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samedi, 23 mars 2013

La justice karchérise Sarkozy !

Sarkozy mis en examen : la gauche discrète, le FN ironise

Le Monde.fr avec AFP | 22.03.2013 


Nicolas Sarkozy, le 28 janvier à Paris.

 

 

La mise en examen jeudi soir de Nicolas Sarkozy pour "abus de faiblesse" dans le dossier Bettencourt a suscité la colère de l'UMP, qui a dénoncé "un acharnement judiciaire", tandis que la gauche est restée discrète.

L'Elysée a opposé un non catégorique aux demandes de réactions. Le porte-parole du Parti socialisteDavid Assouline, a jugé que l'objet de la mise en examen de M. Sarkozy était "grave pour un ancien président de la République",tout en appelant au respect de la présomption d'innocence.

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, a lui aussi insisté sur le motif de la mise en examen "extrêmement grave moralement"Pour lui, "la racine des problèmes est dans un modèle démocratique où l'argent règne sur tout"."Vivement l'heure du coup de balai général sur le système et la refondation de notre République"a-t-il ajouté dans un message à l'AFP.

Le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis a averti que "la pluralité des mises en cause" d'hommes politiques risquait de provoquer "la colère de l'opinion""Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre la traduction électorale de tout cela en cette époque de grand chômage, de crise et de croissance à l'arrêt", met-il en garde.

Lé député-maire EELV de Bègles Noël Mamère, a appelé l'ex-président de la République Nicolas Sarkozy à "démissionner" du Conseil constitutionnel. "Quand on est mis en examen c'est une question de principe", a t-il déclaré, évoquant aussi la démission de Jacques Chirac. Faute de quoi, la France ressemblera beaucoup à "une République bananière"

"Je dis que c'est normal", a déclaré la ministre du logement, Cécile Duflot. Cette mise en examen signifie que "la justice fait son travail librement", a estimé la ministre sur BFM TV et RFM. Elle a également critiqué les "cris d'orfraie" des anciens collaborateurs de M. Sarkozy, Henri Guaino et Claude Guéant, qui ont exprimé leur choc après cette annonce.

Harlem Désir, numéro un du PS, a également jugé vendredi sur Canal+"insupportable" de "mettre en cause la probité et l'indépendance des juges" alors qu'à l'UMP certains ont parlé "d'acharnement" contre l'ex-président ou se sont étonnés d'un calendrier judiciaire à leurs yeux très politique.

Même agacement du côté du numéro un du Parti communistePierre Laurent, pour qui la réaction de la droite "manifeste à l'évidence ce qu'il en était pour elle des liens entre la justice et les politiques". Il a par ailleurs rappelé que "le PCF demande un changement de statut du chef de l'Etat afin qu'il puisse, en dehors de ses fonctions, répondre de ses actes pendant son mandat".

 

"CRISE DE CONFIANCE"

"Coup de tonnerre", s'est exclamée sur Twitter Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate. "Nous devenons fous !", a-t-elle ajouté.

"Coup de tonnerre" également pour Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, qui a déploré l'impact de cette mise en examen sur la vie publique."Si ces tristes évènements prouvent que notre justice est indépendante et intransigeante avec le pouvoir politique, ils nourrissent la crise de confiance qui fragilise notre République. Comment un homme qui se pose en recours pour la nation peut-il frayer avec de tels soupçons ?"

"S'ils étaient avérés, les faits qui motivent l'enquête du juge Gentil seraient particulièrement graves puisqu'il s'agirait d'un abus de faiblesse sur une femme âgée et diminuée, dans le cadre du financement illégal d'une campagne électorale", a commenté la présidente du Front nationalMarine Le Pen, dans un communiqué.

Elle a aussitôt demandé que l'ex-président quitte le Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit, "sa situation judiciaire l'empêchant aujourd'hui d'exercercette fonction avec l'impartialité et la neutralité requises""Nicolas Sarkozy opère, via cette affaire judiciaire, un retour dans la vie publique certainement assez différent de celui qu'il s'était imaginé", a-t-elle ironisé.

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