Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 06 juillet 2013

Qui est le plus faux de tous ?

Première mise en examen pour de fausses attestations

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE VENDREDI 05 JUILLET 2013laprovence
 

Un recours déposé contre l'élection de Patrick Mennucci (PS) par un petit candidat était basé pour partie sur des documents mensongers.

 

Un an après, les législatives dans la 4e circonscription (qui couvre principalement les 1er, 2e et 3e arrondissements) n'en finissent pas de faire des vagues. CommeLa Provence l'avait révélé, un recours déposé contre l'élection de Patrick Mennucci (PS) par un adversaire, Omar Djellil, a provoqué l'ouverture d'une instruction judiciaire : l'enquête préliminaire de la brigade criminelle de la Sûreté départementale a montré que ce recours, qui a été rejeté par le Conseil constitutionnel, était pour partie basé sur de fausses attestations. Les documents litigieux qui affirmaient que des votes auraient été achetés semblent avoir été réalisés avec des complicités à la mairie du 2/3. Signe de l'avancée de l'enquête, une personne qui a reconnu avoir fourni des "déclarations mensongères" a récemment été mise en examen par la juge Patricia Krummenacker. D'autres mesures similaires devraient suivre selon une source proche de l'enquête.

Des formulaires distribués en mairie

Plusieurs des attestations adressées par Omar Djellil au Conseil constitutionnel lui avaient été fournies par un autre petit candidat, Farid Soilihi. Plusieurs personnes qui ont reconnu qu'elles étaient téléguidées ont expliqué qu'elles avaient été obtenues dans des conditions rocambolesques. La personne mise en examen a ainsi parlé d'un document rédigé "dans le tramway". D'autres évoquent des formulaires distribués et remplis en mairie du 2/3 lors d'une réunion en juillet dernier, opération dont aurait eu connaissance la maire de secteur Lisette Narducci (PRG) et son actuelle directrice de cabinet.

L'espoir d'obtenir des avantages

Selon l'enquête, les personnes qui ont signé ces fameuses attestations auraient agi dans l'espoir d'obtenir des "avantages" (logements, emplois, etc.). Des questions se posent notamment sur le poste obtenu par Farid Soihili au Conseil général. Convoquée en mars en vue d'une mise en examen, cette personnalité de la communauté comorienne a obtenu un report du rendez-vous. "Pour l'heure, une nouvelle date n'a pas encore été fixée", indique son avocate, qui ne dispose pas d'éléments supplémentaires.

Des auditions en série

Fin 2012 et début 2013, les policiers ont notamment entendu comme témoins Omar Djellil, Lisette Narducci et sa directrice de cabinet, décrite par plusieurs acteurs du dossier comme "la blonde en Mini Cooper" (1). L'enquête entrant dans la dernière ligne droite, d'autres auditions sont actuellement en cours. Omar Djellil a ainsi été réentendu mi-juin.

Omar Djellil affiche sa sérénité

Contacté par "La Provence", Omar Djellil assure avoir été abusé par Farid Sohili :"S'il a fait des embrouilles avec Lisette Narducci ou quelqu'un de son entourage pour régler des comptes avec Patrick Mennucci, c'est son problème, pas le mien. Je n'ai rien à voir avec eux, d'ailleurs je soutiens désormais Solange Biaggi et l'UMP". Il a indiqué à la police avoir été en contact avec l'entourage de Lisette Narducci au moment où il préparait son recours.

La colère de Lisette Narducci

Lors de son audition par la police, Lisette Narducci a démenti tout lien entre cette affaire et la mairie du 2/3. Une position qu'elle a renouvelée auprès de "La Provence" : "Si j'avais dû déposer un recours après ma défaite aux législatives, je l'aurais fait. Ces attestations ne me concernent pas". Pour elle, l'organisation d'une réunion en mairie était impossible : "A la date évoquée, la seule salle disponible était en travaux".

Publié dans Blog | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Les commentaires sont fermés.