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vendredi, 11 mai 2012

Depuis le 6 mai, Buisson sa cache dans un fourré !

Le Point.fr - Publié le 09/05/2012 

Selon le conseiller le plus influent de Sarkozy, sa stratégie très à droite était la seule possible.

Patrick Buisson (à droite) a-t-il évité la débâcle ou précipité la défaite ? (En médaillon, Buisson en 1987, alors qu'il dirigeait l'hebdomadaire "Minute".)

Patrick Buisson (à droite) a-t-il évité la débâcle ou précipité la défaite ? (En médaillon, Buisson en 1987, alors qu'il dirigeait l'hebdomadaire "Minute".) © Élodie Grégoire/Pierre Verdy / REA/AFP


"Si Nicolas Sarkozy perd, c'est que je l'aurai mal conseillé." Patrick Buisson faisait claquer ces mots devant nous, il y a un an tout juste, en mai 2011. Ce jour-là, les yeux du polito-idéologue le plus influent du quinquennat avaient l'éclat de l'orgueil bien placé : là où se joue l'idée que l'on se fait de soi-même.

Nicolas Sarkozy a perdu. Cette élection est sa défaite avant d'être la victoire de François Hollande. Buisson, cet intellectuel maurrassien qui, de 2005 à 2012, a inventé, puis façonné le sarkozysme, a-t-il mal conseillé son candidat ? C'est l'histoire que vont (se) raconter tous ces ministres, tous ces dirigeants de l'UMP que, cinq ans durant, cet "irrégulier" - le mot est de lui - venu de la droite de la droite n'a pas daigné rencontrer ni même rappeler. Tous les gaullistes, les humanistes, les centristes, les Juppé, Fillon, Raffarin, Guaino, qui n'ont cessé de prononcer les deux syllabes sifflantes de son nom d'arbrisseau comme s'il s'était agi du diable. Tous ceux qui jalousaient l'influence que l'ancien directeur de Minute puis deValeurs actuelles exerçait sur Sarkozy. Tous ceux qui contestaient ce que le président avait dit de son cartomancien préféré en le décorant de la Légion d'honneur, en septembre 2007 : "C'est grâce à lui que j'ai été élu." Considérera-t-il, cette fois-ci, que c'est par sa faute qu'il a été battu ?

Le pouvoir d'achat, c'est comme le beau temps"

"Ce soir, j'ai eu une pensée compatissante pour Buisson. Il va se faire massacrer", confiait un cacique de la majorité sitôt connus les résultats du... premier tour. "Comment voulez-vous, poursuivait-il, que Buisson, qui avait pour mission de siphonner le Front national, survive à ce résultat : Marine Le Pen à presque 18 % ? Sa stratégie a légitimé et crédibilisé les thématiques du FN. Il est mort !" C'est, dans un premier temps, tout l'inverse qui s'est produit. Sarkozy a remercié son conseiller, le 22 avril : "Sans toi, je n'étais pas au second tour." Le même soir, le président a eu quelques mots férocement ironiques à l'intention d'Alain Juppé et de François Fillon : "Quand je pense que certains voulaient que je fasse campagne au centre..." C'est la première chose qu'il leur a assénée lorsqu'ils sont arrivés à l'Élysée. Comment mieux dire qu'il n'a pas apprécié leurs réserves sur la stratégie droitière ?

Dans cet entre-deux-tours, Buisson a été le "dernier espoir du président", selon l'expression de l'ancien ministre Hervé Novelli, qui soulignait alors : "Pendant quinze jours, plus personne à l'UMP ne peut contester officiellement l'école buissonnière." Laquelle reposait sur l'analyse suivante, étayée par Buisson devant Sarkozy : "Le vote pour Marine Le Pen n'est pas un vote de protestation, c'est un vote d'adhésion aux idées du FN. Les 6,5 millions de gens qui ont voté pour elle expriment leur attachement à un mode de vie et leur refus de la mondialisation. Ces 6,5 millions de gens, vous allez en faire quoi ? L'immigration arrive en tête comme motivation pour 86 % de ceux qu'on sonde. Dans les enquêtes d'opinion, l'emploi et le pouvoir d'achat sont des items rhétoriques. Leur négativité n'existe pas. Personne n'est contre le pouvoir d'achat. C'est comme le beau temps, ce n'est pas clivant."

