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mercredi, 17 avril 2013

Marsactu ou Marx actu ?

 

VASES COMMUNICANTS

Marsactu

merci à Simianais

"Les universités d'été du FN à Marseille, un symbole fort"

A la mi-septembre, le parti de Marine Le Pen lancera la campagne nationale des municipales à Marseille. Entretien avec Nicolas Bay en charge de cette campagne pour les grandes villes.

Jea-Marie Leforestier

Par Jean-Marie Leforestier, le 16 avril 2013


Marsactu : L'université d'été du Front national aura lieu les 14 et 15 septembre prochains. Pourquoi avoir choisi Marseille ?

Nicolas Bay : Les universités d'été 2013 seront un rendez-vous important dans l'optique des municipales. Venir à Marseille, c'est l'occasion de montrer que le Front national n'abandonne pas les grandes villes comme cela a été dit. Nous souhaitons incarner une alternative face à une UMP décrédibilisée au niveau national après le quinquennat Sarkozy comme au niveau local et un parti socialiste qui connaît un échec au gouvernement et qui, à Marseille, est englué dans les affaires. C'est aussi une ville où, après nos bons scores aux élections législatives, nous allons y aller dans la perspective de l'emporter ou tout au moins d'entrer massivement dans les conseils d'arrondissement et le conseil municipal. Un tel résultat serait un signal très fort pour montrer que nous pouvons accéder aux responsabilités.

Votre candidat Stéphane Ravier est moins médiatique, moins connu, que le député Gilbert Collard un temps pressenti pour la candidature. Avez-vous des regrets ?

Stéphane Ravier est un très bon candidat, il incarne la génération Marine Le Pen. Aux dernières législatives, il a réalisé 49 % des voix au second tour, soit notre deuxième meilleur score sur toute la France. A l'évidence, il peut encore davantage se révéler au cours de la campagne.

Dans Le Monde, vous déclariez qu'à Marseille, "les vases communicants entre UMP et FN sont plus forts qu'ailleurs". Une alliance est-elle envisageable ?

Il n'y aura pas d'alliance locale, pas plus qu'au niveau national. Il y a une fracture très, très forte entre la base et la tête de l'UMP. Aujourd'hui, une grosse majorité des militants de l'UMP - 65 % - sont favorables à un rapprochement entre nos deux partis : cela veut dire qu'ils partagent au moins en partie nos idées.

Mais comment cela se traduit-il ?

Il peut y avoir un dialogue avec la base, oui, et quand je dis la base, cela veut dire les militants mais aussi des cadres, des élus, des personnalités locales qui peuvent se rapprocher de nos idées. D'ailleurs, cela peut être valable avec des gens de droite comme de gauche.

Peut-on imaginer le FN comme une composante d'appoint dans une majorité avec l'UMP ?

On ne veut pas entrer dans des combinaisons politiciennes. Ce genre d'alliance, je vous le redis, est tout à fait exclu. En aucune façon, nous ne pouvons entrer dans cette configuration électorale.

La question se pose tout de même dans une région où la droite populaire est très forte...

Il n'est pas possible d'avoir une alliance avec une frange de l'UMP. La droite populaire n'a de cesse de dire qu'elle constitue une digue vis-à-vis du Front national. 

Stéphane Ravier a exprimé un discours un peu plus ouvert. Qui prend la décision finale ?

Nos candidats peuvent avoir des contacts avec des membres de l'UMP. Ils ont bien sûr leur mot à dire mais la décision, ce sera au bureau politique, à l'exécutif, à la présidente, de prendre la décision, surtout pour un enjeu aussi important.

Peut-on faire un score important sur les seuls thèmes de l'insécurité et du clientélisme ?

Un projet municipal est un projet global car il s'inscrira, deux ans après l'arrivée des socialistes au pouvoir, dans une dimension politique nationale. Mais il traitera de tous les aspects de vie municipale, de l'insécurité et du clientélisme bien sûr mais aussi du développement économique. C'est un projet national qui n'est pas encore arrêté et qui aura une coloration locale selon les villes.

Les gestions municipales du FN ont laissé des bilans particulièrement désastreux dans la région. Comment apparaître comme une force de gestion crédible ?

On parle de choses qui ont quinze ans. Je crois que le FN a considérablement gagné en crédibilité depuis lors. Et puis, il faut dire que le bilan est beaucoup moins mauvais qu'on ne l'a dit. Les impôts ont baissé, la sécurité a augmenté alors que tout le monde - l'État, les collectivités - avait la volonté de mettre en échec cette municipalité.

L'embûche principale du FN n'est-elle pas la faiblesse de ses forces militantes ?

La fédération des Bouches-du-Rhône est une des plus importantes de France. La section s'est renforcée depuis deux ans. Il est vrai qu'auparavant, le FN avait une faible base militante mais ce n'est plus le cas. Qui plus est, il y aura de nombreux déplacements, notamment de Marine Le Pen, à Marseille. Le fait qu'on y organise notre université d'été est un premier symbole fort.

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Commentaires

C'est une superbe surprise que cette programmation ! Pendant ce temps, Marine, études après études, atteint des niveaux jamais connus :
http://www.europe1.fr/Politique/EXCLUSIF-Qui-remporterait-le-premier-tour-de-la-presidentielle-aujourd-hui-1486221/

Écrit par : simianais | mercredi, 17 avril 2013

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