désormais le droit de s'installer dans les centres-villes. C'est la mort annoncée du commerce de proximité. Et le consommateur n'y gagne même pas des prix moins élevés. Dans tous les domaines, le président sortant a affaibli les indépendants au bénéfice des grands groupes.

Jean-Luc Mélenchon ne vous a-t-il pas volé le rôle de contestataire numéro un?

Jean-Luc Mélenchon participe du système qu'il prétend combattre. Son rôle est de jouer le populo du PS, chargé d'insulter en permanence la candidate du Front national. Il veut canaliser une révolte populaire pour la ramener dans le bercail de François Hollande. Bernard Tapie avait eu le même emploi de rabatteur il y a vingt ans pour le compte de François Mitterrand. Tout ça n'a rien de particulièrement révolutionnaire. Lorsque je vois Jean-Luc Mélenchon bras dessus bras dessous avec la patronne du Medef, Laurence Parisot, pour m'attaquer, je me dis que le candidat du Front de gauche ne doit pas être bien inquiétant pour le CAC 40. L'engouement des médias pour lui est un effet de mode. Les instituts de sondage sérieux m'attribuent au moins 16% des intentions de vote. Je serai donc devant Jean-Luc Mélenchon. Les sondeurs qui affirment qu'il va me devancer sont soit incompétents soit malhonnêtes.

Pourrez-vous continuer à renvoyer dos à dos Nicolas Sarkozy et François Hollande s'ils s'affrontent au second tour?

Ces deux candidats se proposent de mener la même politique. Seul le style de leur campagne diffère. François ­Hollande sait qu'il avance dans des sables mouvants. Il ne bouge pas le petit doigt, de peur de s'enfoncer. Nicolas Sarkozy, lui, annonce vingt mesures par jour et va jusqu'à reprendre ses engagements non tenus de 2007. On a vu ce qu'il fallait en penser. Les deux candidats ne cherchent pas à attirer les électeurs par l'adhésion à leur programme, mais par le rejet de leur adversaire. François Hollande surfe sur l'antisarkozysme. Nicolas Sarkozy mise sur la peur de la gauche. Mais tous deux sont prêts à sacrifier le peuple français pour renflouer la zone euro. L'un comme l'autre préparent des plans d'austérité qui mèneraient directement la France à la situation de la Grèce. Le résultat serait le chômage de masse, la baisse spectaculaire du pouvoir d'achat des Français et le déclassement généralisé des classes moyennes. Je ne peux pas soutenir un candidat qui met en œuvre la politique inverse de celle que je préconise. Si le second tour oppose Nicolas Sarkozy et François Hollande, je ne donnerai pas de consigne de vote.

N'êtes-vous pas plus sévère envers le candidat UMP qu'à l'égard de son adversaire socialiste?

C'est Nicolas Sarkozy qui est au pouvoir depuis cinq ans - et même près de dix ans puisqu'il faut inclure ses années au ministère de l'Intérieur - et non la gauche. Les socialistes, au moins, annoncent leur programme pendant la campagne et le mettent en œuvre s'ils gagnent les élections. Le candidat UMP, lui, dit l'inverse de ce qu'il fait après sa victoire. Cela dit, je combats le Parti socialiste de très longue date. J'ai dénoncé depuis des années la mafia que constituent certains élus PS du Nord-Pas-de-Calais. C'est grâce à moi, et à Steeve Briois, que le maire socialiste d'Hénin-Beaumont a été révoqué et incarcéré.

N'avez-vous pas intérêt à l'échec de Nicolas Sarkozy pour participer à une recomposition de la droite?

Nicolas Sarkozy est seul responsable de ce qui va arriver. Il ne sera pas le prochain président de la République et va quitter la politique après avoir donné tous les pouvoirs à la gauche. Pour ma part, je ne m'allierai pas avec l'UMP aux élections législatives de juin. Mais je suis prête à accueillir tous ceux qui croient encore en la France, d'où qu'ils viennent, pourvu qu'ils soient conscients des méfaits de l'ultralibéralisme et opposés à l'immigration. Nous voulons regrouper tous ceux qui veulent redonner aux Français leur souveraineté, monétaire, territoriale, identitaire.