"Bande de crétins"

Le soir du premier tour, Buisson grondait dans le téléphone : "Vous vous êtes trompés sur tout, vous, la médiacratie ! Bande de crétins, si on avait fait une autre campagne, si on avait adopté une autre stratégie, Sarkozy était à 22 %, Marine Le Pen à 23 %, et c'était un 21 avril à l'envers ! Il n'y a pas besoin d'être un expert en politologie pour comprendre cela. Comment voulez-vous que des électeurs qui hésitent entre Le Pen et Sarkozy le choisissent, lui, s'il ne fait pas campagne au peuple ? On a eu la bonne stratégie. On a bien senti ce qui se passait dans le pays." Comment, alors, expliquer que Sarkozy arrive deuxième derrière Hollande ? "Ce sont les couillons qui ont parlé de nommer Bayrou Premier ministre. Vous savez bien : Juppé, Raffarin et Pécresse..." Buisson n'a pas attendu de connaître le résultat du premier tour pour s'indigner des déclarations publiques de ces trois "irresponsables", s'offusquait-il, qui ont commencé de faire des appels du pied à Bayrou dès la fin du mois de mars. Quand on lui fait remarquer que Sarkozy n'a pas fermement démenti, et que, surtout, il a annoncé sur France 2, le 12 avril, que "si c'était à refaire", il referait l'ouverture, Buisson soupire : "Le président a perdu du terrain quand il s'est mis à parler d'ouverture. Tout ça nous a fait perdre 2 points." Il faut reconnaître à Buisson une vraie constante : il s'est toujours insurgé contre l'ouverture. Depuis 2007. "On ne peut pas se faire élire sur un programme de droite décomplexée et prétendre gouverner avec des socialistes", pestait-il à l'époque. Sarkozy n'a pas tenu compte de ses mises en garde.

Car Buisson n'a pas été écouté sur tout et il tient à le faire savoir, à présent qu'il est le mieux placé pour être désigné à la vindicte publique comme l'affreux père de la défaite. "Si Nicolas perd, Patrick sera le premier à être mis en cause", confirmait Brice Hortefeux à la veille du second tour. Ce n'est pas pour rien que Buisson, anticipant ces attaques, a tenté de se dédouaner auprès de nous tant qu'il était encore temps : pendant l'entre-deux-tours. Comme si, pour lui, l'heure était à l'inventaire avant liquidation. Il fallait l'entendre rappeler son hostilité à l'ouverture, donc ; il fallait le voir pointer les conséquences dans les sondages, sitôt que ladite ouverture s'est invitée dans la campagne de Sarkozy. "Regardez les courbes !" insistait-il. Et de nous faire passer un graphique "passionnant et d'une lisibilité parfaite", assurait-il. On y observe que Sarkozy commence à baisser juste avant l'égalité des temps de parole, quand "le message devient confus parce que l'idée d'ouverture est réactivée". C'est-à-dire quand le président-candidat dévie de la ligne Buisson.

Un "homme vraiment curieux" (Hortefeux)

"Sarkozy aurait dû être à 30 %", martèle-t-il, avant de nous inviter à lire ce que le géographe Christophe Guilluy a déclaré à Marianne ("La stratégie Buisson n'a pas échoué") et ce que Valérie Pécresse a affirmé dans Le Figaro du 26 avril ("L'analyse de Patrick Buisson est juste depuis le début"). Buisson, qui recense les mots aimables à son endroit, sera heureux d'apprendre que Hortefeux ne pense pas autre chose : "Nicolas est monté tant qu'il a suivi la stratégie de Buisson. Quand la ligne a été brouillée, il a baissé. C'est Buisson qui avait raison", conclut-il en précisant : "Je n'ai aucune affinité particulière avec lui. C'est un homme vraiment curieux. Nicolas aussi pense qu'il est un peu fou, mais il a une totale confiance dans son analyse de l'opinion." Même ce ministre, ô combien rétif aux "buissonneries", le concède : "Je ne suis pas sûr qu'on aurait gagné avec une autre stratégie." On croirait entendre Buisson : "Il n'y avait pas d'autre campagne, pas d'autre stratégie possible que celle que j'ai proposée."

