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mercredi, 24 juillet 2013

Marine invitée au Quai d'Orsay avant de rejoindre l'Elysée !

Le Point.fr - Publié le 24/07/2013 

Le ministre des Affaires étrangères a consulté la présidente du FN, comme tous les chefs de partis, sur l'Europe et les questions internationales.

La présidente du FN, Marine Le Pen, s'est entretenue mercredi avec le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.La présidente du FN, Marine Le Pen, s'est entretenue mercredi avec le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. © Thibault Camus / Abaca

 
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Entre Marine Le Pen et Laurent Fabius, c'est le dialogue de sourds... "Nous n'avons pas trouvé de points communs. Nos positions sont irréconciliables", a admis la présidente du FN devant le Quai d'Orsay, mercredi vers 15 h 30. Mais la présidente du FN est tout de même sortie ravie de cet entretien auquel l'avait conviée le ministre des Affaires étrangères pour aborder les questions européennes et internationales. Tout au long du mois de juillet, le chef de la diplomatie française organise en effet une consultation de tous les chefs de partis politiques à un an des élections européennes. Avant Marine Le Pen, ce sont le patron de l'UDI, Jean-Louis Borloo, et le chef du MoDem, François Bayrou, qui avaient été reçus au Quai d'Orsay.

Lors d'un entretien d'une heure, l'ex-candidate à l'Élysée et Laurent Fabius ont parlé de la situation en Afrique et plus particulièrement au Mali, mais aussi de la Russie. Accompagnée de deux de ses conseillers, Marine Le Pen en a aussi profité pour réclamer auprès du ministre des Affaires étrangères "un référendum" pour que les Français puissent enfin "s'exprimer sur la façon dont cette Union européenne se construit sans leur volonté". Un message récurrent chez celle qui plaide pour "une Europe des nations libres", comme elle l'expliquait dans son dernier programme présidentiel. "Le fonctionnement de l'UE pose aujourd'hui un problème démocratique car les Français n'ont pas été entendus depuis 2005", explique-t-elle au Point.fr. La députée européenne exhorte la France à rompre avec la construction européenne afin que le pays retrouve "la maîtrise de ses frontières", la "maîtrise de sa monnaie et de sa politique monétaire". Lutte contre l'espace Schengen, sortie de la zone euro... Voilà des thèmes que Marine Le Pen compte mettre en avant pour la campagne des élections européennes prévues en juin 2014. 

Un groupe au Parlement européen ? 

Puisqu'il a le vent en poupe dans les sondages, le FN mise sur l'élection d'une douzaine de députés européens (contre trois actuellement) en 2014. Et avec ses amis belges, néerlandais, flamands ou autrichiens, le parti lepéniste se dit certain de pouvoir atteindre le seuil de vingt-cinq élus, nécessaire pour former un groupe parlementaire.

Pour Marine Le Pen - dont l'objectif est d'arriver au pouvoir en 2017 -, ce rendez-vous avec Laurent Fabius apparaît comme un argument en faveur de sa respectabilité et de sa légitimité républicaine. Fin novembre, l'ex-candidate à la présidentielle avait déjà été reçue par François Hollande pour évoquer le rapport Jospin consacré à "la rénovation et la déontologie de la vie publique". Elle sait bien que sa demande d'organiser un référendum sur l'Europe n'aboutira pas tant ses vues et celles de la majorité socialiste divergent. "Le Fabius que j'ai rencontré n'est pas celui qui fustigeait l'UE lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005... Mais il semble peu convaincu par le discours officiel auquel il est tenu", a toutefois noté la députée européenne sur un ton ironique. 

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