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jeudi, 19 septembre 2013

L'argent n'a jamais senti aussi bon...

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a situation est catastrophique mais pas désespérée. Comme la contribution, même en augmentation, des honnêtes gens ne suffit plus à renflouer les caisses de l'État, le gouvernement a eu une idée de génie : faire payer l'impôt sur le revenu aux trafiquants ! "Attention, l'État n'est pas complice, prévient Claude Suire-Reisman, directrice régionale des finances publiques. C'est une double sanction. On tape au portefeuille."

"Les sanctions qui touchent le patrimoine ou les biens mal acquis sont beaucoup plus efficaces que la prison, renchérit le préfet de police, Jean-Paul Bonnetain. Mais il est fini le temps du luxe ostentatoire. "Les méchants"sont plus malins. Une collaboration plus étroite, avec de nouveaux moyens juridiques, était souhaitable pour lutter plus efficacement contre l'imagination des fraudeurs."

Pour sceller cette "coopération élargie", une convention départementale de lutte contre l'économie souterraine et la fraude fiscale a été signée hier matin, dans les locaux de la direction régionale des finances publiques (DRFIP), entre les services des Impôts et les services de police et de gendarmerie. Une première au niveau national.

"Marseille est en avance, s'est réjoui Alain Gardette, chef de service du contrôle fiscal à la DGFIP. C'est la première convention appliquée aux zones de sécurité prioritaires." Hasard de calendrier, ou pas, quelques heures plus tard, à l'Assemblée nationale, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, et le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, présentaient en seconde lecture le projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale et à la grande délinquance économique et financière.

"Payer l'impôt, c'est un acte civique, a martelé le contrôleur en chef à la DGFIP. Ne pas le payer, est une forme d'incivisme grave." Et comme, désormais, un sou est un sou, l'argent n'aura plus d'odeur, qu'il soit sale ou blanchi !

"Si les trafiquants mettaient leur talent au service de la société, on pourrait peut-être sortir de la crise, a lâché, un brin ironique, le préfet de police, en faisant référence aux réseaux extrêmement bien structurés qui rapportent des milliers d'euros par jour. Ils sont parfois bien conseillés par des professionnels du droit et des chiffres... Quand on sait que certains, même incarcérés, louent des pas-de-porte..."

Les modalités pratiques de cette coopération ont été mises en place à l'issue de la signature, lors de l'installation du premier comité local de coopération.

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