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jeudi, 19 septembre 2013

La petite bête -immonde- qui monte, qui monte, qui monte...

Taubira, la pire ennemie du PS ?

|LE FIGARO

Il monte, il monte dans les sondages, Stéphane Ravier, le candidat frontiste à la mairie de Marseille. L’homme n’est certes pas un inconnu dans la ville. Il a failli battre la députée PS, Sylvie Andrieux, aux législatives de 2012. Mais on parlait peu de lui jusqu’à ces dernières semaines, tellement le cas Gaudin tenait alors tout le monde en haleine. Et puis, quelques assassinats et transports gouvernementaux plus tard, il est partout Ravier. Sur toutes les bouches, dans tous les journaux, sur fond d’insécurité. Au point d’éclipser le match de la candidature, à gauche.

Le « phénomène » Ravier est symptomatique. Sans doute résume-t-il l’état des lieux dans nombre de villes, petites et grandes, en France. Où, contrairement à ce qui est dit, le candidat de gauche a peut-être plus à craindre du FN que celui de droite. Les législatives partielles de l’Oise, en mars, et du Lot-et-Garonne, en juin, ont d’ailleurs, à chaque fois, opposé un UMP à un FN, le PS étant éliminé dès le premier tour.

Anticipation n’est pas raison, mais la tendance pourrait se confirmer aux municipales. Pour deux raisons : fiscale et sécuritaire, les principaux motifs d’inquiétude des électeurs, si l’on en croit les sondages. La première est imputable à François Hollande et au gouvernement, champions des hausses d’impôts et de taxes depuis quinze mois. Lesquelles ne touchent pas que les riches, mais surtout les classes moyennes qui n’ont que leurs yeux pour pleurer. La seconde découle du projet de réforme pénale de Christiane Taubira, laxiste, irréaliste et irresponsable aux yeux de beaucoup, toutes sensibilités confondues.

Autrement dit, le PS pourrait tout autant que l’UMP faire les frais de la montée du Front national aux municipales. Et devrait se poser quelques questions sur la fuite possible de son électorat sous d’autres cieux plutôt que se gausser des guéguerres internes à son adversaire entre le « ni ni » de Copé et le « moins sectaire » de Fillon.

En 2002, on a souligné que la candidature de Christiane Taubira à la présidentielle avait en partie causé l’élimination de Lionel Jospin au soir du premier tour. Et si un nouveau « 21 avril » se profilait pour 2017, avec cette fois François Hollande dans le fossé ?  Taubira serait-elle la pire ennemie du PS ? 

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Commentaires

Un Stéphane phénoménal, un grand merci à tous ceux et celles qui t'aident au quotidien. J'en profite pour te rappeler le dépôt de gerbe du 11 novembre, tu vas encore me "tirer les oreilles". Mais bon, beaucoup de gens sont encore "fidèles et sensibles" à cet évènement et puis, à Ste Marthe, ta présence agace la mairie socialiste. Que du bonheur. Bises, Martine

Écrit par : liske | dimanche, 22 septembre 2013

En effet Christiane Taubira pourrait être la pire ennemie du PS. Si le PS a fait l'erreur de la prendre dans ses rangs et si Hollande l'a mise en presque première ligne de son gouvernement et de plus à un poste sensible, c est bien que la vision politique du PS est erronée. Ses calculs de boutiquier sont erronés en fait.
D'un autre côté une ministre comme elle, dogmatique et presque idéaliste, intrigante, rend la plus grand service à la nation: Je m'explique . En gardant l'image de l'histoire comme une roue qui tourne, Christiane Taubira va accélérer l'aboutissement de la rotation complète avant le changement. En conclusion elle participe à la dégringolade du PS et accélère la confiance apportée aux idées neuves et courageuses d'un parti comme le front National.
La cacophonie ne sert pas la politique. Le PS au lieu de chercher des soutiens chez des hommes lucides ou visionnaires et forcement à l'avant garde pour affronter les temps qui viennent; choisit de construire une politique autour de "représentants" des tendances et des bminorités pensant que chaque nouveau nommé deviendra l'icône d'un groupe, et par là même contribuera à gouverner ce puzzle national.
Mais voilà, la force d'un groupe c'est son unité. Or au PS, avec cette stratégie en est retourné à des fragmentations tribales . Chaque chef dans son secteur ne rêvant que de construire un territoire électoral pour se maintenir en place voire pour certains le dessein de prendre la place du prince.
Monsieur Stéphane Ravier celle que vous combattez est le plus sûr catalyseur pour faire triompher un parti qui vous placera là ou un grand chantier vous attend.
Lorsque elle aura disparu de la, scène politique remerciez là.
A.B

Écrit par : cabaliero | dimanche, 22 septembre 2013

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