20.05.2012

L'Etat-major UMP premier soutien de l'Etat-PS

Le Point.fr - Publié le 20/05/2012 

La présidente du FN ne donnera pas de consigne de vote au second tour des législatives en cas d'absence de candidat FN.


 

La présidente du Front nationalMarine Le Pen, a souhaité dimanche sur France 3 "une grande recomposition" de la droite "en opposition" à la gauche, réaffirmant qu'elle ne donnerait pas de consigne de vote au second tour des législatives en cas d'absence de candidat FN. "Il n'y a qu'un malheur, c'est que l'immense majorité des électeurs de l'UMP se sentent beaucoup plus proches de nous que de leurs dirigeants qui tendent à gauche. Alors, il faut la grande recomposition de la gauche", a-t-elle affirmé avant de se reprendre pour parler d'une "grande recomposition en opposition avec la gauche". Marine Le Pen s'est insurgée contre "cette mise à l'écart" du FN par l'UMP, y voyant "le retour de la machine à perdre". "On leur a tendu la main, une fois de plus, ils nous ont fermé la porte sur les doigts, ils n'ont à s'en prendre qu'à eux-mêmes", a-t-elle lancé.

Le Pen fustige la gauche

La candidate du Rassemblement bleu marine à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) a confirmé qu'en cas d'absence de candidat FN au second tour dans une circonscription, elle "laisserai(t) (ses) électeurs libres". "S'il m'arrive de donner des consignes, ce sera des consignes au cas par cas. Ça dépendra du cas." Elle a reproché "à Nicolas Sarkozy et aux dirigeants de l'UMP (...) d'être totalement soumis à l'idéologie de gauche, au point pour un certain nombre d'entre eux (...) de s'apprêter à voter socialiste au second tour des législatives". C'est "la même idéologie laxiste, immigrationniste, européiste, je suis la chef de l'opposition au système", a-t-elle soutenu.

La candidate à la dernière présidentielle a aussi fustigé la gauche et le président François Hollande qui, selon elle, "n'a pas la volonté de s'opposer au diktat de l'Union européenne qui appauvrit notre pays". Le chef de l'État "a nommé un Premier ministre, parce que ce Premier ministre est germanophone, il est parti immédiatement en Allemagne" une fois investi, a-t-elle déclaré. Elle s'en est pris à la ministre de Justice, Christiane Taubira, "indépendantiste" et "communautariste", ainsi qu'au ministre de l'Économie et des Finances, Pierre Moscovici, qu'elle a traité de "carpette face à l'Union européenne, au Fonds monétaire international, à la Banque centrale européenne". Commentant enfin un sondage Ifop-Fiducial la donnant battue par Jean-Luc Mélenchon au second tour à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen a riposté ainsi : "La présidentielle n'a pas servi de leçon à l'Ifop ?", allusion à l'écart de sept points entre les deux candidats le 22 avril (17,9 % contre 11,1 %).

Et pendant ce temps...

On ne prête qu’aux riches dit l’adage... Il n’est donc pas surprenant que, à peine éloigné du pouvoir, Nicolas Sarkozy soit rattrapé par des rumeurs de somptueux cadeaux au Maroc. Les réseaux sociaux s’en sont emparés, quelques sites l’évoquent, mais nul n’en a la preuve, ce qui n’empêche pas la rumeur de se répandre.

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La seule certitude est que Nicolas Sarkozy et sa petite famille sont partis se reposer au Maroc dès la passation des pouvoirs à François Hollande.


La première information sur la villa offerte à « un chef d’Etat européen » (Capture d’&eacute ; cran du site Bladi.net)

Mais aussitôt, a ressurgi une information parue initialement en novembre dans un magazine marocain, jamais démentie ni confirmée, selon laquelle l’ancien président de la République aurait reçu en cadeau, fin 2011, une villa luxueuse de près de 700m2 de la part d’un richissime homme d’affaires des Emirats arabes unis. La villa ferait partie du projet immobilier de luxe Amelkis à Marrakech.

Pour être précis, l’hebdomadaire marocain Al-Ousboue, repris par d’autres sites marocains, n’avait pas cité le nom de Nicolas Sarkozy, mais avait dit qu’il s’agissait d’un cadeau à un « chef d’Etat européen à l’occasion de la naissance récente de son bébé »... L’état civil n’en donne qu’un seul dans ce cas.

