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mardi, 02 juillet 2013

L'union soviétique européenne traque la dissidente Le Pen !

 

Le Point.fr - Publié le 02/07/2013

La présidente du Front national devrait être jugée pour ses propos assimilant les "prières de rue" des musulmans à une "occupation".

Marine Le Pen maintient ses propos controversés.Marine Le Pen maintient ses propos controversés. © REVELLI-BEAUMONT / Sip

Le Parlement européen a levé l'immunité de Marine Le Pen, ce qui ouvre la voie à une procédure judiciaire contre la présidente duFront national après des propos assimilant les "prières de rue" des musulmans à une "occupation".

L'intéressée avait maintenu ses propos lundi. Les résultats du vote sur cette levée d'immunité, à la demande du parquet de Lyon qui souhaite poursuivre Mme Le Pen, ont été annoncés vers 12 h 40. Le 19 juin, la commission des Affaires juridiques du Parlement s'était déjà prononcée à une large majorité pour la levée de l'immunité. Mardi, l'ensemble des députés, réunis en session plénière à Strasbourg, devraient confirmer ce vote.

La présidente du FN, eurodéputée depuis 2004, a déjà anticipé cette décision. "Oui, ça va arriver parce que je suis une dissidente", mais "je ne le crains absolument pas" et "je m'en moque", a-t-elle affirmé lundi sur LCI. Elle a également estimé qu'on voulait l'incriminer pour "un délit d'opinion" et a maintenu les propos tenus en décembre 2010 qui lui valent des poursuites. Elle avait alors dénoncé dans un discours les "prières de rue" de musulmans, les qualifiant "d'occupation", sans "blindés (ni) soldats", mais d'"occupation tout de même". 

"Avoir osé dire ce que tous les Français pensent" (Marine Le Pen)

Son délit est, à ses yeux, d'"avoir osé dire ce que tous les Français pensent, c'est-à-dire que les prières de rue - dont (elle) leur indique qu'elles continuent à se dérouler sur le territoire français - sont une occupation", a-t-elle martelé. "Je le maintiens. Ma levée d'immunité parlementaire sera votée par mes adversaires politiques UMP-PS. Cela ne me pose aucun problème", a poursuivi Mme Le Pen sur LCI. C'est pour "tenter de m'intimider", a-t-elle soutenu. "Je remarque que l'immunité est conservée pour des députés qui tapent dans la caisse", mais pas "quand il s'agit d'un propos politique (...). Il va y avoir un procès et j'espère le gagner", a-t-elle ajouté, revendiquant sa "liberté d'expression".

Avant Mme Le Pen, Bruno Gollnisch, autre eurodéputé du Front national, a été privé à deux reprises de son immunité parlementaire après des propos qui avaient donné lieu à des poursuites en France. Et en 1998, son père Jean-Marie Le Pen avait été visé par la même procédure après avoir déclaré que les chambres à gaz nazies étaient "un détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale".

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