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vendredi, 10 octobre 2014

En réponse au tract militant de Sophie Manelli

La Provence vire à la parodie de journalisme ! 

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L'on reste stupéfait à la lecture de l'article de Mme MANELLI, censé porter sur le Conseil d'arrondissements (au pluriel, mais cette personne semble ignorer que Marseille est organisée autour de 8 mairies de secteur, chacun regroupant  deux arrondissements) qui s'est déroulé hier soir.

En effet, ce papier ne délivre strictement aucune information sur le conseil qu'il devrait rapporter, mais préfère aligner les mensonges les plus grossiers sur des points pourtant facilement vérifiables et simples à comprendre, même pour une apprentie-journaliste.

Sur la liberté d'enregistrer le conseil, tout d'abord : je n'ai jamais dit qu'il fallait « me demander l'autorisation » d'enregistrer la séance, car c'est une liberté publique. J'ai seulement rappelé au leader socialiste Stéphane MARI que la plus élémentaire des courtoisies républicaines aurait dû le conduire à solliciter un rendez-vous afin que nous établissions ensemble les modalités de tournage : qui filmerait et comment,... ce qu'il n'a jamais fait, malgré de longs échanges avec mon cabinet.

 Pour prendre une comparaison simple, enregistrer un conseil, c'est un peu comme créer une association : c'est un droit, donc ce n'est pas soumis à une autorisation, mais à une déclaration préalable, par laquelle on donne les précisions nécessaires : qui, comment, etc. L'on ne se comporte pas de façon hostile et méprisante, en envoyant des courriels unilatéraux et comminatoires.

Or, M. MARI s'est contenté de nous asséner avec suffisance des jurisprudences à côté de la plaque ; mais il n'a jamais cité la seule vraiment pertinente dans notre cas, qui dit que, « sans démarche préalable auprès du maire ni définition, en concertation avec les services de la mairie, des modalités pratiques de mise en place du dispositif d'enregistrement (…) il ne résulte pas de l'instruction qu'en demandant à M. X de faire cesser l'enregistrement de la séance du conseil municipal », le maire aurait porté atteinte à une liberté fondamentale (Tribunal Administratif de Caen, 18 juin 2009, n° 0901376).

Au reste, cette séance a d'ailleurs rappelé combien le PS et l'UMP sont mal placés pour faire des leçons libertés publiques, eux qui ont voté pour la verbalisation des automobilistes par l'intermédiaire des agents de la RTM... Nous sommes le seul groupe à avoir voté hier soir contre cette délégation abusive de type Big Brother, d'autant plus absurde que la priorité à Marseille doit être donnée à la lutte contre les crimes et délits, bien avant les contraventions...

Un autre point sur lequel La Pravda divague : je me serais demandé « s'il est normal que le maire de secteur soit prévenu par mail (et non par courrier) d'un retrait de dossier » par la Mairie centrale...

Le problème était surtout que ce retrait est intervenu 1/2h avant le début du Conseil, sur le seul logiciel des élus municipaux ayant une tablette de la mairie, sans un mot aux simples conseillers d'arrondissements – pourtant majoritaires au conseil – ni aux fonctionnaires chargés de préparer les dossiers... M. GAUDIN méprise décidément les mairies de secteur et leur rôle de proximité avec les habitants – sauf quand cela l'arrange, par exemple pour pallier ses défaillances sur les rythmes scolaires.

Mme MANELLI ose même prétendre que les débats étaient « inaudibles pour cause de micro défaillant ! », alors que la sonorisation était parfaite, et que le son était bien fort, voire très fort lorsque M. MIRON prenait la parole... Mais il n'y a pas de petits mensonges, pour Mme MANELLI – à moins que celui-ci soit une excuse pour sa trahison systématique des faits réels...

Manifestement, elle qui se prend pour César – puisqu'elle parle d'elle-même à la 3ème personne dans son propre article – avait hier soir autre chose à faire que son travail de journaliste, et son premier souci était de quitter la mairie de secteur le plus vite possible, car elle arrête ses divagations au 8ème rapport, sur 41 en discussion – et non 47, car si Mme MANELLI avait fait son travail jusqu'au bout, elle aurait su que les 6 derniers rapports n'avaient pas été enrôlés, étant parvenus bien trop tardivement (le dernier sur les activités périscolaires n'ayant même pas d'annexe).

