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jeudi, 11 juillet 2013

Ca leur apprendra à ne pas vouloir m'écouter !

Le FN à 25 %, devant le PS, bouscule la campagne à Marseille

LE MONDE | 11.07.2013 Par Gilles Rof


Marseille, correspondance

 

 

Stéphane Ravier, déjà candidat du FN aux législatives de 2012, se présentera aux municipales de 2014 à Marseille.
 

 

Le sondage commandé par l'UMP pour départager Jean-Claude Gaudin et Guy Teissier en vue des municipales à Marseille en 2014, n'a pas seulement validé le leadership du sénateur et maire sortant sur son challenger député. L'étude de l'IFOP révélée mardi 9 juillet, qui donne 32 % des intentions de vote au premier tour à M. Gaudin contre 29 % à M. Teissier, confirme une autre réalité. Celle que Stéphane Ravier, tête de liste du Rassemblement bleu Marine à Marseille, annonçait à chacune de ses sorties : la montée en puissance du Front nationaldans tous les secteurs de la ville...

Crédité de 18 % des intentions de vote au premier tour dans un sondage réalisé à la demande du PS début mai, le parti de Marine Le Pen bondit à 25 %. "Et s'il est à 25 % sur l'ensemble de la ville, cela veut dire que sur certains arrondissements, comme les 13e et 14e, le FN pointe à 35 %... Et qu'il peut donc gagner des mairies de secteur", analyse le député Patrick Mennucci, candidat à la primaire socialiste.


PREMIER OU SECOND TOUR


Pour Christophe Masseconseiller général PS, lui aussi candidat, la montée du FN à Marseille a "trois causes" : "L'immobilisme de la gestion Gaudin dans les quartiers nord, notamment dans les équipements sportifs, éducatifs ou culturels ; les affaires qui ont éclaboussé la classe politique marseillaise et nationale ; et la succession de faits divers qui déclenche un sentiment de ras-le-bol dans une partie de la population..." Concordance des temps, la veille, tout Marseille bruissait de l'histoire de la rixe déclenchée aux Catalans, la seule plage du centre-ville, provoquant un début de panique...

La perspective d'un FN pointant devant le PS en 2014, a immédiatement réveillé les idées d'union à gauche. "Il est essentiel de travailler à un accord PS-MoDem-Europe Ecologie-Les Verts, qui nous garantirait environ 30 % des voix au premier tour..., poursuit Patrick Mennucci. Mon programme prend cela en compte, avec des propositions sur lesquelles l'unanimité à gauche peut se faire."

"Marie-Arlette Carlotti [ministre et candidate à la primaire socialiste à Marseille]m'a appelé ce matin, notait, le 10 juillet, le conseiller municipal EELV Sébastien Barles. Pour elle, l'hypothèse d'un FN plus haut que le PS au premier tour légitime une liste d'union." Comme beaucoup dans son camp, l'élu vert préfère miser pour l'instant "sur un grand rassemblement à gauche, porté par la société civile, qui symboliserait vraiment une nouvelle gouvernance pour Marseille". Une façon derenvoyer le PS à ses turpitudes et à son héritage guériniste... en attendant les négociations d'entre-deux-tours.


"ÉTAT D'URGENCE"


"C'est le projet qui préfigurera l'union, assure le conseiller régional et municipal communiste Jean-Marc Coppola. Nous n'excluons rien mais nous ne voulons pas que le chiffon FN, qui a déjà été aussi haut ici, occulte la nécessaire réflexion de fond." S'il renvoie les discussions à fin septembre, "après les assises citoyennes du Front de gauche", M. Coppola annonce déjà que sur "la question de l'accueil des Roms""l'abandon du clientélisme politique" et "une intervention citoyenne plus active dans la gestion municipale", le PC ne transigera pas...

"Aujourd'hui, j'ai eu trois des six candidats socialistes au téléphone", rit jaune leconseiller communautaire MoDem Christophe Madrolle, "profondément anti-FN". Ecarté des primaires citoyennes par la direction nationale du PS, le parti centriste revient au coeur du jeu : "Avec ces chiffres, calcule M. Madrolle, le Front aura entre 7 et 12 conseillers municipaux. Et plus personne ne possédera la majorité absolue pour diriger seul la ville." Pour 2014, le MoDem a un idéal : un "contrat municipal" qui fédérerait "toutes les forces modérées, du centre droit au PC, avant le premier tour""La seule solution, conclut M. Madrolle, pour répondre à l'état d'urgence dans lequel se trouve Marseille."