Peut-être. Mais voilà : il faut un coupable. Certes, pour ne pas le devenir, celui-là vous indique qu'il a "émis toutes les réserves possibles et imaginables au sujet du choix de Nathalie Kosciusko-Morizet comme porte-parole du candidat. Une bobo pour s'adresser aux électeurs du FN, c'était une erreur de casting." Certes, il vous relate qu'il a plaidé pour une entrée en campagne "un mois plus tôt. Quand on est challenger, on a intérêt à faire une campagne raisonnablement longue." Certes, il regrette la campagne de 2007 : "La campagne de 2012 a été beaucoup moins transgressive. En 2007, Nicolas prononce les mots racaille et Kärcher." Certes, il vous annonce en ronchonnant : "On ne peut pas obtenir satisfaction sur tout, dans une campagne." Qu'importe : il était le gourou ; il sera le bouc émissaire.

Mayonnaise

"Patrick a été préposé pour rattraper une mayonnaise. Or, une mayonnaise, c'est irrattrapable, estime Philippe de Villiers, dont Buisson fut le conseiller et l'ami. Il aurait dû dire à Sarkozy que ce n'était pas possible." Au lieu de quoi il a voulu y croire. "Vous n'entendez pas la voix sépulcrale qui monte des entrailles de la terre de France ? nous apostrophait-il fin mars. Clovis, Jeanne d'Arc, Bayard ! Nicolas Sarkozy est porté par une dynamique qui va l'emmener à l'élection. Ça ne va pas faire plaisir aux journalistes, mais il va être réélu." À peine un mois plus tard, à une semaine du second tour, notre homme se projetait déjà dans l'après-défaite : "Entre l'UMP et le FN, l'affrontement aura lieu, c'est sûr. Ce sont deux locomotives lancées à toute vitesse sur les mêmes rails. Si Sarkozy est battu, la droite aura les plus grandes difficultés à reconstruire une offre politique compétitive." À moins qu'elle ne fasse appel à ses services.

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jeudi, 10 mai 2012

Hollande, Président de la République...française ?

Aliot (FN) contre les drapeaux étrangers

AFP Mis à jour le 07/05/2012 lefigaro.fr
 
 
 

Le vice-président du Front national Louis Aliot s'est offusqué aujourd'hui de la présence de drapeaux étrangers, notamment "beaucoup de drapeaux algériens", lors du rassemblement célébrant la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle hier soir place de la Bastille.
"J'ai été hier assez surpris de voir autant de drapeaux étrangers saluer la victoire de M. Hollande. Ce sont ces mêmes drapeaux étrangers qu'on avait vu saluer la victoire de Nicolas Sarkozy et déjà de Jacques Chirac en 2002", a affirmé Louis Aliot sur France Info. "J'ai vu beaucoup de drapeaux algériens notamment, ce qui prouve bien que la communautarisation de la société française n'est pas une vue de l'esprit mais une réalité", a-t-il conclu. 

Comme Louis Aliot, la ministre de l'Apprentissage, Nadine Morano, a déploré aujourd'hui la présence de "beaucoup de drapeaux rouges" et "beaucoup de drapeaux étrangers" hier soir place de la Bastille. "Ca ne me rassure pas beaucoup", a commenté Mme Morano
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L'UMP restera t'elle Une Machine à Perdre ?

Le Point.fr - Publié le 07/05/2012 

Le vice-président du Front national, Louis Aliot, a appelé les partisans de l'UMP à rejoindre son parti pour les législatives.

Le vice-président du FN a estimé que l'UMP était le "parti de l'échec".

Le vice-président du FN a estimé que l'UMP était le "parti de l'échec". © Bertrand Langlois / AFP

 
 

Le vice-président du Front national, Louis Aliot, a lancélundi un appel aux électeurs de Nicolas Sarkozy, battu dimanche parFrançois Hollande à la présidentielle, à rejoindre son parti pour les législatives, estimant que l'UMP était le "parti de l'échec". "L'UMP ne peut pas rassembler, elle ne peut pas être en tête de cette opposition aux socialistes et aux communistes, elle est le parti de l'échec, elle est le parti qui a mis la France dans l'état où elle est aujourd'hui", a déploré Louis Aliot sur France Info.