Elle aurait su que les débats ont ensuite duré deux heures et demie, pour la simple et bonne raison que je laisse parler tous ceux qui le demandent, autant qu'ils le souhaitent, qu'ils aient un groupe ou non. Cela, combien de mairies le font ? [Pas celle de M. GAUDIN en tout cas, qui espace les séances tant et plus pour nous noyer sous des centaines de rapports, empêchant toute discussion utile.]

Mais peu importe pour Mme MANELLI : la seule chose qui l'intéresse est de relayer complaisamment les enfantillages de M. MARI et de ses camarades, au mépris de la plus élémentaire courtoisie républicaine.

Elle se range ainsi résolument du côté de ceux qui, comme M. JOSHUA l'a redit hier, ne nous considèrent pas seulement comme des adversaires, mais comme des « ennemis politiques », contre lesquels, par définition, tous les coups sont permis.

La manœuvre est claire ; puisque l’on ne peut rien reprocher à la gestion du Front National dans les 13è et 14è arrondissements et que pire, il vient aux oreilles des cerbères scribouillards de l’avenue Salengro que « finalement, avec Ravier et ses élus, c’est mieux qu’avec les autres » alors on sort l’artillerie lourde, très lourde : le commissaire politique Sophie Manelli, jamais en retard pour accomplir la basse besogne.

A ce stade, peut-on encore parler de journalisme ? Remercions-la au moins de nous rappeler que La Provence sait être La Pravda, surtout lorsqu'elle traite de ceux qui ne sont pas dans le système.

 

 

 

Stéphane RAVIER

 

>> Le fichier audio qui prouve que Stéphane Ravier, loin de faire preuve d'autoritarisme, a conservé la plus parfaite courtoisie républicaine. Merci à Etienne Bastide, journaliste à Radio Galère !

 


podcast
 

 

>> Pour son employeur, Sophie Manelli est -elle allée trop loin ? En cours de journée le quotidien a modifié le titre de l'article en ligne censé reproduire la version papier (chiotte) de sa pigiste, comme le montre l'image suivante :

 

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Commentaires

La même journaliste qui a écris l article en accusant le concierge du centre social de font obscure lors de l incident de la piscine cet été

Une journaliste MEDIOCRE qui se nourrit de dechet.
quelle redondance

Écrit par : inspecteur | vendredi, 10 octobre 2014

Salut Bonjour Stéphane Monsieur le Sénateur Maire et tout le monde, pourrais je en savoir sur l'histoire de verbalisation des automobilistes par les agents RTM ? N'est ce pas là de l'abus de pouvoir ? Merci pour une réponse . Hervé

Écrit par : Chaumont | vendredi, 10 octobre 2014

Je vous remercierais de ne pas me remercier.
"Me remercier" c'est bien ce que vous avez tenté de faire dans la foulée du constat que Stéphane Mari acceptait de se plier à votre diktat.
Vous avez choisi cette partie du reportage et non la suite, qu'on retrouve désormais sur Médiapart...
http://www.mediapart.fr/article/offert/02f775324ba8959c2148f391cad8597b
ou là, en téléchargement
https://www.dropbox.com/sh/ivpez3ud93zkfnq/AABaWKedtd1Ynp2Vd9Xd-j1Oa?dl=0
Ce qui est le plus grave ce sont vos ordres à la Police Municipale
qui, a refusé d'obéir pour me virer du conseil d'arrondissements...
C'est elle qui ce soir-là a fait preuve d'un vrai courage
plutôt que moi, qui n'ai fait que mon boulot.

Etienne BASTIDE

Écrit par : Etienne BASTIDE | vendredi, 10 octobre 2014

M.Mari est beaucoup plus connu avec ses actions qu'il mènent avec ses groupes ANTI-FA de Marseille et avec son ami Hazem el Moukaddem patron du Molotov, qu'aux séances du conseil municipal.

Écrit par : RN marignane | vendredi, 10 octobre 2014

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