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samedi, 23 mars 2013

Pour que la reine -de la magouille- trépasse, que la justice passe !

Le grand incendie

Marsactu 21/3/13

Sylvie Andrieux, de "la reine d'Angleterre" au "petit soldat"

Le procès de Sylvie Andrieux a duré trois semaines, pendant lesquelles les contours d'un système frauduleux de financement d'associations fictives ont peu à peu fait surface. Le tribunal rendra sa décision le 22 mai au petit matin. Retour sur les moments clés du procès.

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Rolland Balalas, ex bras-droit de la députée l'appelait le "triangle maudit". Le secteur Font-vert, Picon Busserine, Saint-Barthélémy et les Flamants sur lequel 716 593 euros de subventions ont été versées par la région à des associations fictives ou sans réelle activité entre 2006 et 2008.Sylvie Andrieux, la députée PS alors vice-présidente au conseil régional Paca est soupçonnée de détournement de fonds publics au profit de ces associations et dans le but de conforter sa clientèle électorale. Depuis le 4 mars, la juge Christine Mée et ses deux assesseurs ont posément démonté ce complexe écheveau où se croisent délinquants aguerris, hommes de paille, fonctionnaires et élus. 

Présente depuis le premier jour, Sylvie Andrieux a joué d'emblée les prévenus exemplaires. Même si le sourire assuré des débuts s'est peu à peu commué en un mutisme profond qui ne laissait rien transparaître de son état d'esprit. La première semaine a tourné autour des acteurs supposés du premier réseau d'associations fictives, construit autour de la figure du caïdBoumediene Benamar, soupçonné d'avoir recruté les présidents et d'avoir encaissé les fonds en contrepartie d'une participation zélée dans la campagne électorale de Sylvie Andrieux. Harcèlement, menaces, le portrait de celui qui se faisait appeler Boumé a jailli d'un ensemble de témoignages particulièrement à charge. Si Boumediene Benamar a concédé "avoir bien mangé"pendant ces années, il a surtout tenté de se faire passer pour un acteur qui devait "jouer les méchants" aux ordres de Rolland Balalas, ex bras droit de l'élue. Ce faisant, il s'est efforcé de dédouaner l'élue, calquant sa propre défense sur celle d'Andrieux.

Le vent a continué de tourner avec la poursuite des auditions des acteurs de la mouvance deBenyoub Same, supposé être le leader du deuxième réseau d'associations fictives. Le volte-face général des prévenus s'est résumé en une phrase ponctuant systématiquement les témoignages"Je l'ai fait à la demande de Balalas". Ce dernier s'est vu attribuer opportunément tous les rôles, une position résumée par la métaphore zoologique de Benyoub Same: "Balalas, le pigeon, la dinde et le cerveau". Ne manquait plus que le bouc émissaire. Si Sylvie Andrieux était directement mise en cause par les prévenus lors de l'instruction menée par le juge Franck Landou, son nom n'était plus que très fortuitement prononcé devant le tribunal. 

Face à face ouaté

La deuxième semaine a été marquée par le témoignage des fonctionnaires et des politiques appelés à la barre. Sabre à la main, gantée  de velours, le président Michel Vauzelle s'est confronté à son ancienne vice-présidente lors d'un court face à face très ouaté avec son ancienne vice-présidente. Il en a dénoncé les "habitudes avec Jean-Claude Gaudin" tout en louant ses qualités. Chaque compliment résonnant comme une attaque"Grotesque", glissera Andrieux, à la fin de son audition. Le tournant du procès reste sans hésiter la venue inattendue de Rolland Balalas à la barre, amoindri par un accident vasculaire cérébral. Cet ancien secrétaire général du groupe socialiste et assistant parlementaire de Sylvie Andrieux est le seul à être resté constant dans ses déclarations depuis l'instruction. Les avocats de l'élue Me Pierre Haïk et Me Gérard Bismuth ont perturbé l'audition en tentant de dénoncer à grands cris une "mascarade", ce qui a provoqué l'ire de la présidente. Rappelons que ces mêmes avocats dénonçaient plus tôt la catastrophe inhérente à l'absence du prévenu Balalas...

Puis ce fut le tour d'Andrieux de monter à la barre. Là, la "reine d'Angleterre" a tout nié en bloc, n'hésitant pas à parler d'elle à la troisième personne, s'offusquant d'être traitée de menteuse dans des laïus souvent décousus et sibyllins, vantant ses mérites d'élue de terrain. Elle y a dénoncé Rolland Balalas, accusé d'être un indic, vilipendé ses anciens collaborateurs du groupe socialistes d'avoir collectivement raconté des inepties vengeresses...

24 mois de prison avec sursis

La troisième et dernière semaine de procès a débuté par la brillante plaidoirie de Me Gilles Gauer, avocat de la région et du réquisitoire du procureur Jean-Luc Blachon. Celui-ci a requis 24 mois de prison avec sursis pour Sylvie Andrieux, cinq ans d'inégilibité et 50 000 euros d'amende tandis que Rolland Balalas, désigné comme un acteur essentiel au montage des dossiers fictifs, s'est vu requérir 30 mois d'emprisonnement avec sursis et 4 ans de privation de ses droits civiques. Si les réquisitoires correspondent à ce qui était attendu lors de l'instruction, ceux qui se voient requérir de la prison ferme (quatre ans de prison dont un de sursis, privation de leurs droits civiques et interdiction de diriger une association) restent les "voyous" des quartiers, Boumédiene Benamar et Benyoub Same, aux casiers judiciaires déjà bien remplis.

L'avant dernier jour, les avocats de Sylvie Andrieux, Me Haïk et Me Di Marino ont déroulé leurs plaidoiries autour du fil rouge de la "femme à abattre", la victime d'un complot, fustigeant la"volonté du juge d'instruction d'instrumentaliser cette affaire". Ils ont également salué le retour des scellés, sur lequel ils ont basé une sorte de contre-enquête, laissant entendre que ceux-ci constituent des éléments susceptibles de changer le sens du procès. Réponse du tribunal le mercredi 22 mai, à 8 h 30
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Commentaires

L'inégibilité politique : Elle devrait être prononcée à vie pour les politiciens qui ont trompé et volé l'argent du peuple. Comment leur faire confiance.

Écrit par : MAURICE | samedi, 23 mars 2013

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