"Nous appelons les électeurs qui ont voté Nicolas Sarkozy à rejoindre le "rassemblement bleu marine", en tout cas dans les urnes, pour qu'il y ait à l'Assemblée un groupe parlementaire Front national qui permette de défendre les idéaux patriotiques", a-t-il lancé. "Ce qu'on appelle la droite a intérêt pour l'avenir à s'occuper des préoccupations des Français (...) de tout ce qui, en matière d'insécurité, d'immigration, de protectionnisme en général, n'a pas été fait durant les dix ans de mandat de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy", a souligné Louis Aliot.

"Il est urgent (de procéder à) une recomposition (de la droite) et, dans cette recomposition, Marine Le Pen est la mieux placée", a-t-il conclu.

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mercredi, 09 mai 2012

Législatives à Marseille: Va y'avoir du sport !

Législatives : l'UMP prise en tenaille entre la gauche et le FN

Portée par la vague Hollande à la présidentielle, la gauche peut gagner cinq députés à Marseille au mois de juin

Publié le mardi 08 mai 2012 laprovence.com


 

1re : LA REVANCHE DE CHRISTOPHE MASSE ?

Candidat FN: Elisabeth PHILIPPE ndlr

Bien que sèchement attaqué par l'écologiste Laurence Vichnievsky, le socialiste Christophe Masse est en position de faire son retour à l'Assemblée, cinq ans après sa défaite de 2007. Les 44,22 % obtenus par François Hollande au second tour montrent que la gauche à largement le potentiel de s'imposer en cas de triangulaire. Or, si le Front national a raté le second tour dans cette partie de la ville lors des législatives de 2007 et des municipales de 2008, les 25,14 % de Marine Le Pen bouleversent aujourd'hui la donne. Qui plus est, la droite est très divisée, avec les candidatures de la députée UMP Valérie Boyer, du maire de secteur Robert Assante et du franc-tireur gaulliste Alain Persia, sans oublier les dissensions avec Roland Blum, le premier adjoint de Jean-Claude Gaudin qui devait initialement se présenter dans cette circonscription.

2e : TIAN SANS SOUCI

Candidat FN: Alexandre BARTOLINI ndlr

En 2007, l'UMP Dominique Tian avait été réélu dès le premier tour. Dans une circonscription redécoupée mais toujours très favorable à la droite, il aura sans doute un peu de mal à renouveler cette performance en juin prochain, comme le montrent les 39,49 % de Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle. Pas de souci en revanche pour l'élu marseillais le 17 juin : alors que les 16,79 % de Marine Le Pen devraient priver le FN de second tour, le candidat-président a réalisé ce dimanche son meilleur score marseillais dans cette circonscription (60,8 %).

3e : ANDRIEUX OUBLIE LE REDECOUPAGE

Candidat FN: Stéphane RAVIER ndlr

Lorsque cette circonscription historiquement tenue par la gauche a été redécoupée en 2009, la députée PS Sylvie Andrieux a multiplié les critiques contre des coups de ciseaux trop favorables à la droite. Trois ans après, la vague Hollande lui rend le sourire : 50,22 % au second tour et 28,34 % quinze jours plus tôt, alors que le FN est assuré d'une qualification (26,23 % pour Marine Le Pen) contrairement à la candidate UMP qui risque fort d'être éliminée en raison d'une abstention aux législatives traditionnellement plus forte ici qu'ailleurs.

4e : L'OFFENSIVE DE PATRICK MENNUCCI

Candidate FN: Marie-Claude AUCOUTURIER ndlr

Remplie de bureaux de gauche lors du redécoupage de 2009 afin de rendre ses voisines plus favorables à la droite, cette circonscription a offert à François Hollande ses meilleurs scores dans les Bouches-du-Rhône (39,12 % au premier tour et 69,39 % au second). Malgré la dissidence de la maire de secteur Lisette Narducci (ex-PS), Patrick Mennucci est donc très bien parti pour être élu député, après avoir échoué de 248 voix en 2007. La règle d'un score supérieur à 12,5 % des inscrits pour être qualifié au second tour devrait être fatale à l'UMP et au FN. Le deuxième dimanche, Mennucci sera vraisemblablement opposé à la candidate du Front de gauche Marie-Jo Cermolacce, ce qui rend peu crédible un vote secret de la droite contre lui afin de fragiliser son éventuelle candidature future à la mairie de Marseille.

