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vendredi, 20 mars 2015

INTERVIEW EXCLUSIVE DE MARINE LE PEN POUR NATIONAL 13

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Les candidats et militants du Front National ont reçu hier une belle récompense pour leurs efforts : la venue de Marine Le Pen à Marseille avec un dîner au Pullman Palm Beach. Auparavant, elle a répondu à quelques questions.

 

A quelques jours du premier tour, êtes-vous confiante ?

Oui ! Je le suis rarement, mais là, je dis oui. Nous avons tous fait notre travail, nous avons parlé de fond, nous avons parlé des enjeux du département, de son existence, qui est nécessaire pour la protection de nos compatriotes. En face, nos adversaires politiques n’ont fait que nous insulter et s’accuser mutuellement de « faire le jeu du Front National ». Chez nous, j’ai le sentiment d’une dynamique et d’un enthousiasme de bon augure.

Les élections départementales sont-elles une nouvelle étape vers l’Elysée ? Ou ont-elles aussi un enjeu propre ?

Elles ont un véritable enjeu. L’entrée de nos élus dans les conseils départementaux rendront plus visibles, et donc moins faciles, les gaspillages et le clientélisme que l’on constate partout. Et puis elles sont pour nous l’occasion de défendre les départements en tant que tels. Pour nous, le triptyque protecteur des Français, c’est : commune, département, Nation. A l’inverse, le gouvernement actuel et ses prédécesseurs ont fait le choix d’un triptyque mortel : communautés d’agglomérations, grandes régions, Union européenne. Les communautés d’agglomérations se sont faites au profit de la commune principale, et au détriment des communes plus petites. Dans la même logique, le gouvernement veut la peau des départements, pour y substituer les grandes régions. Quelles seront les conséquences ? Les départements moins peuplés perdront leurs services publics, leurs Postes, leurs maternités, et se dépeupleront encore plus au profit de la grande capitale régionale.

Un obscur député UMP a qualifié Christiane Taubira de « tract ambulant pour le FN ». Manuel Valls n’est-il pas, lui, un film de propagande entier pour le FN ? N’est-il pas en train de se déconsidérer, de se ridiculiser ?

C’est pire que le ridicule. Il tourne le dos à la responsabilité qui est la sienne en tant que Premier ministre de tous les Français. Oser dire à 30% de nos compatriotes qu’ils ne sont pas les bienvenus dans leur propre pays, c’est avoir perdu le sens de la mesure. Et, à l’Assemblée nationale, qu’une jeune élue de 25 ans le mette dans un tel état d’éructation, de rage, au point qu’il ne maîtrise plus sa parole ni son corps, est très inquiétant au regard du sang-froid que l’on doit attendre d’un Premier ministre. En ce sens, je pense qu’il mobilise contre lui beaucoup de Français.

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