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vendredi, 21 juin 2013

Christophe ou la fin de la dynastie Masse

Christophe Masse se rêve en Manuel Valls marseillais

marsactu 20/06/13

Comme annoncé la semaine dernière, le conseiller général entre dans la course aux primaires socialistes. Avant la présentation de ces propositions début juillet, Christophe Masse se pose en candidat de l'ordre et de la sécurité.

JML


Ne pas laisser au Front national la thématique sécuritaire fait partie des leitmotivs de la gauche dite "décomplexée". Du coup, forcément, c'est au bar de la Marine que Christophe Masse a lancé sa candidature, celle d'un homme qui se positionne sans l'admettre à la droite du parti socialiste. En vrai, c'est surtout le symbole marseillais que recherchait le néo-postulant. Des critiques sur la dynastie qu'il représente aujourd'hui, il entend faire une force en revendiquant sa filiation (et sa petite filiation) :

Masse, c'est un nom et c'est une histoire.

Mais Masse a aussi des parentés idéologiques. Le principal lien mène directement à la place Beauvau. Avec Manuel Valls, ils se sont rencontrés sur les bancs PS de l'Assemblée nationale. De la même génération, tous deux honoraient leur premier mandat en 2002 et ont rapidement sympathisé. Depuis, l'un toujours réélu est devenu ministre de l'Intérieur, l'autre a perdu son siège dès 2007 mais les deux hommes se sont retrouvés sur un dossier emblématique du travail de Valls : les zones de sécurité prioritaire (ZSP) où, président de l'office HLM Treize habitat, Masse a été de tous les papiers témoignant de la joyeuse reconquête de l'espace public par les compagnies de CRS.

Dans le cadre de cette fonction confiée par Jean-Noël Guérini à l'été 2011, il a ainsi mis en place une grosse centaine d'agents de paisibilité publique destinés à organiser la médiation autour des immeubles gérés par cet organisme du conseil général. Mise en place depuis septembre 2012, l'idée est de "prévenir les petits conflits de voisinage et éviter d'avoir à appeler la police", comme il l'expliquait lors de l'annonce de l'embauche de ces gilets rouges.

Le candidat de l'ordre

De fait et même s'il ne présente pas encore d'orientations programmatiques (qui seront dévoilées le 5 juillet prochain), Masse entend placer sa campagne sous le signe de l'ordre. Il reprend à son compte le désormais habituel discours sécuritaire et plaide pour davantage de policiers municipaux et de caméras de vidéo-surveillance. À la présidence du groupe PS au conseil municipal - qu'il a abandonné à l'annonce de sa candidature - comme auparavant comme M. sécurité de l'opposition, il a multiplié les discours rejoignant la politique menée par le maire. Il a par exemple approuvé l'achat de flash-ball et parfois même devancé les futures orientations de Jean-Claude Gaudin en réclamant davantage de policiers municipaux.

Dans la campagne qui s'annonce, il entend capitaliser sur ce bilan. Comme son ami "premier flic de France", il visse le képi en ciblant aussi aussi "les incivilités du quotidien que les maires successifs ont tolérées". Effectivement, personne ne le contredira sur ce point et surtout pas le taquin correspondant local de Libé qui a pointé le scooter du candidat garé sur une voie piétonne à deux pas du Bar de la Marine.

Christophe Masse sourit, gentiment coincé, à la remarque du journaliste. Quand il arrête de parler sécurité, le dixième candidat parle rapprochement avec les entreprises et exhorte la gestion municipale à "prendre exemple sur le privé", notamment dans la rapidité de décision. Du coup et de lui-même, comme un certain Manuel Valls, il se sent obligé de rappeler, au cas où on en douterait, qu'il sait où il habite : "J'ai beaucoup parlé entreprise et sécurité. Mais je suis un homme de gauche avec des valeurs de gauche."  Problème pour Masse dans cette comparaison avec l'ancien maire d'Évry : lors de la primaire, Valls a fait 5 %. Depuis, il est devenu le ministre le plus populaire du gouvernement, promis à un bel avenir. À 50 ans, il les aura en novembre, Christophe Masse joue lui aussi le coup d'après
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Commentaires

la famille masse devrais mieux de soccuper de keur affaire vu qu ils n on jamais rien fait a part marcher main dans la main avec gaston defferre monsieur 10%

Écrit par : SPARACIA | vendredi, 21 juin 2013

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