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samedi, 25 mai 2013

Elle s'était trompée de Front !

Marseille : Anna Rosso-Roig, Front de gauche en 2012 elle devient FN

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE SAMEDI 25 MAI 2013 laprovence
 

Où se situe le déclic, alors ? "Dans une histoire personnelle, souffle-t-elle. Une agression grave dont a été victime un de mes proches et qui m'a fait fulminer sur l'impunité de certains.

 
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Marseille, hier. Anna Rosso-Roig scandalise le Front de gauche après son revirement.
 

 

Un père syndicaliste à l'arsenal de Toulon, une jeunesse trempée dans le communisme, un passage à la mairie PCF de La Garde, dans le Var, et un long engagement à la CGT, où elle fut notamment conseillère auprès des salariés. "J'ai toujours baigné dans cette atmosphère", sourit Anna Rosso-Roig. Un climat qui l'a naturellement conduite vers le Front de gauche et des alliances avec le PS, sur la liste de René Olmeta en 2008 notamment.

Sept années sans accroc, même si Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF, se souvient "d'un relationnel compliqué pendant les législatives l'an dernier. La campagne s'était mal passée, elle menaçait de partir. Mais jamais je n'ai imaginé qu'elle puisse aller au FN."

Trajectoire étonnante, effectivement. Après s'être battue aux législatives l'an dernier avec la gauche face à l'UMP Guy Teissier, Anna Rosso-Roig sera en lice aux municipales 2014, sans doute dans le même secteur, mais au côté de Laurent Comas et du Front national. "Je ne suis pas passée au FN sur un coup de tête, explique cette habitante de Mazargues, assistante juridique après de solides études de droit. Après avoir été séduite par un discours de Steeve Briois en novembre à Marseille, j'ai longuement étudié ce parti. Je n'y ai pas rencontré de racistes, de durs, mais plutôt une ambiance familiale. Être au FN ne m'empêche pas de rester engagée dans la vie sociale."

Ni ses anciens camarades de la fustiger. "Le FN fédère mieux les girouettes et les perchés que moi, je n'en suis pas jaloux. Dans ce cas précis, il fonctionne comme un vide-ordures", assène violemment Jean-Luc Mélenchon, leader du Front de gauche dont l'interview sera publiée dans nos colonnes ce dimanche. Plus mesuré, Pierre Dharréville condamne "une tactique du caméléon chez quelqu'un que nous avons crue sincère quand elle est arrivée chez nous. Mais il ne faut y voir qu'un cas isolé, certainement pas le symptôme d'un transfert d'un Front à l'autre."

Sur les terres droitières des 9e-10e où il espère en faire sa colistière, sauf si le FN décide de l'envoyer dans les 1er-7e, Laurent Comas aimerait pourtant l'ériger en symbole. "J'ai discuté avec des sympathisants du Front de gauche. Certains ne sont plus séduits par la grossièreté de Mélenchon. Elle peut faire des émules", glisse-t-il.

Reste une question. S'il est arrivé que la colère fasse naviguer des électeurs d'un extrême à l'autre, Anna Rosso-Roig n'a rien d'une impulsive. "Je ne suis pas au ras des pâquerettes", insiste-t-elle. Où se situe le déclic, alors ? "Dans une histoire personnelle, souffle-t-elle. Une agression grave dont a été victime un de mes proches et qui m'a fait fulminer sur l'impunité de certains." 

Une "onde de choc" que cette catholique pratiquante et militante associative a mal supporté. "Je crois en mes valeurs, reprend-elle. Aujourd'hui, c'est la montée de l'islam qui m'inquiète le plus. À la CGT, déjà, je dénonçais les conditions indignes dans lesquelles on accueillait les étrangers et dont on voit les résultats dans la société. Le FN est le seul à défendre cette identité." Pour le coup, le virage avec le Front de gauche est sans ambiguïté.

Publié dans Blog | Commentaires (4) |  Facebook | | |

Commentaires

C est bien

Écrit par : mocaer | samedi, 25 mai 2013

j'ai toujours pensé que le meilleur moyen de ramener les gens à la réalité était de la leur faire tâter de près !

Écrit par : marius | samedi, 25 mai 2013

Bienvenue chez nous à Mme Rosso-Roig qui devient une vedette nationale. Avec elle, nous rejoignent quotidiennement un grand nombre d'électeurs de la gauche radicale. En fait, les cégétistes, les communistes tiennent souvent des discours sur l'immigration à l'opposé de leurs leaders. La violence et l'agressivité de leurs réactions témoignent de leur désarroi.
Malgré l'espace politique dont il dispose avec le naufrage du PS, le FdG enchaine les désillusions : 11 % en mai, moins en juillet, humiliation à Hénin, déroute dans les partielles, petits sondages... .

Écrit par : simianais | dimanche, 26 mai 2013

Comment peut on virer de l'extrême gauche à la droite nationale ?
Il est vrai que pendant la seconde guerre mondiale, ce sont des hommes de gauche et des pacifistes membres de la LICA dans les années 1920-1930, qui ont été les plus serviles collaborationnistes du gouvernement de Vichy.
Au contraire de nombreux résistants étaient issus de l'Action Française et des Croix de Feu.
Je me méfie de la sincérité et des convictions de ceux qui retournent leur veste aussi facilement.

Écrit par : MAURICE | dimanche, 26 mai 2013

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