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mercredi, 27 mars 2013

Partielle dans l'Oise: Une hirondelle qui annonce un printemps français !

Le Point.fr - Publié le 25/03/2013 lepoint

Le haut score de la candidate FN Florence Italiani à la législative partielle de l'Oise dimanche a de quoi inquiéter l'UMP.

La candidate FN Florence Italiani a été battue dimanche par Jean-François Mancel (UMP) à l'élection législative partielle dans la 2e circonscription de l'Oise.La candidate FN Florence Italiani a été battue dimanche par Jean-François Mancel (UMP) à l'élection législative partielle dans la 2e circonscription de l'Oise. © AFP

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Marine Le Pen a de quoi jubiler. "Le FN est le centre de gravité de la vie politique, ce sont ses idées qui attirent à lui un certain nombre de personnes", s'est réjouie la présidente du FN lundi matin au micro d'Europe 1. Au second tour de l'élection législative partielle dans la 2e circonscription de l'Oise, la candidate FN Florence Italiani a donné des sueurs froides à son rival UMP Jean-François Mancel,finalement élu de justesse avec 51,41 % des suffrages (il a rassemblé 13 958 électeurs). Florence Italiani a échoué de peu en remportant 48,59 % des voix (13 190 électeurs). La candidate socialiste Sylvie Houssin avait été éliminée au premier tour du scrutin dimanche 17 mars.

 

Au sein de la direction du parti frontiste, on reconnaît que ce résultat est une "réelle surprise". Un bon connaisseur de la carte électorale ne voyait pas la candidate FN dépasser la barre des 35 %, encore moins pour une élection partielle. "Les barrières psychologiques sont en train de tomber. Le FN est un parti comme un autre", analyse Steeve Briois, secrétaire général du parti. 

5 941 suffrages en plus pour le FN

Michel Guiniot, directeur de campagne de Florence Italiani, note avec satisfaction que "le FN enregistre une forte progression d'électeurs par rapport au premier tour, passant de 7 249 à 13 190 électeurs, alors que le candidat de l'UMP ne progresse que de 2 885 électeurs". Au second tour des élections législatives de juin, face à un candidat PS et à un candidat UMP, Florence Italiani n'avait recueilli que 11 185 voix, soit 349 voix de moins qu'au premier tour. De quels bords proviennent ces 5 941 suffrages gagnés cette fois par Florence Italiani entre le premier et le second tour ? Difficile à dire ! Le FN a sans doute réussi à mobiliser ses électeurs pour le duel du second tour. Lundi matin, sur RMC, le patron du PS Harlem Désir a jugé impensable qu'il y ait des voix de gauche qui se soient prononcées pour la candidate FN. "Il est certain que certaines voix PS se sont reportées sur notre candidate", réplique pour sa part Nicolas Bay, délégué FN à la communication électorale. "De nombreux déçus de la gauche se tournent vers le FN, le parti qui défend les ouvriers et les employés", explique-t-il au Point.fr.

Ce résultat est-il donc une surprise ? Pas complètement. Le parti de Marine Le Pen a toujours obtenu des scores élevés dans le département de l'Oise. Au premier tour de la présidentielle, la candidate frontiste y était arrivée en deuxième position avec 25,03 % des suffrages. Et aux élections cantonales de mars 2011, les candidats FN avaient obtenu 24,84 % des voix. "On était arrivés devant l'UMP dans quatre cantons sur les huit que comporte la circonscription", affirme au Point.fr Michel Guiniot, secrétaire départemental du FN. Ces résultats confirment que le parti créé par Jean-Marie Le Pen en 1972 est devenu une force politique dans les petites et moyennes villes de la France périurbaine. Autant de Français "oubliés" et "invisibles" choyés par Marine Le Pen à travers ses déplacements et ses discours.

"Coup de tonnerre"

En attendant, le haut score de Florence Italiani a fait l'effet d'un "coup de tonnerre", selon les mots du député PS Jean-Christophe Cambadélis. "Je constate que dans une région comme l'Oise, où il y a Goodyear, beaucoup de plans sociaux, ça ne va pas au Front de gauche", c'est "le FN qui est en train de capter cette colère", a regretté l'élu sur i>Télé.

Bref, les stratèges de Marine Le Pen sont convaincus d'être sur la bonne voie. D'ailleurs, ce sont bien les villes moyennes de 10 000 à 30 000 habitants et les petits villages que vise en priorité Marine Le Pen aux élections municipales de mars 2014. "Le repérage des villes intéressantes doit se faire indépendamment de nos capacités militantes sur ces villes. Seul le potentiel électoral doit être regardé dans un premier temps", expliquait le bulletin du parti envoyé aux cadres FN en septembre dernier. Pour l'heure, plus de trois cents candidats FN ont été investis. Et dans certaines communes, les militants ont déjà commencé à distribuer les tracts dans les boîtes aux lettres ainsi que les campagnes d'affichage. "Les municipales, c'est une course de fond, une épreuve de longue haleine", encourage Steeve Briois. À la direction de l'UMP, on s'attend à de nombreuses triangulaires. "Il n'y aura pas foncièrement de vague bleue aux municipales", anticipe un responsable du parti de Jean-François Copé.

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