Votre père n'est-il pas un boulet dans votre campagne? A-t-il vraiment envie de vous voir obtenir un meilleur score que lui en 2002?

Jean-Marie Le Pen me fait bénéficier de l'immense expérience qu'il a accumulée en cinquante ans de vie politique. C'est un homme libre qui n'a pas l'habitude de se plier devant les diktats de la pensée unique. Il n'a qu'un seul objectif: le redressement de la France, ce qui passe par ma victoire.

Regrettez-vous votre présence controversée au bal de la Hofburg à Vienne, à l'invitation de corporations étudiantes proches du FPO et accusées de compter des néonazis?

Cette affaire est un pur scandale. Le moindre renseignement pris aurait permis de conclure que ces accusations, lancées par des groupes d'extrême gauche et des associations ultrasubventionnées, type SOS Racisme, relevaient de la calomnie. Le FPO est un parti qu'on dit populiste, patriote, opposé à l'immigration et eurosceptique. Il obtient 30% des voix en Autriche.

Vous revendiquez pour vous-même l'appellation de «populiste»: pourquoi?

Ce terme est utilisé par les élites pour exprimer tout leur mépris du peuple, de ses inquiétudes et de ses aspirations. En France, le peuple subit les décisions de ses dirigeants. Il est le grand oublié des trente dernières années. Or la démocratie, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Si c'est ça, être populiste, je suis populiste.

N'est-ce pas une posture facile et confortable?

Être la seule candidate opposée au système n'est ni facile ni confortable. J'ai l'impression de vivre un film catastrophe où j'interpréterais le rôle de celui qui dit aux puissants: «Attention, il faut prendre des mesures drastiques immédiatement, ou bien nous allons au désastre!» Mais les puissants veulent continuer à faire du business et la catastrophe arrive… Dans ce genre de film, une fois le désastre consommé, on vient chercher celui qui avait tiré la sonnette d'alarme en vain. Mais moi, je ne me résigne pas au désastre: je veux l'éviter. La crise n'est pas derrière nous mais devant nous. Je défends une révolution démocratique, patriotique et pacifique. La politique que mènerait ­Hollande ou Sarkozy risque de conduire à une révolution à la Mélenchon, qui ne serait ni démocratique, ni patriotique, ni pacifique.

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Marine Le Pen chez elle, dans la capitale des Gaules.

Le Point.fr - Publié le 07/04/2012 

La candidate du FN à l'Élysée a retrouvé, samedi à Lyon, des accents poujadistes pour dénoncer la finance et la grande distribution.

La candidate du FN à l'Élysée, Marine Le Pen, a appelé samedi lors de son meeting à Lyon à la mobilisation maximale le 22 avril.

La candidate du FN à l'Élysée, Marine Le Pen, a appelé samedi lors de son meeting à Lyon à la mobilisation maximale le 22 avril. © Jean-Philippe Ksiazek / AFP

S'éloignant apparemment de ses thématiques habituelles, Marine Le Pen a décliné, samedi à Lyon, son programme économique devant 3 000 supporteurs qui avaient répondu présents dans une ville vidée par le week-end de Pâques.

Le chômage endémique, la chute du pouvoir d'achat, la pression fiscale, l'automobiliste "vache à lait", la lutte contre la fraude, le système bancaire..., la candidate du FN s'est présentée comme "une femme libre" pour dénoncer "toutes les injustices dont sont victimes les Français" et désigner Nicolas Sarkozy et la droite comme les responsables, copieusement hués, de cette situation. Un Nicolas Sarkozy auquel elle reproche "de ne pas être amoureux de la France" et de "s'extasier devant les États-Unis et l'Allemagne".

