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mercredi, 09 octobre 2013

S. RAVIER dans la presse.

MUNICIPALES 2014 - MARSEILLE

Que propose Stéphane Ravier, chef de file du FN à Marseille?

JOL PRESS


Les 13 et 20 octobre, les Marseillais sont appelés à choisir le candidat socialiste pour les municipales, dans le cadre d’une primaire citoyenne. Les enjeux sont importants car le candidat du Front national, Stéphane Ravier, pourrait créer la surprise. Un sondage Ifop pour le JDD, daté du 7 septembre, le plaçait en deuxième position, derrière Jean-Claude Gaudin, maire UMP, avec 25 % des voix.

 

Le candidat du Front national, Stéphane Ravier, pourrait créer la surprise - Photo : stephaneravier.fr

 

Stéphane Ravier, chef de file du FN à Marseille, a affiché sa volonté de « déboulonner Jean-Claude Gaudin », l’actuel maire UMP de la cité phocéenne, lors des prochaines municipales. Déjà candidat en 2008, il avait obtenu 8,7 % des voix. Un score qu’il pourrait cette fois-ci facilement tripler.  

JOL Press : Quelle est votre analyse de la situation à Marseille ?

Stéphane Ravier : Contrairement à ce que dit Jean-Claude Gaudin, qui pense que les médias exagèrent la situation, les chiffres officiels sont là : Marseille est la première ville de France en matière de cambriolages, de vols de voiture, d’agressions. Les « home-jacking » aussi se multiplient, c’est un nouveau phénomène qui pousse les jeunes de cité à braquer les gens directement dans leur domicile. Une autre forme de délinquance, encore, liée au trafic de drogue, se développe accompagnée de règlements de compte spectaculaires, à coups de Kalachnikovs, en pleine rue et en plein jour. C’est cette réalité d’insécurité permanente qui exaspère les Marseillais.

JOL Press : Que propose le FN face à cette montée de violence ?

Stéphane Ravier : Le FN a été et le seul parti à avertir du danger de cette violence. Déjà pour les élections municipales de 2008 à Marseille, j’avais fait savoir que la délinquance et l’insécurité était en train de virer à la barbarie, qu’il fallait développer la vidéo surveillance et qu’il fallait se doter d’une nouvelle police municipale, avec un nouveau recrutement, une nouvelle formation, un nouvel encadrement et de nouveaux objectifs. Ce qu’il nous faudrait, c’est une police municipale armée pour protéger les commerçants et les habitants, et permettre à la police nationale de se concentrer sur d’autres sujets de délinquance et de criminalité, notamment celui de la drogue.

Quand je parlais de ces questions pendant la campagne des municipales en 2007, on m’a ri au nez, on m’a dit que je voulais monter les Marseillais les uns contre les autres, que je « surfait » sur la peur, qu’il n’y avait pas d’insécurité, sinon une insécurité sociale, et que l’insécurité que je décrivais était un fantasme. Six ans plus tard, cette violence explose, fait la une des journaux, et est toujours niée par Jean-Claude Gaudin. Mais ce déni de réalité risque de lui coûter très cher.

Les candidats socialistes à la primaire ont, eux, bien compris que l’insécurité était la préoccupation majeure des Marseillais, mais tout cela relève davantage de la posture électorale que de la conviction.

JOL Press : La sénatrice PS, Samia Ghali, a justement proposé d'envoyer l'armée à Marseille pour régler les problèmes de sécurité. Qu’en pensez-vous ?

Stéphane Ravier : Cette proposition n’est pas une idée, c’est un aveu d’échec. Samia Ghali n’est pas nouvelle à Marseille, cela fait des années qu’elle est élue, des années qu’elle refuse  toute présence policière dans les quartiers, estimant que c’est une provocation pour les jeunes. Elle a pendant longtemps refusé cette idée de montée de la violence, alors aujourd’hui, elle est un peu coincée et dans un élan de démagogie, elle propose l’envoi de l’armée. Mais c’est une absurdité !

Que ferait l’armée ? Et quelle armée ? La loi de programmation militaire prévoit 23 500 suppressions de postes dans l’armée durant la période 2014-2019. Pour ce qui reste d’opérationnel, les forces sont disséminées aux quatre coins de la planète. Par ailleurs, cette armée ne connaît pas le terrain. Et à qui obéirait-elle ? A l’Intérieur ? A la Défense ? L’idée de Samia Ghali est une proposition d’enfumage.

Si je suis contre l’envoi de l’armée, je suis favorable à l’augmentation des moyens de la police nationale et municipale. Si je suis élu maire, je demanderai au ministre de l’Intérieur des forces de police qui pourront investir les cités pour démanteler les réseaux de drogue. Comme on a su démanteler les réseaux terroristes, il nous faut démanteler les réseaux de drogue.

JOL Press : Si vous êtes élu maire, quelle solutions apporterez-vous pour réduire le chômage des jeunes ?

Stéphane Ravier : De même qu’un maire a des moyens limités en matière de sécurité, un maire a des moyens limités en matière d’emploi. Pour lutter contre le chômage, il faut rétablir la sécurité. Vous ne ferez pas venir à Marseille des entrepreneurs ou des employés dans un tel climat de violence. Mais il faut aussi établir une attraction fiscale. Cela fait 20 ans que système fiscal à Marseille n’a pas été revu.

Par ailleurs, nous avons une mairie où les talents ne peuvent pas s’exprimer puisque nous avons un syndicat majoritaire qui nous empêche de recruter de vrais talents qui pourraient s’investir pour la ville, notamment en matière d’emploi. Enfin, nous avons le Port, un outil extraordinaire mais qui, depuis des dizaines d’années, est abandonné à un petit groupe de syndicalistes. Ce Port, idéalement situé, perd, chaque année, des parts de marché au profit de Valence, Barcelone et des pays d’Europe du Nord. Les entrepreneurs n’ont pas confiance car ils sont soumis à des grèves paralysantes.

JOL Press : Ce climat de violence et d’insécurité est-il favorable à un bon score du FN aux municipales ?

Stéphane Ravier : Bien sûr que le contexte est favorable. Je ne vais pas le nier. Mais qui est responsable de cette situation ? Je ne me réjouis pas quand je vois que Marseille est au cœur de l’actualité à cause d’un crime crapuleux, parce que derrière tout cela, il y a des victimes innocentes.

JOL Press : Serez-vous candidat aux sénatoriales de 2014 ?

Stéphane Ravier : On n’en est pas encore là. Peut-être. Je ne suis pas comme mes adversaires qui parlent déjà de l’élection présidentielle de 2017 et qui ne pensent qu’à leur carrière. Je n’ai qu’un unique objectif : les municipales.

Propos recueillis par Marine Tertrais pour JOL Press

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