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Commentaires

Excellent article pour un sondage qui donne du courage ! L espoir de reconquérir notre ville et notre pays devient enfin plus que possible !!! Aux urnes Marseillais !

Écrit par : Léni | jeudi, 11 juillet 2013

Le FN et la municipale de Marseille : l'impuissance désarmante du PS et de l'UMP

Après les législatives de l'Oise et du Lot-et-Garonne, qui ont particulièrement mis en avant le FN, le spectre du parti de Marine Le Pen plane désormais sur la mairie de Marseille et sur les prochaines européennes. François Hollande et le PS ont-ils encore les moyens d'endiguer la progression du vote d'extrême droite ? C'est de plus en plus difficile, pour Jean-Marcel Bouguereau.

Il y a d’abord eu l’élection partielle de l’Oise, puis celle de Villeneuve-sur-Lot où le FN a fait un énorme bond en avant en passant à 46,24 % au deuxième tour. Cela aurait du suffire à sonner le tocsin.

Malgré cela, on a eu droit à des commentaires lénifiants du PS attaquant Europe Ecologie, au lieu de faire son propre examen de conscience.
Maintenant, ce n’est pas une élection mais un nouveau sondage qui sort à propos de la deuxième ville de France, Marseille. 25% d'intentions de vote Si Gaudin y est donné favori, le score du Front national explose tous les compteurs. 
Crédité de 18% des intentions de vote début mai pour les européennes, le parti de Marine Le Pen bondit cette fois à 25%. Mais ce n’est qu’une moyenne, ce qui signifie que sur certains arrondissements, le FN peut faire 35% !
Cette poussée, certes, à Marseille, peut s’expliquer par des raisons locales, l’insécurité chronique, l’immobilisme de la gestion de Jean-Claude Gaudin régnant comme un roi fainéant et, bien sûr,l’avalanche d’affaires et de mises en examen du côté d’un PS corrompu.

Il est clair cette fois qu’aucun Front républicain ne suffira à endiguer une telle poussée. La tactique du Front républicain permet même au Front national de se présenter face à la coalition UMP-PS comme le seul parti antisystème face à ce qu’il décrit comme… l’UMPS.

Après Villeneuve-sur-Lot, François Hollande avait déclaré : "Nous aurons à tirer toutes les leçons de ce scrutin". Depuis on n’a rien vu. La gauche déracinée Déjà après le 21 avril où Le Pen avait soufflé la deuxième place à Jospin, le même François Hollande avait fixé l’objectif : "retrouver les liens avec les catégories populaires". Car c’est bien la le problème. Et nombreux sont ceux qui, à gauche, tirent la sonnette d’alarme. Car on voit bien que, désormais, le FN siphonne les électeurs du PS comme autrefois le PS l’a fait avec le PCF. Déjà a-t-on tiré les leçons du vote ouvrier en faveur de Sarkozy en 2007 ? Beaucoup de ces votes se sont reportés sur Hollande en 2012 mais après un an de gouvernement socialiste, ces déçus à répétition de la gauche se dirigent vers le vote Front national.
Et Marine Le Pen n’a pas tort d’affirmer que "le Front national est le centre de la vie politique". Il aimante les autres forces politiques, comme on l’a vu avec l’UMP version Buisson. Car on voit bien comment au-delà de sa "dédiabolisation", le FN a subi une certaine mue de ses thèmes porteurs. À la place des thèmes traditionnels de l’extrême droite autour de l’immigration et de l’insécurité, il exploite le filon de l’antilibéralisme. Peut-être faudrait-il changer de braquet si l’on ne veut pas favoriser une marche inexorable du FN vers le pouvoir.
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/906470-le-fn-et-la-municipale-de-marseille-l-impuissance-desarmante-du-ps-et-de-l-ump.html

Écrit par : Cesar | vendredi, 12 juillet 2013

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