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dimanche, 20 octobre 2013

Mennucci n'a ni le sens de l'honneur ni le sens de l'humour.

Marseille : Gérald Dahan piège Samia Ghali et Patrick Mennucci

Mathieu Deslandes | Rédacteur en chef adjoint Rue89

Ce dimanche, le deuxième tour de la primaire socialiste à Marseille oppose Samia Ghali à Patrick Mennucci. La campagne a notamment été marquée par les accusations de clientélisme.

On a reproché à Ghali ses bourrages de minibus ; celle-ci a présenté Mennucci comme un ancien collaborateur de Guérini.

Inspiré par ce climat, l’imitateur Gérald Dahan s’est amusé à monter un canular. Ce vendredi, il a téléphoné aux deux candidats pour leur proposer de l’aide.

Leurs réactions respectives en disent long sur leur état d’esprit à quelques heures du scrutin. Surtout, elles donnent un aperçu de la conception qu’ils se font d’une élection.

1

Samia Ghali

« Je vais gagner sans ça »

 

Quand il appelle Samia Ghali, l’humoriste se fait passer pour le vice-président de l’UMP Guillaume Peltier :

« J’ai parlé avec Bruno Gilles et monsieur Gaudin. De notre côté, on préfèrerait vous avoir en face. »

Réponse de a sénatrice socialiste, en train de faire campagne à la sortie d’une école :

« Ce n’est pas mon problème. Je fais campagne pour gagner. »

Le faux Peltier insiste. Il affirme qu’il y a « 200-300 personnes qu’on pourrait convaincre de venir voter ». Ghali ne tombe pas dans le piège. Sûre d’elle :

« C’est gentil à vous mais je vais gagner sans ça. »

Puis elle explique qu’elle préfère « de vrais électeurs », vraiment convaincus, et qui reviendront voter pour elle en mars si elle gagne la primaire.

2

Patrick Mennucci

« J’ai toujours besoin d’aide »

 

Cette fois, l’imitateur se fait passer pour Laurent Olléon, le directeur adjoint du cabinet de Marylise Lebranchu, la ministre de la Réforme de l’Etat. « Je l’ai choisi parce qu’il est proche de tout le monde, on lui prête une certaine influence », explique Gérald Dahan.

Cette conversation est bien plus longue. Marie-Arlette Carlotti (soutien officiel de Mennucci) est rhabillée pour l’hiver : « Elle a jamais su faire de la politique. Elle est là par le bon vouloir du président de la République. » Le finaliste de la primaire reproche à la ministre déléguée aux handicapés d’avoir « créé une situation de merde » en faisant un scandale au soir du premier tour.

De sa rivale Samia Ghali, Mennucci dit qu’elle est « complètement givrée » et que « Guérini fait sa campagne ».

Quand le faux Laurent Olléon lui demande comment il peut l’aider, Mennucci envisage plusieurs possibilités :

  • « J’ai toujours besoin d’aide. J’ai besoin de gens intelligents pour tenir les bureaux de vote. »
  • « Si tu connais des gens à Marseille, tu leur passes des coups de fil et tu les envoies voter. »
  • « Si Valls dit que c’est Mennucci le candidat le plus crédible, ce serait pas mal. »
  • « Ce qui serait pas mal, c’est qu’il y ait un peu des ordres donnés à la préfecture de police des Bouches-du-Rhône pour mettre un peu des gens devant les bureaux [...] chez Samia. Y aurait une voiture de police de temps en temps, ça ferait pas de mal. »

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