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samedi, 06 avril 2013

Municipales 2014:Le FN sera présent à Arles

Municipales 2014 à Arles : Pierre Chenel conduira la liste FN

 
ARLES / PUBLIÉ LE SAMEDI 06 AVRIL 2013 laprovence
 

Arlésien depuis 1981, il avait été le suppléant de Valérie Laupies aux dernières législatives

Pierre Chenel (cravate et costume gris), entouré d'une partie de ses colistiers, et de Stéphane Ravier, secrétaire départemental du FN (costume gris et cravate bleue), placé juste devant Frédéric Laupies, secrétaire de la circonscription.
Photo Edouard Coulot
Pierre Chenel (cravate et costume gris), entouré d'une partie de ses colistiers, et de Stéphane Ravier, secrétaire départemental du FN (costume gris et cravate bleue), placé juste devant Frédéric Laupies, secrétaire de la circonscription.

 

Le suspense avait été soigneusement entretenu, ces dernières semaines, par les instances du parti. Et c'est finalement jeudi, dans une salle de l'hôtel Première classe à Fourchon, qu'a été dévoilé le nom du candidat qui conduira la liste Front national aux prochaines municipales, en mars 2014. Et l'heureux élu n'est autre que Pierre Chenel, Arlésien depuis 1981 et ancien proviseur du lycée Montmajour-Perdiguier. Pas vraiment une surprise, puisque l'homme était le suppléant de Valérie Laupies aux dernières législatives. Mais ce qui est nouveau, c'est qu'il se retrouve cette fois en première ligne, à 75 ans. "Mon âge est peut-être un gros handicap, mais ça veut dire aussi que j'ai de l'expérience", corrige-t-il. 

FN depuis toujours, comme il le dit lui-même, Pierre Chenel affirme avoir fait preuve de discrétion, tant qu'il appartenait à l'Éducation nationale. Retraité depuis 2003, il n'a dès lors plus caché son engagement. "J'ai toujours eu des convictions et aujourd'hui je veux apporter ma pierre dans cet édifice dans lequel je me sens bien", lance Pierre Chenel. Car l'objectif affiché du FN, pour les prochaines municipales, est non seulement d'arracher quelques villes, mais aussi de recréer les conditions d'une implantation locale mise à mal par la scission Le Pen-Mégret à la fin des années 90. 

"Nous travaillons à la création d'une machine de guerre pour développer l'appareil militant, retrouver cette base locale, et l'intensifier, explique Stéphane Ravier, secrétaire départemental du FN, présent pour l'intronisation de son candidat, hier. Nous ne sommes pas responsables de la situation catastrophique du pays, mais nous avons aussi la faiblesse de ne pas pouvoir présenter de bilan. En 2017, pour la présidentielle, nous comptons présenter un bilan national à partir d'une gestion locale, car nous sommes convaincus que nous aurons des municipalités."

Mais, pour partir à la conquête de la mairie d'Arles, où le FN reste sur d'excellents scores aux dernières élections (25 % des voix au 1er tour de la présidentielle comme des législatives, Ndlr), il reste encore du boulot. "Pour l'instant l'ambition c'est de finir notre liste, et on n'en est pas loin, assure Pierre Chenel. On n'a pas encore de programme, mais j'ai des idées, et mes colistiers aussi." Le projet sera élaboré dans les prochains mois, mais ce qui est sûr, c'est que le Front misera sur ses fondamentaux. 

"L'insécurité pose problème, on dit que tout va bien mais on a des voitures brûlées en permanence à Barriol et Griffeuille, assène Pierre Chenel. Les commerçants se font agresser, il faut les défendre car ce sont les premiers contributeurs de la vie économique de la ville. Mais on n'a pas de police municipale, ni de caméras. Au niveau économique, il faut essayer d'attirer les entreprises en leur procurant des avantages." Des facilités financières qui pourraient être compensées, entre autres, par l'abandon de manifestations comme "Drôles de Noël". "Arles est une ville de culture, ça rapporte beaucoup, mais il faut penser à autre chose", affirme Pierre Chenel.

"Les Arlésiens sont en attente de quelque chose de nouveau, indique de son côté Stéphane Ravier. Si M. Schiavetti est aux affaires, c'est qu'il n'y a pas d'opposition à sa politique." La droite locale appréciera. Une droite à qui il tend déjà la main, mi-stratège, mi-provocateur : "Puisque l'UMP sera derrière nous, il lui appartiendra de reconduire ou pas Hervé Schiavetti aux responsabilités, estime-t-il. La gestion locale, ce ne sont pas les engagements nationaux, nos oreilles sont ouvertes et nous sommes prêts à discuter sur quelques points essentiels." Voilà qui risque de (re)plonger l'UMP dans l'embarras...


Le digest

Pierre Chenel a 75 ans. Il a travaillé pendant 42 ans dans l'Éducation nationale, en tant que professeur d'histoire-géographie d'abord, puis en tant que proviseur adjoint, et enfin proviseur. Arrivé à Arles en 1981, il a pris les rênes du lycée Montmajour-Perdiguier, avant de partir à la retraite en 2003. Passionné de football, sport qu'il a pratiqué de longues années, il fut un temps président de la commission des jeunes de l'ACA. Il est aussi féru de course à pied, et a participé à 7 Marseille-Cassis.


Les réactions

Hervé Schiavetti / maire d'Arles, PCF : "Je suis très triste d'apprendre qu'après avoir été le suppléant de Valérie Laupies, M. Chenel persiste dans l'erreur. Je suis curieux de voir la composition de la Liste. Je pense même qu'ils n'arriveront pas à trouver, à Arles, 45 personnes se réclamant de cette idéologie".

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