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samedi, 25 mai 2013

Réussir 2014, pour triompher en 2017 !

Comment le FN prépare ses militants à... 2017

laprovence 26/5/13

Hormis Alexandre Bartolini, jeune secrétaire de section dans les 6e et 8e arrondissements, le Front national n'a pas pris de risques pour conduire ses listes dans les secteurs marseillais aux prochaines municipales. Jean-Pierre Baumann, Bernard Marandat, Elisabeth Philippe ou Laurent Comas sont des visages connus, conseillers régionaux pour trois d'entre eux, Bernard Marandat étant en outre le seul frontiste à siéger au conseil municipal. "On a misé sur l'expérience, note Stéphane Ravier, candidat à l'hôtel de ville. Nous espérons avoir au moins dix élus en 2014. Il faut des gens que les électeurs ont l'habitude de croiser." La surprise viendra donc de derrière.

Des nouveaux noms qui émergeront sur les listes, dès les 2e et 3e places. Après avoir doucement remonté la pente électorale et financière consécutive à l'échec des législatives 2007, le Front national s'est lancé dans une campagne de recrutement et de formation. Qui a commencé à porter ses fruits l'an dernier, à l'occasion des législatives. 

En guise de porte-étendard, Florian Philippot, vice-président d'un parti où il s'occupe de la communication, à 32 ans. Un poste hautement stratégique où se façonne l'image des "Bleu Marine" et qui est destiné à faire des émules. D'ici à quelques semaines, Stéphane Ravier s'entourera d'une équipe de jeunes militants dont le leader a 23 ans. "Ils vont nous aider à booster la campagne", explique le secrétaire départemental.

En parallèle, le parti d'extrême droite a investi dans la formation pour ses cadres. Régulièrement invités à Paris ces derniers mois, les désormais têtes de liste ont suivi des cours pour mener une campagne électorale, répondre aux médias et, vraie nouveauté, défendre un programme. "Le slogan ne suffit pas, il nous faut montrer qu'on a des idées, une vision et des propositions", reprend Stéphane Ravier. 

Terminés, donc les "La France aux Français", seul et unique refrain encore entendu chez certains candidats lors des cantonales en 2011. Porté par des sondages favorables, le FN ne laissera rien au hasard. Objectif à peine masqué,"faire en sorte de gagner quelques villes afin d'asseoir une légitimité et porter Marine Le Pen avec un bilan local sérieux à la présidentielle de 2017".

Et puisqu'il s'agit de pas commettre d'impair, le FN a envoyé quelque 300 000 questionnaires dans les boîtes aux lettres des Marseillais, afin de cibler leurs préoccupations dans tous les domaines.

 

 

François Tonneau

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