Avec un point d’interrogation

De ce magazine, cette information imprécise ressurgit ces derniers jours sur un site français, SlateAfrique.com, sous la signature du journaliste marocain Ali Amar (auteur d’une biographie de Mohammed VI interdite au Maroc), avec un point d’interrogation.

Puis elle se répand dans les réseaux sociaux, et aboutit enfin dans la presse suisse, qui publie souvent ce que la presse française ne peut pas ou n’ose pas publier. Ainsi, LeMatin.ch de cette fin de semaine.

Et pour boucler la boucle, l’information revient au Maroc, sur le site i-biladi.com, qui reprend ... l’article suisse !

Cela ne signifie évidemment pas que ce soit vrai. Mais, s’agissant d’un cadeau censé avoir été offert alors que Nicolas Sarkozy était toujours président de la République, l’information appellerait clarification : le meilleur moyen de tuer une rumeur n’est-il pas de jouer la carte de la transparence ?

Pour l’instant, c’est le silence complet du côté de Nicolas Sarkozy.

Les présidences sont régulièrement polluées par des histoires de cadeaux ou de logements abusifs : de Valéry Giscard d’Estaing et ses diamants de Bokassa, à François Mitterrand et le logement de sa « deuxième famille » aux frais de l’Etat, ou à Jacques Chirac et à l’appartement « prêté » par la famille Hariri à son départ de l’Elysée et dans lequel il vit toujours.

Cadeaux encombrants

Il y a les cadeaux dont on fait les musées pour amuser les enfants et les touristes, celui de Mitterrand à Château-Chinon (Nièvre), celui de Chirac à Sarran (Corrèze). Et il y a les cadeaux plus encombrants.

Au moment où les membres du gouvernement signent une Charte déontologique, il est ô combien malsain que des rumeurs circulent sur un cadeau démesuré fait au chef de l’Etat d’alors. Dans quelles conditions, pour quelles raisons, pour quel retour ?

Il ne s’agit pas ici de gâcher les vacances marocaines de Nicolas Sarkozy, mais de ne pas laisser se diffuser le poison de la rumeur que la presse n’ose pas toucher pour ne pas se salir les mains, mais qui fait néanmoins son oeuvre.

19.05.2012

Un dessin vaut mieux qu'un long discours...

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Quand Hollande "le bleu" rigole chez Obama...

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Hollande et les "grands de ce Monde"...

A Camp David, les dirigeants des pays les plus riches ont affiché une union générale sur la croissance et la zone euro, mais qui laisse toute interprétation au dosage entre relance et austérité.

On ne parle pas que de cravate à Camp David. Même si François Hollande a fait son petit effet en arrivant vendredi soir en costume – avec cravate bleue afférente – se faisant sermonner par Barack Obama pour cette tenue bien trop officielle pour les chalets de bois du site, villégiature des présidents américains nichée dans les sous-bois du Maryland. Derrière la décontraction apparente, les leaders des huit pays les plus riches de la planète ont attaqué sec samedi, concentrant leurs discussions sur la relance de la croissance, la situation de la zone euro et l’état critique de la Grèce.

A la mi-journée, après avoir posé pour la traditionnelle photo de famille en plein air, le président français fait un point d’étape de son premier sommet international, dans l’un des nombreux petits chalets en bois peint couleur vert d’eau. En veste noire et chemise blanche, col bien ouvert cette fois. Et visiblement très satisfait de sa demi-journée. Voire frôlant l’arrogance quand celui qui a fait de la relance de la croissance l’un de ses axes de campagne déclare tout à trac: « Je considère que le mandat qui m’a été confié par les Français a déjà été honoré. »

Avant même la publication du communiqué final, qui intervient quelques minutes plus tard, il qualifie ce G8 de Camp David de réunion « utile et fructueuse » se gargarisant du soutien du président américain. « Il a voulu que la croissance soit évoquée comme une manière de donner confiance aux opinions publiques et aux marchés. Il n’y a pas de confiance sans croissance ni de croissance sans confiance », se lance le Français. Cette volonté de soutenir la croissance est « partagée par tous », même si, est-il contraint de concéder, « chacun des participants a pu y mettre ses propres mots ».

Merkel isolée ?

C’est là que le bât blesse depuis des mois, dans le bon dosage entre relance et austérité. Dans le texte final, « tout le monde s’y retrouve », souligne la délégation française. Les libéraux ont pu caser « comptes publics en bon ordre », « réformes structurelles » et « marchés ouverts ». Hollande a tenu lui à imprimer sa marque avec les mots « investissements », « technologies » et « énergie » comme autant de grands projets potentiels pour relancer la croissance. Soit des solutions « parfois idéologiquement contradictoires », reconnaît-on.