5e : LE DUEL MUSELIER-CARLOTTI

Candidat FN: Jean-Pierre BAUMANN ndlr

Ca chauffe pour Renaud Muselier, l'un des hommes forts de l'UMP à Marseille : les 50,22 % obtenus par François Hollande ce dimanche prouvent que même en duel, la conseillère générale Marie-Arlette Carlotti peut le battre. En cas de triangulaire avec le FN, loin d'être évidente en raison d'un score un peu faible de Marine Le Pen, la situation serait encore plus critique pour lui. Non content d'activer tous ses réseaux, on peut donc parier que, comme il l'a fait par le passé, Renaud Muselier saura susciter des candidatures dissidentes pour affaiblir ses adversaires.

6e : GUY TEISSIER SUR SES BASES

Candidat FN: Laurent COMAS ndlr

La présidentielle sonne comme un coup de semonce pour Guy Teissier (UMP), qui aura du mal à être réélu en juin dès le premier tour comme en 2007. Son travail de terrain au long cours comme la faiblesse de ses adversaires lui évitent toutefois une véritable frayeur, même si le FN a l'espace pour se hisser au second tour (23,04 % pour Marine Le Pen). En cas de duel plus classique avec la gauche, les résultats du second tour de la présidentielle montrent que la droite bénéficie toujours dans cette circonscription de bons reports de voix.

7e : LE BASTION JIBRAYEL

Candidat FN: Bernard MARANDAT ndlr

Détenus par le Parti communiste depuis 1936, ces quartiers ont été gagnés par le socialiste Henri Jibrayel en 2007. Qui, à la lecture des résultats de la présidentielle (67,09 % pour Hollande au second tour), est bien parti pour l'emporter de nouveau : bien que bousculé sur sa gauche (Zéribi pour les écologistes, Coppola pour le Front de gauche et le dissident Benarouia), le député sortant peut pronostiquer une élimination de l'UMP et un duel contre le FN au second tour (23,21 % pour Marine Le Pen).

 

 

Fred GUILLEDOUX

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mardi, 08 mai 2012

Avant la case prison, certains peuvent encore toucher 20.000...et plus !

Sarkozy va bénéficier des privilèges des ex-présidents

lefigaro.fr

Par Jim Jarrassépublié le 08/05/2012 
Nicolas Sarkozy, lundi, sur le perron de l'Élysée.
Nicolas Sarkozy, lundi, sur le perron de l'Élysée. Crédits photo : BERTRAND LANGLOIS/AFP


Indemnités, bureaux, voiture avec chauffeur, garde du corps… Tous les anciens présidents disposent d'un certain nombre d'avantages, qui peuvent se révéler coûteux pour l'État.

Reprendre son métier d'avocat, animer des conférences, écrire ses Mémoires… Le doute plane encore l'avenir immédiat de Nicolas Sarkozy, qui a annoncé son retrait de la vie politique suite à sa défaite, dimanche. Une chose est sûre: le chef de l'État, qui quittera officiellement ses fonctions le 15 mai, peut compter sur un certain nombre d'avantages octroyés par la République à tous les anciens hôtes de l'Élysée. Ces «privilèges» sont consignés dans une lettre qu'a adressée en 1985 Laurent Fabius, alors premier ministre, à Valéry Giscard d'Estaing, ex-chef d'État.

Les indemnités, d'abord. Selon la loi du 3 avril 1955, Nicolas Sarkozy disposera, comme ses prédécesseurs, d'une «dotation annuelle d'un montant égal à celui du traitement indiciaire brut d'un conseiller d'État en service ordinaire». Soit environ 6.000 euros brut par mois. Ces émoluments, qui ne sont soumis à aucune condition d'âge, ni au nombre de mandats, sont cumulables avec d'autres pensions ou salaires. Nicolas Sarkozy pourra donc profiter, le moment venu, de sa retraite d'ancien président du conseil général et député des Hauts-de-Seine et maire de Neuilly, estimée à environ 4.000 euros par mois.

