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samedi, 13 avril 2013

Insécurité, immigration, fiscalisme, transport anarchique, dette...: Gaudin ne changera pas. Qu'on se le dise !!!

Jean-Claude Gaudin : "Personne ne fera pression sur moi"

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE JEUDI 11 AVRIL 2013 À 13H25
 

Le sénateur-maire UMP de Marseille veut imposer le tempo pour 2014.

 

 

Au Sénat hier, le président du groupe UMP menait la danse du débat sur le mariage pour tous. Ce matin, avec le patron des députés UMP Christian Jacob, il sera reçu par le Premier ministre afin d'évoquer la moralisation de la vie politique. Jean-Claude Gaudin en profitera pour glisser un mot sur la métropole et l'Opéra de Marseille. Le maire de Marseille qui imposera seul son tempo pour sa candidature aux municipales 2014 est "en pleine forme" et tient à le faire savoir.

Avez-vous pris votre décision concernant votre candidature aux municipales ?

Jean-Claude Gaudin : Je suis le maire en exercice et mon mandat expire en mars 2014. Je prendrai donc ma décision de me représenter ou non suivant l'examen de la situation à un moment donné. Je n'ai pas fixé de date et je m'interdis de la fixer. Personne ne fera pression sur moi. Mes amis politiques me doivent tous suffisamment pour attendre un peu. Rien ne presse.

Le ferez-vous avant l'été ou après, lorsque vous connaîtrez votre éventuel adversaire PS ?

J-C.G : On interprète tout le temps ce que je peux dire. Je ne sais pas si j'attendrai la gauche pour me prononcer. Je déciderai en fonction de mes convenances personnelles et de l'intérêt de ma majorité.

Qui s'impatiente un peu et ne vous épargne pas, à l'image de Guy Teissier...

J-C.G : Nos relations avaient changé. Il est certain que ces attaques ne font jamais plaisir. On peut néanmoins dire beaucoup de choses. Il reste que toutes les décisions prises depuis des années l'ont été lors de la réunion du lundi matin où se trouvent les parlementaires de la majorité. Les critiques d'aujourd'hui ont donc été associés.

Le terme "immobilisme" revient régulièrement...

J-C.G : On dit immobilisme... On voit pourtant que cette ville se transforme. C'est moi qui ait souhaité que Guy Teissier soit nommé président d'Euroméditerranée. Ce n'était pas l'avis de Renaud Muselier. Quatre ou cinq sondages ont été faits ces derniers mois. À l'exception d'un seul, ce n'est pas moi qui les ai commandés. J'arrive à chaque fois en tête. Renaud Muselier est loin derrière et Guy Teissier encore plus loin. Si, dans son sondage, il n'inclut ni Muselier ni Gaudin, il est clair que Teissier arrive premier... J'avais obtenu 41 % des voix au premier tour en 2008, alors que le FN était à 9 %. Aujourd'hui, selon un sondage du JDD où je suis à 36 %, le FN est à 19 %. S'il se maintient à ce niveau, il peut faire entrer 6 ou 7 conseillers municipaux et ni le clan Gaudin, ni la gauche n'aurait de majorité absolue.

Pour contrer le FN, faudra-t-il droitiser le discours ?

J-C.G : Mon discours est celui d'un homme de la droite républicaine et du centre. Je suis un démocrate-chrétien, je ne changerai pas ma position. Cette ville est le carrefour de populations qui viennent avec l'espoir de s'intégrer. Je ne changerai pas d'attitude.

Avant votre entrevue avec le Premier ministre, que pensez-vous des annonces sur la moralisation de la vie publique?

J-C.G : Elles sont un écran de fumée supplémentaire. Il existe déjà une panoplie de contrôles. Au Parlement, des déontologues vérifient la transparence financière de nos activités. J'ai fait parvenir l'état de mon patrimoine (*). L'UMP incite pourtant les parlementaires à ne pas le faire. Si je le fais, c'est parce que la situation à Marseille, avec les tourments que traversent quelques-uns de mes adversaires, nécessite que je montre que je n'ai rien à cacher.

Évoquerez-vous la métropole avec Jean-Marc Ayrault ?

J-C.G : J'ai souvent dit que le gouvernement allait trop vite, trop loin, trop fort. Mais nous sommes favorables à la métropole parce que Marseille est entourée d'un corset montagneux, que les richesses sont à l'extérieur alors que nous avons toutes les charges de centralité. Nous ne prendrons rien aux communes, mais l'État doit nous donner un coup de main. Il ne l'a pas fait alors qu'il a donné 30 milliards au Grand Paris. Ce n'est pas acceptable.

Le Premier ministre a parlé mardi de "contractualisation"...

J-C.G : Nous verrons bien ce qu'il propose. Je crois avoir été entendu sur la gouvernance. Marseille doit être représentée dans la future assemblée à hauteur des 46 % que représente sa population. Cela fera un total de 238 élus ce sera bien moins que les 560 élus des actuelles six communautés de communes.

Reviendrez-vous à la charge sur l'Opéra ?

J-C.G : Il coûte 16 millions d'euros par an au contribuable marseillais. L'État ne donnait que 400 000 € sous Sarkozy-Fillon. Je hurlais déjà. La somme pourrait être réduite à 300 000 € compte tenu de la rigueur. C'est scandaleux et absolument incroyable.

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Commentaires

Et pendant ce temps, Carlotti se fait traiter de ringarde par ses alliés.

Ghali n'est guère mieux (care) lotie puisqu'elle disposerait d'une popularité (supposée) mal répartie !

http://www.lexpress.fr/actualite/indiscrets/marseille-place-juge-carlotti-ringarde_1239858.html

Écrit par : simianais | dimanche, 14 avril 2013

"Pour contrer le FN, il faut droitiser le discours".
Tenir un discours qui ressemble à du FN et qui n'est pas du FN....
C'est ce qu'a fait Sarkosi en 2007.
Il était parvenu à nous "enfumer" mais rien dit que cette nouvelle fois les sympathisants FN se laisseront avoir.

Écrit par : Maurice | dimanche, 14 avril 2013

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