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jeudi, 24 octobre 2013

Euroméditerranée: des emplois mais pour l'UMPS !

Marseille : bagarre politique pour la présidence d'Euroméditerranée

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE JEUDI 24/10/2013 laprovence

Le gouvernement soutient la candidature de Michel Vauzelle contre Guy Teissier. Un choix qui lance les municipales

 

Symbole du Marseille du futur et revendiqué comme une des réussites des trois mandats de Jean-Claude Gaudin (UMP) à la mairie, l'établissement public Euroméditerranée est au coeur d'une bagarre de coulisses depuis plusieurs semaines. Contrairement à ce qu'espérait la droite marseillaise qui voulait renvoyer l'affaire après les municipales, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a décidé que la présidence de Guy Teissier (UMP), député et maire des 9e et 10e arrondissements, devait être remise en jeu avant la fin de l'année comme le prévoient les textes. Un choix qui pourrait permettre à Michel Vauzelle (PS) de s'imposer : le président de la Région Paca, qui est également député d'Arles, a confirmé hier sa candidature à "La Provence" (lire ci-dessous). S'il avance des raisons de mise "en cohérence" des projets du gouvernement pour Marseille et notamment la création de la métropole, il est difficile de ne pas lire cette affaire comme une offensive prémunicipales de la gauche contre Jean-Claude Gaudin, en le privant d'un outil de poids sur l'échiquier politique.

Le préfet cadot prend la main

Selon nos informations, la question Euroméditerranée a été identifiée par le gouvernement dès le lendemain de l'élection de François Hollande, lors des préparatifs du comité interministériel de septembre 2012. Michel Vauzelle, lui, explique s'être porté volontaire voici deux mois, lors d'une réunion à Matignon avec Jean-Marc Ayrault et Cécile Duflot, la ministre de tutelle de l'établissement public. Le 23 septembre, lors du conseil d'administration d'Euroméd, le préfet Michel Cadot a demandé que soit mise en oeuvre l'élection du "nouveau président". Le représentant de l'État a également recommandé le report du vote du budget, qui avait été avancé par Guy Teissier. Date a alors été prise pour le 4 novembre.

Gauche - Droite Les forces en présence

Le conseil d'administration est composé majoritairement de représentants de l'État, auxquels s'ajoutent des administrateurs politiques (Ville, Communauté urbaine MPM, Département et Région, six voix pour la gauche et trois pour la droite). Si l'État s'était tenu à l'écart lors des élections de Renaud Muselier puis de Jean-Claude Gaudin, il avait en revanche soutenu Guy Teissier en 2008. Il s'agissait alors de "sécuriser" les accords passés entre la droite et la gauche au lendemain de la perte de MPM par Renaud Muselier. Outre les voix de l'État, Michel Vauzelle bénéficierait des deux de la Région et d'au moins une des deux de MPM, celle d'Eugène Caselli. Contacté hier soir par La Provence, le Conseil général, qui est représenté par Jean-Noël Guérini et Lisette Narducci, n'a pas communiqué sa position.

À l'inverse, Guy Teissier pourrait compter sur les trois voix de la Ville, Jean-Claude Gaudin ayant fait savoir qu'il se "(rangeait) totalement" derrière le président sortant d'Euroméd. Insuffisant... D'où une bascule à gauche qui s'annonce durable, puisque l'État devrait également prendre part au vote après les municipales.


Le plus grand projet d'Europe

Imaginée par Robert Vigouroux et Édouard Balladur, lancée en 1995 par l'État, l'opération Euroméditerranée a changé le visage de la Joliette, de la rue de la République, de St-Charles... Ce formidable chantier de réhabilitation considéré comme le plus grand d'Europe a traversé mille tempêtes et parfois pris des chemins de traverse. On se souvient notamment des frictions qui ont entouré son financement en 2005 ou des polémiques autour de la rue de la République, rachetée pour partie par le fonds de pension texan Lone Star et où de nombreux habitants ont été expulsés dans des conditions troubles.

Avec sa phase 2, Euroméditerranée s'attaque aujourd'hui à de nouveaux territoires : 170 hectares, sur une zone qui court d'Arenc jusqu'aux Arnavants et comprend les quartiers des Crottes, du Canet et de Cap Pinède. Décidée en 2008, cette avancée a été une école de patience. Il a fallu déterminer un périmètre, mobiliser l'Europe, l'État, la Région, le Département, la Communauté urbaine et la Ville, dégager des financements. Ce n'est qu'en 2011 que les partenaires du projet ont signé une convention permettant de dégager 120 millions d'euros.

Cette deuxième phase parle pour 2030 de 14 000 nouveaux logements, de 500 000 m² de bureaux ou de 160 000 m² d'équipements publics. De quoi redessiner les quartiers Nord de Marseille, avec notamment un parc de 10 hectares ou le projet d'Arena porté par Guy Teissier.


La rumeur Samia Ghali

En début de semaine, une rumeur a indiqué que Samia Ghali, qui fait partie du conseil d'administration, pourrait se porter candidate à la présidence. Rumeur démentie hier par l'intéressée, qui affirme ne s'être "jamais posée cette question". Elle se "donne le temps de la réflexion" quant à son vote.

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