 

Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac au Conseil constitutionnel.
Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac au Conseil constitutionnel. Crédits photo : BERTRAND GUAY/AFP

 

S'il choisit de siéger au Conseil constitutionnel, comme Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, il profitera en sus d'un traitement de 12.000 euros mensuels. François Hollande a certes promis de supprimer cette disposition qui permet aux anciens présidents d'être nommés à vie parmi les Sages, mais cette évolution ne sera pas rétroactive et ne concernera pas Nicolas Sarkozy. Au total, Nicolas Sarkozy pourrait toucher jusqu'à 22.000 euros brut par mois, un revenu équivalent à celui qu'il touchait lors de son mandat.

Vols gratuits et illimités en classe affaires

Comme ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy pourra, s'il le souhaite, disposer d'un bureau mis à sa disposition par l'État. Dans les beaux quartiers de la capitale, de préférence: Valéry Giscard d'Estaing s'est installé boulevard Saint-Germain, Jacques Chirac a choisi la rue de Lille. Il aura par ailleurs droit à sept collaborateurs dont le traitement est pris en charge par l'État: un directeur de cabinet, fonctionnaire de catégorie A (la plus élevée), un employé des archives nationales, deux secrétaires particuliers et trois secrétaires dactylo.

Nicolas Sarkozy pourra profiter d'une voiture de fonction avec deux chauffeurs et de deux fonctionnaires de police chargés d'assurer sa protection. Son domicile personnel sera également gardé par des officiers de police. S'il veut voyager, il bénéficiera d'une carte illimitée pour voyager en classe affaires sur les réseaux SNCF et Air France. S'il se rend à l'étranger, il sera accueilli par l'ambassadeur de France, chargé d'assurer son hébergement.

Tous ces avantages ont un coût, difficile à évaluer car il dépend des choix de chaque ancien président. Dans son livre L'Argent de l'État, le député apparenté socialiste René Dosière, spécialiste du train de vie de l'État, l'évalue à 1,5 million d'euros par an et par ancien président.

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Sarkozy quitte la scène politique pour la scène judiciaire

Karachi, Bettencourt, Kadhafi : le citoyen Sarkozy sur la sellette

LE MONDE | 08.05.2012 

 

Gérard Davet et Fabrice LhommeNicolas Sarkozy.

 

Pour Nicolas Sarkozy, la perspective est particulièrement désagréable : lui qui avait tant tenu à marquer sa différence avec un Jacques Chirac cerné par les juges risque à son tour, une fois son immunité présidentielle arrivée à son terme - un mois après la fin de son mandat, soit le 15 juin à minuit -, d'être convoqué par des magistrats. Redevenu justiciable ordinaire, M. Sarkozy s'expose en effet, dans les procédures où son nom est cité, à des convocations auxquelles il aurait à répondre en qualité de témoin, de témoin assisté, voire de mis en examen.

Dans la seconde partie de son quinquennat, l'actuel chef de l'Etat a déjà été éclaboussé par plusieurs enquêtes judiciaires qui ont provoqué la mise en cause de nombre de ses proches. Ainsi, dans l'affaire dite des "fadettes", le patron du contre-espionnage Bernard Squarcini et le procureur de Nanterre PhilippeCourroye sont poursuivis pour avoir cherché à identifier les sources des journalistes du Monde coupables d'avoir publié des informations gênantes pour lepouvoir dans l'affaire Bettencourt.

Amis de longue date du président, Thierry Gaubert et Nicolas Bazire sont quant à eux mis en examen dans le volet financier de l'affaire de l'attentat de Karachi - dont on commémore le dixième anniversaire, mardi 8 mai. Quant à Eric Woerth, il a subi le même sort dans le cadre de l'affaire Bettencourt. Ces deux derniers dossiers sont ceux dans lesquels M. Sarkozy ne devrait a priori pas échapper à une convocation.

  • L'affaire Bettencourt, la plus menaçante à court terme

Dans le volet politique du dossier Bettencourt, instruit à Bordeaux, le président sortant est soupçonné d'avoir été financé illégalement par le couple de milliardaires lors de sa campagne présidentielle de 2007. L'ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout, a déclaré avoir remis à Patrice de Maistre, alors gestionnaire de fortune, 50000 euros en espèces. Une somme, à en croire MmeThibout, destinée à Eric Woerth, trésorier de la campagne de M. Sarkozy.
Dans le même dossier, le chef de l'Etat est, plus directement, accusé d'être venuchercher - comme d'autres hommes politiques - de l'argent liquide au domicile de Liliane et André Bettencourt.

La juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, relatant les dessous du supplément d'information qu'elle eut à conduire, a provoqué un tollé en révélant en août 2011 dans le livre Sarko m'a tuer (éd. Stock) qu'un témoin avait confié à sa greffière:"J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire surprocès-verbal." Ses déclarations fracassantes lui ont valu d'être dessaisie du volet"abus de faiblesse" du dossier et une convocation dans le bureau du juge bordelais Jean-Michel Gentil, qui gère désormais les différents aspects de l'affaire.

Le magistrat, qui souhaiterait boucler rapidement son dossier, ne pourra fairel'économie d'une audition de M.Sarkozy, d'autant que d'autres témoignages ou documents ont également évoqué d'éventuelles remises de fonds au profit de l'ancien maire de Neuilly.

Dans une ordonnance du 22 mars, le juge Gentil écrit d'ailleurs, à propos de retraits d'espèces suspects de février et avril 2007 : "Il convient de noter que des témoins attestent d'une visite du ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, au domicile des Bettencourt pendant la campagne électorale de 2007, que des investigations sont donc nécessaires s'agissant de ces premières remises de 2007."

  • L'affaire de Karachi, l'ombre du président sortant

Dans l'affaire de Karachi, le juge Renaud Van Ruymbeke qui instruit le volet financier de l'affaire, attend avec impatience les explications de l'actuel chef de l'Etat. Si pour le moment le magistrat n'a pas réuni à l'encontre de l'ancien maire de Neuilly suffisamment d'éléments justifiant une éventuelle mise en examen, son ombre plane sur cette sombre histoire de vente d'armes.

Le juge semble considérer que les contrats Agosta (la vente de sous-marins auPakistan) et Sawari II (la cession de frégates à l'Arabie saoudite), conclus en 1994, pourraient avoir donné lieu au versement de rétrocommissions au profit de la campagne présidentielle du premier ministre Edouard Balladur, en 1995. Or, à cette époque, M. Sarkozy était non seulement un acteur de premier plan de la campagne, dont il était le porte-parole, mais il était surtout ministre du budget - qui joue un rôle clé dans les contrats d'armement.

A ce titre, il a notamment validé la création d'une société au Luxembourg, Heine, par où ont transité des commissions suspectes. En janvier2010, la policeluxembourgeoise a conclu que les accords sur la création de Heine "semblaientvenir directement de M. le premier ministre Balladur et de M. le ministre des finances Nicolas Sarkozy".

Par ailleurs, l'enquête a confirmé la très grande proximité de l'intermédiaire Ziad Takieddine, au cœur des soupçons de redistribution occulte d'argent, avec l'entourage de M. Sarkozy, Claude Guéant, Jean-François Copé et Brice Hortefeuxnotamment.

Sondages de l'Elysée : un nouveau front judiciaire

 

Autre dossier menaçant pour Nicolas Sarkozy, l'affaire des sondages de l'Elysée, qui porte sur la convention signée en 2007 par Emmanuelle Mignon, ex-directrice du cabinet du chef de l'Etat, avec la société Publifact de Patrick Buisson, conseiller politique de M. Sarkozy. La dépense engendrée - sans appel d'offres - avait été critiquée par la Cour des comptes. Pour ces faits, M. Sarkozy bénéficie de l'immunité présidentielle. Un débat juridique est en cours pour savoir si "le principe constitutionnel de l'inviolabilité" du chef de l'Etat s'étend à ses collaborateurs. La Cour de cassation doit le trancher dans les mois qui viennent.

Mais un deuxième front juridique s'est ouvert depuis que Raymond Avrillier, maire adjoint (Verts) honoraire de Grenoble, s'est fait communiquer par l'Elysée des factures et des sondages de 2007 à 2009. Il a dénoncé le 4 mai au parquet de Paris des éventuels faits prise illégale d'intérêts. Le nouveau procureur, François Molins, doit dire s'il estime que l'immunité présidentielle s'étend à ses collaborateurs.