"Le fascisme doré des marchés"

Mais c'est au système bancaire que Marine Le Pen a réservé ses plus violentes attaques, dénonçant "le fascisme doré des marchés financiers". "Que reste-t-il comme marge de manoeuvre pour les États et les nations dans ce fascisme doré ? Le gouvernement du peuple par le peuple, pour le peuple, est devenu le gouvernement des banques par les banques !" s'est-elle exclamée. "Choisit-on encore entre plusieurs candidats, ou ne reste-t-il, comme seul choix, que BNP Paribas, J.P. Morgan, Goldman Sachs ?"

Marine Le Pen s'est également attaquée à la grande distribution, qu'elle juge en partie responsable de la montée du chômage, de la baisse du pouvoir d'achat des Français, de l'enlaidissement du paysage français, et dont elle souhaite envoyer en prison les dirigeants qui passent des ententes nuisibles à la concurrence. "La grande distribution est responsable de la disparition de 250 000 petits commerces en vingt ans, de la destruction de 600 000 emplois directs et de 20 000 petites communes qui ne comptent plus un seul commerce", a dénoncé la candidate. Aussi promet-elle d'interdire l'implantation de grandes surfaces dans les villes de moins de 30 000 habitants, afin de redynamiser le petit commerce, cherchant surtout à séduire les commerçants et les personnes âgées en renouant avec la tradition poujadiste de l'extrême droite française.

"La seule candidate anti-système"

Jean-Luc Mélenchon a également eu droit à une mention spéciale en tant qu'"idiot triplement utile". "Utile à François Hollande puisqu'il permet de se défouler au premier tour avant d'espérer voter au second tour pour le candidat socialiste, idiot utile de Nicolas Sarkozy, lui permettant de créer une dynamique pour le second tour, et enfin idiot utile de François Hollande et Nicolas Sarkozy réunis, puisqu'il trompe des électeurs qui croient s'attaquer au système en votant pour lui au lieu d'apporter leurs suffrages à la seule candidate anti-système qu'est Marine Le Pen."

C'est néanmoins ses références à l'affaire Merah qui lui ont valu les applaudissements les plus nourris, retrouvant là les fondamentaux du parti frontiste. "Il est de plus en plus difficile d'entrer dans les cases pour avoir droit aux aides sociales", a déploré la candidate, "mais Mohamed Merah, lui, entrait dans les cases, comme des milliers de voyous, récidivistes et criminels sans se croire obligés de respecter la moindre règle, ni la loi". "Eh bien, avec moi, ceux-ci n'y auront plus droit", a-t-elle lancé dans un tonnerre d'applaudissements, avant de prédire un "raz de marée le 22 avril".

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Sarkozy, il ose tout, c'est même à ça con le reconnait...

Le FN appelle les Harkis à manifester contre une visite de Nicolas Sarkozy à Rivesaltes

 

Le Front National a appelé, lundi 9 avril, à manifester samedi prochain contre une visite, le même jour, de Nicolas Sarkozy à Rivesaltes, près de Perpignan, accusant le président-candidat UMP de "tenter de s'approprier une mémoire qu'il a méprisée pendant cinq ans" en rendant hommage aux harkis.

Le Maire de Marseille Jean Claude Gaudin, premier soutien de Nicolas Sarkozy, a reçu officiellement et avec tous les honneurs Zohra DRIF, poseuse de bombes notoire durant la guerre d’Algérie, à l’origine de l’attentat du « Milk Bar » et qui fît chez les civils 3 morts -3 femmes et des blessés dont de nombreux enfants !

 

"L'équipe de Nicolas Sarkozy a annoncé la visite du président-candidat à Rivesaltes samedi 14 avril pour tenter de s'approprier une mémoire qu'il a méprisée pendant cinq ans", avance le vice-président du FN, Louis Aliot, dans un communiqué. "Comment Nicolas Sarkozy peut-il tenter de manipuler cette mémoire à des fins purement électoralistes?", s'interroge le vice-président du FN, Louis Aliot.

 

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