Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 10 septembre 2013

La sécurité à l'hôpital n'est pas remboursée par la sécurité sociale !

 

Si certains ont cherché à noyer le débat dans des subtilités sémantiques, aujourd'hui tout le monde est d'accord pour tirer la leçon des récentes violences perpétrées dans les services hospitaliers marseillais.

La sécurité des personnels et des malades de l'AP-HM n'a pas de prix. Mais le plan de prévention de la violence (dont La Provence a dévoilé samedi les 30 mesures) a forcément un coût. Dont on ignore aujourd'hui le chiffrage. Et surtout, qui va le supporter. À titre indicatif, le recours aux sociétés de gardiennage représente déjà pour l'AP-HM un budget annuel de 5,6 M€ !

Présenté hier aux membres du Comité d'hygiène et sécurité (CHSCT) de l'AP-HM, ce plan de sécurisation n'a recueilli qu'un seul vote favorable chez les syndicats, celui de la CGT qui estime que ces mesures ont "le mérite d'exister", et qu'elles témoignent que "la gravité des événements est enfin prise en compte".

D'après Danielle Ceccaldi, secrétaire générale CGT, "certaines mesures, peu coûteuses, vont être mises en oeuvre rapidement, comme la fermeture des services sensibles la nuit, ou l'équipement de certains agents d'un dispositif GPS d'alerte".

La mise en place de "groupes de paroles" pour les agents agressés, ou l'installation d'une "signalétique dissuasive" dans les services ne devraient pas, non plus, ruiner le budget de l'AP-HM... Les mesures les plus significatives en revanche, comme la vidéosurveillance ou l'embauche de médiateurs dans les services d'urgences ne sont pas chiffrées. "Leur coût doit être évalué, site par site, et leur financement pris en charge par une enveloppe de l'Agence régionale de santé", indique la CGT .

Pas de financement, pas de calendrier, pas de vote

Pas de financement, pas de calendrier, "et un document mis au vote alors que cela n'était pas à l'ordre du jour" . Pour Audrey Jolibois, secrétaire générale adjointe FO, "l'opacité de ce dossier ne pouvait être validée par le syndicat majoritaire". FO, comme la CFDT, s'est donc abstenue. Jugeant le vote non conforme, FO demande à la direction de l'AP-HM de l'invalider.

Le syndicat majoritaire, qui réclame toujours une prime de risque de 100€ par mois pour les agents des urgences, exige le renfort immédiat des rondes de police dans ces services. Mais si ces patrouilles sont bien préconisées dans la mesure nº15 du plan de sécurisation, elles ne sont toujours pas officialisées. On ignore notamment qui de la police nationale ou municipale assurera le service.

Aussi, tant que la sécurité des agents ne sera pas renforcée, FO "n'exclut pas un appel à la grève", et encourage les agents à exercer leur droit de retrait en cas d'incident. Le syndicat Sud, qui ne siège pas en CHSCT, a néanmoins fait connaître sa position. S'inquiétant de "la situation financière pour le moins difficile" de l'AP-HM, Sud suggère de demander au Premier ministre une prise en charge du plan de sécurité.

Concernant les suites à donner aux agressions, l'organisation fait également observer que "la direction de l'AP-HM a obligation en matière de sécurité de son personnel". Au terme de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 : "La collectivité publique est tenue de protéger (ses agents) contre les menaces, violences, voies de fait, injures diffamations ou outrages.

De plus, toujours selon Sud, la direction a la possibilité d'entamer elle-même des démarches judiciaires en cas de troubles à l'ordre public. Ce qui n'a pas été fait lors de la prise d'otage de l'hôpital nord du 12 août dernier.

Publié dans Blog | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Les commentaires sont fermés.