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mardi, 30 avril 2013

Un Suisse, petit fils d'Egyptien, au service des qataris pour parler aux musulmans français ! C'est beau le métissage vert !

Ramadan, VRP de luxe

26 avril 2013 Liberation

Merci à Simianais

Tariq Ramadan, au Bourget, le 7 avril 2012, lors de la rencontre annuelle des musulmans de France.
Tariq Ramadan, au Bourget, le 7 avril 2012, lors de la rencontre annuelle des musulmans de France. (Photo Julien Mignot pour Libération)

ANALYSE Le Qatar s’est «offert» les services du prédicateur suisse, très écouté en France.

Par WILLY LE DEVIN

Pour rayonner, le Qatar doit surpasser une de ses faiblesses intrinsèques : le pays ne dispose d’aucun théologien de renom à même de diffuser l’islam rigoriste qu’il prône. Comme toujours, l’émirat «achète» donc à l’extérieur ce qui lui manque. A ce jeu, il est un homme que l’émirat convoitait particulièrement : Tariq Ramadan. Le très médiatique professeur d’islamologie exerce en effet une attraction magnétique sur les nombreux sympathisants que comptent les Frères musulmans en France. En banlieue, terre d’intérêts de l’émirat, il est l’intellectuel dont les positions doctrinales sont les plus écoutées et respectées. Ensuite, l’émirat goûte le prestige de s’arroger le petit-fils même du fondateur égyptien des Frères, Hassan al-Banna.


A LIRE 
Tariq Ramadan : «Je ne reçois aucune rémunération du Qatar»Idylle. 
C’est la cheikha Moza, une des trois femmes de l’émir du Qatar, qui a œuvré au rapprochement entre son pays et Ramadan. En janvier 2012, le prédicateur suisse a pris la tête d’une institution à forte visibilité internationale, satisfaisant tout à la fois les ambitions démesurées du Qatar et les siennes : le Centre de recherche sur la législation islamique et l’éthique. Basé à Doha, ce centre est calibré pour faire de l’émirat un nouveau califat régnant sur le monde sunnite. Mais l’idylle ne s’arrête pas là. Ramadan enseigne également à la faculté islamique de Doha, où, selon plusieurs sources diplomatiques contactées par Libération, il passerait désormais beaucoup de temps. L’intéressé s’en défend vivement dans un entretien à Liberation.fr.

Ce qui est sûr, en revanche, c’est que les cours que Ramadan dispense à l’université d’Oxford sont aussi très liés au Qatar. Celui-ci confesse d’ailleurs que sa chaire d’études islamiques contemporaines au nom évocateur - «His highness Sheikh Hamad Bin Khalifa Al-Thani (l’émir actuel)» - est financée par l’émirat. Une proximité qui vaut à l’intellectuel le surnom «Qatariq Ramadan».

L’autre relais de la parole qatarie en France s’appelle Nabil Ennasri. La petite trentaine, il est devenu en quelques mois l’un des référents dès qu’il faut parler de l’émirat. Ennasri se présente à chaque fois dans les médias comme «un spécialiste du Qatar». Un «label» pour le moins réducteur… S’il a bien étudié les relations internationales à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, Ennasri est avant tout un Frère musulman, disciple de Youssef Al-Qaradaoui. Cette allégeance lui a d’ailleurs valu l’arrêt de sa collaboration avec le site d’informations communautaires Oumma.com pour «divergences éditoriales».

Ultralibéral. De 2008 à 2010, Ennasri a surtout étudié les sciences religieuses à l’Institut européen des sciences humaines de Château-Chinon, l’école des imams de l’UOIF. Il est aussi président du Collectif des musulmans de France (CMF), une structure associative où ses positions très «Qatar friendly» suscitent de vives tensions. Fondé en 1992, le CMF avait pour vocation de libérer la communauté musulmane française de la tutelle des puissances étrangères. L'un des fondateurs est amer: «Ennasri a fait du CMF un organe ultralibéral et complaisant à l’égard du Qatar. Il ramène le CMF dans le giron de l’UOIF. C'est toute l'histoire de cette association qui disparaît peu à peu.»

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Commentaires

Samia Ghali dans ses oeuvres. Là, c'est très fort. Il faut le lire pour le croire.

http://www.elwatan.com/hebdo/france/la-cite-phoceenne-doit-devenir-une-plaque-tournante-de-l-economie-algerienne-et-francaise-30-04-2013-212106_155.php

Écrit par : simianais | mardi, 30 avril 2013

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