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Face à Hollande ? La seule alternative crédible, Marine Le Pen !!


Le patron de l'UMP, Jean-François Copé (35%), et Marine Le Pen(34%) sont vus comme les personnalités qui vont incarner ou mener l'opposition à François Hollande, la présidente du FN étant même en tête chez les électeurs de Nicolas Sarkozy, selon un sondage Mediaprism pour le site Atlantico.fr.

A la question: "Parmi la liste suivante, qui selon vous va (ou vont) incarner et mener l'opposition", les sondés placent M. Copé à 35%, puis Marine Le Pen à 34%. Dans cette liste de dix noms, où n'apparaît pas François Bayrou, viennent ensuite Alain Juppé (22%), François Fillon (20%), Nicolas Sarkozy lui-même à 12% et Nathalie Kosciusko-Morizet à 10%.

Les sondés pouvaient donner plusieurs réponses.

Auprès des électeurs de Nicolas Sarkozy, c'est Marine Le Pen qui obtient le plus haut résultat, à 38%, contre 37% pour Jean-François Copé, 30% pour Alain Juppé et 26% pour François Fillon.

Dans un communiqué mardi, le Front national y a vu "un désaveu terrible" pour le secrétaire général de l'UMP.

"De toute évidence, c'est Marine Le Pen qui est jugée comme la personnalité politique la plus pertinente pour combattre l'immigrationnisme de François Hollande, certainement pas les généraux défaits d'une UMP dont le gouvernement a régularisé et naturalisé comme jamais!", s'est félicité Steeve Briois, secrétaire général du FN.

Sondage réalisé les 6 et 7 mai par internet auprès d'un échantillon de 3.369 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 3.010 électeurs qui se sont exprimés le dimanche 6 mai. Méthode des quotas sur les critères de sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, catégorie d'agglomération et région.

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La liste de Gollnisch...

Le Point.fr - Publié le 08/05/2012 

Le parti d'extrême droite veut voir battues les personnalités UMP ayant dit préférer le PS au FN.

Bruno Gollnisch, candidat FN dans le Var pour les législatives, a prédit mardi à Hyères un éclatement de l'UMP, confirmant l'existence d'une "liste noire" de personnalités de ce parti à faire battre car elles ont "dit préférer" un candidat PS au Front national. "L'UMP va éclater", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse, expliquant la défaite de Nicolas Sarkozy "par la politique suicidaire et incohérente de sa majorité qui a dit préférer un candidat socialiste au Front national". "Personnellement, j'ai voté blanc", a-t-il confié, s'étonnant que, "si le FN est pire que les socialistes", on ait pu "faire appel au FN pour faire barrage aux socialistes".

Pour les prochaines élections législatives, il a confirmé l'existence d'une "liste noire de personnalités qui ont déclaré explicitement qu'elles préféraient un candidat socialo-communiste au Front national". Bruno Gollnisch a cité en premier "Nathalie Kosciusko-Morizet, qui va être servie", mais aussi Chantal Jouanno, Claude Guéant et Jean-François Copé. Des personnalités qui, selon lui, "sont responsables de l'exclusion scandaleuse du Front national dans la représentation nationale, ce Parlement où nous n'avons ni député ni sénateur pour porter la souffrance et les espérances des 6,5 millions d'électeurs qui ont voté Marine Le Pen".

Toujours sur le chapitre de l'élection présidentielle et après l'élection de François Hollande, Bruno Gollnisch s'est dit "effaré par la réunion de la Bastille où il y avait peu de drapeaux français mais où flottaient des drapeaux algériens, africains et même turcs". À propos de la plainte du père de Mohamed Merah, le tueur de sept personnes à Toulouse et Montauban, contre le Raid (unité d'élite de la police française), elle a, selon lui, "peu de chance d'aboutir". Évoquant sa candidature dans le Var, Bruno Gollnisch, par ailleurs député européen, estime que "c'est jouable" même "si une coalition s'est formée contre [lui]". Il fonde son analyse sur les résultats enregistrés au premier tour de l'élection présidentielle dans la 3e circonscription, où Marine Le Pen est arrivée en deuxième position.

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