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samedi, 06 avril 2013

La nuit, on attend toujours les (élus) marseillais dans le métro...

Marseille : le métro de nuit suscite comme un sentiment de solitude

MARSEILLE / PUBLIÉ LE VENDREDI 05 AVRIL 2013 À laprovence

Le métro jusqu'à 1h ne suscite pas l'enthousiasme. Mais c'était prévisible.

Deux personnes dans le métro. Pas une de plus. Entre les stations Blancarde et Baille, le conducteur a dû se sentir bien seul, jeudi soir à 23h15. L'extension des horaires n'a pas encore provoqué de ruée vers les rames. Il faudra attendre des semaines, voire des mois avant que les Marseillais acceptent d'embarquer dans un métro qui, dans le cadre de Marseille 2013, circule désormais tous les soirs jusqu'à 1h, alors qu'avant, l'extension ne concernait que le week-end.

Pour l'heure, on semble rester sur les bilans habituels, c'est-à-dire ceux du vendredi, samedi et dimanche : 3 000 usagers par soir contre 300 000 dans la journée. 1 % de la fréquentation ! Le métro de nuit tourne toujours dans le désert. Pourtant, la communauté urbaine et la RTM ont fait des efforts, engageant des agents pour distribuer des prospectus et renforçant la sécurité avec un vigile par métro. Et tout ce personnel a certainement dû se rendre compte que les rares usagers étaient très satisfaits.

"Moi je viens de Paris, expliquait l'un d'eux. Et jusqu'à présent, j'étais obligé de rentrer en taxi quand j'arrivais à la gare St-Charles." Un deuxième sortait simplement du restaurant et avouait avoir pris le métro par hasard : "Mais c'est une bonne choseJe suis souvent à Toulouse et à Paris et là-bas, la fermeture intervient à 1h, pas avant. Il était temps que Marseille s'y mette." Les usagers les plus enthousiastes, outre ceux de la gare St-Charles, étaient peut-être les étudiants qui embarquaient à la Timone. "On peut aller au resto en ville et rentrer en métro, ce qui était impossible avant. J'espère qu'on ne reviendra pas en arrière."

D'autres usagers étaient moins causants et se contentaient de répandre une forte odeur de... cannabis dans les rames. Où notre photographe a été pris à partie pour avoir braqué son appareil vers eux. Un léger incident sans suite. D'ailleurs, les statistiques de la RTM sont formelles : il n'y a guère d'agressions dans le métro. Mais un sentiment de malaise, selon les stations, qu'il faudra vite dissiper pour gagner la bataille du métro de nuit.

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