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dimanche, 04 août 2013

Marseille capitale de la culture... de l'effondrement économique !

Dans les Bouches-du-Rhône, l'atonie gagne du terrain

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE SAMEDI 03 AOÛT 2013 À 05H49
 

Les entreprises rencontrent de plus en plus de difficultés

 

Le semestre à venir sera-t-il meilleur que le premier ? Les chefs d'entreprise l'espèrent, soulignant "un manque de visibilité qui pénalise l'activité". Et le "baromètre 13", conjointement réalisé par l'Union patronale des Bouches-du-Rhône et les Chambres de commerce de Marseille et du pays d'Arles, d'évoquer"une activité en sommeil au début de 2013" et "des difficultés croissantes de trésorerie".

Ce n'est pas tout : moteur économique de la région dont il produit la moitié de la richesse, le tissu des Bouches-du-Rhône qui a longtemps résisté à la crise, s'essouffle.

Conséquence directe : le chômage grimpe (125 386 inscrits en catégorie A auprès de Pôle Emploi à la fin juin, + 8,3 % par rapport à juin 2012) et les entreprises jugent "la situation sociale préoccupante". Secteurs les plus touchés par l'atonie qui gagne du terrain : la construction et l'immobilier, le transport et le commerce, qui souffrent de la baisse du pouvoir d'achat. 

Cependant la saison a bien commencé pour le tourisme ainsi que pour les croisières. Enfin, les services et plusieurs secteurs industriels (l'aéronautique et la sidérurgie) résistent toujours.


Des dossiers chauds que l'été ne fait pas oublier

Pas de trêve sociale au coeur de l'été, en témoignent ces quelques dossiers. À commencer par la situation de LFoundry à Rousset, où après le dépôt de bilan de la fonderie de silicium reprise en 2010 au groupe Atmel, 700 emplois sont à présent menacés. L'entreprise espère une aide du groupe Atmel, ce que celui-ci refuse actuellement.

Vives inquiétudes également chez le chimiste Kem One, qui lui aussi fait l'objet d'une procédure de redressement judiciaire. Les unités de Fos et Lavéra sont directement menacées. Autre menace que celle qui pèse sur la SNCM. Entre 600 et 800 emplois pourraient être touchés au terme d'une réorganisation à venir.

La société martégale Delta Recyclage spécialisée dans le traitement de déchets, supprime pour sa part 24 emplois. 17 sur Martigues et 7 sur Arles. De son côté, l'imprimeur IPS qui se restructure au niveau national, a entrepris de supprimer 26 postes sur son site de production de Châteaurenard.

Rien ne va plus non plus chez l'enseigne culturelle Milonga, où 49 emplois sont en jeu après le dépôt de bilan de l'entreprise de Gémenos. Enfin, il faut aussi faire mention de la fermeture annoncée des anciens Moulins Maurel qui emploient 65 salariés. L'arrêt de la production est programmé pour la fin de cette année.

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