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samedi, 07 septembre 2013

Marseille: Après le Bar de la Marine, la Ville de la Marine !

À Marseille, Marine Le Pen attend son heure


Marine Le Pen, le 1er février, dans une savonnerie de Marseille.

 

Alors que les pouvoirs publics, UMP et PS, semblent impuissants dans la Citée phocéenne, la présidente du Front national espère que son parti fera un gros score aux municipales

C'est la hantise de l'UMP et du PS à Marseille: jusqu'où montera le parti de Marine Le Pen aux municipales dans la Cité phocéenne? La flambée de violence qui frappe la ville ne peut que favoriser un vote protestataire. Déjà, à la présidentielle de 2012, Marine Le Pen avait obtenu 21,22 % des voix à Marseille, soit 79.292 suffrages.

Certes, les scores de l'extrême droite sont moins élevés aux municipales qu'à la présidentielle. Mais les résultats du FN aux législatives à Marseille offrent, eux, un indicateur assez fiable des chances du parti de Marine Le Pen en mars 2014. Au premier tour des législatives de 2012, le FN s'était maintenu à 20 % à l'échelle de la ville, signe d'un électorat très mobilisé.

Le parti de Marine Le Pen avait atteint des pics à 22,68 % dans la 6e circonscription, 23,69 % dans la 7e et 29,87 % dans la 3e. Dans cette dernière, qui regroupe les quartiers situés au centre-nord de la ville, le leader local du FN, Stéphane Ravier, tête de liste pour les municipales de 2014, avait accédé au second tour et avait obtenu 49,01 % face à l'ex-PS Sylvie Andrieux (50,99 %), depuis lors condamnée en correctionnelle mais qui a fait appel. Le candidat UMP n'avait pas pu se qualifier pour le second tour dans cette circonscription.

Il existe bien une exception marseillaise. Le FN s'y redresse alors qu'il s'est effondré dans les agglomérations de plus de 200.000 habitants

Dès mars dernier, la présidente du FN affichait de grandes ambitions pour les municipales dans la Cité phocéenne. «À Marseille, la gauche, l'UMP et le FN représentent trois forces politiques de poids analogue,assurait-elle au Figaro . Qui peut dire qui arrivera en tête au deuxième tour dans cette ville en cas de triangulaire?»

Puis, début juillet, un sondage réalisé par l'Ifop pour l'UMP créditait le FN de 25 % à 26 % d'intentions de vote au premier tour aux municipales à Marseille, derrière l'UMP (32 %) mais devant le PS (23 %) et très loin devant le Front de gauche (8 %).

Au regard de ces éléments, il paraît certain que, en 2014, le FN retrouvera un groupe au conseil municipal de Marseille. L'extrême droite risque ainsi de priver l'UMP ou le PS de majorité absolue, obligeant les deux partis à une cogestion à hauts risques. En outre, il est possible que le parti de Marine Le Pen réussisse à emporter une ou deux mairies de secteurs. Stéphane Ravier, conseiller d'arrondissement et élu régional, pourrait gagner la mairie du 7e secteur, qui regroupe les XIIIe et XIVe arrondissements. Avec quelque 150.000 habitants, le 7e secteur est le plus peuplé de la ville.

Il existe donc bien une exception marseillaise. Alors que, depuis les années 1990, le FN s'est effondré dans la plupart des agglomérations de plus de 200.000 habitants, il se redresse dans la Cité phocéenne. Depuis les régionales de 2010, le rebond du FN dans la ville est spectaculaire. La litanie des meurtres, la montée du chômage, l'impopularité du gouvernement et les affaires politico-financières qui impliquent certains élus socialistes préparent des municipales incertaines. Décidée à pousser son avantage, Marine Le Pen a choisi la Cité phocéenne pour organiser l'université d'été du FN, les 14 et 15 septembre.

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Commentaires

LIl ne faudra rien lâcher face à l'UMPS qui tremble

MARINE PRÉSIDENTE ET S.RAVIER à la Mairie de Marseille

Écrit par : JC MARCO | dimanche, 08 septembre 2013

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