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samedi, 18 mai 2013

Comme l'UMP, Deflesselles prendra une fessée !

Deflesselles : "Il n'y aura aucun accord avec le FN"

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE MERCREDI 15 MAI 2013 À 12H05
 

Le député aubagnais, qui revient d'une mission au Mali, est aussi membre de la commission de révision des statuts à l'UMP

Deflesselles: le rouge lui va si bien..NDLR

 

Retraites, famille, armée... Bernard Deflesselles, 1er vice-président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, aborde la rentrée parlementaire de manière offensive. Le député aubagnais, qui revient d'une mission au Mali, est aussi membre de la commission de révision des statuts à l'UMP. Où on y verra plus clair d'ici la fin du mois.

La réforme des retraites est le grand dossier de cette rentrée parlementaire. Sur quoi vous battrez-vous ?

Après ce que nous ont fait les socialistes lors du précédent quinquennat, nous n'allons pas les lâcher. Désactiver la revalorisation des retraites par rapport à l'indice des prix équivaut à une baisse du pouvoir d'achat sans le dire. 
Augmenter le nombre de trimestres cotisés, on parle de 44 années, est une foutaise. 
C'est comme allonger la durée du travail. L'augmentation de la CSG inquiète. Nous argumenterons pour une réforme systémique par points qui permet moins d'inégalités.

Sur quels autres sujets comptez-vous être offensifs ?

Sur la famille. Aujourd'hui, neuf Français sur 10 sont concernés par les hausses d'impôts. C'est le contraire des engagements de campagne de la gauche. 
Sur les entreprises, le rapport Gallois réclamait un choc de compétitivité. Et on voit arriver un chèque de crédit d'impôts de 20 milliards d'euros pour 2014, mal financé. C'est trop peu et trop lointain. L'autre dossier important concernera le budget de l'armée en octobre.

Vous rentrez justement d'une mission au Mali...

Où j'ai passé six jours avec la commission de la défense. Nous avons pu voir l'ensemble du dispositif. L'opération militaire est une réussite complète. 
Sur le volet politique, il faut arriver le 7 juillet à une élection présidentielle. La France a montré ses capacités à être une grande puissance. 
L'enjeu du débat de programmation militaire sera de savoir si on conserve un budget de 31,2 milliards d'euros nous le permettant ou si on le réduit, prenant le risque de devenir une armée Vigipirate qui patrouille dans les gares. Or, les discours sont très flous.

L'UMP se réunit ce matin après des vacances agitées par les annonces de François Fillon. Le traumatisme de l'automne 2012 est-il passé ?

On a tourné la page et on reste, avec 325 000 militants, le premier parti de France. On se reconstruit. 
Il n'y aura vraisemblablement pas d'élection interne en septembre. 
À la commission des statuts, nous avons équilibré les choses, acté les primaires ouvertes, adouci les règles.

François Fillon a-t-il raison de se positionner pour 2017 ?

Il n'est pas candidat à Paris, il y a eu un accord au parti. Il faut qu'il montre sa détermination pour les primaires. Après, il ne faut pas fermer la porte. La possibilité que Nicolas Sarkozy revienne existe.

L'alliance UMP-FN dans la Somme rappelle les législatives 2012 aux Saintes-Maries de la mer. Et Roland Chassain n'a pas été exclu. Quelle position défendez-vous ?

On est très clair. Il n'y aura aucun accord avec le FN. On en parle à la commission de l'UMP et tous les mardis matins avec les ténors du parti. 
A la première incartade, il y aura exclusion. Cela ne s'est pas fait avec Roland Chassain pour des raisons de procédure complexes. On va toiletter ces procédures.

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