D’ailleurs, arrivée juste après le président français dans la salle de presse, coincée entre la piscine et la salle de cinéma, la chancelière allemande insiste quasi-exclusivement  sur la « consolidation budgétaire » nécessaire en Europe. Avec Obama et Hollande accordant leurs violons et les dirigeants européens semblant se ranger derrière eux, comme l’Italien Mario Monti, Angela Merkel se serait-elle retrouvée, en l’espace d’un week-end champêtre aux Etats-Unis, totalement isolée ? « Ce serait une position caricaturale » contre-productive, fait-on valoir dans la délégation française.

Mais les Etats-Unis, qui plaident depuis des années dans le désert pour une relance européenne, semblent avoir trouvé en Hollande le fer de lance qui leur manquait. En campagne pour sa réélection, Obama « ne veut pas qu’il y ait une difficulté en Europe, une austérité qui se poursuive et une instabilité qui se répercute sur son pays. Il a besoin que le climat de confiance soit établi. En tant que président du G8, il a envie qu’il y ait des avancées », dit-on dans l’équipe Hollande. Pas dupe. Et envisageant même des gestes de retour au sommet de l’Otan qui doit suivre ce week-end à Chicago.

Cheeseburgers

Autour de la table en bois de Laurel House, au-dessus de laquelle Obama a eu le tact d’accrocher une photo de lui avec Hollande datant tout juste de la veille, la situation de la Grèce a été abordée et figure au communiqué final, ce qui n’était pas acquis vendredi. Hollande parle de « l’incertitude » que font peser les législatives sur le pays mais répète que la Grèce doit rester dans la zone euro et qu’elle doit être « appuyée, accompagnée ». Sans plus de précisions avant le sommet européen informel de mercredi prochain à Bruxelles.

Hollande le « bleu » a visiblement bien adoré ses premiers pas chez les grands, ce cénacle où on se donne du « tu » et où les présidents s’appellent par leurs prénoms - une familiarité induite par leur statut commun. Bref, un mode de fonctionnement « normal », rigole Hollande.  

Vers midi, avec une grosse heure de retard,  les dix dirigeants approchent, à pieds et en file indienne, selon un rituel orchestré et surveillé par des dizaines d’officiels américains. Descendant prudemment les marches de « Cabin Aspen », la résidence d’Obama en pullovers rose ou bleu layette, manches de chemise pour l’hôte américain et le Premier ministre russe.

Sur l’estrade en bois, Hollande et Obama font le show pour les caméras. Vendredi déjà, à la Maison blanche, les deux hommes ont rivalisé de petites blagues sur les cheeseburgers et les scooters. « Bonjour ! », claque - en français - le président américain cette fois. « Y’a que des Français ici », lui assure Hollande, montrant du doigt la masse de journalistes avant de traduire ses mots à Obama.  « He’s my translator », se marre l’Américain avant de siffler la fin de la récréation : « More work to do ».

Libération

1ère remise en liberté du régime Hollande...

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Sous des dehors bonhommes, un terrifiant cerveau criminel, l'assassin de Georges Besse, PDG de Renault le 17 novembre 1986 :

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Le dernier membre du groupe terroriste d’extrême gauche Action directe, Jean-Marc Rouillan, bénéficie depuis hier matin d’une liberté conditionnelle. Le cofondateur de l’organisation terroriste d’extrême gauche qui, à 59 ans, en a passé au total 24 en prison, a dit ne pas ressentir « d’excitation particulière ». « C’est la vie qui continue », a-t-il simplement déclaré, toute honte bue. Les familles des victimes apprécieront.

Il avait été arrêté en 1987 avec d’autres membres du groupe, puis condamné en 1989 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de dix-huit ans, pour l’assassinat de l’ingénieur général de l’armement René Audran en 1985 et celui du PDG de Renault Georges Besse en 1986.

Il avait bénéficié d’un régime de semi-liberté du 17 décembre 2007 au 2 octobre 2008. Ce régime a été suspendu puis révoqué pour des propos tenus lors d’une interview à L’Express en 2007. Il bénéficie de nouveau d’un régime de semi-liberté le 19 mai 2011.

Désormais, il a été définitivement libéré. Il peut donc recommencer…

Merci à NPI